QCM : Handicap et troubles cognitifs — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement la déficience et l’incapacité ?

La déficience est une interaction avec l’environnement, tandis que l’incapacité est une participation sociale réduite.
La déficience est une altération, tandis que l’incapacité est une difficulté à réaliser une action.
La déficience est une difficulté d’action, tandis que l’incapacité est une altération d’une fonction.
La déficience est une restriction de participation, tandis que l’incapacité est une limitation sociale.

La déficience est une altération, tandis que l’incapacité est une difficulté à réaliser une action.

Explication

La déficience désigne une altération d’une fonction, alors que l’incapacité correspond à la difficulté à accomplir une action. La restriction de participation et la limitation des interactions relèvent plutôt du handicap.

2. Comment s’enchaînent généralement déficience, incapacité et handicap ?

Une déficience peut entraîner une incapacité, qui limite ensuite les interactions avec l’environnement.
Un handicap provoque une déficience, qui transforme ensuite l’action en incapacité.
Une déficience entraîne une restriction sociale, qui provoque ensuite une altération fonctionnelle.
Une incapacité constitue une altération, qui produit ensuite une déficience dans l’environnement.

Une déficience peut entraîner une incapacité, qui limite ensuite les interactions avec l’environnement.

Explication

Une déficience peut provoquer une incapacité à réaliser une action, puis cette incapacité peut limiter les interactions avec l’environnement et constituer une situation de handicap. La restriction sociale n’est donc pas l’étape qui précède la déficience.

3. Quelle formulation correspond à la définition légale du handicap adoptée le 11 février 2005 ?

Une difficulté temporaire à accomplir une action sans conséquence sur la participation à la vie sociale.
Une limitation d’activité ou une restriction de participation sociale liée à une altération durable ou définitive.
Une maladie diagnostiquée entraînant une incapacité identique pour toutes les personnes concernées.
Une altération fonctionnelle qui existe indépendamment de l’environnement et de la participation sociale.

Une limitation d’activité ou une restriction de participation sociale liée à une altération durable ou définitive.

Explication

La loi du 11 février 2005 définit le handicap par une limitation d’activité ou une restriction de participation dans l’environnement, liée à une altération substantielle, durable ou définitive. Cette définition ne se limite ni au diagnostic ni à la difficulté d’action isolée.

4. Pourquoi est-il préférable de parler d’une personne en situation de handicap plutôt que d’une personne handicapée ?

Cette formulation signifie que les obstacles viennent principalement des caractéristiques individuelles.
Cette formulation indique que la personne présente une déficience permanente et identique.
Cette formulation met en évidence l’interaction entre la personne et son environnement.
Cette formulation réserve le terme aux personnes ayant une limitation de participation sociale.

Cette formulation met en évidence l’interaction entre la personne et son environnement.

Explication

Parler de situation de handicap souligne que les difficultés résultent de l’interaction entre la personne et son environnement. L’expression « personne handicapée » risque davantage de réduire la personne à une caractéristique.

5. Quelle conséquence découle du fait qu’une situation de handicap peut évoluer ?

L’environnement et les réponses apportées doivent pouvoir s’adapter à la personne.
La reconnaissance du handicap dépend d’un état fixe qui ne nécessite pas de réévaluation.
La personne doit conserver les mêmes aménagements malgré les changements de situation.
Les adaptations concernent principalement le diagnostic et non les conditions de participation.

L’environnement et les réponses apportées doivent pouvoir s’adapter à la personne.

Explication

Puisque la situation de handicap peut évoluer, les adaptations doivent être ajustées aux besoins de la personne. La considérer comme un état fixe empêcherait cette prise en compte dynamique.

6. Quelle répartition caractérise les handicaps visibles et invisibles parmi les 12 millions de Français en situation de handicap ?

20 % ont un handicap visible et 80 % ont un handicap invisible.
50 % ont un handicap visible et 50 % ont un handicap invisible.
40 % ont un handicap visible et 60 % ont un handicap invisible.
80 % ont un handicap visible et 20 % ont un handicap invisible.

20 % ont un handicap visible et 80 % ont un handicap invisible.

Explication

Les handicaps invisibles représentent 80 % des situations mentionnées, contre 20 % pour les handicaps visibles. La majorité des handicaps n’est donc pas immédiatement perceptible.

7. Lequel de ces ensembles regroupe des troubles du neurodéveloppement ?

Trouble anxieux, douleur aiguë, fracture récente et limitation professionnelle.
Maladie chronique, amputation, restriction sociale et trouble psychique.
Trouble du développement intellectuel, troubles dys, autisme et TDAH.
Déficience motrice, déficience sensorielle, polyhandicap et surhandicap.

Trouble du développement intellectuel, troubles dys, autisme et TDAH.

Explication

Les troubles du neurodéveloppement comprennent notamment le trouble du développement intellectuel, les troubles dys, le trouble du spectre de l’autisme et le TDAH. Le trouble du développement intellectuel est donc une catégorie de cet ensemble, et non l’ensemble lui-même.

8. Quelle association entre plurihandicap, surhandicap et polyhandicap est correcte ?

Le plurihandicap aggrave un handicap existant, le surhandicap associe des déficiences de même sévérité et le polyhandicap désigne une atteinte légère isolée.
Le plurihandicap désigne une restriction sociale, le surhandicap une déficience temporaire et le polyhandicap une difficulté limitée à une seule activité.
Le plurihandicap combine une déficience motrice et intellectuelle sévère, le surhandicap associe plusieurs déficiences et le polyhandicap correspond à une aggravation secondaire.
Le plurihandicap associe des déficiences de même sévérité, le surhandicap aggrave un handicap existant et le polyhandicap combine des atteintes graves multiples.

Le plurihandicap associe des déficiences de même sévérité, le surhandicap aggrave un handicap existant et le polyhandicap combine des atteintes graves multiples.

Explication

Le plurihandicap associe plusieurs déficiences de même degré de sévérité, le surhandicap aggrave un handicap déjà présent et le polyhandicap correspond à un handicap grave à expressions multiples. Ces notions ne décrivent donc pas trois degrés successifs d’une même limitation.

9. Quel domaine peut être affecté par les répercussions du trouble du développement intellectuel ?

La mémorisation des règles grammaticales complexes
La reconnaissance des sons musicaux et des rythmes
La discrimination des couleurs et des formes géométriques
La perception des dangers et l’anticipation des situations

La perception des dangers et l’anticipation des situations

Explication

Le trouble du développement intellectuel peut affecter la perception des dangers, l’organisation et l’anticipation, parmi d’autres domaines cognitifs et adaptatifs. Les autres propositions renvoient à des capacités qui ne sont pas mentionnées comme répercussions caractéristiques dans cette définition.

10. Quelle situation illustre une répercussion possible du trouble du développement intellectuel dans la vie quotidienne ?

Gérer de l’argent lors d’achats et s’adapter à un imprévu
Identifier une rime dans un poème entendu à l’oral
Interpréter une métaphore dans un texte littéraire complexe
Coordonner ses gestes pendant une activité sportive nouvelle

Gérer de l’argent lors d’achats et s’adapter à un imprévu

Explication

Les difficultés peuvent concerner la manipulation de l’argent, l’adaptation aux contraintes et la gestion des imprévus dans les situations quotidiennes. L’interprétation des métaphores relève plutôt de la compréhension verbale, tandis que les deux autres situations ne correspondent pas à l’exemple ciblé.

11. Quelle caractéristique peut manifester un trouble du spectre de l’autisme ?

Des difficultés motrices centrées sur la tenue et l’orientation du corps
Des difficultés principalement liées au calcul mental et à la coordination
Des difficultés de lecture associées à des erreurs fréquentes d’orthographe
Des difficultés de compréhension verbale, de flexibilité et d’adaptation

Des difficultés de compréhension verbale, de flexibilité et d’adaptation

Explication

Le trouble du spectre de l’autisme se manifeste notamment par des difficultés de compréhension verbale, de flexibilité, d’adaptation et de théorie de l’esprit. Les autres propositions décrivent plutôt des domaines associés aux troubles des apprentissages ou à la coordination.

12. Une personne comprend difficilement l’expression « avoir un cœur de pierre ». Quel domaine est principalement concerné ?

L’adaptation comportementale face à une nouveauté
L’attribution d’états mentaux aux personnes présentes
La compréhension verbale des expressions imagées
La coordination des gestes nécessaires à l’écriture

La compréhension verbale des expressions imagées

Explication

La difficulté à comprendre une expression imagée relève de la compréhension verbale et du sens du langage. La théorie de l’esprit concerne plutôt l’imagination de ce qu’une autre personne ressent ou pense.

13. Quelle association entre un trouble spécifique des apprentissages et le domaine concerné est correcte ?

Dyscalculie : langage oral
Dysorthographie : calcul
Dyslexie : lecture
Dyspraxie : expression écrite

Dyslexie : lecture

Explication

La dyslexie concerne la lecture, tandis que la dysorthographie concerne l’expression écrite, la dyscalculie le calcul et la dyspraxie la coordination. Les autres associations confondent donc les domaines respectifs de plusieurs troubles.

14. Quelle distinction décrit correctement la dyspraxie et la dysgraphie ?

La dyspraxie concerne la lecture, tandis que la dysgraphie concerne le calcul
La dyspraxie concerne l’orthographe, tandis que la dysgraphie concerne la coordination
La dyspraxie concerne le langage oral, tandis que la dysgraphie concerne la lecture
La dyspraxie concerne la coordination, tandis que la dysgraphie concerne l’écriture

La dyspraxie concerne la coordination, tandis que la dysgraphie concerne l’écriture

Explication

La dyspraxie concerne la coordination et peut inclure certaines formes de dysgraphie, qui est un trouble de l’écriture. Les autres associations attribuent à ces deux troubles des domaines correspondant à la dyslexie, à la dyscalculie, à la dysphasie ou à la dysorthographie.

15. Quel ensemble de caractéristiques correspond le mieux au trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité ?

Une mémoire renforcée, une planification aisée, une inhibition stable et une expression émotionnelle prévisible
Une perception sensorielle altérée, des intérêts restreints, une rigidité comportementale et une communication atypique
Une distractibilité importante, une organisation difficile, une impulsivité et une régulation émotionnelle délicate
Une anxiété sociale, des difficultés langagières, une motricité ralentie et une humeur constamment triste

Une distractibilité importante, une organisation difficile, une impulsivité et une régulation émotionnelle délicate

Explication

Le TDA/H associe notamment une distractibilité marquée, des difficultés d’organisation et de planification, de l’impulsivité ainsi qu’une gestion difficile des émotions. Les difficultés langagières et la communication atypique relèvent d’autres problématiques et ne définissent pas cet ensemble.

16. Un élève perd facilement le fil d’une consigne, répond avant sa fin et interrompt ses camarades, mais peut rester assis pendant l’activité ; quelle interprétation est la plus cohérente avec le TDA/H ?

L’agitation motrice explique nécessairement les oublis et les réponses précipitées
L’absence d’hyperactivité rend incompatibles les difficultés attentionnelles observées
La difficulté d’organisation exclut les problèmes d’attente et de tour de parole
La distractibilité et l’impulsivité peuvent se manifester sans hyperactivité motrice

La distractibilité et l’impulsivité peuvent se manifester sans hyperactivité motrice

Explication

La distractibilité peut exister sans hyperactivité, tandis que le TDA/H peut aussi entraîner l’oubli de consignes, les réponses avant leur fin et le non-respect du tour de parole. L’absence d’agitation motrice n’écarte donc pas les difficultés attentionnelles ou impulsives.

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Qu'est-ce que la déficience ?

Une altération pouvant entraîner une incapacité permanente ou non.

Quelle conséquence la déficience peut-elle entraîner ?

Une incapacité.

Qu'appelle-t-on handicap selon la relation avec l'incapacité ?

Une limitation des possibilités d’interaction avec l’environnement.

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