QCM : ECG normal et principales anomalies — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les intervalles de conduction et de repolarisation d’un ECG normal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’intervalle PR normal mesure de 120 à 200 ms.
Un QTc normal est compris entre 340 et 440 ms.
Un QRS normal mesure au maximum 100 ms.
Un QTc égal ou supérieur à 480 ms reste considéré comme normal.
Un intervalle PR normal s’étend de 80 à 120 ms.

L’intervalle PR normal mesure de 120 à 200 ms. · Un QTc normal est compris entre 340 et 440 ms. · Un QRS normal mesure au maximum 100 ms.

Explication

Un ECG normal a un intervalle PR de 120 à 200 ms et un QRS inférieur ou égal à 100 ms. Un QTc égal ou supérieur à 480 ms est considéré comme long, et non normal.

2. Les signes électriques évocateurs d’une hypertrophie atriale gauche comprennent :

Une composante négative en V1 supérieure à 40 ms.
Une onde P dépassant 2,5 mm en DII.
Une onde P ample et pointue dépassant 2 mm en V1-V2.
Une onde P d’une durée supérieure ou égale à 120 ms.
Une augmentation prédominante de la durée de l’onde P.

Une composante négative en V1 supérieure à 40 ms. · Une onde P d’une durée supérieure ou égale à 120 ms. · Une augmentation prédominante de la durée de l’onde P.

Explication

L’hypertrophie atriale gauche se caractérise par une onde P prolongée, retenue en pratique à partir de 120 ms, avec une composante négative en V1 supérieure à 40 ms. Le seuil d’amplitude élevé en DII appartient à l’hypertrophie atriale droite.

3. Concernant les blocs de branche complets et incomplets, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un bloc de branche gauche complet montre un aspect QS ou rS en V1-V2.
Un bloc de branche droit complet montre un aspect RsR’ en V1-V2.
Un bloc de branche gauche complet conserve une onde q en DI, V5 et V6.
Un bloc de branche complet présente un QRS supérieur à 120ms120\,\text{ms}.
Un bloc de branche incomplet présente un QRS compris entre 100100 et 120ms120\,\text{ms}.

Un bloc de branche gauche complet montre un aspect QS ou rS en V1-V2. · Un bloc de branche droit complet montre un aspect RsR’ en V1-V2. · Un bloc de branche complet présente un QRS supérieur à $$120\,\text{ms}$$. · Un bloc de branche incomplet présente un QRS compris entre $$100$$ et $$120\,\text{ms}$$.

Explication

Le bloc de branche complet correspond à un QRS supérieur à 120ms120\,\text{ms}, tandis que la forme incomplète se situe entre 100100 et 120ms120\,\text{ms}. Le bloc droit associe l’aspect RsR’ en V1-V2 et une onde S élargie dans les dérivations latérales, alors que le bloc gauche présente un aspect QS ou rS en V1-V2, une perte de q et un aspect rR’.

4. Parmi les propositions suivantes concernant le bloc de branche droit complet, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une onde S élargie apparaît dans DI, V5 et V6.
Le QRS mesure plus de 120ms120\,\text{ms} dans le bloc droit complet.
L’aspect RsR’ est observé en V1-V2 dans le bloc droit complet.
La perte de q en DI, V5 et V6 caractérise le bloc droit complet.
Le bloc droit complet donne un aspect négatif en V1-V2.

Une onde S élargie apparaît dans DI, V5 et V6. · Le QRS mesure plus de $$120\,\text{ms}$$ dans le bloc droit complet. · L’aspect RsR’ est observé en V1-V2 dans le bloc droit complet.

Explication

Le bloc de branche droit complet associe un QRS supérieur à 120ms120\,\text{ms}, un aspect RsR’ en V1-V2 et une onde S élargie dans DI, V5 et V6. L’aspect positif en V1-V2 correspond au bloc droit, tandis que le bloc gauche y est habituellement négatif.

5. Les caractéristiques électrocardiographiques de l’hémibloc antérieur gauche comprennent :

Un aspect rS dans les dérivations DII, DIII et aVF.
Un aspect rS principalement observé en DI et aVL.
Un aspect qR dans les dérivations DI et aVL.
Un QRS inférieur à 120ms120\,\text{ms}.
Une déviation axiale gauche au-delà de 45-45^\circ.

Un aspect rS dans les dérivations DII, DIII et aVF. · Un aspect qR dans les dérivations DI et aVL. · Un QRS inférieur à $$120\,\text{ms}$$. · Une déviation axiale gauche au-delà de $$-45^\circ$$.

Explication

L’hémibloc antérieur gauche entraîne une déviation axiale gauche au-delà de 45-45^\circ, avec un aspect qR en DI-aVL et rS dans les dérivations inférieures. Le QRS reste inférieur à 120ms120\,\text{ms}, ce qui le distingue d’un bloc de branche complet.

6. Concernant les blocs atrioventriculaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le Mobitz 1 associe un allongement progressif du PR à une onde P bloquée.
Un BAV du premier degré comporte un intervalle PR supérieur à 200ms200\,\text{ms}.
Le BAV complet associe une dissociation atrioventriculaire à un rythme d’échappement.
Le Mobitz 2 comporte une onde P bloquée sans allongement progressif préalable.
Un BAV du premier degré ne comporte pas d’onde P bloquée.

Le Mobitz 1 associe un allongement progressif du PR à une onde P bloquée. · Un BAV du premier degré comporte un intervalle PR supérieur à $$200\,\text{ms}$$. · Le BAV complet associe une dissociation atrioventriculaire à un rythme d’échappement. · Le Mobitz 2 comporte une onde P bloquée sans allongement progressif préalable. · Un BAV du premier degré ne comporte pas d’onde P bloquée.

Explication

Le BAV du premier degré est défini par un intervalle PR supérieur à 200ms200\,\text{ms}, sans onde P bloquée. Le Mobitz 1 comporte un allongement progressif du PR avant une onde P bloquée, tandis que le Mobitz 2 présente une onde P bloquée sans allongement progressif préalable. Le BAV complet associe dissociation atrioventriculaire, absence d’onde P conduite et rythme d’échappement.

7. Parmi les propositions suivantes concernant les blocs atrioventriculaires du deuxième degré, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Mobitz 1 se définit par une onde P bloquée sans modification préalable du PR.
Le BAV complet conserve une conduction atrioventriculaire régulière.
Le Mobitz 2 comporte une onde P bloquée sans allongement progressif préalable.
Le BAV du premier degré comporte une onde P bloquée après allongement du PR.
Le Mobitz 1 comporte un allongement progressif du PR.

Le Mobitz 2 comporte une onde P bloquée sans allongement progressif préalable. · Le Mobitz 1 comporte un allongement progressif du PR.

Explication

Le Mobitz 1 se caractérise par un allongement progressif du PR suivi d’une onde P bloquée. Le Mobitz 2 comporte une onde P bloquée sans allongement progressif préalable et le BAV complet associe une dissociation atrioventriculaire à un rythme d’échappement.

8. Concernant le BAV 2:1, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une onde P sur trois est bloquée dans un BAV 2:1.
Les intervalles PR des ondes conduites restent stables.
Le tracé permet à lui seul de distinguer un Mobitz 1 d’un Mobitz 2.
Le BAV 2:1 correspond à une conduction de chaque onde P.
Une onde P sur deux est bloquée dans un BAV 2:1.

Les intervalles PR des ondes conduites restent stables. · Une onde P sur deux est bloquée dans un BAV 2:1.

Explication

Dans un BAV 2:1, une onde P sur deux est bloquée et les intervalles PR des ondes conduites restent stables. Ce tracé ne permet pas, à lui seul, de distinguer un Mobitz 1 d’un Mobitz 2; il ne correspond pas non plus à une conduction en 1:1.

9. Les éléments du BAV complet comprennent :

L’absence d’onde P conduite vers les ventricules.
Une dissociation entre les activités atriale et ventriculaire.
Une conduction atrioventriculaire en rapport fixe 2:1.
Un intervalle PR prolongé avec toutes les ondes P conduites.
Un rythme d’échappement jonctionnel ou ventriculaire.

L’absence d’onde P conduite vers les ventricules. · Une dissociation entre les activités atriale et ventriculaire. · Un rythme d’échappement jonctionnel ou ventriculaire.

Explication

Le BAV complet associe une dissociation atrioventriculaire, aucune onde P conduite et un rythme d’échappement pouvant être jonctionnel ou ventriculaire. Une conduction atrioventriculaire conservée ou un simple allongement du PR ne définit donc pas ce degré de bloc.

10. Concernant la dysfonction sinusale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une bradycardie physiologique est adaptée aux besoins de l’organisme.
Des pauses sinusales supérieures à 3s3\,\text{s} peuvent la caractériser.
Une bradycardie sinusale inférieure à 60bpm60\,\text{bpm} peut entrer dans sa définition.
Elle correspond à une bradycardie inadaptée aux besoins physiologiques.
La dysfonction sinusale se définit par une bradycardie adaptée à l’effort.

Une bradycardie physiologique est adaptée aux besoins de l’organisme. · Des pauses sinusales supérieures à $$3\,\text{s}$$ peuvent la caractériser. · Une bradycardie sinusale inférieure à $$60\,\text{bpm}$$ peut entrer dans sa définition. · Elle correspond à une bradycardie inadaptée aux besoins physiologiques.

Explication

La dysfonction sinusale correspond à une bradycardie inadaptée aux besoins physiologiques, avec une bradycardie sinusale inférieure à 60bpm60\,\text{bpm} ou des pauses supérieures à 3s3\,\text{s}. Une bradycardie physiologique est, au contraire, adaptée aux besoins de l’organisme.

11. Les caractéristiques du syndrome brady-tachy comprennent :

Une alternance entre tachycardie ventriculaire et bloc de branche.
Une absence de pause sinusale après la réduction d’une arythmie atriale.
La survenue possible de pauses sinusales après réduction de l’arythmie.
Une bradycardie sinusale permanente sans épisode d’arythmie atriale.
Une alternance entre arythmie atriale et dysfonction sinusale.

La survenue possible de pauses sinusales après réduction de l’arythmie. · Une alternance entre arythmie atriale et dysfonction sinusale.

Explication

Le syndrome brady-tachy alterne des épisodes d’arythmie atriale et de dysfonction sinusale. Des pauses sinusales peuvent apparaître après la réduction de l’arythmie, mais le mécanisme ne se limite pas à une bradycardie permanente.

12. Concernant les tachycardies supraventriculaires :

La tachycardie jonctionnelle présente habituellement un rythme régulier.
La tachycardie sinusale peut être déclenchée par un effort ou un stress aigu.
La tachycardie jonctionnelle commence et cesse progressivement lors d'un effort.
La tachycardie sinusale débute progressivement et sa fréquence peut fluctuer.
La tachycardie jonctionnelle présente souvent des ondes P rétrogrades positives inférieures.

La tachycardie jonctionnelle présente habituellement un rythme régulier. · La tachycardie sinusale peut être déclenchée par un effort ou un stress aigu. · La tachycardie sinusale débute progressivement et sa fréquence peut fluctuer.

Explication

La tachycardie sinusale est liée à un facteur déclenchant et évolue progressivement, avec une fréquence fluctuante. La tachycardie jonctionnelle est régulière, débute et cesse brutalement, et présente souvent des ondes P rétrogrades négatives dans les dérivations inférieures.

13. Parmi les facteurs associés à une tachycardie sinusale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un effort physique peut déclencher une tachycardie sinusale.
Une hypovolémie peut favoriser une tachycardie sinusale.
Une embolie pulmonaire peut être associée à une tachycardie sinusale.
Une tachycardie sinusale survient principalement lors d'un bloc atrioventriculaire complet.
Un état septique peut provoquer une tachycardie sinusale.

Un effort physique peut déclencher une tachycardie sinusale. · Une hypovolémie peut favoriser une tachycardie sinusale. · Une embolie pulmonaire peut être associée à une tachycardie sinusale. · Un état septique peut provoquer une tachycardie sinusale.

Explication

Les facteurs déclenchants reconnus de la tachycardie sinusale comprennent l'effort, le stress, le sepsis, l'hypovolémie, l'anémie et l'embolie pulmonaire. Une tachycardie sinusale n'est donc pas caractérisée par une absence de cause identifiable ni par un mécanisme exclusivement cardiaque.

14. À propos de la tachycardie jonctionnelle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L'adénosine peut réduire transitoirement cette tachycardie.
Ses ondes P rétrogrades sont souvent positives dans les dérivations inférieures.
Son début et sa fin sont généralement brusques.
Son rapport entre activités atriale et ventriculaire est proche de 1:11:1.
Elle présente habituellement un rythme régulier.

L'adénosine peut réduire transitoirement cette tachycardie. · Son début et sa fin sont généralement brusques. · Son rapport entre activités atriale et ventriculaire est proche de $$1:1$$. · Elle présente habituellement un rythme régulier.

Explication

La tachycardie jonctionnelle est régulière, de début et de fin brusques, avec un rapport A/V à 1. Ses ondes P rétrogrades sont souvent négatives dans les dérivations inférieures, tandis que les manœuvres vagales et l'adénosine ralentissent ou réduisent ce type de tachycardie.

15. Quelles sont les réponses exactes au sujet du traitement vagal des tachycardies supraventriculaires ?

L'adénosine peut ralentir certaines tachycardies supraventriculaires.
Les manœuvres vagales accélèrent habituellement la conduction nodale atrioventriculaire.
Le massage sino-carotidien constitue une manœuvre vagale physique.
L'adénosine bloque transitoirement la conduction dans le nœud atrioventriculaire.
La manœuvre de Valsalva fait partie des manœuvres vagales physiques.

L'adénosine peut ralentir certaines tachycardies supraventriculaires. · Le massage sino-carotidien constitue une manœuvre vagale physique. · L'adénosine bloque transitoirement la conduction dans le nœud atrioventriculaire. · La manœuvre de Valsalva fait partie des manœuvres vagales physiques.

Explication

Le massage sino-carotidien et la manœuvre de Valsalva sont des manœuvres vagales physiques. Les manœuvres vagales et l'adénosine bloquent transitoirement la conduction nodale atrioventriculaire, réduisant une tachycardie jonctionnelle et ralentissant d'autres tachycardies supraventriculaires.

16. Concernant la fibrillation et le flutter atriaux :

Le flutter commun donne des ondes F en dents de scie.
La fibrillation atriale s'accompagne d'un rythme ventriculaire irrégulier.
La ligne de base peut présenter une trémulation en fibrillation atriale.
La fibrillation atriale ne montre habituellement pas d'onde P visible.
Le flutter commun comporte une activité atriale organisée autour de 300 battements par minute.

Le flutter commun donne des ondes F en dents de scie. · La fibrillation atriale s'accompagne d'un rythme ventriculaire irrégulier. · La ligne de base peut présenter une trémulation en fibrillation atriale. · La fibrillation atriale ne montre habituellement pas d'onde P visible. · Le flutter commun comporte une activité atriale organisée autour de 300 battements par minute.

Explication

La fibrillation atriale associe un rythme irrégulier, une trémulation de la ligne de base et l'absence d'onde P visible. Le flutter commun correspond au contraire à une activité atriale organisée, souvent proche de 300 battements par minute, avec des ondes F caractéristiques.

17. Au sujet du flutter atrial commun, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L'activité atriale tourne autour de l'anneau tricuspide.
Les ondes F sont généralement absentes du tracé électrocardiographique.
Les ondes F sont positives en V1 et négatives dans les dérivations inférieures.
La fréquence atriale est proche de 300 battements par minute.
Une conduction en 2:12:1 peut produire une fréquence ventriculaire proche de 150 battements par minute.

L'activité atriale tourne autour de l'anneau tricuspide. · Les ondes F sont positives en V1 et négatives dans les dérivations inférieures. · La fréquence atriale est proche de 300 battements par minute. · Une conduction en $$2:1$$ peut produire une fréquence ventriculaire proche de 150 battements par minute.

Explication

Le flutter commun correspond à une activité atriale organisée autour de l'anneau tricuspide, proche de 300 battements par minute. Une conduction en 2:1 donne une fréquence ventriculaire proche de 150 battements par minute et s'accompagne d'ondes F en dents de scie.

18. Concernant les caractéristiques électrocardiographiques du flutter commun, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les ondes F sont généralement négatives dans les dérivations inférieures.
Les ondes F ont habituellement un aspect en dents de scie.
Les ondes F sont généralement positives en V1.
Le flutter commun se caractérise par une ligne de base sans activité atriale organisée.
Les ondes F sont habituellement négatives en V1.

Les ondes F sont généralement négatives dans les dérivations inférieures. · Les ondes F ont habituellement un aspect en dents de scie. · Les ondes F sont généralement positives en V1.

Explication

Le flutter commun produit des ondes F en dents de scie, positives en V1 et négatives dans les dérivations inférieures. Une fibrillation atriale peut exceptionnellement avoir un rythme ventriculaire régulier dans certaines situations particulières, mais cela ne définit pas le flutter commun.

19. Concernant les extrasystoles et les tachycardies à QRS larges :

La dissociation atrioventriculaire constitue un signe pathognomonique de tachycardie ventriculaire.
Une extrasystole correspond à une dépolarisation prématurée.
Une tachycardie à QRS larges doit être considérée comme supraventriculaire avant toute autre hypothèse.
Une extrasystole peut être d'origine atriale, jonctionnelle ou ventriculaire.
Une tachycardie à QRS de durée supérieure à 120 ms doit être considérée comme ventriculaire.

La dissociation atrioventriculaire constitue un signe pathognomonique de tachycardie ventriculaire. · Une extrasystole correspond à une dépolarisation prématurée. · Une extrasystole peut être d'origine atriale, jonctionnelle ou ventriculaire. · Une tachycardie à QRS de durée supérieure à 120 ms doit être considérée comme ventriculaire.

Explication

Une extrasystole est une dépolarisation prématurée pouvant être atriale, jonctionnelle ou ventriculaire. Une tachycardie à QRS larges, dont la durée dépasse 120 ms, doit être considérée comme ventriculaire jusqu'à preuve du contraire, et la dissociation atrioventriculaire ainsi que les complexes de capture ou de fusion sont des signes pathognomoniques.

20. Parmi les signes et définitions concernant les rythmes ventriculaires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La dissociation atrioventriculaire est un signe pathognomonique de tachycardie ventriculaire.
Un complexe de capture peut orienter vers une tachycardie ventriculaire.
La fibrillation ventriculaire nécessite une défibrillation urgente.
La fibrillation ventriculaire conserve des complexes ventriculaires organisés et réguliers.
Une extrasystole correspond à une dépolarisation survenant avant le moment attendu.

La dissociation atrioventriculaire est un signe pathognomonique de tachycardie ventriculaire. · Un complexe de capture peut orienter vers une tachycardie ventriculaire. · La fibrillation ventriculaire nécessite une défibrillation urgente. · Une extrasystole correspond à une dépolarisation survenant avant le moment attendu.

Explication

La dissociation atrioventriculaire et les complexes de capture ou de fusion sont des signes pathognomoniques de tachycardie ventriculaire. Une extrasystole est prématurée, tandis que la fibrillation ventriculaire est anarchique, polymorphe et responsable d'un arrêt cardiaque nécessitant une défibrillation urgente.

21. À propos de la fibrillation ventriculaire et de la torsade de pointes :

La torsade de pointes s'accompagne d'une rotation de l'axe autour de la ligne isoélectrique.
La fibrillation ventriculaire correspond à un rythme ventriculaire anarchique et très rapide.
La fibrillation ventriculaire peut provoquer un arrêt cardiaque.
La torsade de pointes est une tachycardie ventriculaire polymorphe.
La torsade de pointes est favorisée par l'hyperkaliémie et le raccourcissement du QT.

La torsade de pointes s'accompagne d'une rotation de l'axe autour de la ligne isoélectrique. · La fibrillation ventriculaire correspond à un rythme ventriculaire anarchique et très rapide. · La fibrillation ventriculaire peut provoquer un arrêt cardiaque. · La torsade de pointes est une tachycardie ventriculaire polymorphe.

Explication

La fibrillation ventriculaire est un rythme très rapide, anarchique et polymorphe, responsable d'un arrêt cardiaque et nécessitant une défibrillation urgente. La torsade de pointes est une tachycardie ventriculaire polymorphe avec rotation de l'axe autour de la ligne isoélectrique, favorisée notamment par l'hypokaliémie, les médicaments allongeant le QT et le QT long congénital.

22. Un patient présente une tachycardie ventriculaire polymorphe avec rotation de l'axe autour de la ligne isoélectrique ; cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une hypokaliémie peut favoriser la torsade de pointes.
Les médicaments allongeant le QT peuvent favoriser cette arythmie.
Un QT long congénital peut constituer un facteur favorisant.
Une bradycardie peut contribuer à sa survenue.
La fibrillation ventriculaire est habituellement traitée par une simple manœuvre vagale.

Une hypokaliémie peut favoriser la torsade de pointes. · Les médicaments allongeant le QT peuvent favoriser cette arythmie. · Un QT long congénital peut constituer un facteur favorisant. · Une bradycardie peut contribuer à sa survenue.

Explication

La torsade de pointes est favorisée par l'hypokaliémie, les médicaments allongeant l'intervalle QT, la bradycardie et un QT long congénital. La fibrillation ventriculaire est anarchique et impose une défibrillation urgente, alors qu'une tachycardie ventriculaire conserve des complexes organisés.

23. Concernant les anomalies électrocardiographiques de l'hypokaliémie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L'hypokaliémie peut provoquer des ondes T plates ou négatives.
L'hypokaliémie peut entraîner un sous-décalage du segment ST.
L'hypokaliémie peut être associée à une onde U et à des troubles du rythme.
L'hypokaliémie provoque habituellement des ondes T amples et pointues.
L'hypokaliémie entraîne typiquement un raccourcissement du QT corrigé.

L'hypokaliémie peut provoquer des ondes T plates ou négatives. · L'hypokaliémie peut entraîner un sous-décalage du segment ST. · L'hypokaliémie peut être associée à une onde U et à des troubles du rythme.

Explication

L'hypokaliémie aplatit ou inverse les ondes T, sous-décale le ST et peut allonger le QT avec une onde U. Elle favorise également des troubles du rythme, tandis que les ondes T amples et pointues caractérisent l'hyperkaliémie.

24. Parmi les propositions suivantes concernant l'hyperkaliémie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L'hyperkaliémie donne des ondes T amples, pointues et symétriques.
L'hyperkaliémie entraîne une onde U caractéristique avec sous-décalage du ST.
L'hyperkaliémie peut favoriser un bloc auriculoventriculaire ou une dysfonction sinusale.
L'hyperkaliémie se manifeste par des ondes T plates avec un QT allongé.
L'hyperkaliémie peut prolonger l'intervalle PR et élargir les QRS.

L'hyperkaliémie donne des ondes T amples, pointues et symétriques. · L'hyperkaliémie peut favoriser un bloc auriculoventriculaire ou une dysfonction sinusale. · L'hyperkaliémie peut prolonger l'intervalle PR et élargir les QRS.

Explication

L'hyperkaliémie produit initialement des ondes T amples, pointues et symétriques, puis peut ralentir la conduction avec un PR prolongé et des QRS élargis. Elle expose aussi à un bloc auriculoventriculaire et à une dysfonction sinusale; les ondes T plates relèvent plutôt de l'hypokaliémie.

25. Les seuils de l'intervalle QT corrigé comprennent :

Un QT corrigé supérieur à 440 ms est considéré comme allongé.
La présence d'un facteur favorisant est requise pour retenir un QT long congénital.
Un QT corrigé inférieur à 440 ms définit un syndrome congénital du QT long.
Un syndrome congénital du QT long est retenu à partir de 480 ms sans facteur favorisant.
Le seuil de 480 ms concerne l'allongement simple du QT corrigé.

Un QT corrigé supérieur à 440 ms est considéré comme allongé. · Un syndrome congénital du QT long est retenu à partir de 480 ms sans facteur favorisant.

Explication

Le QT corrigé est considéré comme allongé au-delà de 440 ms. Le syndrome congénital du QT long est retenu à partir de 480 ms en l'absence de facteur favorisant; le seuil de 440 ms ne suffit donc pas à lui seul pour cette définition.

26. À propos de l'électrocardiogramme précoce de la péricardite aiguë :

Les ondes T restent positives au stade précoce de la péricardite aiguë.
Le sus-décalage de la péricardite aiguë ne s'accompagne habituellement pas d'un miroir.
Le segment ST est généralement sus-décalé de manière diffuse et concave.
Le sus-décalage péricardique est typiquement convexe dans un territoire artériel.
Le segment PQ peut être diffusément sous-décalé dans la péricardite aiguë.

Les ondes T restent positives au stade précoce de la péricardite aiguë. · Le sus-décalage de la péricardite aiguë ne s'accompagne habituellement pas d'un miroir. · Le segment ST est généralement sus-décalé de manière diffuse et concave. · Le segment PQ peut être diffusément sous-décalé dans la péricardite aiguë.

Explication

Au début d'une péricardite aiguë, le ST est diffusément sus-décalé, concave et sans miroir, avec des ondes T positives et un PQ diffusément sous-décalé. Un sus-décalage convexe territorial avec miroir évoque plutôt un syndrome coronaire aigu.

27. Quelles sont les réponses exactes au sujet de l'évolution électrique classique de la péricardite aiguë ?

Les ondes T deviennent négatives avant le retour du segment ST à l'isoélectricité.
L'évolution classique commence par un segment ST isoélectrique avec des ondes T négatives.
Les ondes T peuvent devenir plates lorsque le segment ST redevient isoélectrique.
Une normalisation progressive peut suivre la phase des ondes T négatives.
Une phase d'ondes T négatives survient après la phase d'ondes T plates.

Les ondes T peuvent devenir plates lorsque le segment ST redevient isoélectrique. · Une normalisation progressive peut suivre la phase des ondes T négatives. · Une phase d'ondes T négatives survient après la phase d'ondes T plates.

Explication

L'évolution classique comporte d'abord des ondes T plates avec un ST redevenu isoélectrique, puis des ondes T négatives, avant une normalisation progressive. Une inversion précoce des ondes T ne correspond donc pas à la séquence classique décrite.

28. Concernant le syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du ST, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le sus-décalage du ST est habituellement convexe dans au moins deux dérivations contiguës.
Le seuil diagnostique dépasse 2 mm dans les dérivations précordiales.
Le seuil diagnostique dépasse 1 mm dans les dérivations périphériques.
Les anomalies suivent généralement un territoire artériel et peuvent avoir un miroir.
Le sus-décalage est diffus, concave et dépourvu de miroir dans la plupart des cas.

Le sus-décalage du ST est habituellement convexe dans au moins deux dérivations contiguës. · Le seuil diagnostique dépasse 2 mm dans les dérivations précordiales. · Le seuil diagnostique dépasse 1 mm dans les dérivations périphériques. · Les anomalies suivent généralement un territoire artériel et peuvent avoir un miroir.

Explication

Un syndrome coronaire aigu avec sus-décalage du ST donne un sus-décalage convexe dans au moins deux dérivations contiguës. Le seuil est supérieur à 1 mm dans les dérivations périphériques et supérieur à 2 mm dans les précordiales, avec une distribution territoriale et un miroir possible.

29. Parmi les propositions suivantes concernant le syndrome coronaire aigu sans sus-décalage du ST, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L'ECG peut montrer un sous-décalage horizontal du segment ST.
Un ECG normal peut être observé dans ce contexte clinique.
Le sus-décalage convexe dans deux dérivations contiguës est requis pour le diagnostic.
Le sous-décalage peut être descendant dans plusieurs dérivations contiguës.
Un sous-décalage isolé dans une dérivation suffit à caractériser ce syndrome.

L'ECG peut montrer un sous-décalage horizontal du segment ST. · Un ECG normal peut être observé dans ce contexte clinique. · Le sous-décalage peut être descendant dans plusieurs dérivations contiguës.

Explication

Dans un syndrome coronaire aigu sans sus-décalage du ST, l'ECG peut montrer un sous-décalage horizontal ou descendant dans au moins deux dérivations contiguës. Il peut également être normal, ce qui n'exclut pas le syndrome.

30. Concernant le syndrome de Wolff-Parkinson-White, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le syndrome associe une préexcitation ventriculaire en rythme sinusal et une onde delta.
La voie accessoire antérograde est appelée faisceau de Kent.
L'intervalle PR est inférieur à 120 ms dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White.
La préexcitation ventriculaire apparaît dans ce syndrome en rythme de fibrillation atriale.
Le syndrome associe habituellement un PR prolongé à une onde epsilon.

Le syndrome associe une préexcitation ventriculaire en rythme sinusal et une onde delta. · La voie accessoire antérograde est appelée faisceau de Kent. · L'intervalle PR est inférieur à 120 ms dans le syndrome de Wolff-Parkinson-White.

Explication

Le syndrome de Wolff-Parkinson-White associe une préexcitation en rythme sinusal, un PR inférieur à 120 ms et une onde delta. La voie accessoire antérograde correspond au faisceau de Kent; un PR prolongé et une onde epsilon ne font pas partie de cette association.

31. Les caractéristiques de la stimulation cardiaque comprennent :

Un stimulateur peut entraîner l'oreillette, le ventricule ou les deux.
La stimulation atriale est particulièrement utilisée en cas de dysfonction sinusale.
La stimulation cardiaque produit un artefact visible sur l'électrocardiogramme.
La stimulation ventriculaire droite entraîne généralement des QRS larges.
La stimulation ventriculaire est principalement destinée à corriger une tachycardie sinusale.

Un stimulateur peut entraîner l'oreillette, le ventricule ou les deux. · La stimulation atriale est particulièrement utilisée en cas de dysfonction sinusale. · La stimulation cardiaque produit un artefact visible sur l'électrocardiogramme. · La stimulation ventriculaire droite entraîne généralement des QRS larges.

Explication

Un stimulateur peut entraîner l'oreillette, le ventricule ou les deux, avec un artefact de stimulation. Une stimulation ventriculaire droite produit généralement des QRS larges; la stimulation atriale est surtout associée à la dysfonction sinusale et la stimulation ventriculaire au bloc auriculoventriculaire.

32. À propos de l'enregistrement Holter, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

L'Holter enregistre l'activité électrique cardiaque sur une durée prolongée.
La durée habituelle d'un Holter est d'environ 24 heures.
L'Holter capture une période plus courte qu'un électrocardiogramme standard.
L'Holter est utile lors de malaises, syncopes ou palpitations inexpliqués.
Un enregistrement Holter peut être prolongé pendant plusieurs semaines.

L'Holter enregistre l'activité électrique cardiaque sur une durée prolongée. · La durée habituelle d'un Holter est d'environ 24 heures. · L'Holter est utile lors de malaises, syncopes ou palpitations inexpliqués. · Un enregistrement Holter peut être prolongé pendant plusieurs semaines.

Explication

L'Holter est un ECG enregistré sur une durée prolongée, le plus souvent 24 heures, parfois plusieurs semaines. Il est indiqué pour rechercher un trouble rythmique lors de malaises, syncopes ou palpitations non documentés par un ECG standard; celui-ci ne capture qu'une courte période.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 79 flashcards sur ECG normal et principales anomalies.

Quels éléments vérifie l'interprétation d'un ECG normal successivement ?

Le rythme, la fréquence, l'axe, la conduction, la repolarisation, les hypertrophies et les anomalies de QRS.

Dans quels cas la réalisation d'un ECG est-elle indiquée ?

En cas de dyspnée, palpitations, douleur thoracique, malaise ou syncope.

Pour quelles pathologies l'ECG est-il indiqué en bilan ou suivi ?

Pour les pathologies cardiaques ou non cardiaques à risque cardiovasculaire, notamment le diabète et l'hypertension artérielle.

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Consultez la fiche de révision complète sur ECG normal et principales anomalies.

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