★ À maîtriser
🔄 L’action de l’insuline après un repas se déroule ainsi:
Le foie régule la glycémie par la glycogénogenèse après un repas, la glycogénolyse lorsque la glycémie diminue et la néoglucogenèse à partir de certains acides aminés ou du glycérol.
Compléments
📌 Lorsque la glycémie dépasse 1,8 g/L, le rein laisse apparaître du glucose dans les urines, tandis que la glycosurie est normalement nulle.
Insuline : fait baisser la glycémie ; glucagon : la fait monter
★ À maîtriser
📌 Le diagnostic de diabète est posé si la glycémie veineuse à jeun est supérieure ou égale à 1,26 g/L à deux reprises, ou si la glycémie deux heures après une HGPO avec 75 g de glucose est supérieure ou égale à 2 g/L.
Compléments
📌 Chez un patient symptomatique présentant une soif et une polyurie, une glycémie supérieure ou égale à 2 g/L à n’importe quel moment de la journée permet de poser immédiatement le diagnostic de diabète.
📌 Le traitement du diabète de type 1 repose sur une insulinothérapie à vie associée à des mesures hygiéno-diététiques.
Insulinorésistance puis épuisement des cellules bêta → hyperglycémie chronique
★ À maîtriser
📌 Une hypoglycémie correspond à une glycémie inférieure à 0,60 g/L, tandis qu’une hypoglycémie sévère est inférieure à 0,20 g/L et peut provoquer un coma profond.
Compléments
📌 En cas d’hypoglycémie sans trouble de la conscience, le resucrage peut être réalisé par voie orale avec trois morceaux de sucre, une pâte de fruit ou un verre de soda non light, puis une collation à distance du repas.
Le diabète multiplie par 2 à 3 le risque d’accident cardiovasculaire, qui représente 75 % des causes de décès chez les personnes diabétiques.
La néphropathie diabétique se manifeste notamment par une protéinurie et une tendance à l’hypertension artérielle et touche à long terme 50 % des diabétiques insulinodépendants.
Hyperglycémie → glycosurie → polyurie → déshydratation
★ À maîtriser
Les oses sont absorbés rapidement sans transformation, les disaccharides sont hydrolysés en oses dans l’intestin grêle, l’amidon est digéré par des amylases et les fibres ne sont pas digérées.
Pour le diabète de type 1, il faut répartir régulièrement une quantité fixe de glucides sur la journée, privilégier les fibres et limiter les glucides d’absorption rapide.
Pour le diabète de type 2 en cas de surpoids, la prise en charge associe une diminution progressive de la ration calorique, une activité physique adaptée et la limitation des graisses saturées au profit des graisses insaturées.
Compléments
Glucides rapides : pic glycémique ; fibres et glucides lents : absorption ralentie
★ À maîtriser
📌 La présence de corps cétoniques en cas d’hyperglycémie traduit un manque d’insuline et constitue une urgence ; la cétonémie est notamment recherchée lorsque la glycémie dépasse 250 mg/dL.
Compléments
Un système de mesure du glucose en continu comprend généralement un capteur sous-cutané, un transmetteur et un récepteur qui affiche les données.
Les examens de suivi recommandés comprennent notamment l’HbA1c au moins deux fois par an, le bilan lipidique une fois par an, le fond d’œil tous les deux ans et l’examen des pieds au moins une fois par an.
★ À maîtriser
📌 L’insulinothérapie cherche à reproduire la sécrétion physiologique avec une insuline basale faible la nuit et entre les repas et des bolus importants au moment des repas.
📌 Les insulines rapides ont un début d’action de 30 à 60 minutes, un pic de 2 à 4 heures et une durée de 4 à 6 heures, tandis que les analogues rapides commencent à agir en 15 à 35 minutes, ont un pic de 1 à 3 heures et durent 3 à 5 heures.
Compléments
📌 Les principaux effets indésirables de l’insuline sont l’hypoglycémie, l’allergie et les réactions locales au point d’injection, notamment l’érythème, la douleur et la lipodystrophie.
📌 Les points d’injection sous-cutanée doivent être alternés, l’insuline non ouverte doit être conservée au réfrigérateur, l’insuline ouverte à température ambiante et l’insuline ne doit jamais être congelée.
Basale entre les repas ; bolus au moment des repas
★ À maîtriser
Les analogues rapides de l’insuline ont un début d’action de 15 à 35 minutes, un pic d’action de 1 à 3 heures et une durée d’action de 3 à 5 heures, et s’injectent par voie sous-cutanée juste avant le repas.
Les insulines intermédiaires couvrent les besoins basaux et doivent être administrées deux fois par jour à 12 heures d’intervalle, sans couvrir principalement les besoins prandiaux.
Compléments
📌 Les insulines prémélangées associent dans des proportions variables une insuline rapide ou un analogue rapide à une insuline intermédiaire, mais elles permettent une adaptation moins fine des doses rapides et sont peu utilisées actuellement.
Basale = entre les repas ; rapide = autour du repas
★ À maîtriser
📌 Avant ouverture, l’insuline se conserve entre 2 et 8 °C, puis peut être conservée à température ambiante pendant 30 jours.
📌 L’injection d’insuline se réalise par voie sous-cutanée profonde sur une peau propre, avec des mains propres, et la désinfection n’est nécessaire que si la peau est souillée.
Compléments
Préparer → injecter → alterner → éliminer
Capteur + algorithme → adaptation de l’insuline
🔄 La progression thérapeutique est:
La metformine est le traitement de référence en monothérapie du diabète de type 2, et la bithérapie de référence recommandée par la HAS associe la metformine à un sulfamide hypoglycémiant.
Monothérapie → bithérapie → trithérapie → insulinothérapie
La metformine est administrée à raison de 1 000 à 3 000 mg par jour, en deux à trois prises orales pendant ou en fin de repas.
Les principales contre-indications sont:
📌 En cas d’examen avec injection de produit de contraste iodé, la metformine doit être arrêtée la veille et reprise après vérification de la fonction rénale à 48 heures.
📌 Les sulfamides hypoglycémiants stimulent les cellules bêta pancréatiques et peuvent provoquer une hypoglycémie parfois grave, notamment en cas de surdosage ou de réduction des apports glucidiques.
Metformine diminue la résistance ; sulfamides stimulent l’insuline
★ À maîtriser
📌 Les inhibiteurs de la DPP4 augmentent le taux de GLP-1 en empêchant sa dégradation et n’induisent pas d’hypoglycémie seuls, mais peuvent majorer ce risque avec un médicament insulinosécréteur.
Compléments
📌 Les iSGLT2 peuvent entraîner des infections génitales ou urinaires, une polyurie, une déshydratation, une hypotension et une hypoglycémie majorée en association avec des insulinosécréteurs.
GLP-1 agit glucose-dépendamment ; SGLT2 provoque une glycosurie
★ À maîtriser
Une HbA1c inférieure ou égale à 7 % est recommandée pour la plupart des patients, mais l’objectif peut varier de 6,5 % à 8 % selon les comorbidités et l’espérance de vie.
En cas d’intolérance ou de contre-indication à la metformine, un iSGLT2, un analogue du GLP-1 ou un iDPP4 peut être utilisé en monothérapie.
En cas d’insuffisance cardiaque, de maladie cardiovasculaire athéromateuse établie, de néphropathie diabétique ou de haut risque cardiovasculaire, un iSGLT2 ou un analogue du GLP-1 est privilégié.
Il ne faut pas associer un analogue du GLP-1 à un iDPP4, car cette association n’apporte pas de bénéfice, ni associer deux molécules de la même classe.
Compléments
Depuis le 1er juin 2025, la prise en charge de certains analogues du GLP-1 est subordonnée à la présentation d’un justificatif rempli par le médecin prescripteur.
Le tirzépatide MOUNJARO® possède deux indications dans la source : le diabète de type 2 et le contrôle du poids.
Mode de vie → traitement adapté → association selon les complications
| Dimension | Diabète de type 1 | Diabète de type 2 |
|---|---|---|
| Mécanisme | Carence absolue en insuline par destruction des cellules bêta | Insulinorésistance et carence relative en insuline |
| Fréquence | 10 à 15 % des cas | 90 % des cas |
| Traitement initial | Insulinothérapie rapide et à vie | Mesures hygiéno-diététiques et antidiabétiques, puis éventuellement insuline |
| Évolution | Début souvent chez un sujet jeune et non obèse | Évolution lente, souvent silencieuse, favorisée par l’obésité et la sédentarité |
| Classe | Mécanisme principal | Risque ou effet notable |
|---|---|---|
| Metformine | Diminue l’insulinorésistance | Troubles digestifs ; pas d’hypoglycémie seule |
| Sulfamides hypoglycémiants | Stimulent l’insulinosécrétion | Hypoglycémie parfois grave |
| Analogues du GLP-1 | Augmentent l’insuline et la satiété | Troubles gastro-intestinaux ; perte de poids |
| iSGLT2 | Provoquent une glycosurie | Infections génitales, déshydratation et hypotension |
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1. Pourquoi le pancréas est-il qualifié de glande mixte ?
2. Quelle caractéristique structurale est indispensable à l’activité de l’insuline ?
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Quelles sont les deux parties du pancréas et leurs fonctions principales ?
Une partie exocrine sécrète des enzymes digestives et une partie endocrine sécrète des hormones dans le sang.
Quelle hormone le pancréas sécrète-t-il dans les îlots de Langerhans ?
L’insuline, le glucagon et la somatostatine.
De quoi est constituée l’insuline et combien d’acides aminés contient-elle ?
Elle est formée de 51 acides aminés en deux chaînes reliées par des ponts disulfures.
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