QCM : Examen physique cardiovasculaire (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À l’auscultation, un rythme à trois temps comporte B1, B2 et un bruit supplémentaire B3; comment le qualifier ?

Un click, qui peut signaler une insuffisance cardiaque ou un trouble du remplissage ventriculaire.
Un souffle, qui peut signaler une insuffisance cardiaque ou un trouble du remplissage ventriculaire.
Un dédoublement de B2, qui peut signaler une insuffisance cardiaque ou un trouble du remplissage ventriculaire.
Un galop, qui peut signaler une insuffisance cardiaque ou un trouble du remplissage ventriculaire.

Un galop, qui peut signaler une insuffisance cardiaque ou un trouble du remplissage ventriculaire.

Explication

Un galop est un rythme à trois temps dû à la présence de B3 ou de B4 en plus de B1 et B2, et peut constituer un signe d’insuffisance cardiaque ou de trouble du remplissage ventriculaire. Un souffle est un bruit surajouté, mais ne désigne pas ce rythme à trois temps.

2. Quel repère anatomique localise le foyer mitral ?

Le bord droit du sternum, à hauteur du quatrième espace intercostal
L’apex, à la jonction de la ligne médio-claviculaire gauche et du cinquième espace intercostal
La jonction de la ligne médio-claviculaire droite et du cinquième espace intercostal
Le bord gauche du sternum, à hauteur du deuxième espace intercostal gauche

L’apex, à la jonction de la ligne médio-claviculaire gauche et du cinquième espace intercostal

Explication

Le foyer mitral est situé à l’apex, là où la ligne médio-claviculaire gauche rejoint le cinquième espace intercostal. Le deuxième espace intercostal gauche correspond au foyer pulmonaire, et non au foyer mitral.

3. Comment distinguer un souffle d’un click ou d’un dédoublement de B2 ?

Un souffle est un bruit surajouté distinct d’un click et d’un dédoublement de B2, et peut être systolique ou diastolique.
Un souffle est un bruit surajouté distinct d’un click et d’un dédoublement de B2, et se produit lors de la systole atriale.
Un souffle est un dédoublement de B2, et se produit au début de la systole ou de la diastole.
Un souffle est un bruit surajouté correspondant à un click, et peut être systolique ou diastolique.

Un souffle est un bruit surajouté distinct d’un click et d’un dédoublement de B2, et peut être systolique ou diastolique.

Explication

Un souffle est un bruit surajouté distinct d’un click et d’un dédoublement de B2; il peut survenir pendant la systole ou la diastole. Le click est un bruit distinct du souffle et ne définit donc pas celui-ci.

4. Quelle association entre anomalie du pouls et situation clinique est correcte ?

Pouls aboli : état de choc ; pouls filant : tamponnade ; pouls paradoxal : sténose artérielle
Pouls aboli : occlusion ou sténose artérielle ; pouls filant : état de choc ; pouls paradoxal : tamponnade
Pouls aboli : sténose veineuse ; pouls filant : tamponnade ; pouls paradoxal : occlusion artérielle
Pouls aboli : tamponnade ; pouls filant : occlusion artérielle ; pouls paradoxal : état de choc

Pouls aboli : occlusion ou sténose artérielle ; pouls filant : état de choc ; pouls paradoxal : tamponnade

Explication

Un pouls aboli peut signaler une occlusion ou une sténose artérielle, un pouls filant un état de choc et un pouls paradoxal une tamponnade. L’association du pouls filant à une tamponnade confond deux signes aux interprétations distinctes.

5. Quelle interprétation évoque une turgescence jugulaire visible ?

Une hypoperfusion cutanée liée à un état de choc distributif
Une insuffisance cardiaque gauche avec congestion artérielle en amont du cœur gauche
Une insuffisance cardiaque droite avec congestion veineuse en amont du cœur droit
Une sténose artérielle périphérique avec diminution du débit vers les jambes

Une insuffisance cardiaque droite avec congestion veineuse en amont du cœur droit

Explication

La turgescence jugulaire correspond à une dilatation visible de la veine jugulaire et évoque une insuffisance cardiaque droite par congestion veineuse en amont du cœur droit. Une sténose artérielle périphérique concerne le débit artériel et n’explique pas cette dilatation veineuse.

6. Quelle installation correspond aux conditions recommandées pour l’auscultation cardiaque ?

Dans une pièce silencieuse, torse nu, d’abord debout puis assis le dos droit
Dans une pièce silencieuse, habillé, d’abord assis puis couché penché en avant
Dans une pièce animée, torse nu, d’abord couché puis debout penché en avant
Dans une pièce silencieuse, torse nu, d’abord couché puis assis penché en avant

Dans une pièce silencieuse, torse nu, d’abord couché puis assis penché en avant

Explication

L’examen se déroule dans une pièce silencieuse, le patient torse nu, d’abord en décubitus dorsal puis assis avec le thorax légèrement penché en avant. La position assise précède donc le décubitus dans la description erronée.

7. Que renseignent principalement les pouls périphériques lors de leur examen ?

Sur la fonction de filtration des reins
Sur la perméabilité du système vasculaire artériel
Sur la ventilation des voies respiratoires
Sur la congestion du système veineux périphérique

Sur la perméabilité du système vasculaire artériel

Explication

Les pouls périphériques reflètent la perméabilité du système vasculaire artériel. La congestion veineuse relève d’une autre composante circulatoire et ne constitue pas ce que mesurent principalement ces pouls.

8. Quel son à la percussion peut évoquer la présence de liquide dans une cavité ?

Un son grave appelé matité
Un son clair appelé tympanisme
Un son aérien correspondant à la sonorité normale
Un son résonant associé à une cavité aérique

Un son grave appelé matité

Explication

La matité est un son grave produit par la percussion et peut signaler la présence de liquide. Le tympanisme, lui, correspond à la percussion d’une cavité contenant de l’air.

9. Lorsqu’on recherche un épanchement pleural par percussion, quel contraste est attendu ?

Une matité à la place de la sonorité aérienne thoracique normale
Un tympanisme à la place de la matité thoracique normale
Une matité identique sur les zones saines et les zones atteintes
Une sonorité aérienne à la place d’un bruit respiratoire assourdi

Une matité à la place de la sonorité aérienne thoracique normale

Explication

Un épanchement pleural produit une matité qui contraste avec la sonorité aérienne normale du thorax. Le tympanisme évoque plutôt une cavité aérique et ne constitue pas le signe décrit pour cet épanchement.

10. Comment débute l’inspection cardiologique et quels éléments observe-t-elle notamment ?

Elle commence après les examens complémentaires et compare le patient assis puis debout, en ciblant le dos
Elle commence après l’auscultation et examine le patient debout, en ciblant surtout les jambes
Elle débute après la palpation thoracique et observe le patient allongé, en ciblant surtout l’abdomen
Elle commence dès l’interrogatoire et observe le patient assis puis allongé, notamment le visage et les mains

Elle commence dès l’interrogatoire et observe le patient assis puis allongé, notamment le visage et les mains

Explication

L’inspection cardiologique commence dès l’interrogatoire, avec observation du patient assis puis allongé, notamment du visage et des mains à la recherche de signes de gravité. Attendre la fin de l’auscultation retarderait cette observation initiale.

11. Pourquoi palpe-t-on simultanément le pouls radial pendant l’auscultation cardiaque ?

Pour mesurer la fréquence respiratoire et distinguer l’inspiration de l’expiration
Pour comparer la force des pouls des deux bras et évaluer leur symétrie
Pour repérer le cycle cardiaque et situer un souffle en systole ou en diastole
Pour localiser le foyer d’un souffle et estimer la mobilité des valves

Pour repérer le cycle cardiaque et situer un souffle en systole ou en diastole

Explication

La palpation simultanée du pouls radial aide à repérer le cycle cardiaque et à déterminer si un souffle est systolique ou diastolique. La comparaison des pouls des deux bras ne permet pas d’accomplir cette détermination temporelle.

12. Quel aspect est typique des œdèmes des membres inférieurs liés à une insuffisance cardiaque droite ?

Unilatéraux, rouges, chauds et douloureux à la palpation
Bilatéraux, rouges, chauds et ne prenant pas le godet
Bilatéraux, blancs, froids et prenant le godet
Unilatéraux, blancs, froids et associés à une diminution des pouls

Bilatéraux, blancs, froids et prenant le godet

Explication

Les œdèmes liés à l’insuffisance cardiaque droite sont typiquement bilatéraux, blancs, froids et prennent le godet. Un œdème unilatéral, rouge et chaud oriente davantage vers une phlébite ou une dermo-épidermite.

13. Quelles constantes constituent les quatre paramètres fondamentaux de surveillance clinique ?

La tension artérielle, la saturation en oxygène, la douleur et le poids
La fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la diurèse et la saturation en oxygène
La fréquence cardiaque, la tension artérielle, la saturation en oxygène et la température
La fréquence respiratoire, la tension artérielle, la glycémie et la température

La fréquence cardiaque, la tension artérielle, la saturation en oxygène et la température

Explication

Ces quatre constantes sont la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la saturation en oxygène et la température. La fréquence respiratoire peut aussi être surveillée, mais elle ne fait pas partie de cette liste fondamentale.

14. Quel mécanisme est associé à B3 et peut contribuer à son apparition ?

La fermeture des valves mitrale et tricuspide au commencement de la systole.
Une contraction atriale qui propulse le sang dans un ventricule peu compliant, en fin de diastole.
Un remplissage ventriculaire rapide contre des parois peu compliantes, en début de diastole.
La fermeture des valves aortique et pulmonaire au commencement de la diastole.

Un remplissage ventriculaire rapide contre des parois peu compliantes, en début de diastole.

Explication

B3 est un bruit protodiastolique lié au remplissage ventriculaire rapide contre des parois peu compliantes; il peut traduire une insuffisance cardiaque ou une dysfonction diastolique. Le mécanisme de contraction atriale en fin de diastole correspond plutôt à B4.

15. Où se trouvent les foyers aortique et pulmonaire à l’auscultation ?

Aortique au deuxième espace intercostal droit et pulmonaire au deuxième gauche
Aortique au deuxième espace intercostal gauche et pulmonaire au deuxième droit
Aortique au cinquième espace intercostal droit et pulmonaire au quatrième gauche
Aortique au quatrième espace intercostal gauche et pulmonaire au cinquième droit

Aortique au deuxième espace intercostal droit et pulmonaire au deuxième gauche

Explication

Le foyer aortique se situe au deuxième espace intercostal droit, tandis que le foyer pulmonaire se trouve au deuxième espace intercostal gauche. Inverser les côtés attribue à chaque foyer la localisation de l’autre.

16. Une tachycardie supérieure à 100 bpm, surtout si elle est sinusale, peut signaler quelles situations ?

Un malaise vagal, un bloc auriculo-ventriculaire ou une autre bradycardie
Une hypovolémie, un état de choc ou une infection associés à une tension basse
Une embolie pulmonaire grave, une infection ou un saignement
Un œdème aigu pulmonaire, un AVC ou une dissection aortique

Une embolie pulmonaire grave, une infection ou un saignement

Explication

Une tachycardie dépassant 100 bpm, surtout sinusale, peut être un signe d’embolie pulmonaire grave, d’infection ou de saignement. Les troubles de conduction mentionnés dans une autre réponse sont plutôt associés à la bradycardie.

17. Lorsqu’une irrégularité des bruits cardiaques est détectée, quelle démarche est indiquée pour rechercher une cause potentiellement emboligène ?

Réaliser une échographie afin de rechercher un souffle susceptible de provoquer une fibrillation atriale et un AVC.
Évaluer l’intensité d’un souffle afin de rechercher notamment une fibrillation atriale pouvant entraîner un AVC si elle n’est pas détectée assez tôt.
Rechercher un dédoublement de B2 afin d’identifier directement une fibrillation atriale pouvant entraîner un AVC.
Réaliser un ECG afin de rechercher notamment une fibrillation atriale pouvant entraîner un AVC si elle n’est pas détectée assez tôt.

Réaliser un ECG afin de rechercher notamment une fibrillation atriale pouvant entraîner un AVC si elle n’est pas détectée assez tôt.

Explication

Une irrégularité des bruits cardiaques doit conduire à réaliser un ECG, car elle peut notamment correspondre à une fibrillation atriale associée à un risque d’AVC si elle n’est pas détectée assez tôt. L’évaluation de l’intensité d’un souffle ne remplace pas cet examen du rythme.

18. Une constante présente une défaillance profonde chez un patient : quelle priorité clinique s’impose ?

La corriger avant de poursuivre les investigations, car elle expose à un risque vital immédiat
Poursuivre les investigations avant de la corriger, afin de préciser sa cause
Surveiller son évolution sans intervention, puis la corriger si un autre signe apparaît
Compléter d’abord l’examen clinique, car le risque vital dépend du diagnostic final

La corriger avant de poursuivre les investigations, car elle expose à un risque vital immédiat

Explication

Une défaillance profonde d’une constante expose à un risque vital immédiat et doit être corrigée avant la poursuite des investigations. Attendre d’avoir précisé la cause avant d’agir inverse la priorité requise.

19. Quel ensemble d’indices peut révéler la présence d’un pacemaker ou d’un défibrillateur implanté ?

Une petite cicatrice thoracique sans boîtier palpable, associée à des sondes visibles sous la peau
Une cicatrice sternale avec un boîtier palpable sur l’abdomen, relié au cœur par des sondes
Une cicatrice avec un boîtier palpable dans une loge prépectorale, relié au cœur par des sondes
Un boîtier palpable dans la région lombaire, relié au cœur par des sondes passant par le sternum

Une cicatrice avec un boîtier palpable dans une loge prépectorale, relié au cœur par des sondes

Explication

Un dispositif implanté peut être repéré par une cicatrice et un boîtier palpable dans une loge prépectorale, relié au cœur par des sondes. Un boîtier abdominal n’est pas l’emplacement décrit pour ces dispositifs.

20. Chez un patient dont les constantes se dégradent, à quoi sert principalement leur évaluation ?

À apprécier sa stabilité et à repérer une défaillance hémodynamique susceptible d’évoluer rapidement vers le décès
À établir le diagnostic définitif avant de rechercher une cause clinique
À déterminer la gravité d’une douleur sans évaluer le risque circulatoire
À mesurer l’efficacité d’un traitement sans apprécier l’état général du patient

À apprécier sa stabilité et à repérer une défaillance hémodynamique susceptible d’évoluer rapidement vers le décès

Explication

L’évaluation des constantes sert à apprécier la stabilité du patient et à identifier une défaillance hémodynamique dangereuse. Établir un diagnostic définitif n’est pas leur fonction première dans cette situation.

21. Une fréquence cardiaque inférieure à 50 bpm oriente notamment vers quelles causes ?

Un œdème aigu pulmonaire ou une dissection aortique
Un état de choc lié à une hypovolémie ou à une infection
Une embolie pulmonaire grave ou une infection avec accélération du rythme
Un malaise vagal ou un trouble de conduction, tel qu’un bloc auriculo-ventriculaire

Un malaise vagal ou un trouble de conduction, tel qu’un bloc auriculo-ventriculaire

Explication

Une bradycardie inférieure à 50 bpm peut orienter vers un malaise vagal ou un trouble de conduction comme un bloc auriculo-ventriculaire. L’embolie pulmonaire grave et l’infection sont plutôt évoquées ici par une tachycardie.

22. Que peuvent indiquer des marbrures observées sur les jambes d’un patient ?

Une hypoperfusion cutanée pouvant accompagner différents types d’état de choc
Une occlusion artérielle localisée sans lien possible avec un état de choc
Une inflammation cutanée orientant vers une infection superficielle des jambes
Une congestion veineuse évoquant principalement une insuffisance cardiaque droite

Une hypoperfusion cutanée pouvant accompagner différents types d’état de choc

Explication

Les marbrures traduisent une hypoperfusion cutanée et peuvent signaler un état de choc septique, cardiogénique, obstructif ou distributif. Une congestion veineuse peut provoquer une turgescence jugulaire, mais n’est pas ce que désignent les marbrures.

23. Comment rechercher un reflux hépato-jugulaire ?

En position demi-assise à 45°, en comprimant l’hypochondre droit pendant 5 à 10 secondes
En position debout, en comprimant l’épigastre pendant 15 à 20 secondes
En position demi-assise à 45°, en comprimant l’hypochondre gauche pendant 15 à 20 secondes
En décubitus dorsal, en comprimant l’hypochondre gauche pendant 5 à 10 secondes

En position demi-assise à 45°, en comprimant l’hypochondre droit pendant 5 à 10 secondes

Explication

La recherche se fait en position demi-assise à 45° par compression de l’hypochondre droit durant 5 à 10 secondes, ce qui peut faire apparaître une turgescence jugulaire. La compression de l’hypochondre gauche ne correspond pas à la manœuvre décrite.

24. Quelle association entre les bruits cardiaques, les valves qui se ferment et les phases du cycle est correcte ?

B1 ferme les valves mitrale et tricuspide au début de la diastole, tandis que B2 ferme les valves aortique et pulmonaire au début de la systole.
B1 ferme les valves mitrale et tricuspide au début de la systole, tandis que B2 ferme les valves aortique et pulmonaire au début de la diastole.
B1 ferme les valves mitrale et aortique au début de la systole, tandis que B2 ferme les valves tricuspide et pulmonaire au début de la diastole.
B1 ferme les valves aortique et pulmonaire au début de la systole, tandis que B2 ferme les valves mitrale et tricuspide au début de la diastole.

B1 ferme les valves mitrale et tricuspide au début de la systole, tandis que B2 ferme les valves aortique et pulmonaire au début de la diastole.

Explication

B1 marque le début de la systole lors de la fermeture des valves mitrale et tricuspide; B2 marque le début de la diastole lors de la fermeture des valves aortique et pulmonaire. L’association inversant les valves et les phases confond les deux bruits.

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Quelles sont les quatre constantes fondamentales évaluées en clinique ?

La fréquence cardiaque, la tension artérielle, la saturation en oxygène et la température.

Que permettent d’évaluer les constantes chez un patient ?

La stabilité du patient.

Que risque une défaillance profonde d’une constante ?

Un risque vital immédiat.

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