QCM : Éthique et fin de vie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit l’euthanasie dans le contexte de la fin de vie ?

Donner délibérément la mort à un malade qui le demande afin de soulager des souffrances qu’il juge insupportables.
Aider une personne à accomplir elle-même un acte mettant fin à sa vie, à sa demande.
Suspendre un traitement de maintien en vie afin que la maladie suive son évolution naturelle.
Provoquer une diminution de la vigilance pour soulager une situation vécue comme insupportable.

Donner délibérément la mort à un malade qui le demande afin de soulager des souffrances qu’il juge insupportables.

Explication

L’euthanasie désigne une action délibérée visant à provoquer la mort à la demande du malade pour soulager des souffrances qu’il juge insupportables. La suspension d’un traitement de maintien en vie correspond à la limitation de soins et laisse évoluer la maladie.

2. Une personne met fin à ses jours après avoir demandé l’assistance d’autrui : comment cet acte est-il défini ?

Comme une euthanasie, puisque l’assistance implique qu’un tiers provoque délibérément la mort.
Comme une sédation, puisque l’intervention d’autrui réduit la vigilance de la personne.
Comme un suicide assisté, puisque la personne se donne la mort avec l’aide demandée à autrui.
Comme une limitation de soins, puisque l’évolution naturelle de la maladie est laissée libre.

Comme un suicide assisté, puisque la personne se donne la mort avec l’aide demandée à autrui.

Explication

Le suicide assisté est l’acte par lequel une personne se donne la mort en demandant l’assistance d’autrui. L’euthanasie se distingue par le fait que l’action délibérée de donner la mort est accomplie à la demande du malade.

3. Après l’échec des moyens adaptés, un patient vit une situation insupportable : quel est l’objectif de la sédation médicamenteuse ?

Interrompre un traitement de maintien en vie pour laisser évoluer la maladie.
Réduire spécifiquement son angoisse sans modifier son niveau de vigilance.
Diminuer sa vigilance, éventuellement jusqu’à la perte de conscience, pour soulager la situation.
Provoquer son décès afin de mettre fin aux souffrances qu’il juge insupportables.

Diminuer sa vigilance, éventuellement jusqu’à la perte de conscience, pour soulager la situation.

Explication

La sédation diminue médicamenteusement la vigilance afin de soulager une situation insupportable lorsque les moyens adaptés n’ont pas apporté le soulagement attendu. Contrairement à l’euthanasie, elle vise le soulagement et non la provocation de la mort.

4. Un patient présente une douleur, une angoisse et un besoin de diminution de vigilance : quelle association entre intervention et objectif est correcte ?

L’anxiolyse cible la douleur, la sédation l’angoisse et l’analgésie la vigilance.
La sédation cible la douleur, l’analgésie l’angoisse et l’anxiolyse la vigilance.
L’analgésie cible la vigilance, l’anxiolyse la douleur et la sédation l’angoisse.
L’analgésie cible la douleur, l’anxiolyse l’angoisse et la sédation la vigilance.

L’analgésie cible la douleur, l’anxiolyse l’angoisse et la sédation la vigilance.

Explication

L’analgésie vise à diminuer la douleur, l’anxiolyse à diminuer l’angoisse et la sédation à diminuer la vigilance. L’analgésie ne cible donc pas l’angoisse, qui relève de l’anxiolyse.

5. Dans la conception hégélienne, quel rôle joue le regard d’autrui dans la dignité humaine ?

Il mesure la dignité selon les conduites et les règles sociales.
Il garantit une dignité égale, indépendante de toute relation à autrui.
Il crée la dignité, qui n’existe pas avant sa reconnaissance.
Il fait passer la dignité de l’état de puissance à celui d’acte.

Il fait passer la dignité de l’état de puissance à celui d’acte.

Explication

Chez Hegel, la dignité préexiste à sa reconnaissance, mais le regard d’autrui permet son passage de la puissance à l’acte. La reconnaître ne signifie donc pas qu’elle soit créée par autrui.

6. En France, où ont lieu environ 70 % des fins de vie ?

Au domicile de la personne
Dans un lieu choisi hors du système médical
Dans un établissement de soins palliatifs
À l’hôpital ou en institution

À l’hôpital ou en institution

Explication

Environ 70 % des fins de vie se déroulent à l’hôpital ou en institution, même si le domicile est le lieu préféré de la majorité des Français. Le domicile correspond donc à une préférence fréquente, et non au lieu où survient la plupart des décès.

7. Quelle fonction les soins palliatifs doivent-ils remplir dans la prise en charge d’une personne en fin de vie ?

Préserver sa qualité de vie par des soins personnalisés et un accompagnement attentif
Remplacer l’écoute du patient par une décision médicale centrée sur les symptômes
Accélérer le décès lorsque la souffrance compromet son autonomie
Maintenir les traitements de prolongation de la vie malgré leur disproportion

Préserver sa qualité de vie par des soins personnalisés et un accompagnement attentif

Explication

Les soins palliatifs visent notamment à accompagner la personne, à prendre soin d’elle et à préserver sa qualité de vie en personnalisant les soins. Accélérer le décès n’est pas leur fonction, même si la demande de mourir peut être liée à la souffrance.

8. Dans la relation de soin, quand le soignant cherche à mieux connaître le patient, quelle démarche est proposée en premier ?

Lui présenter d’abord les soins envisagés
Lui demander deux ou trois choses sur lui
Lui demander comment l’aider aujourd’hui
Lui demander ce qui compte le plus pour lui

Lui demander ce qui compte le plus pour lui

Explication

Commencer par demander ce qui compte le plus pour le patient aide à reconnaître sa singularité avant d’organiser les soins. Lui demander comment l’aider aujourd’hui fait également partie de la démarche, mais intervient après cette première question.

9. Quelle comparaison distingue correctement les conditions permettant de suspendre ou de ne pas entreprendre un traitement relevant de l’obstination déraisonnable ?

L’accord de la personne de confiance, ou une décision individuelle du médecin s’il ne le peut pas
La volonté du patient s’il peut l’exprimer, ou une procédure collégiale s’il ne le peut pas
L’autorisation de la famille, ou l’existence de directives anticipées s’il ne le peut pas
La présence d’une souffrance réfractaire, ou une demande de sédation s’il ne le peut pas

La volonté du patient s’il peut l’exprimer, ou une procédure collégiale s’il ne le peut pas

Explication

Lorsque le patient peut exprimer sa volonté, celle-ci guide la décision ; s’il ne le peut pas, une procédure collégiale est requise. La personne de confiance peut témoigner de la volonté du patient, mais elle ne se substitue pas à cette procédure pour décider.

10. Lorsqu’un patient peut exprimer sa volonté, quelle conséquence entraîne son refus d’une recommandation médicale après avoir été informé des risques et des conséquences de son choix ?

Le médecin suspend sa décision jusqu’à la réunion d’une procédure collégiale.
Le médecin poursuit le traitement si celui-ci est jugé proportionné.
Le médecin demande à la personne de confiance de trancher à la place du patient.
Le médecin respecte ce refus et consigne la décision dans le dossier médical.

Le médecin respecte ce refus et consigne la décision dans le dossier médical.

Explication

Après avoir informé le patient des conséquences et de la gravité de son choix, le médecin doit respecter sa volonté et inscrire la décision au dossier médical. Une procédure collégiale intervient notamment lorsque le patient ne peut pas s’exprimer, et non pour annuler un refus exprimé.

11. Un patient atteint d’une affection grave et incurable demande l’arrêt d’un traitement qui engage son pronostic vital à court terme et risque d’entraîner une souffrance insupportable. Quelle démarche peut être mise en œuvre pour répondre à sa demande ?

Une sédation temporaire, interrompue dès que le traitement est arrêté
Une sédation profonde et continue jusqu’au décès, après vérification des conditions d’application
Une euthanasie, puisque l’arrêt du traitement engage son pronostic vital à court terme
Une analgésie seule, car la sédation suppose une souffrance déjà réfractaire

Une sédation profonde et continue jusqu’au décès, après vérification des conditions d’application

Explication

Dans cette situation, la loi prévoit que le patient peut demander une sédation profonde et continue jusqu’au décès, associée à l’arrêt du traitement concerné. La souffrance réfractaire est une condition d’une autre situation d’accès à cette sédation, mais elle n’est pas nécessairement requise ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 9 flashcards sur Éthique et fin de vie.

Qu’est-ce que l’euthanasie ?

L’action de donner délibérément la mort à un malade qui le demande afin de soulager ses souffrances insupportables.

Qu’est-ce que la sédation en fin de vie ?

La diminution médicamenteuse de la vigilance visant à soulager une situation insupportable lorsque les moyens adaptés ont échoué.

Qu’interdit la loi française concernant le suicide ?

La provocation et l’incitation au suicide.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Éthique et fin de vie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM