QCM : Prématurité et dysmaturité néonatales (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel critère définit la prématurité chez le nouveau-né ?

Une naissance avant 37 semaines d’aménorrhée
Un retard de croissance observé après la naissance
Une naissance avant 40 semaines d’aménorrhée
Un poids inférieur à celui attendu pour le terme

Une naissance avant 37 semaines d’aménorrhée

Explication

La prématurité se définit par un âge gestationnel inférieur à 37 semaines d’aménorrhée. Le poids rapporté au terme caractérise plutôt la dysmaturité, ce qui constitue une distinction importante.

2. Un nouveau-né naît à 29 semaines d’aménorrhée : dans quelle catégorie se situe-t-il ?

La grande prématurité
La prématurissime
La très grande prématurité
La prématurité simple

La très grande prématurité

Explication

À 29 semaines d’aménorrhée, le nouveau-né se situe sous le seuil de 32 semaines et relève donc de la très grande prématurité. La prématurissime correspond à une naissance avant 26 semaines, tandis que la grande prématurité commence sous 32 semaines.

3. Quelle situation augmente la morbi-mortalité associée à la prématurité ?

Un retard de croissance intra-utérin associé
Une adaptation extra-utérine rapidement obtenue
Une maturation pulmonaire plus avancée
Une naissance à terme avec un poids élevé

Un retard de croissance intra-utérin associé

Explication

La morbi-mortalité augmente avec le degré de prématurité et s’aggrave lorsqu’un retard de croissance intra-utérin lui est associé. Les autres situations proposées ne correspondent pas au facteur aggravant décrit.

4. Lorsqu’une naissance prématurée est prévisible, quelle organisation est la plus appropriée ?

Attendre la naissance avant de réunir le matériel et de rechercher une équipe
Transmettre le dossier médical sans prévoir de centre spécialisé pour l’accouchement
Préparer le matériel, mobiliser une équipe qualifiée et organiser un transfert adapté
Choisir un centre de niveau adapté sans synthétiser les informations médicales

Préparer le matériel, mobiliser une équipe qualifiée et organiser un transfert adapté

Explication

La préparation associe le matériel, un personnel qualifié, l’orientation vers un centre de niveau II ou III si possible et la synthèse du dossier médical. Prévoir un centre ne remplace pas la transmission des informations, car ces deux aspects participent à l’organisation globale.

5. Quels gestes initiaux favorisent l’adaptation du prématuré à la vie extra-utérine ?

Le ventiler d’emblée sans séchage, stimulation ni appréciation initiale
Le sécher et le stimuler, puis aspirer si nécessaire selon l’évaluation clinique
Le sécher, puis attendre avant toute stimulation ou évaluation clinique
L’aspirer systématiquement avant de le sécher et de vérifier son état

Le sécher et le stimuler, puis aspirer si nécessaire selon l’évaluation clinique

Explication

Les gestes initiaux comprennent le séchage et la stimulation, avec une aspiration réalisée lorsqu’elle est nécessaire, puis l’évaluation A-B-C-D. L’aspiration n’est donc pas un geste systématique effectué avant les soins initiaux.

6. Quelle association décrit des pathologies pulmonaires particulièrement liées à la prématurité ?

Détresse respiratoire transitoire, maladie des membranes hyalines et dysplasie bronchopulmonaire
Pneumothorax, infection et inhalation méconiale comme principales formes de maladie pulmonaire du prématuré
Atrésie des choanes, hernie diaphragmatique et obstruction des voies aériennes comme tableau pulmonaire typique
Trachéomalacie, obstruction laryngée et inhalation alimentaire comme complications déterminées par l’âge gestationnel

Détresse respiratoire transitoire, maladie des membranes hyalines et dysplasie bronchopulmonaire

Explication

Les principales pathologies pulmonaires associées à la prématurité comprennent la détresse respiratoire transitoire, la maladie des membranes hyalines et la dysplasie bronchopulmonaire. Le pneumothorax, l’infection et les malformations font partie des autres causes possibles de détresse respiratoire, mais ne constituent pas cette association spécifique.

7. Comment définir le syndrome brady-apnéique du prématuré ?

Des épisodes d’apnée et de bradycardie dus à l’immaturité du contrôle respiratoire
Une obstruction des voies aériennes provoquant une désaturation sans mécanisme d’immaturité
Une maladie pulmonaire structurelle responsable d’une ventilation insuffisante persistante
Une apnée secondaire à une infection entraînant une baisse acquise de la fréquence cardiaque

Des épisodes d’apnée et de bradycardie dus à l’immaturité du contrôle respiratoire

Explication

Le syndrome brady-apnéique associe des pauses respiratoires et une bradycardie en lien avec l’immaturité du contrôle respiratoire. Une apnée infectieuse relève d’une cause acquise et ne correspond pas à ce mécanisme d’immaturité.

8. Quelle prise en charge et quelle évolution caractérisent généralement le syndrome brady-apnéique du prématuré avant 34 semaines d’aménorrhée ?

Un traitement par caféine et ventilation non invasive, avec un pronostic généralement excellent
Une antibiothérapie prolongée et une ventilation invasive, avec une évolution souvent défavorable
Une chirurgie thoracique précoce et une oxygénothérapie prolongée, avec une maturation limitée
Une simple surveillance sans traitement, avec une aggravation habituelle liée à la croissance

Un traitement par caféine et ventilation non invasive, avec un pronostic généralement excellent

Explication

Le syndrome est très fréquent avant 34 semaines et se traite par caféine et ventilation non invasive, tandis que la maturation spontanée explique généralement son excellent pronostic. L’infection et la chirurgie ne constituent pas le mécanisme ni le traitement habituels de ce syndrome.

9. Quelle structure est principalement concernée par une hémorragie intraventriculaire chez le grand prématuré ?

La substance blanche périventriculaire, après une atteinte ischémique
La paroi intestinale, après une pullulation microbienne
Les ventricules cérébraux, à partir de la zone germinative fragile
Le tronc cérébral, à la suite d’une malformation congénitale

Les ventricules cérébraux, à partir de la zone germinative fragile

Explication

L’hémorragie intraventriculaire est un saignement situé dans les ventricules cérébraux et provenant souvent de la zone germinative fragile. La destruction de la substance blanche périventriculaire correspond plutôt à la leucomalacie périventriculaire.

10. Quelle caractéristique distingue une hémorragie intraventriculaire de grade 2 d’une hémorragie de grade 3 ?

Le grade 2 reste limité à la zone germinative, tandis que le grade 3 atteint les ventricules
Le grade 2 s’étend au tissu cérébral, tandis que le grade 3 respecte le tissu adjacent
Le grade 2 atteint les ventricules sans les dilater, tandis que le grade 3 les dilate
Le grade 2 détruit la substance blanche, tandis que le grade 3 provoque une ischémie

Le grade 2 atteint les ventricules sans les dilater, tandis que le grade 3 les dilate

Explication

Le grade 2 atteint les ventricules sans entraîner de dilatation, alors que le grade 3 s’accompagne d’une dilatation ventriculaire. L’extension au tissu cérébral adjacent caractérise le grade 4, et non le grade 3.

11. Quelle lésion correspond à une destruction de la substance blanche périventriculaire liée à une hypoxie ou une ischémie ?

La dilatation ventriculaire isolée
La leucomalacie périventriculaire
L’hémorragie intraventriculaire
L’immaturité du centre respiratoire

La leucomalacie périventriculaire

Explication

La leucomalacie périventriculaire est une destruction de la substance blanche autour des ventricules, associée à une hypoxie ou une ischémie. L’hémorragie intraventriculaire désigne un saignement dans les ventricules et non une destruction de la substance blanche.

12. Quel calendrier correspond au suivi neurologique recommandé après l’évaluation réalisée à 40 SA ?

Tous les six mois la première année, puis tous les trois mois jusqu’à 2 ans et annuellement jusqu’à 5 ans
Tous les mois la première année, puis tous les six mois jusqu’à 3 ans et tous les deux ans jusqu’à 7 ans
Tous les trois mois la première année, puis tous les six mois jusqu’à 2 ans et annuellement jusqu’à 7 ans
Une consultation à 40 SA, puis un contrôle annuel jusqu’à 2 ans et semestriel jusqu’à 7 ans

Tous les trois mois la première année, puis tous les six mois jusqu’à 2 ans et annuellement jusqu’à 7 ans

Explication

Le suivi comprend une évaluation complète à 40 SA, des consultations trimestrielles pendant la première année, semestrielles jusqu’à 2 ans, puis annuelles jusqu’à 7 ans. Un suivi annuel dès la première année ne respecte pas cette surveillance rapprochée du développement.

13. Quelle définition décrit le reflux gastro-œsophagien chez le prématuré ?

Une pullulation microbienne dans la paroi intestinale favorisée par une ischémie
Une inflammation de la substance blanche due à une hypoxie néonatale
Une obstruction intestinale provoquée par une sténose ou une perforation
La remontée du contenu gastrique dans l’œsophage liée à l’immaturité du système antireflux

La remontée du contenu gastrique dans l’œsophage liée à l’immaturité du système antireflux

Explication

Le reflux gastro-œsophagien correspond à la remontée du contenu de l’estomac dans l’œsophage, favorisée par l’immaturité du système antireflux. La pullulation microbienne de la paroi intestinale décrit l’entérocolite ulcéro-nécrosante.

14. Quel mécanisme caractérise l’entérocolite ulcéro-nécrosante ?

Une pullulation microbienne de la paroi intestinale pouvant évoluer vers la perforation
Une dilatation des ventricules cérébraux provoquée par un saignement
Une diminution de la substance blanche après une atteinte respiratoire
Une remontée gastrique dans l’œsophage liée à un système antireflux immature

Une pullulation microbienne de la paroi intestinale pouvant évoluer vers la perforation

Explication

L’entérocolite ulcéro-nécrosante repose sur une pullulation microbienne de la paroi intestinale, sur un terrain d’ischémie, d’hypoxie et de perméabilité accrue, avec un risque de perforation. La remontée gastrique dans l’œsophage correspond au reflux gastro-œsophagien.

15. Quelle prise en charge est indiquée devant une entérocolite ulcéro-nécrosante ?

Sonde urinaire, oxygénothérapie isolée et chirurgie programmée dans tous les cas
Mise à jeun, sonde nasogastrique, support vital, antibiotiques intraveineux et chirurgie si nécessaire
Repos digestif bref, réhydratation orale et reprise immédiate des repas habituels
Alimentation entérale renforcée, traitement antiacide et surveillance sans antibiothérapie

Mise à jeun, sonde nasogastrique, support vital, antibiotiques intraveineux et chirurgie si nécessaire

Explication

La prise en charge associe la mise à jeun, une sonde nasogastrique, un support vital et des antibiotiques intraveineux, avec chirurgie en cas de perforation ou de sténose. Une alimentation entérale renforcée serait inadaptée face à une atteinte intestinale potentiellement grave.

16. Quels objectifs nutritionnels entéraux sont adaptés au prématuré ?

80 à 120 ml/kg/j et 60 à 90 kcal/kg/j
150 à 200 ml/kg/j et 120 à 150 kcal/kg/j
200 à 250 ml/kg/j et 160 à 200 kcal/kg/j
100 à 150 ml/kg/j et 90 à 120 kcal/kg/j

150 à 200 ml/kg/j et 120 à 150 kcal/kg/j

Explication

Les objectifs nutritionnels entéraux sont de 150 à 200 ml/kg/j pour les apports hydriques et de 120 à 150 kcal/kg/j pour l’énergie. Les autres couples de valeurs ne correspondent pas aux objectifs indiqués pour le prématuré.

17. Quels critères permettent d’envisager la sortie d’un prématuré ?

Au moins 34 SA, un poids d’au moins 1500 g et une alimentation partiellement autonome
Au moins 40 SA avec une autonomie alimentaire, même en présence d’une instabilité thermique
Au moins 36 SA, un poids d’au moins 2000 g et une autonomie respiratoire, thermique et alimentaire
Un poids d’au moins 2000 g avec une dépendance persistante à l’oxygène et à la sonde

Au moins 36 SA, un poids d’au moins 2000 g et une autonomie respiratoire, thermique et alimentaire

Explication

La sortie peut être envisagée lorsque le nouveau-né a au moins 36 SA, pèse au moins 2000 g et est autonome sur les plans respiratoire, thermique et alimentaire. Un poids suffisant ne compense pas une dépendance persistante à l’oxygène ou une instabilité thermique.

18. Quelle démarche fait partie de la préparation à la sortie du prématuré ?

Remettre le carnet de santé après la sortie et organiser le suivi extérieur uniquement lors d’une complication
Transférer les soins aux professionnels extérieurs sans participation parentale et reporter les ordonnances
Impliquer progressivement les parents, organiser les documents, prévoir une chambre mère-enfant et coordonner le suivi extérieur
Prévoir une hospitalisation parentale prolongée sans apprentissage des soins ni coordination ultérieure

Impliquer progressivement les parents, organiser les documents, prévoir une chambre mère-enfant et coordonner le suivi extérieur

Explication

La préparation associe l’implication progressive des parents, l’organisation des ordonnances et du carnet de santé, une chambre mère-enfant de 24 à 48 heures et la coordination du suivi extérieur. La coordination extérieure concerne les professionnels qui assureront le suivi, mais elle s’intègre à une préparation où les parents participent activement aux soins.

19. Comment définit-on la dysmaturité chez le nouveau-né ?

Par un poids de naissance inférieur au 10e percentile pour le terme
Par une naissance survenue avant 37 semaines d’aménorrhée
Par un périmètre crânien inférieur au 10e percentile pour le terme
Par un poids de naissance inférieur à 2 500 g quel que soit le terme

Par un poids de naissance inférieur au 10e percentile pour le terme

Explication

La dysmaturité correspond à un poids de naissance inférieur au 10e percentile attendu pour le terme. Une naissance avant 37 semaines d’aménorrhée définit la prématurité, qui constitue une notion distincte.

20. Chez un nouveau-né présentant un retard de croissance intra-utérin, quel critère indique une forme harmonieuse ?

Un poids de naissance inférieur à 1 500 g
Un périmètre crânien supérieur au 10e percentile
Un périmètre crânien inférieur au 10e percentile
Une naissance avant 37 semaines d’aménorrhée

Un périmètre crânien inférieur au 10e percentile

Explication

Le retard de croissance intra-utérin est dit harmonieux lorsque le périmètre crânien est lui aussi inférieur au 10e percentile. Un périmètre crânien supérieur au 10e percentile correspond à une forme disharmonieuse.

21. Laquelle de ces situations illustre une cause maternelle de dysmaturité plutôt qu’une cause fœtale ?

Une hypertension artérielle maternelle pendant la grossesse
Une anomalie chromosomique identifiée chez le fœtus
Une malformation congénitale du fœtus
Une infection fœtale responsable d’un retard de croissance

Une hypertension artérielle maternelle pendant la grossesse

Explication

L’hypertension artérielle pendant la grossesse fait partie des facteurs maternels pouvant entraîner une dysmaturité. Une malformation, une infection ou une anomalie chromosomique relève plutôt des causes fœtales.

22. Quel élément appartient au bilan étiologique réalisé après la naissance chez un nouveau-né dysmature ?

L’analyse du contexte clinique du nouveau-né
L’étude du placenta à la naissance
L’anamnèse des événements prénataux
L’évaluation maternelle au cours de la grossesse

L’étude du placenta à la naissance

Explication

L’étude du placenta est réalisée à la naissance et fait partie du bilan étiologique de la dysmaturité. L’anamnèse et l’évaluation maternelle concernent principalement la période de grossesse, même si elles complètent également le bilan.

23. Quelle complication de la dysmaturité relève principalement d’un trouble métabolique ?

L’hypoglycémie néonatale
L’hypothermie liée à une faible réserve énergétique
La difficulté à coordonner les prises alimentaires
La détresse respiratoire néonatale

L’hypoglycémie néonatale

Explication

L’hypoglycémie est une complication métabolique fréquente chez le nouveau-né dysmature. La détresse respiratoire relève du domaine respiratoire, tandis que les difficultés alimentaires et l’hypothermie correspondent à d’autres catégories de complications.

24. Comment établit-on le pronostic neurologique à long terme d’un enfant prématuré ou dysmature ?

En déduisant l’évolution neurologique du seul poids de naissance
En combinant des examens cliniques répétés et des examens complémentaires adaptés
En utilisant le même calendrier d’examens pour tous les enfants concernés
En se fondant sur une seule évaluation neurologique réalisée à la naissance

En combinant des examens cliniques répétés et des examens complémentaires adaptés

Explication

Le pronostic neurologique s’évalue au cas par cas grâce à des examens cliniques répétés et à des examens complémentaires choisis selon la situation. Une évaluation unique ou le seul poids de naissance ne suffit pas à prévoir l’évolution individuelle.

25. Quel exemple correspond à une séquelle cognitive après une atteinte néonatale ?

Une diminution de l’acuité auditive
Une spasticité des membres inférieurs
Un trouble de l’attachement avec les proches
Des difficultés d’apprentissage et d’attention

Des difficultés d’apprentissage et d’attention

Explication

Les difficultés d’apprentissage et d’attention concernent les fonctions cognitives. La spasticité est une séquelle motrice, la diminution de l’audition une séquelle sensorielle et le trouble de l’attachement une séquelle psychique.

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Qu'est-ce que la prématurité en obstétrique ?

Une naissance avant 37 semaines d’aménorrhée.

Quelle est la définition de la grande prématurité ?

Une naissance avant 32 semaines d’aménorrhée.

À partir de combien de semaines parle-t-on de prématurissime ?

Avant 26 semaines d’aménorrhée.

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