QCM : Dyspraxies, dysgraphie et latéralité (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles perspectives peuvent structurer l’analyse des troubles moteurs ?

Les perspectives anatomique, sensorielle, affective et éducative
Les perspectives théorique, étiologique, sémiologique et diagnostique
Les perspectives préventive, rééducative, sociale et scolaire
Les perspectives posturale, locomotrice, gestuelle et perceptive

Les perspectives théorique, étiologique, sémiologique et diagnostique

Explication

L’analyse des troubles moteurs peut être menée selon quatre perspectives : théorique, étiologique, sémiologique ou diagnostique. Les perspectives posturale et locomotrice décrivent plutôt des domaines moteurs que des angles d’analyse clinique.

2. Dans une approche dynamique, un comportement moteur nouveau apparaît lorsque quels facteurs interagissent ?

Des sous-systèmes neuronaux, musculaires, biomécaniques, motivationnels et environnementaux
Des étapes génétiques fixes, indépendantes des muscles et des conditions environnantes
Des signaux du système nerveux central, sans contribution de la motivation ou du milieu
Des réflexes sensoriels, organisés par une maturation cérébrale préétablie

Des sous-systèmes neuronaux, musculaires, biomécaniques, motivationnels et environnementaux

Explication

L’approche dynamique explique l’émergence du comportement moteur par l’auto-organisation et l’interaction de plusieurs sous-systèmes, dont ceux du corps et de l’environnement. L’explication par la seule maturation du système nerveux central correspond à la confusion signalée pour cette approche.

3. Lorsqu’un bébé adapte ses mouvements aux possibilités qu’il perçoit dans son milieu, quel concept décrit cet ajustement ?

Le contrôle tonique
L’affordance
La locomotion
La préhension

L’affordance

Explication

L’affordance, notion associée à Gibson, désigne l’ajustement des mouvements du bébé à ce qu’il perçoit dans son milieu. La préhension désigne plutôt l’approche, la prise et le lâchage d’un objet.

4. Qu’est-ce qui caractérise une coordination motrice réussie au cours d’une action ?

L’enchaînement ordonné et harmonieux des mouvements grâce à des participations toniques cohérentes
L’activation séparée de chaque muscle afin de réduire l’intervention du tonus
La répétition d’un mouvement isolé jusqu’à ce qu’il devienne automatique
La production simultanée de mouvements rapides sans ajustement des tensions musculaires

L’enchaînement ordonné et harmonieux des mouvements grâce à des participations toniques cohérentes

Explication

La coordination correspond à l’enchaînement harmonieux des mouvements constitutifs d’une action, soutenu par une association cohérente des participations toniques. La simple répétition d’un mouvement isolé ne définit pas cette organisation coordonnée.

5. Un enfant se représente une action, en conçoit le programme moteur et l’accomplit avec une intention précise : de quel type d’action s’agit-il ?

D’un mouvement précoce, principalement favorisé par la maturation
D’une fonction statique, destinée à stabiliser les segments corporels
D’une réponse réflexe, déclenchée par une stimulation sensorielle
D’une praxie, geste complexe appris et orienté vers un but

D’une praxie, geste complexe appris et orienté vers un but

Explication

Une praxie est un geste complexe appris qui implique une intention consciente, une représentation globale de l’acte et un programme moteur orienté vers un but. Un mouvement précoce se distingue par son caractère principalement pré-câblé et son lien avec la maturation.

6. Un enfant comprend le but d’un geste appris, mais peine à le représenter et à en planifier les étapes : quel trouble correspond davantage à cette difficulté ?

Un trouble de la locomotion, qui concerne principalement le déplacement du corps
Le trouble développemental des coordinations, qui concerne surtout l’exécution motrice
La dyspraxie, qui concerne la représentation et la programmation du geste appris
Une difficulté posturale, qui concerne le maintien de l’équilibre contre la pesanteur

La dyspraxie, qui concerne la représentation et la programmation du geste appris

Explication

La dyspraxie concerne davantage la représentation, la conceptualisation et la planification du geste appris. Le trouble développemental des coordinations non spécifique porte principalement sur l’exécution, le contrôle et l’intégration motrice et perceptive.

7. Lorsqu’une personne maintient son équilibre et place ses segments corporels avant de commencer une action, quelle fonction motrice est principalement mobilisée ?

La fonction praxique, qui programme un geste appris en vue d’un but
La fonction motrice statique, qui stabilise et positionne les segments corporels
La fonction digitale, qui dissocie les mouvements fins des doigts
La fonction locomotrice, qui organise le déplacement du corps dans l’espace

La fonction motrice statique, qui stabilise et positionne les segments corporels

Explication

Les fonctions motrices statiques assurent notamment la stabilité, l’équilibre et le placement initial des segments corporels, en s’opposant à la pesanteur. La locomotion concerne le déplacement plutôt que le maintien de cette posture initiale.

8. Après avoir décrit les troubles observés lors d’une analyse clinique des coordinations, quelle étape vient ensuite avant l’analyse différentielle des coordinations apprises ?

L’étude des gestes d’utilisation d’outils
L’analyse des mouvements fins des doigts
L’examen du contrôle tonico-postural
L’évaluation des coordinations bimanuelles

L’examen du contrôle tonico-postural

Explication

La démarche clinique passe de la description des troubles à l’examen du contrôle tonico-postural, puis à l’analyse différentielle des coordinations apprises. L’évaluation des coordinations bimanuelles ne remplace pas cette étape intermédiaire dans la progression décrite.

9. Un enfant exécute correctement chaque geste d’une séquence, mais les réalise dans un ordre inadéquat : quelle catégorie de gestes est principalement en difficulté ?

Les gestes visuoconstructifs, sensibles aux défauts d’organisation spatiale
Les gestes d’utilisation d’outils, sensibles aux difficultés conceptuelles ou de programmation
Les gestes d’habillage, sensibles à la coordination entre espace corporel et extracorporel
Les gestes de planification temporelle, sensibles aux erreurs de séquence

Les gestes de planification temporelle, sensibles aux erreurs de séquence

Explication

Les gestes de planification temporelle peuvent échouer par omission ou par erreur de séquence. Les difficultés visuoconstructives concernent plutôt l’organisation spatiale, pas l’ordre temporel des étapes.

10. Pour réaliser un geste après une consigne orale, quelle capacité est particulièrement sollicitée ?

La dissociation des mains dans l’espace et dans le temps
L’association de la perception digitale à la réalisation du geste
La connaissance préalable de la tâche et sa représentation mentale
L’analyse visuospatiale des mouvements observés chez un modèle

La connaissance préalable de la tâche et sa représentation mentale

Explication

Un geste effectué sur ordre oral mobilise une connaissance préalable de la tâche et une représentation mentale. L’analyse visuospatiale est particulièrement sollicitée lorsque le geste est réalisé par imitation.

11. Une personne comprend l’action à réaliser et ses organes moteurs fonctionnent, mais elle ne parvient pas à exécuter le geste appris : quel trouble cela caractérise-t-il ?

Un trouble spécifique du développement moteur
Une apraxie
Un retard global de coordination
Une déficience motrice périphérique

Une apraxie

Explication

L’apraxie correspond à une difficulté de l’activité gestuelle alors que les appareils d’exécution sont intacts et que l’acte à accomplir est connu. Un trouble développemental de la coordination concerne plutôt l’acquisition des coordinations motrices.

12. Quel élément distingue le plus directement l’apparition habituelle des apraxies de celle d’un trouble développemental de la coordination ?

Les apraxies apparaissent pendant l’acquisition des coordinations, sans période préalable de gestes préservés.
Les apraxies apparaissent souvent après une période de gestes préservés, en lien avec une lésion cérébrale.
Les apraxies apparaissent avec un retard moteur global, sans lien avec une lésion cérébrale.
Les apraxies apparaissent après une déficience visuelle qui perturbe la coordination des gestes.

Les apraxies apparaissent souvent après une période de gestes préservés, en lien avec une lésion cérébrale.

Explication

Les apraxies sont associées à des lésions cérébrales et surviennent le plus souvent après une période où les gestes étaient préservés. L’apparition pendant l’acquisition des coordinations correspond plutôt au trouble développemental, et non à l’apraxie acquise.

13. Comment la CIM-10 caractérise-t-elle le trouble spécifique du développement moteur ?

Par une altération sévère de la coordination qui ne s’explique pas exclusivement par un retard mental global ou une affection neurologique spécifique.
Par une lenteur motrice liée principalement à des occasions insuffisantes d’apprentissage des gestes.
Par une difficulté gestuelle apparue après une lésion cérébrale, malgré des coordinations antérieures préservées.
Par une altération sévère de la coordination qui s’explique par une affection neurologique congénitale ou acquise.

Par une altération sévère de la coordination qui ne s’explique pas exclusivement par un retard mental global ou une affection neurologique spécifique.

Explication

La définition CIM-10 décrit une altération sévère de la coordination qui n’est pas exclusivement imputable à un retard mental global ou à une affection neurologique spécifique, congénitale ou acquise. Une difficulté apparue après une lésion et une période de gestes préservés renvoie plutôt à l’apraxie acquise.

14. Dans le modèle de Roy et Square, quel rôle remplit le système de production dynamique ?

Il explique l’apparition des troubles gestuels par une lésion cérébrale acquise.
Il mesure la coordination motrice en comparant les résultats aux attentes liées à l’âge.
Il actualise les connaissances sur les objets et les actions afin de produire le geste.
Il stocke les connaissances conceptuelles sur les objets et les actions à accomplir.

Il actualise les connaissances sur les objets et les actions afin de produire le geste.

Explication

Le système de production dynamique mobilise les connaissances pour les actualiser dans la réalisation du geste. Le stockage des connaissances sur les objets et les actions relève plutôt du système conceptuel.

15. Un enfant présente des coordinations très inférieures aux attentes malgré des occasions d’apprentissage adaptées, et ses difficultés entravent durablement sa vie scolaire. Quel autre élément correspond aux critères du TDC ?

Un début après une lésion cérébrale et la présence d’une affection neurologique motrice expliquant les difficultés.
Un début précoce et l’absence d’une meilleure explication par un handicap intellectuel, une déficience visuelle ou une affection neurologique motrice.
Un retard moteur global associé à un handicap intellectuel qui explique les difficultés de coordination.
Des difficultés limitées aux tâches nouvelles et une déficience visuelle qui rend compte des performances motrices.

Un début précoce et l’absence d’une meilleure explication par un handicap intellectuel, une déficience visuelle ou une affection neurologique motrice.

Explication

Les critères du DSM-5 comprennent un début précoce et exigent que les difficultés ne soient pas mieux expliquées par un handicap intellectuel, une déficience visuelle ou une affection neurologique motrice. Une déficience visuelle ou une affection neurologique explicative ferait donc obstacle à cette interprétation du TDC.

16. Quelle estimation décrit la fréquence du TDC chez les enfants d’âge scolaire et la proportion de formes sévères ?

Environ 5 à 9 % des enfants d’âge scolaire, dont 1 à 2 % présentent une forme sévère.
Environ 9 à 12 % des enfants d’âge scolaire, dont 2 à 5 % présentent une forme sévère.
Environ 5 à 6 % des enfants d’âge scolaire, dont 5 à 9 % présentent une forme sévère.
Environ 1 à 2 % des enfants d’âge scolaire, dont 5 à 9 % présentent une forme sévère.

Environ 5 à 9 % des enfants d’âge scolaire, dont 1 à 2 % présentent une forme sévère.

Explication

L’estimation rapportée pour les enfants d’âge scolaire est de 5 à 9 %, avec 1 à 2 % de formes sévères. La fourchette de 5 à 6 % concerne plus précisément les enfants de 5 à 11 ans selon le DSM-5.

17. Un enfant est lent, manque de précision et peine à équilibrer sa posture, mais ses difficultés varient selon les tâches : quelle interprétation correspond aux manifestations cliniques du TDC ?

Ces manifestations définissent principalement une difficulté de planification conceptuelle des étapes de manipulation d’un objet.
Ces manifestations sont compatibles avec un tableau hétérogène pouvant aussi inclure des difficultés visuo-motrices ou d’automatisation.
Ces manifestations indiquent un profil uniforme dans lequel l’équilibre constitue la difficulté motrice déterminante.
Ces manifestations traduisent nécessairement une lésion cérébrale acquise responsable de la perte de gestes maîtrisés.

Ces manifestations sont compatibles avec un tableau hétérogène pouvant aussi inclure des difficultés visuo-motrices ou d’automatisation.

Explication

Le TDC présente des manifestations hétérogènes, parmi lesquelles peuvent figurer lenteur, imprécision, difficultés d’équilibre, troubles visuo-moteurs et automatisation limitée. La planification des étapes de manipulation d’un objet renvoie plutôt à la dyspraxie idéatoire.

18. Malgré un entraînement habituel, parfois renforcé, un enfant peine à planifier et à automatiser des gestes volontaires; des difficultés visuospatiales invalidantes sont aussi présentes. Quel trouble ce profil évoque-t-il ?

Un trouble développemental moteur sans difficulté de programmation gestuelle
Une apraxie acquise
Une dyspraxie développementale
Une dyspraxie visuoconstructive isolée

Une dyspraxie développementale

Explication

La dyspraxie développementale se caractérise par des difficultés de planification et d’automatisation des gestes volontaires malgré l’entraînement, souvent associées à des troubles visuospatiaux invalidants. L’apraxie acquise est liée à des lésions cérébrales et survient généralement après une période de gestes préservés.

19. Une personne sait quels objets utiliser, mais désorganise l’ordre des étapes nécessaires pour les manipuler; quelle forme de dyspraxie correspond à cette difficulté ?

La dyspraxie visuoconstructive
La dyspraxie visuospatiale
La dyspraxie idéatoire
La dyspraxie idéomotrice

La dyspraxie idéatoire

Explication

La dyspraxie idéatoire perturbe l’organisation conceptuelle et la succession chronologique des étapes de manipulation d’un objet. La dyspraxie idéomotrice concerne l’organisation d’un geste sans manipulation effective d’un objet.

20. Lorsqu’un trouble gêne surtout la reproduction de dessins en perturbant leur organisation spatiale, quelle distinction aide à le caractériser ?

La dyspraxie idéomotrice perturbe l’organisation des dessins, tandis que l’idéatoire affecte leur reproduction dans l’espace.
La dyspraxie visuospatiale perturbe l’organisation et la structuration spatiales, tandis que la visuoconstructive affecte l’assemblage et la construction.
La dyspraxie visuoconstructive perturbe l’organisation et la structuration spatiales, tandis que la visuospatiale affecte l’assemblage et la construction.
La dyspraxie idéatoire perturbe l’organisation spatiale des dessins, tandis que l’idéomotrice affecte l’assemblage des éléments.

La dyspraxie visuospatiale perturbe l’organisation et la structuration spatiales, tandis que la visuoconstructive affecte l’assemblage et la construction.

Explication

La dyspraxie visuospatiale concerne l’organisation et la structuration dans l’espace, notamment lors de la reproduction de dessins, tandis que la visuoconstructive affecte l’assemblage et la construction. La distinction entre dyspraxies idéatoire et idéomotrice porte plutôt sur la manipulation d’un objet.

21. Quelle classification des dyspraxies distingue les formes constructives visuospatiales, idéomotrices et idéatoires, de l’habillage et verbales ?

Une classification qui répartit les dyspraxies en ces formes distinctes
Une classification qui regroupe toutes les formes sous le trouble du langage
Une classification qui distingue les troubles selon leur sévérité motrice
Une classification qui oppose les formes acquises aux formes développementales

Une classification qui répartit les dyspraxies en ces formes distinctes

Explication

Cette classification énumère les formes constructives visuospatiales, non constructives idéomotrices et idéatoires, de l’habillage et verbales. L’opposition entre formes acquises et développementales ne correspond pas aux catégories citées.

22. Un enfant peine à gonfler les joues, à siffler et à claquer la langue sur demande. Quelle forme de dyspraxie correspond le mieux à ces difficultés de programmation motrice ?

La dyspraxie constructive visuospatiale
La dyspraxie idéomotrice
La dyspraxie bucco-linguo-faciale
La dyspraxie de l’habillage

La dyspraxie bucco-linguo-faciale

Explication

La dyspraxie bucco-linguo-faciale rend difficiles des programmations motrices comme gonfler les joues, siffler ou claquer la langue. La dyspraxie de l’habillage concerne une autre catégorie de difficultés praxiques.

23. Après une évaluation pluridisciplinaire d’un enfant présentant un TDC, quelle organisation décrit le mieux une prise en charge adaptée ?

Une rééducation orthoptique constituant le volet principal, avec une évaluation menée par un seul professionnel
Des séances d’ergothérapie complétées par un entraînement scolaire sans coordination avec la famille
Des soins psychomoteurs associés, selon les besoins, à d’autres soins et à des aménagements familiaux et scolaires
Un suivi psychothérapeutique accompagné d’exercices moteurs identiques pour tous les enfants

Des soins psychomoteurs associés, selon les besoins, à d’autres soins et à des aménagements familiaux et scolaires

Explication

La prise en charge repose sur une évaluation pluridisciplinaire et peut associer plusieurs soins, un accompagnement familial et scolaire ainsi que des aménagements adaptés. Un suivi assuré par un seul professionnel ne correspond pas à cette organisation pluridisciplinaire.

24. Quel ensemble d’interventions relève des approches centrées sur le déficit dans la prise en charge des dyspraxies ?

L’élaboration de stratégies par l’enfant pour comprendre comment apprendre une tâche motrice
Des stimulations sensorielles, un entraînement perceptif et un travail sur la kinesthésie ou le contrôle postural
L’adaptation de l’environnement scolaire et familial afin de faciliter l’exécution des activités
La pratique de tâches quotidiennes, décomposées au besoin, pour améliorer directement la participation

Des stimulations sensorielles, un entraînement perceptif et un travail sur la kinesthésie ou le contrôle postural

Explication

Les approches centrées sur le déficit comprennent l’intégration sensorielle, l’entraînement perceptif et le travail de processus comme la kinesthésie et le contrôle postural. La pratique directe de tâches vise plutôt la performance et la participation aux activités.

25. Quel rôle la kinesthésie joue-t-elle dans les traitements orientés sur les processus ?

Elle permet surtout de décomposer une tâche motrice en étapes directement entraînables
Elle constitue une base essentielle pour acquérir des habiletés et soutenir la performance motrice
Elle aide l’enfant à élaborer des stratégies pour comprendre comment apprendre une tâche
Elle sert principalement à sélectionner les activités auxquelles l’enfant participe dans son milieu

Elle constitue une base essentielle pour acquérir des habiletés et soutenir la performance motrice

Explication

Les traitements orientés sur les processus considèrent la kinesthésie comme une base essentielle de l’acquisition des habiletés et de la performance motrice. La participation à des activités caractérise plutôt l’orientation sur la performance.

26. Dans une approche orientée sur la performance, sur quoi repose le travail proposé à l’enfant ?

Sur l’entraînement de la kinesthésie comme fondement de l’acquisition des habiletés
Sur sa participation à des activités où interagissent la personne, l’environnement et la tâche
Sur la correction isolée du contrôle postural avant toute activité fonctionnelle
Sur la stimulation des systèmes sensoriels pour améliorer les capacités perceptives

Sur sa participation à des activités où interagissent la personne, l’environnement et la tâche

Explication

Les approches orientées sur la performance favorisent la participation à des activités impliquant les interactions entre le sujet, l’environnement et la tâche. L’entraînement de la kinesthésie relève plutôt des traitements orientés sur les processus.

27. Comment les conceptions de Liliane Lurçat et de Marie-Thérèse Zerbato-Poudou se distinguent-elles au sujet du dessin et de l’écriture ?

Lurçat assimile le dessin et l’écriture, tandis que Zerbato-Poudou considère le graphisme comme une étape préalable aux deux
Lurçat voit le dessin comme une préparation à l’écriture, tandis que Zerbato-Poudou distingue trois activités graphiques complémentaires aux finalités différentes
Lurçat distingue trois activités graphiques aux finalités différentes, tandis que Zerbato-Poudou considère le dessin comme une préparation à l’écriture
Lurçat traite le dessin comme une activité distincte de l’écriture, tandis que Zerbato-Poudou réunit les trois activités dans une même finalité

Lurçat voit le dessin comme une préparation à l’écriture, tandis que Zerbato-Poudou distingue trois activités graphiques complémentaires aux finalités différentes

Explication

Pour Lurçat, le dessin prépare à l’apprentissage de l’écriture, alors que Zerbato-Poudou distingue graphisme, écriture et dessin comme activités complémentaires aux finalités distinctes. L’attribution inverse ces deux conceptions.

28. Une enfant commence à maîtriser son tracé entre 5 et 6 ans. À quel stade du développement graphique décrit par Lurçat cette évolution correspond-elle ?

Au stade du gribouillage et de l’apparition des premières formes
Au stade de la maîtrise du tracé
À la phase pré-calligraphique de l’apprentissage de l’écriture
Au stade de la conscience de la forme

Au stade de la maîtrise du tracé

Explication

Lurçat situe la maîtrise du tracé vers 5–6 ans, après le gribouillage et la conscience de la forme. La phase pré-calligraphique désigne une étape de l’apprentissage de l’écriture, et non l’un des trois stades du graphisme.

29. Quelle conception de l’écriture est associée à De Ajuriaguerra ?

Une activité qui associe graphisme et langage et dépend de l’évolution motrice, de la coordination fine, de l’espace et de la langue
Une activité langagière dont la réalisation dépend surtout de la maîtrise des règles orthographiques
Une habileté motrice qui s’acquiert par copie avant que la connaissance de la langue n’intervienne
Une activité graphique qui dépend principalement de la perception des formes et de leur représentation mentale

Une activité qui associe graphisme et langage et dépend de l’évolution motrice, de la coordination fine, de l’espace et de la langue

Explication

De Ajuriaguerra définit l’écriture comme l’association du graphisme et du langage, dépendant notamment de l’évolution motrice, de la coordination fine, du déroulement spatial et de la connaissance de la langue. La réduire à la perception des formes laisse de côté ces autres composantes.

30. Pendant la phase pré-calligraphique, comment l’enfant apprend-il généralement à écrire entre 6 et 8 ans ?

Il apprend par copie, construit des représentations des allographes et contrôle surtout son mouvement par la vision
Il maîtrise déjà le tracé continu et s’appuie surtout sur des stratégies de contrôle postural
Il automatise les tracés par anticipation motrice et vérifie principalement la forme après leur réalisation
Il apprend par dictée, construit des représentations auditives des lettres et écrit sans interruptions fréquentes

Il apprend par copie, construit des représentations des allographes et contrôle surtout son mouvement par la vision

Explication

Entre 6 et 8 ans, l’enfant apprend par copie, construit des représentations visuelles puis motrices des allographes et s’appuie surtout sur la rétroaction visuelle, avec une écriture lente et des pauses fréquentes. L’automatisation par anticipation caractérise une évolution ultérieure du contrôle de l’écriture.

31. Quelle distinction permet de différencier l’agraphie de la dysgraphie développementale ?

L’agraphie désigne une difficulté d’écriture pendant l’apprentissage, tandis que la dysgraphie développementale survient après un accident neurologique.
L’agraphie apparaît généralement après un accident neurologique chez l’adulte, tandis que la dysgraphie développementale concerne l’apprentissage de l’écriture.
L’agraphie est liée à un trouble intellectuel, tandis que la dysgraphie développementale est liée à un déficit neurologique acquis.
L’agraphie concerne principalement la vitesse d’écriture, tandis que la dysgraphie développementale concerne principalement l’orthographe.

L’agraphie apparaît généralement après un accident neurologique chez l’adulte, tandis que la dysgraphie développementale concerne l’apprentissage de l’écriture.

Explication

L’agraphie est une atteinte acquise, généralement liée à un accident neurologique et observée surtout chez l’adulte, alors que la dysgraphie développementale relève des difficultés d’écriture au cours du développement. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux trajectoires.

32. À quel moment peut-on commencer à évoquer une dysgraphie chez un enfant ?

Au début de l’apprentissage de la lecture, si l’enfant confond les sons et les lettres.
À la fin des apprentissages graphiques, lorsque les difficultés persistent malgré leur acquisition.
Après l’entrée au collège, lorsque la prise de notes devient plus exigeante.
Dès les premières semaines d’enseignement de l’écriture, lorsque les lettres sont encore hésitantes.

À la fin des apprentissages graphiques, lorsque les difficultés persistent malgré leur acquisition.

Explication

La dysgraphie ne peut être évoquée qu’à la fin des apprentissages graphiques, lorsque l’enfant a eu le temps de développer les compétences d’écriture attendues. Des hésitations au début de l’enseignement ne suffisent donc pas à la caractériser.

33. Dans la définition de De Ajuriaguerra, quelle situation caractérise un enfant dysgraphique ?

Une écriture lente accompagnée d’un déficit intellectuel qui explique les difficultés rencontrées en classe.
Une écriture trop illisible ou lente pour la scolarité, sans déficit neurologique important ni déficit intellectuel explicatif.
Une écriture irrégulière expliquée par une atteinte neurologique importante, même si elle ne gêne pas la scolarité.
Une écriture peu soignée due à un manque d’entraînement, sans retentissement sur les activités scolaires.

Une écriture trop illisible ou lente pour la scolarité, sans déficit neurologique important ni déficit intellectuel explicatif.

Explication

La définition associe une qualité d’écriture déficiente, une illisibilité ou une lenteur gênant la scolarité, et l’absence de déficit neurologique important ou de déficit intellectuel explicatif. Une atteinte neurologique importante correspondrait à une autre explication des difficultés.

34. Lorsqu’on analyse les composantes fonctionnelles de l’écriture selon le modèle d’Ellis, quels systèmes distingue-t-on ?

Le système graphémique, le système allographique et le système graphomoteur.
Le système postural, le système vestibulaire et le système proprioceptif.
Le système visuel, le système attentionnel et le système mnésique.
Le système phonologique, le système lexical et le système syntaxique.

Le système graphémique, le système allographique et le système graphomoteur.

Explication

Le modèle d’Ellis distingue les systèmes graphémique, allographique et graphomoteur comme trois composantes fonctionnelles de l’écriture. Les systèmes phonologique, lexical et syntaxique renvoient plutôt à des composantes du langage écrit.

35. Quel ensemble de manifestations est compatible avec une dysgraphie ?

Un geste d’écriture saccadé, une écriture irrégulière, une lenteur excessive et une fatigabilité.
Une lecture hésitante, une confusion des sons, une compréhension orale faible et une fatigabilité.
Une difficulté de calcul, une impulsivité, une agitation motrice et une mémoire verbale réduite.
Une perte soudaine de la parole, une désorientation spatiale, une faiblesse musculaire et des céphalées.

Un geste d’écriture saccadé, une écriture irrégulière, une lenteur excessive et une fatigabilité.

Explication

La dysgraphie peut se manifester par un mouvement heurté ou saccadé, une écriture irrégulière, une lenteur excessive et une fatigabilité, entre autres signes. Les difficultés de lecture et de compréhension orale relèvent d’autres domaines et ne constituent pas cet ensemble de signes graphiques.

36. Lorsqu’une dysgraphie est repérée, quelle relation avec d’autres troubles neurodéveloppementaux faut-il prendre en compte ?

Elle coexiste souvent avec des troubles comme le TDC, la dyslexie, le TSA ou le TDA/H.
Elle est généralement considérée comme un trouble autonome, sans association fréquente avec d’autres difficultés.
Elle est fréquemment associée à des troubles du sommeil, mais rarement à des difficultés de langage ou de coordination.
Elle accompagne surtout des troubles de la vision, sans lien notable avec les troubles neurodéveloppementaux.

Elle coexiste souvent avec des troubles comme le TDC, la dyslexie, le TSA ou le TDA/H.

Explication

La dysgraphie est rarement considérée comme autonome et coexiste souvent avec des troubles neurodéveloppementaux, notamment le TDC, la dyslexie, le TSA, le trouble spécifique du langage oral et le TDA/H. La présenter comme généralement isolée néglige ces associations fréquentes.

37. Quelle comparaison décrit la fréquence des troubles de l’écriture chez les enfants avec un TDC et chez les enfants au développement typique ?

Plus de 80 % chez les enfants avec un TDC, contre environ 15 % chez les enfants au développement typique.
Plus de 80 % dans les deux groupes, avec une fréquence comparable chez les enfants avec ou sans TDC.
Environ 15 % chez les enfants avec un TDC, contre plus de 80 % chez les enfants au développement typique.
Environ la moitié dans les deux groupes, avec une fréquence comparable chez les enfants avec ou sans TDC.

Plus de 80 % chez les enfants avec un TDC, contre environ 15 % chez les enfants au développement typique.

Explication

Les troubles de l’écriture concernent plus de 80 % des enfants avec un TDC, contre environ 15 % des enfants au développement typique. L’inversion de ces proportions est une confusion plausible, mais elle ne correspond pas aux fréquences rapportées.

38. Comment la présence de troubles associés doit-elle influencer le projet thérapeutique d’un enfant dysgraphique ?

Elle doit être prise en compte, car elle peut aggraver le pronostic et compliquer les soins et les aménagements.
Elle invite à conserver un projet identique, puisque les troubles associés ne modifient pas les aménagements.
Elle permet de prévoir une évolution plus favorable en concentrant les soins sur la dysgraphie seule.
Elle conduit à écarter le travail sur l’écriture au profit d’une prise en charge d’un autre trouble.

Elle doit être prise en compte, car elle peut aggraver le pronostic et compliquer les soins et les aménagements.

Explication

Les troubles associés peuvent aggraver le pronostic et rendre plus complexe la mise en place de soins et d’aménagements adaptés ; ils doivent donc être intégrés au projet thérapeutique. Maintenir un projet inchangé ne tient pas compte de ces effets sur les besoins de l’enfant.

39. Quels éléments sont examinés lors de l’évaluation spécifique de la dysgraphie ?

La compréhension orale, les résultats en calcul et la mémoire de travail, évalués par des épreuves scolaires.
La vitesse de lecture, l’orthographe et la rédaction, évaluées uniquement à partir de productions écrites.
Le comportement pendant l’écriture, la trace produite et le mouvement, qui peut être enregistré sur tablette digitale.
La posture au repos, la vision de près et la force de préhension, mesurées par un examen médical général.

Le comportement pendant l’écriture, la trace produite et le mouvement, qui peut être enregistré sur tablette digitale.

Explication

L’évaluation spécifique porte sur le comportement pendant l’écriture, la trace produite et l’analyse du mouvement, notamment au moyen d’un enregistrement sur tablette digitale. L’évaluation ne se limite donc pas aux productions écrites, contrairement à une approche centrée uniquement sur l’orthographe ou la rédaction.

40. Quels volets doivent être réunis dans un bilan psychomoteur de la dysgraphie ?

Une épreuve de lecture, un entretien scolaire et un examen de la seule motricité fine de la main.
Un examen pédiatrique, une anamnèse complète et un examen psychomoteur de la sévérité et de l’organisation générale.
Un entretien familial, une mesure de la vitesse de copie et une évaluation de la seule tenue du crayon.
Un examen ophtalmologique, une épreuve de dictée et une observation de la posture pendant la marche.

Un examen pédiatrique, une anamnèse complète et un examen psychomoteur de la sévérité et de l’organisation générale.

Explication

Le bilan psychomoteur associe un examen pédiatrique, une anamnèse complète et un examen psychomoteur évaluant la sévérité du trouble ainsi que l’organisation psychomotrice générale. Se limiter à la motricité fine de la main laisserait de côté l’évaluation globale prévue.

41. Quel critère aide à distinguer une dysgraphie développementale d’une difficulté d’écriture secondaire à une anomalie ?

La dysgraphie développementale se définit par un niveau d’écriture conforme aux attentes à la fin de l’apprentissage.
La dysgraphie développementale est établie dès qu’une anomalie neurologique explique la difficulté d’écriture.
La dysgraphie développementale ne résulte pas d’une anomalie neurologique ou ophtalmologique, comme une amblyopie.
La dysgraphie développementale suppose une difficulté limitée à l’orthographe, sans retentissement sur l’écriture manuscrite.

La dysgraphie développementale ne résulte pas d’une anomalie neurologique ou ophtalmologique, comme une amblyopie.

Explication

La dysgraphie développementale correspond à un niveau d’écriture très inférieur aux attentes à la fin de l’apprentissage, sans être la conséquence d’une anomalie neurologique ou ophtalmologique. Une difficulté expliquée par une telle anomalie est secondaire à celle-ci plutôt que développementale.

42. Un élève ne progresse plus malgré la prise en charge et atteint un plateau : quelle adaptation peut être envisagée ?

Introduire une aide numérique avec l’accompagnement d’un professionnel formé, tout en individualisant les autres soutiens.
Remplacer les aménagements scolaires par des exercices écrits plus longs, sans modifier la prise en charge.
Imposer l’outil numérique à tous les élèves dysgraphiques avant d’envisager des adaptations scolaires.
Suspendre le soutien psychoaffectif et l’accompagnement de l’entourage pour concentrer l’intervention sur l’écriture.

Introduire une aide numérique avec l’accompagnement d’un professionnel formé, tout en individualisant les autres soutiens.

Explication

Une aide numérique peut être introduite par un professionnel formé lorsqu’il n’y a pas de progression ou qu’un effet plafond apparaît, dans le cadre d’une prise en charge individualisée. Elle ne remplace pas automatiquement les autres soutiens, tels que l’accompagnement de l’entourage ou les aménagements scolaires.

43. Un enfant utilise spontanément davantage sa main droite, vise surtout avec son œil droit et préfère son pied gauche. Quelle notion décrit ces asymétries corporelles observées ?

La latéralité, qui caractérise la prévalence d’un élément corporel sur son homologue dans les conduites
La latéralisation, qui décrit la mise en place progressive d’une dominance entre les hémisphères cérébraux
L’organisation motrice, qui désigne la coordination des mouvements des membres dans une tâche donnée
La dominance manuelle, qui correspond à une préférence uniforme pour la même main dans toutes les activités

La latéralité, qui caractérise la prévalence d’un élément corporel sur son homologue dans les conduites

Explication

La latéralité désigne les asymétries corporelles, notamment celles de la main, de l’œil ou du pied, telles qu’elles apparaissent dans les conduites. La latéralisation renvoie plutôt au processus cérébral progressif qui organise une dominance fonctionnelle.

44. Quelle distinction permet de différencier la latéralité de la latéralisation ?

La latéralité décrit une dominance corporelle observée, tandis que la latéralisation désigne le processus d’organisation asymétrique en développement
La latéralité correspond à l’habileté égale des deux côtés, tandis que la latéralisation décrit une préférence variant selon les tâches
La latéralité décrit l’organisation des hémisphères, tandis que la latéralisation désigne la préférence manuelle observée dans les activités
La latéralité concerne les facteurs du milieu humain, tandis que la latéralisation concerne les facteurs génétiques et hormonaux

La latéralité décrit une dominance corporelle observée, tandis que la latéralisation désigne le processus d’organisation asymétrique en développement

Explication

La latéralité désigne une dominance corporelle constatable, alors que la latéralisation correspond à la mise en place progressive d’une organisation asymétrique des fonctions cérébrales. La préférence manuelle observée relève de la latéralité et ne définit pas à elle seule le processus de latéralisation.

45. Pourquoi la dominance manuelle constitue-t-elle un repère important dans le développement de la latéralité ?

Elle indique principalement l’influence des traditions et des objets placés dans l’environnement de l’enfant
Elle représente une expression majeure de la latéralisation, influencée par plusieurs facteurs du développement
Elle permet de déterminer à elle seule la maturation des deux hémisphères cérébraux
Elle constitue une mesure directe de la dominance oculaire et du membre inférieur à tous les âges

Elle représente une expression majeure de la latéralisation, influencée par plusieurs facteurs du développement

Explication

La dominance manuelle est une manifestation majeure du processus de latéralisation, lequel peut dépendre de facteurs variés. Elle ne suffit pas à déterminer à elle seule la maturation cérébrale, car d’autres influences participent au développement.

46. Que peut-on généralement observer vers 2–3 ans concernant les dominances corporelles ?

La dominance manuelle est stable chez la plupart des enfants, tandis que les dominances oculaire et du pied restent variables
Les trois dominances sont stables, mais l’enfant ne peut pas encore distinguer sa droite de sa gauche
Les dominances oculaire et du membre inférieur sont stables, tandis que la dominance manuelle est stabilisée chez une minorité
Les dominances sont encore variables, mais l’enfant situe déjà la droite et la gauche sur une autre personne

Les dominances oculaire et du membre inférieur sont stables, tandis que la dominance manuelle est stabilisée chez une minorité

Explication

Vers 2–3 ans, les dominances oculaire et du membre inférieur sont stables, mais la dominance manuelle n’est stabilisée que chez une minorité d’enfants. La stabilisation manuelle concerne davantage d’enfants plus tard, notamment autour de 6 ans.

47. Un enfant de 6 ans a multiplié les expériences motrices et commence à distinguer sa droite de sa gauche sur lui-même. Quel repère développemental correspond à cette situation ?

Les dominances oculaire et du membre inférieur deviennent stables, tandis que la dominance manuelle ne se stabilise que rarement
Les dominances sont fixées et l’enfant distingue la droite et la gauche sur une personne qui lui fait face
La dominance manuelle reste variable chez tous les enfants et l’orientation droite-gauche sur soi n’est pas encore acquise
La dominance manuelle se stabilise en règle générale chez de nombreux enfants et l’orientation droite-gauche sur soi devient possible

La dominance manuelle se stabilise en règle générale chez de nombreux enfants et l’orientation droite-gauche sur soi devient possible

Explication

À 6 ans, les expériences variées et répétées contribuent généralement à la stabilisation de la dominance manuelle, et l’enfant peut s’orienter à droite et à gauche sur lui-même. La différenciation droite-gauche sur autrui apparaît vers 7–8 ans.

48. Un enfant de 7–8 ans doit indiquer la droite d’une personne d’abord placée à côté de lui, puis face à lui. Quelle évolution est attendue à cet âge ?

La dominance manuelle varie encore selon les activités et l’enfant ne repère la droite que sur une personne à côté de lui
La dominance manuelle commence à se stabiliser et l’enfant s’oriente principalement sur son propre corps
Les dominances sont fixées et l’enfant apprend à repérer la droite et la gauche sur autrui dans ces deux positions
Les dominances oculaire et du membre inférieur se stabilisent, tandis que la main préférée demeure souvent incertaine

Les dominances sont fixées et l’enfant apprend à repérer la droite et la gauche sur autrui dans ces deux positions

Explication

Vers 7–8 ans, les dominances sont fixées et l’enfant situe la droite et la gauche sur autrui, d’abord lorsque la personne est à côté de lui, puis lorsqu’elle lui fait face. L’orientation sur soi-même est un repère attendu plus tôt, autour de 6 ans.

49. Un examen révèle une dominance de tonicité d’un côté, alors que les manipulations quotidiennes montrent une préférence pour l’autre côté. Quelle notion décrit ce décalage ?

Le retard de latéralisation, qui correspond à une préférence manuelle encore instable après l’âge attendu
La dysharmonie de la dominance, qui oppose la main la plus performante à la main préférée
La latéralité de nécessité, qui résulte d’une contrainte externe limitant le choix de la main
La latéralité discordante, qui met en inadéquation la latéralité neurologique et la latéralité d’utilisation

La latéralité discordante, qui met en inadéquation la latéralité neurologique et la latéralité d’utilisation

Explication

La latéralité discordante désigne l’inadéquation entre la latéralité neurologique, appréciée par les dominances de tonicité, et la latéralité d’utilisation, observée dans les manipulations quotidiennes. La dysharmonie de la dominance concerne plutôt un décalage entre la préférence et la performance.

50. À 7 ans et demi, un enfant n’a pas encore de préférence manuelle stable. Quel repère permet de qualifier cette situation de retard du processus de latéralisation ?

Une difficulté à situer la droite et la gauche sur autrui avant l’âge de 7 ans
Une préférence manuelle instable qui persiste au-delà de 7 ans
Une dominance manuelle non stabilisée qui est observée chez une minorité d’enfants vers 2–3 ans
Une préférence manuelle variable à 5 ans, période où elle peut être fixée chez certains enfants

Une préférence manuelle instable qui persiste au-delà de 7 ans

Explication

Un retard du processus de latéralisation correspond notamment à une préférence manuelle encore instable au-delà de 7 ans. Une préférence variable à 5 ans reste compatible avec une période où les profils des enfants peuvent différer.

51. Une personne écrit de la main droite, mais obtient de meilleures performances avec la main gauche. Quel phénomène cette dissociation illustre-t-elle ?

Une dysharmonie de la dominance, caractérisée par un paradoxe entre la main préférée et la main la plus performante
Une latéralité discordante, caractérisée par un décalage entre les dominances de tonicité et les usages quotidiens
Une ambilatéralité, caractérisée par le choix d’une main différente selon le type de tâche
Une latéralité de nécessité, caractérisée par une préférence déterminée par une contrainte externe

Une dysharmonie de la dominance, caractérisée par un paradoxe entre la main préférée et la main la plus performante

Explication

La dysharmonie de la dominance correspond à un paradoxe entre la préférence et la performance, comme lorsqu’une personne privilégie une main moins performante. L’ambilatéralité renvoie à une préférence qui varie selon les tâches, et non à l’écart entre préférence et performance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Dyspraxies, dysgraphie et latéralité.

Quelles formes peut prendre l’analyse des troubles moteurs ?

Théorique, étiologique, sémiologique ou diagnostique.

Quelles lois organisent le développement moteur selon les approches maturationnistes ?

Les lois céphalo-caudale, proximodistale et dorsoventrale.

Selon Paoletti, comment se définit la coordination motrice ?

La mise en jeu ordonnée et l’enchaînement harmonieux des mouvements grâce à l’association cohérente des participations toniques musculaires.

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