QCM : Diabète et prise en charge (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi le pancréas est-il qualifié de glande mixte ?

Il sécrète des enzymes digestives dans le sang et les hormones dans l’intestin
Il intervient dans la digestion sans produire de substances hormonales
Il possède une partie exocrine et une partie endocrine
Il contient deux parties endocrines aux hormones différentes

Il possède une partie exocrine et une partie endocrine

Explication

Le pancréas est mixte car sa partie exocrine sécrète des enzymes digestives, tandis que ses îlots de Langerhans libèrent des hormones dans le sang. Une glande composée de deux parties endocrines ne correspond pas à cette organisation.

2. Quelle caractéristique structurale est indispensable à l’activité de l’insuline ?

Trois chaînes protéiques liées par des liaisons hydrogène
Deux chaînes d’acides aminés reliées par des ponts disulfures
Une chaîne unique d’acides aminés organisée en hélice
Une structure lipidique entourant une courte chaîne peptidique

Deux chaînes d’acides aminés reliées par des ponts disulfures

Explication

L’insuline est une hormone peptidique de 51 acides aminés formée de deux chaînes reliées par des ponts disulfures indispensables à son activité. Une structure lipidique ne décrit pas cette hormone.

3. Après un repas, comment l’insuline contribue-t-elle à diminuer la glycémie ?

Elle favorise l’entrée du glucose dans les cellules et son stockage
Elle bloque l’utilisation du glucose afin de préserver les réserves énergétiques
Elle stimule la libération de glucose hépatique et son passage dans le sang
Elle transforme principalement le glucose en acides aminés dans les muscles

Elle favorise l’entrée du glucose dans les cellules et son stockage

Explication

Après un repas, l’insuline facilite l’entrée du glucose dans les cellules et sa mise en réserve sous forme de glycogène ou de triglycérides. La libération hépatique de glucose aurait au contraire tendance à augmenter la glycémie.

4. Quelle réaction hépatique devient prédominante lorsque la glycémie diminue ?

La glycogénolyse, qui libère du glucose à partir du glycogène
La synthèse des triglycérides à partir du glucose circulant
La glycogénogenèse, qui transforme le glucose en glycogène
La conversion du glucose en protéines de réserve hépatique

La glycogénolyse, qui libère du glucose à partir du glycogène

Explication

Lorsque la glycémie baisse, le foie réalise une glycogénolyse afin de libérer du glucose à partir du glycogène. La glycogénogenèse est plutôt favorisée après un repas, lorsque le glucose est abondant.

5. Quelle valeur correspond à la glycémie normale à jeun ?

Entre 1,26 et 2,00 g/L
Entre 0,70 et 1,10 g/L
Supérieure ou égale à 2,00 g/L
Entre 1,10 et 1,26 g/L

Entre 0,70 et 1,10 g/L

Explication

La glycémie normale à jeun se situe entre 0,70 et 1,10 g/L. L’intervalle compris entre 1,10 et 1,26 g/L correspond à une hyperglycémie modérée et non à la valeur normale.

6. Quelle situation définit le diabète sucré ?

Une hyperglycémie liée à une production insuffisante ou à une mauvaise utilisation de l’insuline
Une élévation temporaire de la glycémie après chaque repas
Une maladie aiguë due à une absorption intestinale insuffisante du glucose
Une hypoglycémie provoquée par une production excessive de glucagon

Une hyperglycémie liée à une production insuffisante ou à une mauvaise utilisation de l’insuline

Explication

Le diabète sucré est une maladie chronique dans laquelle l’insuline est produite en quantité insuffisante ou utilisée de manière inefficace, ce qui entraîne une hyperglycémie. Une élévation temporaire après les repas ne suffit pas à définir cette maladie chronique.

7. Quel résultat permet de poser le diagnostic de diabète à jeun ?

Une glycémie veineuse à jeun d’au moins 1,26 g/L à deux reprises
Une glycémie veineuse à jeun supérieure à 0,70 g/L après une seule mesure
Une glycémie veineuse à jeun comprise entre 1,10 et 1,26 g/L lors d’un contrôle
Une glycémie veineuse à jeun d’au moins 2 g/L uniquement après un repas

Une glycémie veineuse à jeun d’au moins 1,26 g/L à deux reprises

Explication

Le diagnostic à jeun repose sur une glycémie veineuse supérieure ou égale à 1,26 g/L confirmée à deux reprises. Une valeur située entre 1,10 et 1,26 g/L indique une hyperglycémie modérée, sans atteindre ce seuil diagnostique.

8. Quelle anomalie caractérise principalement le diabète de type 1 ?

Une carence absolue en insuline due à la destruction auto-immune des cellules bêta
Une insulinorésistance accompagnée d’une carence relative en insuline
Une diminution de l’absorption intestinale du glucose après les repas
Une production excessive d’insuline par des cellules bêta hypertrophiées

Une carence absolue en insuline due à la destruction auto-immune des cellules bêta

Explication

Le diabète de type 1 résulte d’une destruction auto-immune des cellules bêta pancréatiques, entraînant une carence absolue en insuline. L’association d’une insulinorésistance et d’une carence relative décrit plutôt le diabète de type 2.

9. Quel enchaînement de manifestations peut résulter d’une absence d’insuline dans le diabète de type 1 ?

Hypoglycémie, absence de glucose urinaire, oligurie et prise de poids
Hyperglycémie, glycosurie, polyurie, polydipsie et perte de poids
Glycémie stable, glycosurie absente, polyurie et augmentation de la masse musculaire
Hyperglycémie, rétention urinaire, diminution de la soif et prise de poids

Hyperglycémie, glycosurie, polyurie, polydipsie et perte de poids

Explication

L’absence d’insuline provoque une hyperglycémie et une glycosurie, puis favorise la polyurie, la polydipsie et la perte de poids. La diminution de la diurèse et la prise de poids ne correspondent pas à cet enchaînement.

10. Quel traitement est nécessaire dans le diabète de type 1 ?

Une insulinothérapie limitée à la période suivant chaque repas
Un traitement hygiéno-diététique sans remplacement hormonal prolongé
Une insulinothérapie à vie associée à des mesures hygiéno-diététiques
Un traitement visant principalement à stimuler la production de glucagon

Une insulinothérapie à vie associée à des mesures hygiéno-diététiques

Explication

La destruction des cellules bêta entraîne une carence absolue, ce qui impose une insulinothérapie à vie complétée par des mesures hygiéno-diététiques. Des mesures hygiéno-diététiques sans remplacement de l’insuline ne corrigeraient pas cette carence.

11. Quelle évolution décrit le mieux la progression du diabète de type 2 ?

Hypoglycémie initiale, production réduite de glucagon, puis normalisation durable de la glycémie
Phase silencieuse, insulinorésistance avec hyperinsulinisme, puis épuisement des cellules bêta
Destruction auto-immune rapide, absence d’insuline, puis récupération spontanée des cellules bêta
Accumulation de glucose urinaire, disparition de l’insulinorésistance, puis amélioration des cellules bêta

Phase silencieuse, insulinorésistance avec hyperinsulinisme, puis épuisement des cellules bêta

Explication

Le diabète de type 2 évolue d’une phase silencieuse avec accumulation de triglycérides vers l’insulinorésistance et l’hyperinsulinisme, puis vers l’épuisement des cellules bêta et l’hyperglycémie chronique. La destruction auto-immune rapide correspond au mécanisme du diabète de type 1.

12. Quel mécanisme explique principalement la survenue d’une acido-cétose diabétique ?

Une carence aiguë en insuline entraînant lipolyse, production de corps cétoniques et acidose
Une consommation excessive de glucides favorisant directement la production d’acide dans le sang
Un excès aigu d’insuline provoquant une diminution du glucose et une acidose métabolique
Une obstruction rénale empêchant l’élimination du glucose et provoquant une accumulation de lactate

Une carence aiguë en insuline entraînant lipolyse, production de corps cétoniques et acidose

Explication

La carence aiguë en insuline provoque une hyperglycémie, une lipolyse et la formation de corps cétoniques responsables de l’acidose. L’excès d’insuline est plutôt associé au risque d’hypoglycémie, et non au mécanisme principal de l’acido-cétose.

13. À partir de quelle glycémie une hypoglycémie sévère est-elle définie, avec un risque de coma profond ?

Une glycémie inférieure à 0,20 g/L
Une glycémie inférieure à 0,60 g/L
Une glycémie inférieure à 1,00 g/L
Une glycémie inférieure à 0,40 g/L

Une glycémie inférieure à 0,20 g/L

Explication

Une hypoglycémie sévère correspond à une glycémie inférieure à 0,20 g/L et peut provoquer un coma profond. Le seuil de 0,60 g/L définit l’hypoglycémie en général, mais ne caractérise pas sa forme sévère.

14. Quelle association décrit correctement la digestion des principaux glucides alimentaires ?

Les oses sont hydrolysés dans l’estomac, l’amidon reste intact et les fibres sont absorbées rapidement
Les fibres sont transformées par les amylases, tandis que l’amidon traverse l’intestin sans modification
Les disaccharides sont absorbés tels quels, les oses sont digérés et les fibres produisent du glucose
Les oses sont absorbés sans transformation, l’amidon est digéré et les fibres ne sont pas hydrolysées

Les oses sont absorbés sans transformation, l’amidon est digéré et les fibres ne sont pas hydrolysées

Explication

Les oses sont absorbés rapidement sans transformation, les disaccharides sont hydrolysés dans l’intestin grêle, l’amidon est digéré par des amylases et les fibres ne sont pas digérées. Confondre l’amidon et les fibres inverse précisément leurs caractéristiques digestives.

15. Que mesure principalement l’index glycémique d’un aliment ?

La quantité totale de protéines contenue dans une portion alimentaire
La rapidité avec laquelle ses glucides élèvent la glycémie
La proportion de graisses saturées par rapport aux graisses insaturées
La durée nécessaire à la digestion complète de l’ensemble du repas

La rapidité avec laquelle ses glucides élèvent la glycémie

Explication

L’index glycémique classe les aliments selon la rapidité d’augmentation de la glycémie provoquée par leurs glucides. Il ne mesure pas directement la teneur en protéines ni la proportion de lipides.

16. Quelle stratégie alimentaire convient au diabète de type 1 ?

Supprimer les glucides des repas, augmenter les graisses saturées et concentrer les fibres le soir
Varier fortement les apports glucidiques, choisir des produits à index élevé et réduire l’activité physique
Remplacer les glucides par des boissons sucrées, puis compenser les pics glycémiques par des collations
Répartir régulièrement une quantité fixe de glucides, privilégier les fibres et limiter les glucides rapides

Répartir régulièrement une quantité fixe de glucides, privilégier les fibres et limiter les glucides rapides

Explication

Dans le diabète de type 1, les glucides doivent être répartis régulièrement en quantité fixe, avec une préférence pour les fibres et une limitation des glucides d’absorption rapide. Les glucides rapides favorisent les pics glycémiques, tandis que les fibres ralentissent l’absorption du glucose.

17. Quelle prise en charge hygiéno-diététique est adaptée à une personne ayant un diabète de type 2 associé à un surpoids ?

Réduire progressivement les calories, pratiquer une activité adaptée et remplacer des graisses saturées par des graisses insaturées
Augmenter rapidement la restriction calorique, éviter toute activité physique et conserver les graisses saturées
Maintenir la ration calorique, supprimer les graisses insaturées et privilégier les aliments très sucrés
Réduire les protéines, augmenter les produits frits et réserver l’activité physique aux périodes de glycémie élevée

Réduire progressivement les calories, pratiquer une activité adaptée et remplacer des graisses saturées par des graisses insaturées

Explication

La prise en charge associe une diminution progressive de la ration calorique, une activité physique adaptée et une réduction des graisses saturées au profit des graisses insaturées. Une restriction brutale ou l’arrêt de l’activité physique ne correspond pas à cette stratégie.

18. Comment réalise-t-on une mesure de glycémie capillaire ?

On prélève du sang veineux, puis on l’envoie au laboratoire pour obtenir une valeur instantanée
On prélève une goutte de sang avec une lancette, puis on la dépose sur une bandelette reliée à un lecteur
On recueille de la salive, puis on l’applique sur un capteur mesurant le glucose interstitiel
On injecte un capteur sous-cutané, puis on analyse en continu le glucose présent dans les tissus

On prélève une goutte de sang avec une lancette, puis on la dépose sur une bandelette reliée à un lecteur

Explication

La glycémie capillaire repose sur une goutte de sang obtenue par lancette et déposée sur une bandelette ou une électrode dans un lecteur. La mesure continue utilise, elle, un capteur sous-cutané qui évalue le glucose interstitiel.

19. Que reflète principalement le taux d’hémoglobine glyquée, ou HbA1c ?

La concentration de glucose présente au moment précis du prélèvement
L’équilibre glycémique moyen des deux à trois derniers mois
La variation du glucose interstitiel enregistrée pendant quelques minutes
La quantité de corps cétoniques produite depuis le dernier repas

L’équilibre glycémique moyen des deux à trois derniers mois

Explication

L’HbA1c reflète l’équilibre glycémique moyen des deux à trois derniers mois. La glycémie capillaire fournit au contraire une mesure instantanée, ce qui explique qu’elle ne renseigne pas sur la même période.

20. Dans une insulinothérapie visant à reproduire la sécrétion physiologique, quel rôle correspond à l’insuline basale et au bolus prandial ?

La basale remplace les injections prandiales, tandis que le bolus corrige les besoins entre les repas.
La basale couvre les besoins entre les repas, tandis que le bolus couvre les besoins des repas.
La basale couvre les repas, tandis que le bolus couvre les besoins pendant la nuit.
La basale agit principalement après les repas, tandis que le bolus couvre les besoins nocturnes.

La basale couvre les besoins entre les repas, tandis que le bolus couvre les besoins des repas.

Explication

L’insuline basale répond aux besoins faibles et continus entre les repas et durant la nuit, tandis que les bolus couvrent l’augmentation des besoins liée aux repas. Confondre ces rôles revient à attribuer au bolus la couverture basale et à la basale la couverture prandiale.

21. Chez quel patient l’insuline est-elle indispensable ou peut-elle être introduite après échec des autres traitements ?

Elle est proposée en première intention dans le diabète de type 2 et devient facultative dans le diabète de type 1.
Elle est réservée au diabète de type 1 lorsque les complications apparaissent, sans indication habituelle dans le type 2.
Elle est indispensable dans le diabète de type 1 et peut être utilisée dans le type 2 après échec des autres traitements.
Elle est indispensable dans le diabète de type 2 et intervient dans le type 1 après échec des mesures diététiques.

Elle est indispensable dans le diabète de type 1 et peut être utilisée dans le type 2 après échec des autres traitements.

Explication

Le diabète de type 1 nécessite une insulinothérapie, tandis que celle-ci peut être envisagée dans le diabète de type 2 lorsque les autres traitements échouent. Le diabète de type 2 n’est donc pas la situation dans laquelle l’insuline est d’emblée indispensable.

22. Quelle comparaison décrit correctement les insulines rapides et les analogues rapides ?

Les insulines rapides durent 1 à 3 heures, contre 4 à 6 heures pour les analogues rapides.
Les insulines rapides commencent en 30 à 60 minutes, contre 15 à 35 minutes pour les analogues rapides.
Les insulines rapides commencent en 15 à 35 minutes, contre 30 à 60 minutes pour les analogues rapides.
Les insulines rapides ont un pic de 1 à 3 heures, contre 2 à 4 heures pour les analogues rapides.

Les insulines rapides commencent en 30 à 60 minutes, contre 15 à 35 minutes pour les analogues rapides.

Explication

Les insulines rapides ont un début d’action de 30 à 60 minutes, alors que les analogues rapides commencent après 15 à 35 minutes. Les autres propositions inversent les caractéristiques temporelles ou attribuent aux durées les valeurs des pics d’action.

23. Quand un analogue rapide de l’insuline doit-il généralement être injecté par voie sous-cutanée ?

Après le repas, afin que son pic d’action coïncide avec la digestion tardive.
Vingt à trente minutes avant le repas, car son action débute plus lentement après l’injection.
Juste avant le repas, car son action débute environ 15 à 35 minutes après l’injection.
Au coucher, afin de couvrir les besoins prandiaux du repas suivant.

Juste avant le repas, car son action débute environ 15 à 35 minutes après l’injection.

Explication

Les analogues rapides s’injectent juste avant le repas et commencent à agir en 15 à 35 minutes. L’injection 20 à 30 minutes avant le repas correspond plutôt à l’usage décrit pour les insulines rapides classiques.

24. Quel schéma correspond à l’utilisation des insulines intermédiaires ?

Elles couvrent les besoins basaux et sont administrées deux fois par jour à douze heures d’intervalle.
Elles couvrent les besoins basaux et sont administrées une fois par jour au moment du repas.
Elles couvrent les besoins prandiaux et sont administrées deux fois par jour à douze heures d’intervalle.
Elles couvrent les besoins prandiaux et sont administrées avant chaque repas principal.

Elles couvrent les besoins basaux et sont administrées deux fois par jour à douze heures d’intervalle.

Explication

Les insulines intermédiaires assurent une couverture basale et sont administrées deux fois par jour, espacées de douze heures. Les besoins prandiaux relèvent plutôt des insulines rapides ou des analogues rapides.

25. Comment les analogues lents sont-ils généralement utilisés dans un schéma d’insulinothérapie ?

Ils remplacent la couverture basale et sont administrés après chaque repas principal.
Ils couvrent les besoins basaux et sont utilisés sans injection destinée aux repas.
Ils couvrent les besoins basaux et sont associés à une injection rapide avant les repas.
Ils couvrent les besoins prandiaux et sont associés à une injection intermédiaire au coucher.

Ils couvrent les besoins basaux et sont associés à une injection rapide avant les repas.

Explication

Les analogues lents, comme le détémir, la glargine et le dégludec, assurent la couverture basale et doivent être associés à une insuline rapide ou à un analogue rapide avant les repas. Leur action basale ne suffit donc pas à couvrir les besoins prandiaux.

26. Comment conserver l’insuline avant son ouverture, puis pendant les 30 jours suivant son ouverture ?

Avant ouverture, entre 2 et 8 °C au réfrigérateur, puis à température ambiante pendant 30 jours.
Avant ouverture, à température ambiante, puis au réfrigérateur pendant 30 jours après ouverture.
Avant ouverture, au congélateur, puis au réfrigérateur pendant 30 jours après ouverture.
Avant ouverture, entre 2 et 8 °C au réfrigérateur, puis au congélateur pendant 30 jours.

Avant ouverture, entre 2 et 8 °C au réfrigérateur, puis à température ambiante pendant 30 jours.

Explication

L’insuline non ouverte se conserve entre 2 et 8 °C, puis peut rester à température ambiante pendant 30 jours après ouverture. La congélation n’est pas une modalité de conservation adaptée et le réfrigérateur concerne principalement le produit non ouvert.

27. Quelle technique décrit correctement une injection d’insuline ?

Elle se fait par voie sous-cutanée profonde sur une peau propre, avec désinfection si la peau est souillée.
Elle se fait par voie intradermique superficielle sur une peau propre, avec désinfection systématique.
Elle se fait par voie intramusculaire profonde sur une peau propre, avec désinfection à chaque injection.
Elle se fait par voie sous-cutanée superficielle sur une peau souillée, sans préparation particulière.

Elle se fait par voie sous-cutanée profonde sur une peau propre, avec désinfection si la peau est souillée.

Explication

L’injection d’insuline est sous-cutanée profonde, réalisée avec des mains propres sur une peau propre; la désinfection est indiquée lorsque la peau est souillée. Elle ne doit pas être confondue avec une injection intramusculaire.

28. Pourquoi les aiguilles de 12,7 mm sont-elles déconseillées, et quelle longueur est recommandée chez l’enfant ?

Elles réduisent l’absorption sous-cutanée et augmentent le risque d’hématome; une aiguille de 8 mm est recommandée chez l’enfant.
Elles provoquent surtout des réactions allergiques et limitent la rotation des sites; une aiguille de 6 mm est recommandée chez l’enfant.
Elles rendent la technique plus difficile et augmentent le risque intramusculaire; une aiguille de 4 mm est recommandée chez l’enfant.
Elles diminuent la précision de la dose injectée et favorisent la lipodystrophie; une aiguille de 10 mm est recommandée chez l’enfant.

Elles rendent la technique plus difficile et augmentent le risque intramusculaire; une aiguille de 4 mm est recommandée chez l’enfant.

Explication

Les aiguilles de 12,7 mm sont déconseillées parce que leur technique est plus difficile et qu’elles accroissent le risque d’injection intramusculaire; une aiguille de 4 mm est recommandée chez l’enfant. Les autres réponses attribuent à ces aiguilles des complications différentes et proposent des longueurs non indiquées.

29. Quel mode d’administration caractérise une pompe à insuline ?

Une administration orale fractionnée associée à des injections de secours
Une injection intramusculaire unique renouvelée avant chaque repas
Une perfusion intraveineuse intermittente déclenchée par la glycémie
Une diffusion sous-cutanée continue avec débit basal et bolus adaptés

Une diffusion sous-cutanée continue avec débit basal et bolus adaptés

Explication

La pompe diffuse l’insuline par voie sous-cutanée selon un débit basal programmé, auquel s’ajoutent des bolus. Elle ne correspond donc pas à des injections manuelles isolées ni à une administration orale.

30. Quels éléments sont associés dans un système en boucle fermée pour le diabète ?

Un algorithme, une pompe, un capteur continu et un transmetteur
Un algorithme, un stylo injecteur, une pompe et une bandelette
Un capteur continu, une seringue, un lecteur et un traitement oral
Un lecteur ponctuel, une seringue, une bandelette et un carnet

Un algorithme, une pompe, un capteur continu et un transmetteur

Explication

La boucle fermée repose sur l’association d’un algorithme, d’une pompe à insuline, d’un capteur de glucose en continu et d’un transmetteur. Un simple lecteur ponctuel ou un stylo injecteur ne constitue pas cette association automatisée.

31. À quel moment un traitement médicamenteux est-il instauré dans le diabète de type 2 ?

Après l’échec d’une insulinothérapie initiale
Dès le diagnostic, avant toute mesure hygiéno-diététique
Lorsque la glycémie est normalisée par le régime
Lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas

Lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas

Explication

Le médicament est instauré lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne permettent pas d’atteindre l’objectif. La réponse au traitement doit ensuite être réévaluée périodiquement, généralement tous les 3 à 6 mois.

32. Quelle progression thérapeutique correspond généralement à la prise en charge du diabète de type 2 lorsque l’objectif glycémique n’est pas atteint ?

Trithérapie, puis monothérapie, insulinothérapie et enfin bithérapie
Bithérapie, puis insulinothérapie, monothérapie et enfin trithérapie
Insulinothérapie, puis monothérapie, bithérapie et trithérapie
Monothérapie, puis bithérapie, trithérapie et éventuellement insulinothérapie

Monothérapie, puis bithérapie, trithérapie et éventuellement insulinothérapie

Explication

La stratégie prévoit généralement une intensification progressive, de la monothérapie à la bithérapie puis à la trithérapie, avec une insulinothérapie possible après l’échec de cette dernière. L’insuline n’est donc pas habituellement l’étape initiale.

33. Quelle association constitue la bithérapie de référence recommandée par la HAS dans le diabète de type 2 ?

Une insulinothérapie associée à un inhibiteur de l’alpha-glucosidase
La metformine associée à une insulinothérapie basale
La metformine associée à un sulfamide hypoglycémiant
Un sulfamide hypoglycémiant associé à un analogue du GLP-1

La metformine associée à un sulfamide hypoglycémiant

Explication

La HAS recommande comme bithérapie de référence l’association de la metformine avec un sulfamide hypoglycémiant. La metformine constitue par ailleurs le traitement de référence en monothérapie.

34. Par quel mécanisme principal la metformine réduit-elle l’insulinorésistance ?

Elle remplace l’insuline circulante et active directement les récepteurs musculaires
Elle bloque l’absorption rénale du glucose et accroît son élimination urinaire
Elle stimule directement les cellules bêta et augmente rapidement l’insulinosécrétion
Elle inhibe la néoglucogenèse hépatique et augmente l’utilisation musculaire du glucose

Elle inhibe la néoglucogenèse hépatique et augmente l’utilisation musculaire du glucose

Explication

La metformine agit notamment en inhibant la néoglucogenèse hépatique et en favorisant l’utilisation périphérique du glucose par le muscle. La stimulation directe de l’insulinosécrétion correspond plutôt au mécanisme des sulfamides hypoglycémiants.

35. Comment la metformine doit-elle généralement être administrée ?

À raison de 100 à 300 mg par jour, en prises espacées avant les repas
À raison de 500 à 1 000 mg par semaine, en une prise à jeun le matin
À raison de 3 000 à 5 000 mg par jour, en une prise après le coucher
À raison de 1 000 à 3 000 mg par jour, en deux ou trois prises pendant ou après les repas

À raison de 1 000 à 3 000 mg par jour, en deux ou trois prises pendant ou après les repas

Explication

La posologie indiquée est de 1 000 à 3 000 mg par jour, répartie en deux ou trois prises orales pendant ou en fin de repas. Une prise obligatoirement à jeun ne correspond donc pas à la modalité recommandée.

36. Dans quelle situation la metformine est-elle contre-indiquée ?

En cas d’hyperglycémie modérée isolée
En cas d’activité physique régulière
En cas d’insuffisance rénale sévère
En cas de repas riche en glucides

En cas d’insuffisance rénale sévère

Explication

L’insuffisance rénale sévère fait partie des contre-indications de la metformine, comme certaines insuffisances cardiaques, respiratoires ou hépatiques et l’alcoolisme. Une hyperglycémie modérée ou une activité physique régulière ne constitue pas en soi une contre-indication.

37. Quelle conduite adopter concernant la metformine avant un examen avec injection de produit de contraste iodé ?

L’arrêter après l’examen et la reprendre dès la fin de l’injection
La remplacer par un sulfamide le matin puis la reprendre le soir
La poursuivre pendant l’examen et doubler la dose le lendemain
L’arrêter la veille et la reprendre après contrôle de la fonction rénale à 48 heures

L’arrêter la veille et la reprendre après contrôle de la fonction rénale à 48 heures

Explication

La metformine doit être arrêtée la veille d’un examen avec produit de contraste iodé, puis reprise après vérification de la fonction rénale à 48 heures. La reprise immédiate après l’injection ne permet pas ce contrôle de sécurité.

38. Chez un patient dont la glycémie est élevée, quel effet caractérise les analogues du GLP-1 sur la sécrétion d’insuline ?

Ils remplacent l’insuline après ralentissement digestif
Ils stimulent l’insuline indépendamment du glucose
Ils inhibent l’insuline lorsque la glycémie augmente
Ils stimulent l’insuline de manière dépendante du glucose

Ils stimulent l’insuline de manière dépendante du glucose

Explication

Les analogues du GLP-1 augmentent la sécrétion d’insuline lorsque la glycémie est élevée, ce qui rend leur action glucose-dépendante. Contrairement à cette régulation, les sécrétagogues exposent davantage à l’hypoglycémie en stimulant l’insuline sans le même degré de dépendance glycémique.

39. Quel énoncé décrit correctement le risque d’hypoglycémie lié aux inhibiteurs de la DPP4 ?

Le risque est élevé seuls mais diminue avec un insulinosécréteur
Le risque apparaît surtout après une inhibition de la vidange gastrique
Le risque disparaît lorsqu’ils sont associés à un traitement sécréteur
Le risque est faible seuls mais augmente avec un insulinosécréteur

Le risque est faible seuls mais augmente avec un insulinosécréteur

Explication

Les inhibiteurs de la DPP4 empêchent la dégradation du GLP-1 et n’induisent pas d’hypoglycémie lorsqu’ils sont utilisés seuls, tandis qu’un insulinosécréteur peut majorer ce risque. L’association à un médicament sécréteur ne le supprime donc pas, contrairement à la proposition correspondante.

40. Quel mécanisme explique l’effet hypoglycémiant des inhibiteurs des SGLT2 ?

Ils ralentissent la vidange gastrique et augmentent la satiété
Ils empêchent la réabsorption rénale du glucose et provoquent une glycosurie
Ils empêchent la dégradation du GLP-1 et stimulent le glucagon
Ils accroissent la réabsorption rénale du glucose et réduisent la glycosurie

Ils empêchent la réabsorption rénale du glucose et provoquent une glycosurie

Explication

Les inhibiteurs des SGLT2 diminuent la réabsorption rénale du glucose, ce qui entraîne une glycosurie et contribue à réduire la glycémie. Le ralentissement de la vidange gastrique et l’augmentation de la satiété correspondent plutôt aux effets des analogues du GLP-1.

41. Quelle cible d’HbA1c est généralement recommandée pour la plupart des patients diabétiques ?

Une HbA1c fixée à 6 % pour chaque patient
Une HbA1c inférieure ou égale à 7 %
Une HbA1c comprise entre 7,5 % et 9 %
Une HbA1c supérieure à 8 % chez la plupart des patients

Une HbA1c inférieure ou égale à 7 %

Explication

Une HbA1c inférieure ou égale à 7 % constitue la cible recommandée pour la plupart des patients. Cette cible peut toutefois être adaptée, dans une plage de 6,5 % à 8 %, selon les comorbidités et l’espérance de vie, ce qui exclut une valeur identique pour tous.

42. Quelle stratégie peut être proposée en monothérapie lorsque la metformine est contre-indiquée ou mal tolérée ?

Un sulfamide associé à deux autres insulinosécréteurs
Un iSGLT2, un analogue du GLP-1 ou un iDPP4
Un analogue du GLP-1 associé à un iDPP4
Deux molécules différentes de la classe des iSGLT2

Un iSGLT2, un analogue du GLP-1 ou un iDPP4

Explication

En cas d’intolérance ou de contre-indication à la metformine, un iSGLT2, un analogue du GLP-1 ou un iDPP4 peut être utilisé seul. L’association d’un analogue du GLP-1 et d’un iDPP4 n’est pas recommandée, car elle n’apporte pas de bénéfice.

43. Chez un patient présentant une insuffisance cardiaque et une néphropathie diabétique, quel choix thérapeutique est privilégié ?

Un iSGLT2 ou un analogue du GLP-1
Un sulfamide privilégié pour réduire le risque cardiovasculaire
Une bithérapie choisie sans tenir compte des complications
Un iDPP4 en priorité pour protéger les fonctions cardiaque et rénale

Un iSGLT2 ou un analogue du GLP-1

Explication

En présence d’une insuffisance cardiaque ou d’une néphropathie diabétique, un iSGLT2 ou un analogue du GLP-1 est privilégié en raison du profil lié aux complications cardiovasculaires ou rénales. Une bithérapie indifférenciée ne tient pas compte de ces caractéristiques cliniques.

44. Quelle association médicamenteuse faut-il éviter dans le traitement du diabète de type 2 ?

Un iSGLT2 avec un iDPP4
Un iDPP4 avec la metformine
Un analogue du GLP-1 avec un iDPP4
Un iSGLT2 avec un analogue du GLP-1

Un analogue du GLP-1 avec un iDPP4

Explication

L’association d’un analogue du GLP-1 avec un iDPP4 n’apporte pas de bénéfice et doit être évitée, comme l’association de deux molécules appartenant à la même classe. Les autres associations proposées ne correspondent pas à cette interdiction précise.

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Quelles sont les deux parties du pancréas et leurs fonctions principales ?

Une partie exocrine sécrète des enzymes digestives et une partie endocrine sécrète des hormones dans le sang.

Quelle hormone le pancréas sécrète-t-il dans les îlots de Langerhans ?

L’insuline, le glucagon et la somatostatine.

De quoi est constituée l’insuline et combien d’acides aminés contient-elle ?

Elle est formée de 51 acides aminés en deux chaînes reliées par des ponts disulfures.

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