QCM : Dysgraphies et développement de l’écriture (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels types de facteurs l’écriture mobilise-t-elle ?

Des facteurs perceptifs, langagiers et de raisonnement logique
Des facteurs moteurs, perceptifs et de représentation symbolique
Des facteurs moteurs, affectifs et de mémoire autobiographique
Des facteurs symboliques, auditifs et de régulation émotionnelle

Des facteurs moteurs, perceptifs et de représentation symbolique

Explication

L’écriture fait intervenir la motricité, la perception et la représentation symbolique. Les facteurs affectifs et la mémoire autobiographique ne constituent pas les composantes indiquées ici.

2. Quelle distinction caractérise l’écriture par rapport au dessin ?

L’écriture relève de la perception visuelle, tandis que le dessin dépend d’un apprentissage formel
L’écriture est une activité spontanée, tandis que le dessin exige l’apprentissage de règles conventionnelles
L’écriture et le dessin sont des praxies, mais seul le dessin constitue une forme de langage
L’écriture est une praxie et un langage qui s’apprennent, tandis que le dessin ne nécessite pas d’apprentissage particulier

L’écriture est une praxie et un langage qui s’apprennent, tandis que le dessin ne nécessite pas d’apprentissage particulier

Explication

L’écriture combine une praxie et un langage, et nécessite un apprentissage particulier, contrairement au dessin. L’idée que le dessin exige davantage d’apprentissage inverse la distinction entre les deux activités.

3. Quelle évolution du graphisme correspond à la période allant des premiers gribouillis jusqu’à la coordination graphique entre 4 et 6 ans ?

Les traits verticaux et les ronds apparaissent vers 18 mois, puis l’intérêt pour l’espace commence à 3 ans, avant la coordination vers 4 ans
Le contrôle gestuel et visuel apparaît vers 18 mois, puis les premiers gribouillis commencent après 2 ans, avant la coordination vers 3 ans
Des gribouillis apparaissent vers 18 mois, puis le contrôle gestuel et visuel se développe après 2 ans, avant la coordination graphique entre 4 et 6 ans
Les gribouillis apparaissent vers 18 mois, puis la coordination graphique s’établit avant 2 ans, tandis que le contrôle visuel se développe entre 4 et 6 ans

Des gribouillis apparaissent vers 18 mois, puis le contrôle gestuel et visuel se développe après 2 ans, avant la coordination graphique entre 4 et 6 ans

Explication

Le développement passe des gribouillis vers 18 mois au contrôle gestuel et visuel après 2 ans, puis à la coordination graphique entre 4 et 6 ans. Les traits verticaux et les ronds sont associés à 3 ans, et non aux premiers mois de cette progression.

4. Un enfant de 10 ans présente un graphisme équilibré et régulier ainsi qu’une meilleure maîtrise du geste : à quel stade cela correspond-il ?

À la phase de coordination graphique, qui s’étend de 4 à 6 ans
Au stade calligraphique, situé entre 8 et 12 ans
Au stade post-calligraphique, qui survient après 12 ans
Au stade pré-calligraphique, situé vers 6 ou 7 ans

Au stade calligraphique, situé entre 8 et 12 ans

Explication

Le stade calligraphique se situe entre 8 et 12 ans et se reconnaît à une meilleure maîtrise du geste, à l’équilibre et à la régularité. Le stade pré-calligraphique correspond plutôt à une maîtrise insuffisante vers 6 ou 7 ans.

5. Quel profil caractérise le stade pré-calligraphique vers 6 ou 7 ans ?

Une maîtrise plus stable du geste et un graphisme équilibré et régulier
Une maîtrise encore insuffisante du geste et des exigences calligraphiques qui ne sont pas respectées
Une coordination des doigts, du poignet et du coude devenue particulièrement fluide
Une production graphique qui laisse davantage de place à la génération d’idées

Une maîtrise encore insuffisante du geste et des exigences calligraphiques qui ne sont pas respectées

Explication

Le stade pré-calligraphique, vers 6 ou 7 ans, se caractérise par une maîtrise insuffisante et le non-respect des exigences calligraphiques. Le profil de geste mieux maîtrisé et de graphisme régulier correspond au stade calligraphique.

6. Pourquoi la position du corps compte-t-elle dans la coordination des mouvements nécessaires à l’écriture ?

Parce que la position du corps détermine à elle seule l’orthographe et la formulation des idées
Parce que l’équilibre synergique entre inscription et translation dépend notamment de la position du corps
Parce que la position du corps permet de dissocier le mouvement d’inscription du geste scripteur
Parce que la position du corps remplace le mouvement de translation lorsque le geste s’accélère

Parce que l’équilibre synergique entre inscription et translation dépend notamment de la position du corps

Explication

L’écriture combine le mouvement d’inscription et celui de translation, dont l’équilibre synergique dépend notamment de la position corporelle. La posture ne remplace pas la translation : les deux mouvements participent à l’écriture.

7. Dans quelle situation l’écriture est-elle considérée comme efficiente ?

Lorsque la production graphique est régulière, même si l’orthographe gêne la génération d’idées
Lorsque l’orthographe est correcte, même si le geste graphique ralentit la génération d’idées
Lorsque la posture est stable et que la production graphique suit un modèle calligraphique
Lorsque la production graphique et l’orthographe ne gênent pas la génération d’idées

Lorsque la production graphique et l’orthographe ne gênent pas la génération d’idées

Explication

L’écriture est efficiente quand la production graphique et l’orthographe ne font pas obstacle à la génération d’idées. Une bonne régularité graphique ne suffit pas si l’orthographe entrave cette génération.

8. Quelle distinction Dueul établit-il entre les dysgraphies développementales spécifiques et non spécifiques ?

Les formes spécifiques apparaissent après un AVC, tandis que les formes non spécifiques sont présentes dès l’apprentissage de l’écriture.
Les formes spécifiques concernent les garçons, tandis que les formes non spécifiques concernent davantage les filles.
Les formes spécifiques sont liées à des lésions cérébrales acquises, tandis que les formes non spécifiques concernent la coordination motrice.
Les formes spécifiques sont liées à des troubles identifiés, tandis que les formes non spécifiques relèvent d’autres étiologies.

Les formes spécifiques sont liées à des troubles identifiés, tandis que les formes non spécifiques relèvent d’autres étiologies.

Explication

Dueul distingue les formes spécifiques, associées à des troubles moteurs, exécutifs, visuo-spatiaux, orthographiques ou langagiers, des formes relevant d’autres étiologies. L’association à une lésion acquise ne définit pas la distinction entre ces deux catégories.

9. Quel énoncé décrit correctement les âges d’apparition et les causes possibles de la dysgraphie ?

Elle est liée à des pathologies acquises comme l’AVC et apparaît généralement après l’âge adulte.
Elle peut affecter l’apprentissage de l’écriture chez l’enfant ou être associée à diverses pathologies et apparaître à tout âge.
Elle se manifeste pendant l’apprentissage de l’écriture et s’explique principalement par des troubles orthographiques propres à l’enfance.
Elle concerne le développement de l’écriture chez l’enfant, mais les pathologies associées excluent une apparition à un autre âge.

Elle peut affecter l’apprentissage de l’écriture chez l’enfant ou être associée à diverses pathologies et apparaître à tout âge.

Explication

La dysgraphie peut concerner le développement de l’écriture chez l’enfant, être associée à des pathologies variées et apparaître à tout âge. La limiter aux pathologies acquises survenant à l’âge adulte écarte à tort les formes développementales.

10. Quelle caractérisation de la dysgraphie Ajuriaguerra propose-t-il en 1964 ?

Un trouble isolé de l’apprentissage de l’écriture, diagnostiqué à partir d’une baisse des performances orthographiques.
Une performance d’écriture inférieure aux attentes, établie par des tests individuels standardisés portant sur la qualité et la fréquence.
Une atteinte de la qualité de l’écriture, lente et fatigante, sans déficit neurologique ou intellectuel explicatif.
Une difficulté motrice de l’écriture attribuée à un déficit neurologique et évaluée selon l’âge de l’enfant.

Une atteinte de la qualité de l’écriture, lente et fatigante, sans déficit neurologique ou intellectuel explicatif.

Explication

Ajuriaguerra définit la dysgraphie par une écriture de qualité atteinte, lente et fatigante, qui ne s’explique pas par un déficit neurologique ou intellectuel. L’évaluation par des tests individuels standardisés correspond plutôt à la définition d’Albaret, Kaiser et Soppelsa.

11. Quel critère caractérise la définition de la dysgraphie proposée par Albaret, Kaiser et Soppelsa ?

Une écriture illisible accompagnée de ratures, sans prise en compte du niveau d’enseignement reçu.
Des performances évaluées individuellement par des tests standardisés, nettement inférieures aux attentes pour l’âge et le niveau de l’enfant.
Un diagnostic établi lorsque l’enfant atteint l’âge de 7 ans, indépendamment de ses performances aux tests.
Une écriture lente et fatigante en l’absence d’un déficit neurologique ou intellectuel explicatif.

Des performances évaluées individuellement par des tests standardisés, nettement inférieures aux attentes pour l’âge et le niveau de l’enfant.

Explication

Cette définition s’appuie sur des tests standardisés individuels et compare les performances en écriture aux attentes compte tenu de l’âge, des niveaux intellectuel et psychomoteur, ainsi que d’un enseignement approprié. L’absence de déficit neurologique ou intellectuel explicatif est le point distinctif mis en avant par Ajuriaguerra.

12. Comment la CIM 10 et le DSM 5 situent-ils les troubles de l’écriture dans leurs classifications ?

Ils les inscrivent dans des troubles plus complexes, tels que les TND, le TDC ou les troubles spécifiques des apprentissages.
Ils les classent parmi les troubles neurologiques acquis, en dehors des troubles du développement et des apprentissages.
Ils les reconnaissent comme une catégorie diagnostique isolée, indépendante des autres troubles neurodéveloppementaux.
Ils les rattachent aux troubles du langage oral, sans les associer aux troubles moteurs ou aux apprentissages.

Ils les inscrivent dans des troubles plus complexes, tels que les TND, le TDC ou les troubles spécifiques des apprentissages.

Explication

La CIM 10 et le DSM 5 ne considèrent pas la dysgraphie comme un trouble isolé et situent les troubles de l’écriture dans des catégories plus complexes. Les traiter comme une catégorie diagnostique indépendante contredit cette classification.

13. Quelle situation correspond le mieux aux associations fréquemment observées entre troubles neurodéveloppementaux ?

Un trouble neurodéveloppemental s’associe principalement à des pathologies physiques, plutôt qu’à d’autres troubles neurodéveloppementaux.
Un trouble neurodéveloppemental s’accompagne nécessairement à la fois d’un TDA/H et d’un TSA.
Un trouble neurodéveloppemental apparaît généralement seul, sans association avec d’autres troubles.
Un trouble neurodéveloppemental peut s’accompagner d’autres troubles, notamment du TDA/H ou du TSA.

Un trouble neurodéveloppemental peut s’accompagner d’autres troubles, notamment du TDA/H ou du TSA.

Explication

Les troubles neurodéveloppementaux sont rarement présents sous une forme pure et peuvent être associés entre eux ou à d’autres troubles, notamment le TDA/H et le TSA. Cela ne signifie pas qu’ils s’accompagnent nécessairement des deux troubles cités.

14. Quel versant de l’écriture est principalement atteint dans la dysgraphie dyspraxique ?

Le versant de la fréquence d’inscription, évalué principalement par des tests standardisés individuels.
Le versant auditivo-verbal, avec une atteinte de la mémoire et de l’élaboration du message écrit.
Le versant moteur, avec une atteinte possible des praxies constructives et des aspects visuo-spatiaux.
Le versant linguistique, avec une difficulté centrale d’application des règles orthographiques.

Le versant moteur, avec une atteinte possible des praxies constructives et des aspects visuo-spatiaux.

Explication

La dysgraphie dyspraxique touche le versant moteur de l’écriture et peut affecter les praxies constructives ainsi que les aspects visuo-spatiaux. L’atteinte du versant linguistique correspond à la dysgraphie dysorthographique.

15. Quel ensemble de processus est associé à la dysgraphie dysorthographique ?

Le versant moteur, notamment les praxies constructives et l’organisation visuo-spatiale des formes écrites.
La fréquence des troubles neurodéveloppementaux, notamment leur association au TDA/H et au TSA.
Le versant linguistique, notamment la mémoire auditivo-verbale, la mémoire de travail et l’application des règles orthographiques.
La qualité de l’écriture, notamment sa lenteur, sa fatigabilité et l’absence de déficit neurologique explicatif.

Le versant linguistique, notamment la mémoire auditivo-verbale, la mémoire de travail et l’application des règles orthographiques.

Explication

La dysgraphie dysorthographique affecte le versant linguistique de l’écriture, impliquant notamment différentes formes de mémoire, l’élaboration du message et les règles orthographiques. Les praxies constructives et les aspects visuo-spatiaux relèvent plutôt de la dysgraphie dyspraxique.

16. Pourquoi l’écriture peut-elle devenir maladroite et irrégulière dans la dysgraphie dysorthographique ?

L’attention mobilisée par le trouble linguistique se reporte moins sur le geste, et la difficulté est durable plutôt que passagère.
L’attention portée au geste augmente, ce qui provoque des formes de lettres irrégulières et rend la difficulté durable.
La difficulté vient d’un manque de fluidité motrice indépendant du trouble linguistique et reste généralement passagère.
Les praxies constructives déficitaires altèrent le geste, mais la difficulté disparaît lorsque le langage écrit s’améliore.

L’attention mobilisée par le trouble linguistique se reporte moins sur le geste, et la difficulté est durable plutôt que passagère.

Explication

Dans cette dysgraphie, l’attention moins soutenue sur le geste peut rendre l’écriture maladroite, irrégulière et parfois difficile à lire; la difficulté est secondaire au trouble linguistique et durable. Une atteinte des praxies constructives renvoie plutôt au versant moteur dyspraxique.

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Quels facteurs l’écriture mobilise-t-elle ?

Des facteurs de motricité, de perception et de représentation symbolique.

Qu’est-ce qui distingue l’écriture du dessin selon l’apprentissage requis ?

L’écriture nécessite un apprentissage particulier, contrairement au dessin.

En quoi l’écriture diffère-t-elle du dessin sur le plan fonctionnel ?

L’écriture est une praxie et un langage.

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