★ À maîtriser
📌 Une anomalie de fermeture des cordes vocales, comme une paralysie, provoque une fuite d’air audible, une voix faible et une voix essoufflée, tandis qu’une anomalie muqueuse, comme un polype, entraîne des vibrations irrégulières et une voix éraillée ou rauque.
Compléments
Le noyau du nerf vague (X) se situe dans le bulbe rachidien, à proximité des noyaux des nerfs IX et XII, qui participent avec le X à la déglutition.
Le nerf vague descend dans le cou puis remonte vers le larynx.
Atteinte de fermeture → fuite d’air ; atteinte muqueuse → vibration irrégulière
📌 La dysarthrie est un trouble de l’articulation, notamment observé dans certaines maladies neurologiques, tandis que l’aphasie est un trouble du langage lié à une lésion ou à un dysfonctionnement cérébral.
📌 Toute anomalie audible dans le discours ne correspond pas nécessairement à une dysphonie, et la sémiologie initiale oriente fortement la démarche diagnostique.
Dysphonie = voix ; dysarthrie = articulation ; aphasie = langage
★ À maîtriser
📌 Toute dysphonie durant plus de 8 à 15 jours impose une consultation ORL avec examen des cordes vocales, notamment par fibroscopie naso-pharyngée.
📌 L’objectif de l’examen est de rechercher une lésion suspecte, en particulier un cancer du larynx chez les sujets à risque.
Compléments
📌 Le diagnostic positif de dysphonie repose d’abord sur l’écoute du patient et ne nécessite pas d’examen complémentaire à ce stade.
Dysphonie persistante → ORL → examen des cordes → recherche de lésion
★ À maîtriser
📌 Une voix faible peut être liée à une hypotonie, une insuffisance respiratoire ou une altération générale, tandis qu’une obstruction nasale provoque une rhinolalie fermée et qu’une fuite d’air par le voile provoque une rhinolalie ouverte.
Compléments
Une tumeur volumineuse basilinguale ou oropharyngée peut provoquer une anomalie du timbre appelée voix pharyngée.
Dans le syndrome parkinsonien, la dysarthrie est au premier plan et la voix est typiquement monocorde et monotone.
L’examen des paires crâniennes évalue notamment la motricité de la langue par le XII, la motricité du voile par le X et la motricité de la paroi pharyngée postérieure par les IX et X.
Normal-mobile → phoniatrie ; suspect → biopsie ; immobile → bilan du X
★ À maîtriser
Une laryngoscopie montrant des cordes vocales normales mais un trouble de mobilité évoque une paralysie uni- ou bilatérale, tandis que des cordes vocales normales et mobiles malgré une dysphonie orientent vers une consultation spécialisée en phoniatrie.
Une lésion d’allure néoplasique maligne impose sans délai une laryngoscopie en suspension avec prélèvement histologique.
Une lésion manifestement bénigne, comme des nodules bilatéraux, ne nécessite pas de laryngoscopie en suspension d’emblée, mais le moindre doute initial ou évolutif impose une biopsie-exérèse.
Compléments
Lésion suspecte → suspension et biopsie ; lésion bénigne typique → prudence et surveillance
★ À maîtriser
📌 Une corde vocale immobile n’est pas nécessairement paralysée, car une immobilité peut résulter d’un blocage mécanique ou tumoral de l’articulation crico-aryténoïdienne ou d’une cicatrice entre les aryténoïdes.
📌 Le temps d’ouverture des cordes vocales est plus fiable que le temps de fermeture, qui peut être trompeur, pour apprécier une immobilité laryngée.
Compléments
Dans les situations difficiles, notamment médico-légales, l’électromyographie laryngée peut aider à distinguer une paralysie d’une immobilité mécanique.
La stroboscopie n’apporte aucun élément au diagnostic positif d’une paralysie laryngée unilatérale ou d’une immobilité laryngée unilatérale.
Immobilité ≠ paralysie : blocage mécanique ou atteinte nerveuse
★ À maîtriser
📌 En position ouverte, la corde paralysée reste en position inspiratoire tandis que la corde mobile se place en position médiane, alors qu’en position fermée la corde paralysée reste en position phonatoire pendant l’inspiration et la corde mobile s’ouvre.
📌 L’immobilité d’une corde associée à l’immobilité de l’hémivoile a une valeur localisatrice et suggère une lésion située au-dessus de l’émergence de la branche vélienne du X, dans la partie supérieure du cou.
Compléments
Articulation, intubation, nerf, chirurgie, neurologie, cœur, idiopathique
★ À maîtriser
En l’absence de circonstances évocatrices, l’exploration d’une immobilité unilatérale repose sur une TDM injectée allant de la base du crâne au thorax.
Les principales causes d’immobilité unilatérale sont: le blocage articulaire, les lésions post-traumatiques après intubation, les lésions de la voie motrice, les lésions traumatiques ou iatrogènes, les causes neurologiques, les causes cardiaques, les paralysies idiopathiques
Les paralysies idiopathiques représentent environ 20 % des cas, avec une récupération dans environ un cas sur deux, parfois après 6 à 8 mois d’évolution.
Compléments
Position fermée → dyspnée urgente ; position ouverte → voix inaudible et fausses routes
★ À maîtriser
📌 Une immobilité bilatérale en position fermée provoque une dyspnée laryngée avec voix quasi normale, tandis qu’une immobilité bilatérale en position ouverte provoque une dysphonie importante, une voix quasi inaudible et des fausses routes, notamment sur les liquides.
📌 Une immobilité bilatérale en position fermée constitue une urgence diagnostique et thérapeutique avec pronostic vital engagé, et nécessite souvent une trachéotomie transitoire.
Compléments
Diagnostiquer avant rééduquer ; suspect → biopsier ; immobilité → imager le trajet du X
Signification de l’immobilité laryngée
| Situation | Manifestations principales | Conduite |
|---|---|---|
| Unilatérale ouverte | Voix faible, essoufflement, fausses routes | Bilan étiologique et TDM du trajet du X |
| Unilatérale fermée | Sémiologie discrète, gêne respiratoire généralement absente | Bilan étiologique |
| Bilatérale fermée | Dyspnée laryngée, voix quasi normale | Urgence, trachéotomie transitoire souvent nécessaire |
| Bilatérale ouverte | Dysphonie majeure, voix quasi inaudible, fausses routes | Même démarche étiologique que l’unilatérale |
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1. Concernant le contrôle nerveux des cordes vocales, quelles sont les propositions exactes ?
2. À propos des conséquences vocales des anomalies laryngées :
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Quel nerf contrôle les cordes vocales ?
Le nerf récurrent, branche du nerf vague (X).
Où se situe le noyau du nerf vague (X) ?
Dans le bulbe rachidien, près des noyaux des nerfs IX et XII.
Quels nerfs participent à la déglutition avec le nerf vague (X) ?
Les nerfs IX et XII.
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