★ À maîtriser
Après le traitement du son par l’oreille interne, l’activation des voies auditives centrales produit des potentiels d’action dont la sommation forme des potentiels électriques observables à distance au scalp.
Les potentiels évoqués sont obtenus en provoquant une décharge synchrone des neurones par stimulation acoustique, puis en amplifiant et en moyennant des acquisitions synchronisées pour les faire émerger du bruit de fond électrique.
📌 Les PEAP sont recueillis dans les 10 premières millisecondes et analysent les voies de la cochlée aux radiations auditives, les PEAM entre 10 et 50 ms analysent du thalamus aux aires auditives primaires, et les PEAC au-delà de 50 ms étudient les cortex auditifs et associatifs langagiers.
Compléments
Les potentiels recueillis au scalp sont de l’ordre de quelques microvolts et sont atténués par les structures encéphaliques et le bruit électrique corporel.
Les filtres sélectionnent une gamme de fréquences afin de faire émerger des ondes caractéristiques du fonctionnement du système auditif.
Plus la latence est courte, plus le neurone générateur est proche de la cochlée, car l’information auditive se propage de la périphérie vers le cortex cérébral.
Stimulation acoustique → décharge synchrone → moyennage : le signal émerge du bruit
★ À maîtriser
Les PEAP sont recueillis avec des électrodes de surface jetables dont l’impédance doit être inférieure à 5 kΩ.
Le montage vertical place l’électrode négative sur la mastoïde, l’électrode positive sur le front et l’électrode de référence sur la mastoïde opposée.
📌 Le clic, bref et à large spectre, explore de manière non sélective la bande de 2 000 à 4 000 Hz, tandis que le tone burst permet de tester plus sélectivement certaines zones cochléaires selon sa fréquence.
Compléments
Le sujet est installé allongé, dans l’obscurité, les yeux fermés, immobile et détendu ; chez l’enfant, l’enregistrement se fait de préférence pendant le sommeil.
Le masquage controlatéral par bruit blanc est utilisé à partir de 40 dB pour éviter une stimulation synchrone de l’autre oreille par conduction osseuse.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
📌 L’onde I est la première à disparaître et est difficilement identifiable en dessous de 20 dB au-dessus du seuil auditif, tandis que l’onde V, la plus ample, est la dernière à disparaître et permet d’évaluer le seuil auditif.
📌 Un intervalle I-III augmenté indique un trouble de conduction du nerf auditif ou de la partie basse du tronc cérébral, tandis qu’un intervalle III-V augmenté indique un trouble de conduction de la partie haute du tronc cérébral.
Compléments
L’amplitude des ondes augmente avec l’intensité de stimulation et est maximale environ 80 dB au-dessus du seuil auditif du sujet.
La différence interaurale maximale des intervalles I-III, I-V ou III-V est de 0,35 ms.
★ À maîtriser
Le seuil auditif estimé par les PEAP correspond à l’intensité la plus faible faisant apparaître l’onde V, avec une précision de l’ordre de 15 dB et une exploration limitée aux fréquences de 2 000 à 4 000 Hz.
En cas d’absence de réponse aux PEAP, il faut envisager une surdité profonde sur les aigus, vérifier l’installation, l’impédance, les branchements et le bruit dans le casque, et considérer une neuropathie auditive si les PEAP sont bien plus altérés que l’audiométrie tonale.
Compléments
Les PEAP servent à estimer les seuils auditifs chez les jeunes enfants, les adultes ne pouvant participer à l’audiométrie tonale et les simulateurs.
L’interprétation des seuils nécessite une concordance entre les PEAP et les autres tests objectifs et subjectifs, ainsi qu’une reproductibilité des résultats entre plusieurs examens et au sein d’un même examen.
Les indications de l’étude des latences et amplitudes comprennent :
L’onde I disparaît en premier ; l’onde V, la plus ample, disparaît en dernier
★ À maîtriser
Les PEAM étudient les neurones du corps genouillé, du thalamus et du cortex auditif, et leurs amplitudes sont dégradées chez un sujet endormi ou anesthésié.
Les potentiels majeurs étudiés sont :
Compléments
Les PEAM permettent d’étudier trois complexes biphasiques entre 10 et 50 ms, de visualiser la sensibilité du cortex auditif aux basses fréquences et de détecter des troubles neurologiques.
La MMN étudie les capacités discriminatoires du système auditif et peut contribuer à prédire un éveil de coma.
Les PEAM et les PEAC ne sont pas utilisés en pratique clinique courante et sont employés en recherche.
★ À maîtriser
📌 L’ECochG prend en compte les réponses sensorielles des cellules ciliées et les réponses nerveuses des fibres du nerf auditif, mais exclut les potentiels endocochléaires de repos en l’absence de stimulation.
Le potentiel microphonique cochléaire (PM) est produit par les vibrations des cellules ciliées, reproduit la forme de la vibration sonore sans délai et est de faible amplitude.
Le potentiel de sommation (SP) résulte de la polarisation particulière des cellules ciliées liée aux déplacements non linéaires de la membrane basilaire lors d’une stimulation sonore de haute intensité.
Le potentiel d’action global du nerf auditif (AP) apparaît juste après le SP, forme la composante principale de l’onde I des PEAP et nécessite une excitation simultanée des fibres nerveuses par des clics sonores.
Compléments
📌 Le SP dépend de l’intensité et de la fréquence du stimulus, mais il n’est pas sensible à sa polarité et ne disparaît pas lors d’une inversion de phase.
Le PM suit la forme sonore ; le SP résiste à l’inversion de phase
★ À maîtriser
Le recueil de l’ECochG utilise trois électrodes : une négative proche de la cochlée, transtympanique sur le promontoire, juxta-tympanique sur le tympan ou transméatique dans le conduit auditif externe, une positive sur le front et une neutre.
Le clic non filtré, le stimulus le plus utilisé en ECochG, couvre un spectre de 1 000 à 4 000 Hz et stimule simultanément une grande partie de la cochlée.
Compléments
📌 Les clics alternés peuvent éliminer le PM, tandis que les clics en condensation ou en raréfaction le mettent en évidence.
Le clic filtré utilise une bande étroite entre 1 000 et 4 000 Hz, tandis que les bouffées tonales sont des tranches de son pur susceptibles d’augmenter la sensibilité de l’ECochG et d’étudier les sons graves.
Le tracé de l’ECochG correspond à un complexe de l’onde I des PEA et présente une grande variabilité interindividuelle, sans normes en valeurs absolues.
★ À maîtriser
L’ECochG peut compléter un PEA pour déterminer un seuil auditif et détecter une activité cochléaire résiduelle ou un potentiel microphonique chez les patients sourds profonds.
Dans les surdités sans trouble de pression endolymphatique, le rapport SP/AP n’est pas modifié ; l’ECochG peut diagnostiquer une maladie de Ménière à un stade incomplet ou lors d’un épisode de surdité brusque.
Dans les troubles de pression endolymphatique, le rapport SP/AP augmente ; pour une électrode juxta-tympanique, une valeur inférieure à 0,35 est normale.
L’hypo- ou l’hyperpression endolymphatique augmente l’amplitude du SP tandis que l’amplitude de l’AP reste inchangée ou diminue, ce qui augmente le rapport SP/AP et élargit le complexe avec une déflexion de repolarisation plus lente.
Compléments
L’ECochG peut compléter ou remplacer le monitoring par PEA lors de chirurgies de tumeurs de l’angle pontocérébelleux visant à préserver l’audition.
La présence d’un PM en l’absence d’ondes au PEA permet de diagnostiquer une synaptopathie.
Après injection ou ingestion d’un produit osmotique, la normalisation du rapport SP/AP témoigne de la réversibilité de l’hydrops et de la symptomatologie, guide la thérapeutique et constitue le critère audiométrique le plus sensible.
Pression endolymphatique perturbée → SP augmenté → rapport SP/AP augmenté
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1. Comment les potentiels électriques liés à l’audition deviennent-ils observables au scalp après le traitement du son par l’oreille interne ?
2. Un examen recherche l’activité des voies auditives durant les premières millisecondes après un stimulus sonore ; quelle catégorie de potentiels évoqués convient ?
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Après le traitement du son par l’oreille interne, que produit l’activation des voies auditives centrales ?
Des potentiels d’action dont la sommation forme des potentiels électriques observables au scalp.
Comment fait-on émerger les potentiels évoqués auditifs du bruit électrique de fond ?
On amplifie et moyenne des acquisitions synchronisées après une stimulation acoustique provoquant une décharge neuronale synchrone.
Quelle impédance maximale doivent avoir les électrodes de surface jetables des PEAP ?
Inférieure à 5 kΩ.
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