QCM : Examens biologiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle caractérise un examen de biologie médicale au sens de l’article L6211-1 du Code de la santé publique ?

Il sert au suivi des traitements, sans participer à la prévention ni au diagnostic.
Il vise le dépistage des maladies, sans contribuer aux décisions thérapeutiques.
Il contribue à la prévention, au diagnostic, aux décisions thérapeutiques et au suivi de l’état de santé.
Il sert principalement à confirmer un diagnostic déjà établi.

Il contribue à la prévention, au diagnostic, aux décisions thérapeutiques et au suivi de l’état de santé.

Explication

L’examen biologique est un acte médical qui peut intervenir à différentes étapes, de la prévention au suivi physiologique ou pathologique. La confirmation diagnostique seule, le suivi thérapeutique seul et le dépistage seul en réduisent à tort la portée.

2. Un prélèvement est réalisé sur un patient dont l’identité est mal vérifiée et dont le tube a été transporté dans des conditions inadaptées. Quelle conséquence faut-il envisager ?

Le transport relève de la phase post-analytique et ne modifie pas la fiabilité du résultat.
L’identité et le transport importent peu si le laboratoire choisit une méthode adaptée.
La qualité est compromise uniquement pendant la mesure réalisée en phase analytique.
La qualité ou l’attribution des résultats peut être compromise dès la phase pré-analytique.

La qualité ou l’attribution des résultats peut être compromise dès la phase pré-analytique.

Explication

L’identitovigilance et les modalités de transport font partie des éléments pré-analytiques susceptibles d’influencer la qualité des résultats. La phase analytique concerne la mesure, la phase post-analytique vient après celle-ci, et une méthode adaptée ne corrige pas nécessairement une erreur d’identité ou de transport.

3. Chez une patiente, les examens montrent une créatinine en hausse. Quelle évolution du débit de filtration glomérulaire est cohérente avec ce résultat ?

Une diminution du DFG, pouvant signaler une insuffisance rénale.
Une augmentation du DFG, indiquant une filtration rénale accrue.
Aucune évolution prévisible du DFG à partir de la créatinine.
Une augmentation parallèle du DFG, car les deux mesures évoluent dans le même sens.

Une diminution du DFG, pouvant signaler une insuffisance rénale.

Explication

La créatinine augmente tandis que le DFG diminue ; cette évolution opposée peut signaler une insuffisance rénale. Faire augmenter les deux mesures ensemble inverse cette relation, et la créatinine renseigne bien sur la filtration rénale.

4. Deux patients présentent une hausse de bilirubine : chez le premier, elle est libre ; chez le second, elle est conjuguée. Quelle interprétation distingue correctement ces résultats ?

La hausse libre évoque une atteinte hépatique ou biliaire, tandis que la hausse conjuguée évoque une lyse importante des hématies.
La hausse libre peut évoquer une lyse importante des hématies, tandis que la hausse conjuguée peut évoquer une atteinte hépatique ou biliaire.
La hausse libre évoque une lésion musculaire, tandis que la hausse conjuguée renseigne surtout sur les globules rouges.
Les deux hausses évoquent principalement une lyse importante des hématies, quelle que soit la forme mesurée.

La hausse libre peut évoquer une lyse importante des hématies, tandis que la hausse conjuguée peut évoquer une atteinte hépatique ou biliaire.

Explication

La bilirubine libre peut augmenter lors d’une lyse importante des hématies ; une hausse de bilirubine conjuguée peut évoquer une insuffisance hépatique, un calcul biliaire ou une hépatite. Intervertir ces associations, attribuer les deux formes à la lyse ou les relier aux muscles confond leur signification.

5. Que désigne le NT-proBNP dans l’évaluation de la fonction cardiaque ?

Une enzyme participant à la production d’énergie dans le cœur et dont l’élévation indique spécifiquement un infarctus
Une protéine mesurée pour distinguer une myocardite d’un syndrome coronarien aigu par son sous-type cardiaque
Un peptide libéré par les cellules cardiaques en réponse à un effort ou à une tension excessive, utilisé comme marqueur d’insuffisance cardiaque
Une protéine musculaire intervenant dans la contraction et servant principalement à repérer une atteinte des muscles squelettiques

Un peptide libéré par les cellules cardiaques en réponse à un effort ou à une tension excessive, utilisé comme marqueur d’insuffisance cardiaque

Explication

Le NT-proBNP est libéré par les cellules cardiaques lorsque l’effort ou la tension est trop intense et constitue un marqueur de l’insuffisance cardiaque. La CPK participe bien à la production d’énergie, mais elle manque de spécificité comme marqueur cardiaque et son augmentation évoque surtout une atteinte musculaire.

6. Quelle période l’hémoglobine glyquée (HbA1c) reflète-t-elle pour évaluer l’équilibre glycémique ?

Les deux à trois dernières semaines
Les six à douze derniers mois
Les dernières vingt-quatre heures
Les deux à trois derniers mois

Les deux à trois derniers mois

Explication

L’HbA1c reflète l’équilibre glycémique des deux à trois derniers mois. La glycémie à jeun sert au dépistage du diabète, mais ne mesure pas cette période rétrospective.

7. À quoi sert principalement l’électrophorèse des protéines plasmatiques ?

À repérer une infection urinaire en quantifiant les globules blancs
À aider au diagnostic ou au suivi de pathologies inflammatoires, hépatiques ou hématologiques
À évaluer la filtration rénale à partir de la concentration de créatinine
À mesurer la quantité de glucose liée à l’hémoglobine sur plusieurs mois

À aider au diagnostic ou au suivi de pathologies inflammatoires, hépatiques ou hématologiques

Explication

L’électrophorèse des protéines plasmatiques contribue au diagnostic ou au suivi de pathologies inflammatoires, hépatiques ou hématologiques. Contrairement à l’HbA1c, elle ne mesure pas l’équilibre glycémique des derniers mois.

8. Après une bandelette urinaire positive, quel examen peut être réalisé pour quantifier les cellules urinaires et rechercher un micro-organisme responsable d’une infection ?

Une électrophorèse plasmatique, qui sépare les protéines pour explorer certaines pathologies
Une protéinurie, qui mesure les protéines pour dépister une atteinte rénale
Un ECBU, qui analyse les éléments urinaires et recherche une bactérie ou une levure
Un ionogramme sanguin, qui évalue les ions impliqués dans l’équilibre hydroélectrolytique

Un ECBU, qui analyse les éléments urinaires et recherche une bactérie ou une levure

Explication

L’ECBU peut suivre une bandelette positive et étudie les globules blancs et rouges, ainsi que la présence de bactéries ou de levures. La protéinurie répond à une visée de dépistage rénal ou obstétrical et ne recherche pas directement les agents d’une infection urinaire.

9. Quelle comparaison décrit correctement la différence entre les valeurs de référence biologiques et les facteurs cliniques pris en compte pour interpréter un résultat ?

Les valeurs de référence dépendent surtout des pathologies connues, tandis que l’interprétation repose principalement sur l’âge et le sexe.
Les valeurs de référence sont adaptées à l’âge et au sexe, tandis que l’interprétation tient aussi compte des pathologies connues et du contexte clinique.
Les valeurs de référence indiquent l’urgence du résultat, tandis que l’interprétation sert à déterminer qui a réalisé l’examen et à quel moment.
Les valeurs de référence excluent les problèmes pré-analytiques, tandis que l’interprétation se limite à comparer le résultat à une norme générale.

Les valeurs de référence sont adaptées à l’âge et au sexe, tandis que l’interprétation tient aussi compte des pathologies connues et du contexte clinique.

Explication

Les valeurs de référence varient selon l’âge et le sexe, alors que l’interprétation s’appuie plus largement sur le contexte clinique, notamment les pathologies connues. L’âge et le sexe ne suffisent donc pas à eux seuls à interpréter un résultat, contrairement à ce que suggère une autre proposition.

10. Pourquoi les étapes pré-analytiques, analytiques et post-analytiques sont-elles toutes nécessaires à la réalisation d’un examen biologique ?

Elles servent à déterminer le type de maladie avant même le prélèvement.
Elles encadrent le prélèvement, l’analyse et le traitement des résultats dans le parcours de l’examen.
Elles permettent de remplacer la prescription médicale par une validation du laboratoire.
Elles garantissent que chaque examen mesure simultanément plusieurs paramètres biologiques.

Elles encadrent le prélèvement, l’analyse et le traitement des résultats dans le parcours de l’examen.

Explication

Ces trois phases structurent l’ensemble de l’examen, depuis sa préparation jusqu’au traitement des résultats, et chacune contribue à sa réalisation. La validation du laboratoire ne remplace pas la prescription lorsque celle-ci est requise.

11. Un patient présente une hausse des transaminases après l’introduction d’un médicament. Quelle interprétation pratique de ce résultat est la plus pertinente ?

Une dégradation accrue des globules rouges entraînant une hausse de bilirubine libre
Un relargage sanguin pouvant signaler une lésion tissulaire liée au médicament
Une diminution de la synthèse hépatique de protéines reflétant directement la fonction rénale
Une baisse de la filtration rénale causée par l’accumulation de créatinine

Un relargage sanguin pouvant signaler une lésion tissulaire liée au médicament

Explication

Une hausse des transaminases peut traduire un relargage dans le sang associé à une souffrance ou une lésion tissulaire, notamment comme effet secondaire médicamenteux. Une hausse de bilirubine libre oriente plutôt vers une lyse importante des globules rouges et n’explique pas directement l’élévation des transaminases.

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Selon l’article L6211-1 du Code de la Santé Publique, qu’est-ce qu’un examen de biologie médicale ?

Un acte médical contribuant à la prévention, au dépistage, au diagnostic, aux décisions thérapeutiques et au suivi physiologique ou physiopathologique.

Quels éléments doivent être pris en compte pendant la phase pré-analytique d’un examen biologique ?

L’identitovigilance, le jeûne, l’heure du prélèvement, le tube choisi et les modalités de transport.

Que reflète la créatinine et de quels facteurs varie-t-elle ?

Elle reflète la filtration rénale et varie selon l’âge et la masse musculaire.

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