QCM : Potentiels évoqués auditifs et électrocochléographie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment les potentiels électriques liés à l’audition deviennent-ils observables au scalp après le traitement du son par l’oreille interne ?

La cochlée transforme directement le son en un signal électrique unique qui se propage jusqu’au scalp sans relais neuronal.
Les muscles de l’oreille moyenne génèrent des potentiels qui se transmettent au scalp par les os du crâne.
Les voies auditives centrales produisent des signaux qui s’annulent avant d’atteindre les électrodes de surface.
L’activation des voies auditives centrales produit des potentiels d’action dont la sommation crée des signaux électriques mesurables à distance.

L’activation des voies auditives centrales produit des potentiels d’action dont la sommation crée des signaux électriques mesurables à distance.

Explication

Après le traitement du son par l’oreille interne, l’activation des voies auditives centrales produit des potentiels d’action qui, sommés, forment des potentiels détectables au scalp. La cochlée participe au traitement auditif, mais elle ne produit pas à elle seule un signal unique transmis directement au scalp.

2. Un examen recherche l’activité des voies auditives durant les premières millisecondes après un stimulus sonore ; quelle catégorie de potentiels évoqués convient ?

Les potentiels tardifs, qui renseignent principalement sur les voies allant de la cochlée au thalamus.
Les PEAM, qui renseignent sur les voies allant du thalamus aux aires auditives primaires.
Les PEAC, qui renseignent sur les cortex auditifs et les aires associatives langagières.
Les PEAP, qui renseignent sur les voies allant de la cochlée aux radiations auditives.

Les PEAP, qui renseignent sur les voies allant de la cochlée aux radiations auditives.

Explication

Les PEAP sont recueillis dans les dix premières millisecondes et analysent les voies de la cochlée aux radiations auditives. Les PEAM concernent plutôt les latences de 10 à 50 ms, et ne correspondent donc pas à cette fenêtre précoce.

3. Quel critère électrique doivent respecter les électrodes utilisées pour recueillir les PEAP ?

Ce sont des électrodes de surface jetables, avec une impédance comprise entre 5 et 10 kΩ.
Ce sont des électrodes de surface jetables, avec une impédance inférieure à 5 kΩ.
Ce sont des électrodes de surface réutilisables, avec une impédance supérieure à 5 kΩ.
Ce sont des électrodes implantées, avec une impédance inférieure à 50 kΩ.

Ce sont des électrodes de surface jetables, avec une impédance inférieure à 5 kΩ.

Explication

Le recueil des PEAP utilise des électrodes de surface jetables dont l’impédance doit rester sous 5 kΩ. Une impédance supérieure à ce seuil ne respecte pas le critère technique indiqué.

4. Pour examiner plus sélectivement une région cochléaire choisie selon sa fréquence caractéristique, quel stimulus faut-il privilégier ?

Un clic, car son large spectre cible une zone cochléaire précise selon sa fréquence.
Un clic, car sa brièveté limite l’exploration à une fréquence cochléaire unique.
Un tone burst, car sa fréquence permet de cibler plus sélectivement une zone cochléaire.
Un tone burst, car il explore de façon non sélective la bande de 2 000 à 4 000 Hz.

Un tone burst, car sa fréquence permet de cibler plus sélectivement une zone cochléaire.

Explication

Le tone burst permet de tester plus sélectivement certaines zones cochléaires en fonction de sa fréquence. Le clic est bref et à large spectre, et explore largement la bande de 2 000 à 4 000 Hz plutôt qu’une région ciblée.

5. À quoi correspond le moyennage des acquisitions lors du traitement des PEAP ?

À la suppression des réponses neuronales qui ne suivent pas la stimulation sonore
À la conversion des amplitudes enregistrées en fréquences de stimulation
À l’atténuation du bruit de fond grâce à la combinaison de nombreux signaux synchronisés
À l’augmentation de l’amplitude des artéfacts pour repérer les réponses auditives

À l’atténuation du bruit de fond grâce à la combinaison de nombreux signaux synchronisés

Explication

Le moyennage de 500 à 2 000 acquisitions synchronisées fait ressortir le signal auditif du bruit de fond. Le rejet des artéfacts trop amples est une étape distincte, qui intervient avant le moyennage.

6. À 80 dB au-dessus du seuil auditif, quelle est la latence normale de l’onde III des PEAP ?

5,5 ms
1,5 ms
3,5 ms
2,5 ms

3,5 ms

Explication

L’onde III a une latence normale de 3,5 ms à cette intensité. La valeur de 2,5 ms correspond à l’onde II, située plus tôt dans la succession des réponses.

7. Quel rôle joue l’apparition de l’onde V dans l’estimation du seuil auditif par les PEAP ?

Elle confirme la présence d’une réponse cochléaire résiduelle chez un sujet sourd profond.
Elle indique l’intensité la plus faible à laquelle une réponse auditive est détectée.
Elle permet de localiser une atteinte dans la partie basse du tronc cérébral.
Elle mesure la différence de conduction entre les deux oreilles.

Elle indique l’intensité la plus faible à laquelle une réponse auditive est détectée.

Explication

Le seuil estimé correspond à l’intensité minimale faisant apparaître l’onde V, avec une précision d’environ 15 dB. La localisation d’une atteinte du tronc cérébral repose plutôt sur l’analyse des intervalles entre les ondes.

8. En quoi les PEAM se distinguent-ils des PEAC par les structures auditives qu’ils étudient ?

Les PEAM étudient les noyaux cochléaires et le tronc cérébral, tandis que les PEAC ciblent les radiations auditives.
Les PEAM étudient les cortex auditifs et associatifs langagiers, tandis que les PEAC ciblent le corps genouillé et le thalamus.
Les PEAM étudient le corps genouillé, le thalamus et le cortex auditif, tandis que les PEAC ciblent les cortex auditifs et associatifs langagiers.
Les PEAM étudient la cochlée et le nerf auditif, tandis que les PEAC ciblent le corps genouillé et le thalamus.

Les PEAM étudient le corps genouillé, le thalamus et le cortex auditif, tandis que les PEAC ciblent les cortex auditifs et associatifs langagiers.

Explication

Les PEAM portent sur les neurones du corps genouillé, du thalamus et du cortex auditif, alors que les PEAC concernent les cortex auditifs et associatifs langagiers. La cochlée et le nerf auditif relèvent des potentiels de latence courte, et non des PEAM.

9. Quelle composante de l’électrocochléographie est produite par les vibrations des cellules ciliées et reproduit la forme du son sans délai ?

Le potentiel microphonique cochléaire
Le potentiel endocochléaire de repos
Le potentiel de sommation
Le potentiel d’action global du nerf auditif

Le potentiel microphonique cochléaire

Explication

Le potentiel microphonique cochléaire reflète les vibrations des cellules ciliées et suit la forme de la vibration sonore sans délai. Le potentiel de sommation provient plutôt de la polarisation des cellules ciliées associée aux déplacements non linéaires de la membrane basilaire.

10. Pourquoi le potentiel d’action global du nerf auditif apparaît-il après le potentiel de sommation lors d’une stimulation sonore ?

Parce qu’il résulte de la polarisation des cellules ciliées lors des déplacements de la membrane basilaire.
Parce qu’il correspond aux potentiels endocochléaires présents au repos dans la cochlée.
Parce qu’il nécessite l’excitation simultanée des fibres nerveuses par les clics sonores.
Parce qu’il reproduit la vibration sonore sans délai à partir des cellules ciliées.

Parce qu’il nécessite l’excitation simultanée des fibres nerveuses par les clics sonores.

Explication

L’AP apparaît juste après le SP et dépend de l’activation simultanée des fibres du nerf auditif par les clics. La polarisation des cellules ciliées décrit plutôt l’origine du SP, qui précède l’AP.

11. Chez un patient présentant une surdité profonde, quel intérêt pratique l’ECochG peut-elle apporter en complément des PEA ?

Localiser une tumeur de l’angle pontocérébelleux grâce aux latences des ondes
Mesurer la conduction du tronc cérébral à partir des intervalles entre ondes
Détecter une activité cochléaire résiduelle ou un potentiel microphonique
Évaluer la discrimination auditive en enregistrant la réponse à des sons rares

Détecter une activité cochléaire résiduelle ou un potentiel microphonique

Explication

L’ECochG peut mettre en évidence une activité cochléaire résiduelle ou un potentiel microphonique chez une personne sourde profonde, en complément des PEA. L’analyse des intervalles entre ondes relève plutôt de l’étude des PEA et ne constitue pas l’apport visé ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Potentiels évoqués auditifs et électrocochléographie.

Après le traitement du son par l’oreille interne, que produit l’activation des voies auditives centrales ?

Des potentiels d’action dont la sommation forme des potentiels électriques observables au scalp.

Comment fait-on émerger les potentiels évoqués auditifs du bruit électrique de fond ?

On amplifie et moyenne des acquisitions synchronisées après une stimulation acoustique provoquant une décharge neuronale synchrone.

Quelle impédance maximale doivent avoir les électrodes de surface jetables des PEAP ?

Inférieure à 5 kΩ.

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