En psychomotricité, quels rôles l’espace et le temps remplissent-ils ?
Un cadre général et une zone d’expressivité.
Quelles dimensions mobilise le vécu de l’espace et du temps ?
Les dimensions affective, cognitive, relationnelle, perceptive et motrice.
En psychomotricité, que privilégie l’étude de l’espace et du temps ?
Leur représentation, leur utilisation et leur investissement subjectifs.
Par quels échanges les boucles sensorimotrices relient-elles le monde extérieur et le monde intérieur ?
Par des afférences et des efférences.
Que permet le cortex à partir du sentiment d’existence et de l’affectivité de base ?
Des émotions plus spécifiques qui conditionnent les motivations et l’orientation intentionnelle vers le monde.
Qu’inaugure la différenciation entre dedans et dehors ?
La spatialisation.
Selon Piaget, par quoi l’espace de l’enfant s’unifie-t-il progressivement ?
Par la manipulation d’objets et l’implication de schèmes sensorimoteurs.
Selon Poincaré (1908), comment un point se définit-il ?
Par la suite des mouvements nécessaires pour l’atteindre.
Qu’est-ce qu’un référentiel égocentré ?
Un référentiel centré sur le corps du sujet.
Qu’est-ce qu’un référentiel allocentré ?
Un référentiel centré sur le monde environnant ou sur le corps d’autrui.
Selon Berthoz (2004), que permet l’empathie tout en préservant le sentiment de soi ?
Se projeter vers autrui et imaginer son point de vue.
Selon Ajuriaguerra (1974), sur quelles impressions s’appuie le schéma corporel ?
Les impressions tactiles, kinesthésiques, labyrinthiques et visuelles.
Grâce à quel système l’appareil vestibulaire intègre-t-il les trois plans de l’espace ?
Grâce au système des canaux semi-circulaires.
Quelles fonctions spatiales les perceptions vestibulaires contribuent-elles à réguler ?
La posture, notamment la verticalité, et les mouvements d’exploration de l’environnement.
Selon Lesage (2012), qu’est-ce que l’axialité ?
La fonction qui intègre, différencie et relie les pans de l’espace.
Quels axes le corps utilise-t-il pour polariser l’espace ?
Les axes avant/arrière, haut/bas et gauche/droite.
Selon Hall (1978), que désigne la proxémie ?
Les distances conçues comme des bulles spatiales autour de chaque individu, variant selon la nature des relations.
Quels espaces Hall distingue-t-il dans la proxémie en 1978 ?
Les espaces intime, personnel, social et public.
Que peut provoquer la perte de l’orientation temporelle chez une personne ?
Elle peut déliter la continuité de soi et la cohérence temporelle soutenant l’identité et la projection dans le futur.
À quoi sert le temps objectif ou opératoire ?
À s’adapter à l’environnement, décider et planifier.
Quels rythmes l’enfant expérimente-t-il dès la naissance ?
Des rythmes propres, environnementaux et relationnels.
Qui relie le rythme à la temporalité et à l’adaptation au temps, et en quelle année ?
Coste, 1980.
Quelles capacités la psychomotricité temporelle travaille-t-elle ?
La discrimination, la production et la reproduction temporelles, le tempo moteur, l’évaluation du temps et l’anticipation.
Selon Sami-Ali, de quoi procèdent le temps et l’espace imaginaires ?
Du corps, cadre spatio-temporel de référence permettant la projection.
Qui a décrit le rôle du corps dans le temps et l’espace imaginaires ?
Sami-Ali.
Selon Sami-Ali (1990), que devient le sujet lorsque temps et espace étouffent sa subjectivité ?
Il se banalise, s’assujettit et perd sa capacité créative et expressive.
Que doivent permettre les interventions psychomotrices au-delà du cadre spatio-temporel opératoire ?
L’expression de la spatialité et de la temporalité subjectives, relationnelles, expressives et singulières.
Durant les 4 à 5 premiers mois, comment l’enfant traite-t-il les modalités sensorielles ?
Il traite séparément les modalités tactiles, auditives et visuelles.
Selon Piaget, jusqu’à quel âge s’étend la période perceptive ou sensori-motrice de l’espace ?
De la naissance à 18-24 mois.
Entre 2-3 ans et 7-8 ans, sur quoi l’enfant s’appuie-t-il pour s’orienter dans l’espace ?
Sur son corps propre.
À partir de 8-9 ans, sur quoi l’enfant prend-il des repères spatiaux ?
Sur des repères extérieurs à son corps.
Selon Piaget, quand l’espace projectif se développe-t-il ?
Entre 8 et 11 ans.
Selon Piaget, qu’est-ce que l’espace topologique ?
Un espace élastique où l’enfant considère les relations spatiales sans coordonner logiquement les éléments représentés.
Qu’exige l’orientation dans l’espace concernant le milieu ?
Une représentation mentale du milieu.
Quelles catégories de repères organisent l’espace lors de l’orientation ?
Les repères égocentriques ou allocentriques.
Sur quoi repose la perception de l’espace ?
Sur la transmodalité sensorielle.
Que reconnaissent les habiletés visuoperceptives ?
Un stimulus.
Selon Leibniz et Poincaré, à quoi l’espace est-il associé ?
À l’intégration de toutes les places que nous avons occupées.
Quels auteurs associent l’espace à l’intégration des places occupées ?
Leibniz et Poincarré.
Selon Roupnel, quelle est la seule réalité du temps ?
L’instant.
En quelle année Roupnel affirme-t-il que le temps n’a qu’une réalité ?
1927.
Qu’est-ce que l’Umwelt d’un être vivant ?
Son monde propre, constitué par les tonalités fonctionnelles des éléments perçus de son environnement.
De quoi émergent les sentiments primordiaux d’exister dans le soi minimal ?
De l’arrière-plan de l’affectivité.
Qu’intègre le soi narratif dans une continuité réflexive ?
Les émotions, les perceptions et les actions de l’individu.
Entre quelles dimensions la spatialisation repose-t-elle sur un équilibre ?
Entre être-soi et être avec, ainsi qu’entre se distinguer et rester en lien.
Quel est le rôle de la membrane cellulaire dans les échanges entre milieux ?
Elle filtre les échanges et permet à la cellule de créer de l’ordre par son métabolisme interne.
Comment l’espace devient-il un ensemble de rapports ?
Par la coordination progressive des actions de l’enfant sur son environnement.
Quels référentiels spatiaux l’enfant peut-il adopter successivement ?
Un référentiel égocentré puis un référentiel allocentré.
À quelle difficulté relationnelle un trouble spatial peut-il être lié ?
À la difficulté de se situer par rapport à autrui, de le situer ou de le considérer comme distinct.
Quels domaines sont concernés par la construction du cadre spatial ?
L’identité, l’histoire tonico-émotionnelle et tonico-posturale, la capacité relationnelle et le repérage des plans de l’espace.
À quoi le corps est-il relié dans une axialité intégrée ?
À toutes les directions de l’espace.
À quelle relation le plan frontal est-il associé ?
À l’être-avec.
Quelles expériences la psychomotricité peut-elle explorer autour des bulles spatiales ?
La rencontre et la coexistence de deux bulles, leur différenciation depuis une bulle commune et le partage de sa bulle.
Comment travailler le changement de référentiel spatial dans un cercle ?
En passant du centre à la périphérie.
À quoi peut-on se référer pour travailler le changement de référentiel spatial ?
Aux murs.
Quelles directions peut-on proposer pour travailler le changement de référentiel spatial ?
Des directions personnelles en référentiel égocentré ou allocentré.
Que relie le temps comme matière vivante ?
Il tisse une continuité entre les moments de vie.
Selon Merleau-Ponty, quelle fonction le présent remplit-il ?
Il relie l’avant et l’après.
Qui décrit la présence comme une promesse plutôt que comme une immobilité plate ?
Lesage, en 2018.
Selon Bachelard, que faut-il construire pour désigner le passé et l’avenir ?
La perspective des instants.
Selon Savadon, que fournit la mesure du temps pour les choix ?
Des paliers instrumentaux.
Selon Bart et al. (2024), comment les cultures occidentales conçoivent-elles le temps ?
Comme linéaire, avec des indices temporels associés à l’agentivité.
À quelles temporalités la temporalité subjective renvoie-t-elle ?
Au temps physique, au temps de la matière vivante et aux rythmes biologiques et cellulaires.
Que peut faire l’enfant dès trois mois avec son rythme ?
Synchroniser ses mouvements au discours adulte ou moduler sa succion.
Comment la psychomotricité peut-elle soutenir la temporalité subjective ?
En alternant synchronie et désynchronie par la musique, la danse et la poésie.
Que manifeste la frénésie hyperactive concernant l’attente ?
Une impossibilité d’attendre, une précipitation et une impatience.
Selon Sami-Ali, en quoi le temps et l’espace subjectifs peuvent-ils se transformer ?
En un système contraignant et rigide.
Selon Sami-Ali, en quelle année le temps et l’espace subjectifs sont-ils décrits comme pouvant devenir rigides ?
En 1990.
Qui associe la structuration spatio-temporelle à l’adaptation et à l’organisation quotidienne ?
J. C. Coste, en 1980.
Quelles expériences contribuent à intégrer progressivement temporalité et spatialité chez le jeune enfant ?
Les mouvements maternels, les premières séparations, les regards et les expériences sensorielles.
À 8 mois, dans quel espace la préhension devient-elle possible ?
Dans l’espace controlatéral.
Dans l’espace topologique, les distances sont-elles prises en compte ?
Non, les distances ne sont pas prises en compte.
Quelles activités les compétences spatiales organisent-elles ?
Les activités motrices et les déplacements.
Que permettent les compétences spatiales pour agir ?
L’ajustement aux distances.
Que permettent les compétences visuo-constructives dans l’espace en 3D ?
D’assembler, de construire et de manipuler.
Que permettent les compétences spatiales sociales concernant la distance avec les partenaires ?
Elles permettent d’ajuster la distance selon la situation et la relation.
Que signifie le latin *tempus* ?
Le temps, le moment, l’instant, la saison et l’époque de l’année.
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1. Quelle fonction l’espace et le temps remplissent-ils en psychomotricité ?
2. Quelles dimensions sont mobilisées dans le vécu psychomoteur de l’espace et du temps ?
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