QCM : Espace et temps en psychomotricité (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction l’espace et le temps remplissent-ils en psychomotricité ?

Ils délimitent le milieu extérieur sans intervenir dans l’expérience subjective.
Ils constituent à la fois un cadre général et une zone d’expressivité.
Ils servent principalement de repères mesurables pour décrire les déplacements.
Ils organisent les sensations corporelles sans participer à leur expression.

Ils constituent à la fois un cadre général et une zone d’expressivité.

Explication

En psychomotricité, l’espace et le temps forment un cadre général tout en offrant une zone où l’expressivité peut se manifester. Les réduire à des repères mesurables néglige leur fonction expressive.

2. Quelles dimensions sont mobilisées dans le vécu psychomoteur de l’espace et du temps ?

Les dimensions biologique, linguistique, sociale, esthétique et réflexive.
Les dimensions motrice, sensorielle et biologique, sans implication affective ou cognitive.
Les dimensions affective, cognitive, relationnelle, perceptive et motrice.
Les dimensions affective, cognitive et perceptive, sans dimension motrice ou relationnelle.

Les dimensions affective, cognitive, relationnelle, perceptive et motrice.

Explication

Le vécu de l’espace et du temps mobilise conjointement les dimensions affective, cognitive, relationnelle, perceptive et motrice. Une approche qui omet les dimensions motrice et relationnelle ne rend compte que d’une partie de ce vécu.

3. Pour étudier l’espace et le temps en psychomotricité, quel aspect faut-il privilégier ?

Leur mesure absolue, indépendamment de l’expérience de chaque sujet.
Leur organisation physique, en écartant les usages et les représentations.
Leur durée et leurs dimensions géométriques, considérées séparément du sujet.
La manière dont ils sont représentés, utilisés et investis subjectivement.

La manière dont ils sont représentés, utilisés et investis subjectivement.

Explication

L’approche psychomotrice s’intéresse à la représentation, à l’utilisation et à l’investissement subjectifs de l’espace et du temps. Les valeurs absolues, contrairement à l’expérience du sujet, ne constituent pas son centre d’intérêt.

4. Comment les boucles sensorimotrices relient-elles le monde intérieur et le monde extérieur ?

Par des afférences qui commandent l’action, tandis que les efférences transmettent les perceptions du monde.
Par des échanges affectifs qui remplacent les signaux sensoriels et les commandes motrices.
Par des représentations internes qui permettent de percevoir le milieu sans agir sur lui.
Par des afférences et des efférences qui soutiennent la perception du corps dans le monde et l’action sur lui.

Par des afférences et des efférences qui soutiennent la perception du corps dans le monde et l’action sur lui.

Explication

Les afférences et les efférences relient les deux mondes et permettent à la fois de percevoir le corps dans son environnement et d’agir sur celui-ci. Inverser le rôle de ces voies confond les informations reçues avec les commandes émises.

5. Comment les émotions plus spécifiques contribuent-elles à organiser la relation au milieu ?

Elles proviennent de la perception spatiale et organisent les mouvements sans influencer les motivations à interagir.
Elles précèdent le sentiment d’existence et déclenchent des réactions qui restent indépendantes de l’orientation vers le milieu.
Le cortex les élabore à partir du sentiment d’existence et de l’affectivité de base; elles orientent les motivations et l’organisation temporo-spatiale.
Elles émergent de l’affectivité de base, mais régulent surtout l’organisation motrice sans orienter intentionnellement le sujet vers le monde.

Le cortex les élabore à partir du sentiment d’existence et de l’affectivité de base; elles orientent les motivations et l’organisation temporo-spatiale.

Explication

À partir du sentiment d’existence et de l’affectivité de base, le cortex permet des émotions plus spécifiques qui conditionnent les motivations, l’orientation vers le monde et son organisation temporo-spatiale. Les réduire à une régulation motrice laisse de côté leur rôle dans l’orientation intentionnelle.

6. Quelle conséquence la différenciation entre le dedans et le dehors a-t-elle pour le sujet ?

Elle organise les objets du milieu avant que le sujet puisse distinguer son corps de l’environnement.
Elle établit une limite entre les émotions et les perceptions sans engager la spatialisation.
Elle lui permet de se distinguer de l’environnement et d’autrui, pose une limite et inaugure la spatialisation.
Elle efface la distinction entre le sujet et autrui, puis rend possible une spatialisation commune.

Elle lui permet de se distinguer de l’environnement et d’autrui, pose une limite et inaugure la spatialisation.

Explication

La distinction entre dedans et dehors aide le sujet à se différencier de son environnement et d’autrui; elle pose une limite et inaugure la spatialisation. L’organisation des objets du milieu ne peut pas remplacer cette délimitation initiale du sujet.

7. Comment, selon Piaget, l’espace s’unifie-t-il progressivement chez l’enfant ?

Par l’observation des déplacements d’autrui, sans manipulation ni activité sensorimotrice.
Par la maturation de la perception, indépendamment des actions exercées sur les objets.
Par la manipulation d’objets et l’implication de schèmes sensorimoteurs.
Par l’apprentissage préalable de repères géométriques, puis leur application aux objets.

Par la manipulation d’objets et l’implication de schèmes sensorimoteurs.

Explication

Selon Piaget, l’enfant unifie progressivement l’espace en manipulant des objets et en mobilisant des schèmes sensorimoteurs. L’observation seule ne correspond pas à ce rôle central de l’action sur les objets.

8. Dans la conception de Poincaré, comment faut-il comprendre la définition d’un point dans l’espace ?

Comme un repère défini par sa distance à l’objet le plus proche, indépendamment du déplacement.
Comme une coordonnée absolue qui conserve la même signification quelle que soit la position du corps.
Comme une position déterminée par le regard, sans rapport avec les mouvements nécessaires pour l’atteindre.
Comme la suite des mouvements nécessaires pour l’atteindre depuis une position initiale du corps.

Comme la suite des mouvements nécessaires pour l’atteindre depuis une position initiale du corps.

Explication

Pour Poincaré, un point se définit par les mouvements nécessaires pour l’atteindre, et l’espace dépend d’une position initiale du corps plutôt que d’un absolu. Le concevoir comme une coordonnée indépendante de la position corporelle contredit cette conception relative.

9. Un enfant repère la position d’un jouet en prenant son propre corps comme centre. Quel référentiel utilise-t-il ?

Un référentiel centré sur autrui.
Un référentiel égocentré.
Un référentiel allocentré.
Un référentiel indépendant de tout corps.

Un référentiel égocentré.

Explication

Un référentiel égocentré est centré sur le corps du sujet, comme dans cette situation. Un référentiel allocentré prend plutôt pour centre le monde environnant ou le corps d’autrui.

10. Que fait une personne qui, par empathie, imagine le point de vue d’autrui tout en conservant le sentiment de sa propre situation ?

Elle coordonne les mouvements d’autrui avec les siens sans se représenter sa perspective.
Elle observe autrui depuis sa position et renonce à imaginer son point de vue.
Elle adopte le point de vue d’autrui en remplaçant son propre sentiment de soi.
Elle se projette vers autrui sans perdre son sentiment de soi ni sa propre situation.

Elle se projette vers autrui sans perdre son sentiment de soi ni sa propre situation.

Explication

Selon Berthoz, l’empathie implique de se projeter vers autrui et d’imaginer son point de vue tout en gardant son sentiment de soi et sa propre situation. Remplacer son propre point de vue par celui d’autrui ne préserve pas cette distinction.

11. Comment le schéma corporel fournit-il un cadre spatial de référence pour l’action et la perception ?

Il organise les informations vestibulaires pour établir les distances entre les personnes dans l’environnement.
Il transforme les expériences posturales en axes fixes, indépendamment des impressions tactiles et visuelles.
Il associe les perceptions visuelles aux repères sociaux, sans intégrer les sensations corporelles passées.
Il synthétise activement des impressions tactiles, kinesthésiques, labyrinthiques et visuelles, actuelles et passées.

Il synthétise activement des impressions tactiles, kinesthésiques, labyrinthiques et visuelles, actuelles et passées.

Explication

Le schéma corporel rassemble plusieurs types d’impressions et articule les données présentes avec celles du passé pour servir de référence spatiale. L’appareil vestibulaire contribue à l’orientation corporelle, mais ne décrit pas à lui seul l’ensemble de cette synthèse.

12. Quel rôle joue l’appareil vestibulaire dans l’intégration de l’espace ?

Grâce aux repères visuels, il différencie les axes corporels sans intégrer les plans spatiaux.
Grâce aux canaux semi-circulaires, il permet d’intégrer les trois plans de l’espace.
Grâce aux muscles posturaux, il situe les objets selon leur distance et leur profondeur.
Grâce aux récepteurs tactiles, il relie les distances sociales aux trois plans de l’espace.

Grâce aux canaux semi-circulaires, il permet d’intégrer les trois plans de l’espace.

Explication

Les canaux semi-circulaires de l’appareil vestibulaire participent à l’intégration des trois plans spatiaux. Les repères visuels contribuent à l’expérience spatiale, mais ils ne correspondent pas au mécanisme vestibulaire décrit ici.

13. Lorsqu’une personne ajuste sa verticalité puis tourne la tête pour explorer la pièce, quelle contribution des perceptions vestibulaires est mise en jeu ?

Elles synthétisent les impressions passées afin de construire un cadre spatial de référence.
Elles déterminent les bulles de distance entre la personne et les autres occupants de la pièce.
Elles contribuent à réguler la posture et rendent possibles des mouvements d’exploration de l’environnement.
Elles organisent la perception des axes avant/arrière, haut/bas et gauche/droite à partir du corps.

Elles contribuent à réguler la posture et rendent possibles des mouvements d’exploration de l’environnement.

Explication

Les perceptions vestibulaires participent à la régulation posturale, notamment à la verticalité, et soutiennent les mouvements d’exploration. La polarisation de l’espace selon les axes corporels relève d’un autre aspect de l’organisation spatiale.

14. Quelle définition décrit le mieux l’axialité ?

Une fonction qui mémorise les expériences spatiales antérieures pour orienter les perceptions futures.
Une fonction qui maintient la verticalité corporelle en réponse aux déplacements de l’environnement.
Une fonction qui fixe les distances sociales en fonction de la nature des relations entre individus.
Une fonction qui intègre, différencie et relie les pans de l’espace, en articulant le corps et l’espace.

Une fonction qui intègre, différencie et relie les pans de l’espace, en articulant le corps et l’espace.

Explication

L’axialité intègre, différencie et relie les différents pans de l’espace, rendant le corps disponible à l’espace et l’espace au corps. La régulation de la verticalité est une contribution vestibulaire, et non la définition de l’axialité.

15. Dans une rencontre, la distance jugée confortable varie selon que les personnes sont proches, familières ou en interaction publique. Quel concept décrit ces distances relationnelles ?

Le schéma corporel, qui synthétise les sensations pour fixer une distance stable entre les individus.
La proxémie, qui distingue des espaces intime, personnel, social et public dont les dimensions varient selon les relations.
L’axialité, qui organise les plans de l’espace en fonction des relations entre les personnes présentes.
La spatialité égocentrée, qui classe les lieux selon leur position par rapport au centre du corps.

La proxémie, qui distingue des espaces intime, personnel, social et public dont les dimensions varient selon les relations.

Explication

La proxémie concerne les bulles spatiales autour des individus, dont la dimension dépend de la relation, et Hall distingue quatre types d’espace. L’axialité concerne l’articulation des pans de l’espace plutôt que la distance relationnelle.

16. Pour travailler le changement de référentiel spatial, quelle activité permet de passer d’un repérage centré sur soi à un repérage fondé sur l’environnement ?

Comparer la distance intime et la distance publique, puis choisir la bulle adaptée à chaque interlocuteur.
Partager une bulle commune à deux, puis différencier les espaces intimes et sociaux de chaque personne.
Explorer la verticalité par des mouvements de tête, puis stabiliser la posture dans les trois plans de l’espace.
Se déplacer du centre vers la périphérie d’un cercle, puis s’orienter à partir des murs ou de directions personnelles.

Se déplacer du centre vers la périphérie d’un cercle, puis s’orienter à partir des murs ou de directions personnelles.

Explication

Le changement de référentiel peut être travaillé en passant du centre à la périphérie d’un cercle, en prenant les murs comme repères ou en utilisant des directions personnelles. La différenciation et le partage de bulles concernent plutôt le travail sur la spatialité sociale.

17. Quelles conséquences la perte de l’orientation temporelle peut-elle avoir sur l’expérience de soi ?

Elle peut dissocier le présent de l’espace vécu, tout en préservant la cohérence temporelle et l’identité.
Elle peut empêcher de mesurer les durées nécessaires à la socialisation, tout en renforçant la continuité de l’identité.
Elle peut réduire la compréhension des liens entre vitesse et distance, sans modifier le sentiment de continuité personnelle.
Elle peut faire perdre le fil de l’écoulement du temps et fragiliser la continuité de soi ainsi que la projection dans le futur.

Elle peut faire perdre le fil de l’écoulement du temps et fragiliser la continuité de soi ainsi que la projection dans le futur.

Explication

La désorientation temporelle peut altérer la conscience de l’écoulement du temps et déliter la continuité de soi, la cohérence temporelle et la capacité de projection dans le futur. Une difficulté à mesurer les durées ne décrit pas à elle seule ces effets sur l’identité.

18. Pourquoi la mesure du temps comme métrique est-elle importante dans la vie collective ?

Elle relie le présent aux expériences passées et aux possibilités futures.
Elle explique comment la vitesse et la distance déterminent l’ordre des événements.
Elle fournit des repères temporels indispensables à la socialisation.
Elle permet de donner une continuité vécue aux différents moments de la vie.

Elle fournit des repères temporels indispensables à la socialisation.

Explication

La mesure métrique du temps fournit des repères nécessaires à la socialisation, par exemple pour organiser des activités communes. Le lien entre vitesse, distance et succession des événements concerne plutôt la construction du temps opératoire décrite par Piaget.

19. Un enfant comprend qu’un objet qui se déplace vite peut arriver avant un objet qui se déplace lentement ou parcourt une plus grande distance. Quelle idée cela illustre-t-il ?

La continuité temporelle relie le présent aux expériences passées et aux projets futurs.
La conscience de l’écoulement du temps soutient le sentiment de continuité personnelle.
La mesure du temps comme métrique fournit les repères nécessaires à la coordination sociale.
La construction du temps opératoire s’appuie sur la compréhension des liens entre le temps et l’espace.

La construction du temps opératoire s’appuie sur la compréhension des liens entre le temps et l’espace.

Explication

Pour Piaget, la construction du temps opératoire chez l’enfant repose étroitement sur la compréhension des relations entre le temps et l’espace. Les repères métriques facilitent la socialisation, mais n’expliquent pas le raisonnement sur la vitesse et la distance.

20. Un enfant organise ses activités pour arriver à l’heure à un rendez-vous, puis exprime par ses gestes ce qu’il ressent dans sa relation avec un proche. Quelle distinction entre les deux dimensions temporelles convient le mieux ?

Les deux dimensions servent surtout à mesurer les durées et à reproduire des séquences motrices.
Le temps subjectif aide à planifier et à s’adapter, tandis que le temps objectif soutient l’expression et la relation.
Le temps objectif concerne les rythmes biologiques, tandis que le temps subjectif se limite aux repères de l’environnement.
Le temps objectif aide à planifier et à s’adapter, tandis que le temps subjectif soutient l’expression et la relation.

Le temps objectif aide à planifier et à s’adapter, tandis que le temps subjectif soutient l’expression et la relation.

Explication

Le temps opératoire permet notamment l’adaptation et la planification, alors que la temporalité subjective participe à l’expression, à la relation et à l’identité. Confondre ces fonctions inverse leur rôle respectif.

21. Quels rythmes un enfant peut-il expérimenter dès la naissance ?

Ses rythmes de croissance, ceux des jeux symboliques et ceux de la coordination visuomotrice.
Ses rythmes de déplacement, ceux des saisons et ceux des apprentissages scolaires.
Ses rythmes de langage, ceux des activités collectives et ceux de la mémoire autobiographique.
Ses rythmes corporels, ceux de l’environnement et ceux de la relation avec autrui.

Ses rythmes corporels, ceux de l’environnement et ceux de la relation avec autrui.

Explication

Dès la naissance, l’enfant éprouve des rythmes propres, tels que veille-sommeil, des rythmes environnementaux, tels que jour-nuit, et des rythmes relationnels, comme présence-absence. Les rythmes scolaires ou les jeux symboliques ne décrivent pas ces premières expériences temporelles.

22. Dans une activité psychomotrice, un enfant utilise des indices auditifs, visuels et vestibulaires pour ajuster son rythme. Quelle fonction du rythme cette situation illustre-t-elle ?

Il permet de mesurer les durées en s’appuyant sur une seule modalité sensorielle dominante.
Il sert principalement à exprimer l’identité et les émotions dans les échanges avec autrui.
Il structure la temporalité et aide l’enfant à s’adapter au temps à partir de diverses informations sensorielles.
Il transforme les sensations en repères spatiaux fixes sans contribuer à l’adaptation temporelle.

Il structure la temporalité et aide l’enfant à s’adapter au temps à partir de diverses informations sensorielles.

Explication

Le rythme structure la temporalité et soutient l’adaptation au temps, en pouvant s’appuyer sur plusieurs sources sensorielles. Le réduire à une mesure fondée sur une seule modalité ne rend pas compte de cette diversité.

23. Quel ensemble d’aptitudes relève du travail de la temporalité en psychomotricité ?

Discriminer des durées, produire ou reproduire des rythmes, évaluer le temps et anticiper.
Repérer des formes, coordonner des volumes, localiser des objets et tracer des trajectoires.
Distinguer des sons, moduler la succion, reconnaître des odeurs et mémoriser des images.
Exprimer des émotions, interpréter des symboles, construire un récit et reconnaître autrui.

Discriminer des durées, produire ou reproduire des rythmes, évaluer le temps et anticiper.

Explication

La psychomotricité temporelle travaille notamment la discrimination des durées, la production et la reproduction temporelles, le tempo moteur, l’évaluation du temps et l’anticipation. Les repérages de formes et de volumes renvoient plutôt à des compétences spatiales.

24. Pourquoi le corps joue-t-il un rôle central dans la formation de l’espace et du temps imaginaires ?

Il fournit le cadre spatio-temporel de référence à la perception et à l’imaginaire, et rend possible la projection.
Il organise les catégories spatiales et temporelles indépendamment de l’expérience corporelle.
Il impose des repères extérieurs qui remplacent la perception personnelle et limitent la projection.
Il permet de mesurer objectivement les distances et les durées sans intervenir dans l’imaginaire.

Il fournit le cadre spatio-temporel de référence à la perception et à l’imaginaire, et rend possible la projection.

Explication

Le corps offre à la perception et à l’imaginaire leur cadre de référence spatio-temporel et permet la projection. Une organisation indépendante de l’expérience corporelle contredit le rôle fondateur qui lui est attribué.

25. Dans la perspective de Sami-Ali, que peut-il arriver lorsque les contraintes extérieures de temps et d’espace étouffent la subjectivité ?

Le sujet renforce son autonomie et développe de nouvelles formes d’expression singulière.
Le sujet peut se banaliser, devenir assujetti et perdre des capacités créatives et expressives.
Le sujet transforme les contraintes en expériences relationnelles qui élargissent sa créativité.
Le sujet améliore sa projection imaginative en s’affranchissant de ses repères corporels.

Le sujet peut se banaliser, devenir assujetti et perdre des capacités créatives et expressives.

Explication

Sami-Ali associe la prédominance étouffante des contraintes extérieures à la banalisation et à l’assujettissement du sujet, ainsi qu’à une perte de créativité et d’expression. L’idée que cette contrainte renforce nécessairement l’autonomie décrit l’effet inverse.

26. Comment une intervention psychomotrice devrait-elle articuler le cadre spatio-temporel et l’expérience du sujet ?

Elle devrait organiser les activités autour des repères extérieurs sans tenir compte de l’expérience personnelle.
Elle devrait travailler les repères opératoires tout en laissant place à l’expression subjective, relationnelle et singulière.
Elle devrait favoriser l’expression subjective en renonçant à tout travail sur les repères spatio-temporels.
Elle devrait privilégier les repères opératoires et écarter les dimensions relationnelles et expressives.

Elle devrait travailler les repères opératoires tout en laissant place à l’expression subjective, relationnelle et singulière.

Explication

L’intervention ne doit pas se limiter à une rééducation opératoire du cadre spatio-temporel : elle doit aussi permettre l’expression subjective, relationnelle et singulière. Écarter ces dimensions réduit précisément l’intervention à une approche trop étroite.

27. Comment l’enfant appréhende-t-il l’espace durant les quatre à cinq premiers mois ?

Il se représente l’espace par des catégories géométriques et des trajectoires indépendantes de ses sensations.
Il coordonne déjà les informations tactiles, auditives et visuelles pour construire un espace global dominé par les repères visuels.
Il le perçoit de façon morcelée, traite séparément les modalités tactiles, auditives et visuelles, et privilégie la zone orale.
Il organise l’espace autour de repères extérieurs à son corps et maîtrise les rapports entre distances et volumes.

Il le perçoit de façon morcelée, traite séparément les modalités tactiles, auditives et visuelles, et privilégie la zone orale.

Explication

Durant les premiers mois, les modalités tactiles, auditives et visuelles sont appréhendées séparément, et la zone orale est prépondérante. Une coordination globale des modalités correspond à une organisation plus élaborée.

28. Comment Piaget distingue-t-il les grandes périodes du développement de l’espace ?

La période représentative va de la naissance à 18-24 mois, puis la période sensori-motrice se poursuit de 2 ans à l’adolescence.
La période perceptive ou sensori-motrice va de la naissance à 18-24 mois, puis la construction représentative se poursuit de 2 ans à l’adolescence.
La période perceptive ou sensori-motrice va de la naissance à 7-8 ans, puis la construction représentative se poursuit jusqu’à l’âge adulte.
La période perceptive ou sensori-motrice va de 2 ans à l’adolescence, précédée d’une construction représentative dès la naissance.

La période perceptive ou sensori-motrice va de la naissance à 18-24 mois, puis la construction représentative se poursuit de 2 ans à l’adolescence.

Explication

Chez Piaget, la période perceptive ou sensori-motrice s’étend de la naissance à environ 18-24 mois, tandis que la construction représentative, liée au langage, va de 2 ans à l’adolescence. La confondre avec une période sensori-motrice se prolongeant jusqu’à 7-8 ans en modifie la limite.

29. Un enfant de neuf ans commence à utiliser des repères extérieurs à son corps pour organiser des formes et comprendre les distances. À quelle évolution cela correspond-il ?

À un espace topologique fondé sur le voisinage, l’emboîtement et la succession sans coordination logique.
À une orientation spatiale encore référée au corps propre, centrée sur la localisation et la reproduction de trajectoires.
À une structuration spatiale plus projective et intellectualisée, avec intériorisation des formes et compréhension des rapports entre temps et espace.
À une appréhension initiale de l’espace où les informations sensorielles sont traitées séparément.

À une structuration spatiale plus projective et intellectualisée, avec intériorisation des formes et compréhension des rapports entre temps et espace.

Explication

À partir de 8-9 ans, la structuration spatiale devient plus projective et intellectualisée : l’enfant recourt à des repères extérieurs et commence à maîtriser distances, volumes et rapports entre temps et espace. L’orientation encore centrée sur le corps propre caractérise une étape antérieure.

30. Quel comportement illustre le mieux la compréhension topologique de l’espace chez l’enfant ?

Il considère le voisinage, l’emboîtement et la succession sans coordonner logiquement les éléments représentés.
Il utilise des repères extérieurs à son corps pour projeter des formes et calculer des distances.
Il distingue des informations sensorielles séparées en accordant une place prépondérante à la zone orale.
Il compare les angles et les mesures pour coordonner les positions selon un système géométrique.

Il considère le voisinage, l’emboîtement et la succession sans coordonner logiquement les éléments représentés.

Explication

L’espace topologique est élastique et s’organise autour du voisinage, de l’enveloppement ou de l’emboîtement, et de la succession, sans coordination logique des éléments. Le calcul des distances et la projection de formes relèvent d’une structuration spatiale plus élaborée.

31. Une personne retrouve son chemin en se référant à la position de son corps et à des éléments fixes de l’environnement. Quelle capacité spatiale mobilise-t-elle ?

Reconnaître visuellement un stimulus sans le situer par rapport à l’environnement
S’orienter en combinant une représentation mentale du milieu et des repères égocentriques ou allocentriques
Construire une représentation de l’espace limitée aux objets manipulés en trois dimensions
Ajuster ses gestes aux distances sans organiser ses déplacements

S’orienter en combinant une représentation mentale du milieu et des repères égocentriques ou allocentriques

Explication

L’orientation repose sur une représentation mentale du milieu et sur des repères rapportés soit au corps, soit à des éléments externes. Reconnaître un stimulus visuel ne suffit pas à décrire l’organisation de l’espace et les changements d’orientation.

32. Une personne reconnaît une forme, puis détermine où elle se trouve par rapport à d’autres éléments. Quelle distinction décrit correctement ces deux opérations ?

Les deux opérations relèvent des habiletés visuospatiales, car elles impliquent une position dans l’environnement
La reconnaissance relève des habiletés visuoperceptives, tandis que la localisation relève des habiletés visuospatiales
Les deux opérations relèvent des habiletés visuoperceptives, car elles reposent sur la vision
La reconnaissance relève des habiletés visuospatiales, tandis que la localisation relève des habiletés visuoperceptives

La reconnaissance relève des habiletés visuoperceptives, tandis que la localisation relève des habiletés visuospatiales

Explication

Les habiletés visuoperceptives permettent de reconnaître un stimulus, alors que les habiletés visuospatiales servent à localiser les éléments dans l’espace. La confusion consiste à attribuer la reconnaissance au traitement visuospatial et la localisation au traitement visuoperceptif.

Révisez avec les flashcards

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En psychomotricité, quels rôles l’espace et le temps remplissent-ils ?

Un cadre général et une zone d’expressivité.

Quelles dimensions mobilise le vécu de l’espace et du temps ?

Les dimensions affective, cognitive, relationnelle, perceptive et motrice.

En psychomotricité, que privilégie l’étude de l’espace et du temps ?

Leur représentation, leur utilisation et leur investissement subjectifs.

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