QCM : Promotion et éducation en santé (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude de la psychologie sociale ?

Les effets des institutions sur la seule organisation des groupes
Les mécanismes biologiques qui déterminent les comportements humains
La part du social dans les croyances et les comportements individuels
Les techniques utilisées pour mesurer les capacités cognitives individuelles

La part du social dans les croyances et les comportements individuels

Explication

La psychologie sociale examine comment le social intervient dans les croyances et les comportements de chaque individu. L’étude des mécanismes biologiques concerne un autre champ et ne définit pas cet objet.

2. Comment peut-on caractériser une représentation sociale ?

Une connaissance scientifique validée par des experts et transmise sans interprétation collective
Une règle officielle qui définit les comportements autorisés dans une institution
Un savoir ordinaire élaboré par un groupe à partir de valeurs et de croyances partagées
Une opinion personnelle qui se forme indépendamment des croyances et des valeurs du groupe

Un savoir ordinaire élaboré par un groupe à partir de valeurs et de croyances partagées

Explication

Une représentation sociale est un savoir ordinaire produit par un groupe et nourri de valeurs et de croyances communes, mêlant savoirs scientifiques et sens commun. Une connaissance scientifique validée par des experts ne suffit donc pas à la caractériser.

3. Quel rôle la socialisation joue-t-elle dans l’intégration sociale d’un individu ?

Elle l’aide à se distinguer du groupe en rejetant ses valeurs communes
Elle lui permet de remplacer les règles collectives par ses préférences personnelles
Elle lui transmet des connaissances scientifiques sans influencer ses comportements
Elle lui fait apprendre les attitudes, les normes et les valeurs du groupe

Elle lui fait apprendre les attitudes, les normes et les valeurs du groupe

Explication

Par la socialisation, l’individu apprend les attitudes, les normes et les valeurs d’un groupe, ce qui contribue à son intégration. Le rejet des valeurs collectives ne correspond pas à ce processus d’apprentissage.

4. Comment les représentations sociales se transforment-elles au cours du temps ?

Elles résultent des expériences d’un groupe et restent stables lorsque ses membres échangent entre eux
Elles se forment à partir d’expériences individuelles, mais demeurent indépendantes des contextes sociaux
Elles se façonnent par les expériences, varient selon les contextes et évoluent au contact d’autrui
Elles dépendent du contexte politique, mais ne changent qu’à la suite de nouvelles découvertes scientifiques

Elles se façonnent par les expériences, varient selon les contextes et évoluent au contact d’autrui

Explication

Les représentations sociales se construisent au fil des expériences, dépendent de contextes sociaux, culturels, scientifiques et politiques, et évoluent au contact des autres. Les échanges ne les rendent donc pas nécessairement stables.

5. Qu’est-ce qu’une norme au sens psychosocial ?

Une pression liée aux valeurs dominantes, prenant la forme de règles de conduite socialement approuvées
Une règle juridique définie par une autorité et appliquée à tous les membres d’une société
Une habitude de groupe qui décrit des comportements fréquents sans signaler leur approbation sociale
Une préférence individuelle qui oriente les choix sans tenir compte des attentes collectives

Une pression liée aux valeurs dominantes, prenant la forme de règles de conduite socialement approuvées

Explication

Une norme est une pression cognitive et psychosociale liée aux valeurs dominantes et aux opinions partagées, exprimée par des règles plus ou moins explicites visant des conduites approuvées. Une simple habitude fréquente ne traduit pas nécessairement cette approbation sociale.

6. Dans une comparaison entre collectivités et époques, que peut-on observer à propos des normes alimentaires ?

Les usages des couverts, les façons de manger et les règles sur l’alcool peuvent varier
Les usages des couverts varient, tandis que les règles sur la façon de manger et l’alcool restent identiques
Les façons de manger varient selon les individus, mais pas selon les lieux ou les époques
Les règles sur l’alcool varient, tandis que les usages des couverts sont communs à toutes les collectivités

Les usages des couverts, les façons de manger et les règles sur l’alcool peuvent varier

Explication

Les normes alimentaires portant notamment sur les couverts, la façon de manger et l’alcool varient selon l’époque, le lieu et la collectivité. L’idée que ces usages seraient identiques d’une collectivité à l’autre contredit cette variabilité.

7. Comment une personne apprend-elle les normes au fil de sa socialisation ?

Elle les apprend d’abord à l’école, puis dans la famille et les médias après l’entrée dans la vie adulte
Elle les apprend d’abord notamment en famille, puis à l’école, avec les pairs et par les médias
Elle les apprend d’abord par les médias, puis en famille, sans apport de l’école ni des pairs
Elle les apprend principalement auprès de ses pairs, avant de les acquérir au sein de sa famille

Elle les apprend d’abord notamment en famille, puis à l’école, avec les pairs et par les médias

Explication

Les normes s’acquièrent progressivement lors de la socialisation primaire, notamment en famille, puis de la socialisation secondaire, notamment à l’école, avec les pairs et par les médias. Placer l’école avant la socialisation familiale inverse l’ordre indiqué.

8. Une personne choisit un plat en tenant compte de l’avis de ses collègues, mais consulte ses proches pour un autre choix alimentaire. Quelle notion décrit les personnes auxquelles elle se compare et dont les attentes comptent pour elle ?

Un groupe d’appartenance, défini par les personnes qui partagent son lieu de travail
Un groupe de socialisation, qui transmet les mêmes normes pour tous les comportements
Un groupe de référence, qui peut changer selon le comportement concerné
Un groupe de pairs, qui exerce une pression comparable dans toutes les situations

Un groupe de référence, qui peut changer selon le comportement concerné

Explication

Un groupe de référence rassemble les personnes auxquelles on se compare et dont les opinions, comportements et attentes comptent; il peut varier selon le comportement. Un groupe d’appartenance lié au lieu de travail ne rend pas compte de ce changement de référents.

9. Quelle place occupent les consommateurs et les patients dans l’écosystème alimentaire ?

Ils interviennent après la production, qui se règle surtout sur les choix des chercheurs
Ils évaluent les aliments après leur distribution, sans influencer les objectifs des producteurs
Ils en sont au cœur, et la production cherche à leur plaire
Ils orientent les soins, mais leurs préférences ne concernent pas les objectifs de production

Ils en sont au cœur, et la production cherche à leur plaire

Explication

Les consommateurs et les patients sont au cœur de l’écosystème alimentaire, et la production cherche à leur plaire. Les réduire au rôle d’évaluateurs après la distribution néglige cette orientation de la production vers eux.

10. Une personne choisit un aliment en comparant son prix, son goût, sa quantité et sa qualité, sans privilégier sa valeur nutritionnelle. Que montre cette situation ?

Les choix des consommateurs reposent sur plusieurs critères et ne sont pas toujours liés à la santé
Les choix des consommateurs reposent sur la santé, tandis que le prix et le goût interviennent peu
Les choix des consommateurs dépendent principalement de la quantité, qui détermine aussi la qualité
Les choix des consommateurs suivent surtout les recommandations médicales, même quand le goût diffère

Les choix des consommateurs reposent sur plusieurs critères et ne sont pas toujours liés à la santé

Explication

Les consommateurs peuvent choisir selon le prix, le goût, la quantité et la qualité, et leurs décisions ne sont pas toujours liées à la santé. Supposer que la santé domine leurs choix ne rend pas compte de cette diversité de critères.

11. Quelle pratique correspond à une alimentation considérée comme équilibrée dans la vie quotidienne ?

Manger à horaires réguliers en privilégiant la qualité nutritionnelle, même si les préférences sont écartées
Choisir des aliments appréciés et varier les repas, sans tenir compte des horaires ni de la faim
Respecter des portions fixes, même lorsque la faim varie, et privilégier les aliments les moins appréciés
Manger varié, selon sa faim, en choisissant des aliments appréciés et en gardant des horaires réguliers

Manger varié, selon sa faim, en choisissant des aliments appréciés et en gardant des horaires réguliers

Explication

Une alimentation équilibrée associe variété, équilibre, écoute de la faim, aliments appréciés et horaires réguliers. Se concentrer sur des portions fixes néglige la faim, qui fait partie des repères essentiels.

12. Pour concevoir une intervention de santé publique en diététique-nutrition, quelle démarche est particulièrement pertinente ?

Analyser les mécanismes métaboliques et adapter les prescriptions aux diagnostics médicaux
Mesurer les apports nutritionnels individuels et centrer l’action sur les besoins physiologiques
Questionner les représentations sociales et mobiliser les apports de la psychologie sociale
Diffuser des recommandations alimentaires et évaluer leur mémorisation par les participants

Questionner les représentations sociales et mobiliser les apports de la psychologie sociale

Explication

Cette démarche prend en compte les représentations sociales et s’appuie sur la psychologie sociale. Mesurer les apports individuels peut être utile, mais ne correspond pas à l’approche spécifique décrite pour une intervention de santé publique.

13. Une adolescente remarque que des messages valorisant l’achat de produits pour correspondre à une silhouette à la mode circulent dans son entourage. Quelles influences socioculturelles contribuent principalement à cette pression ?

Les médias, les pairs et la famille, qui peuvent diffuser des normes liées à la consommation
Les pairs, les associations et les collectivités, qui établissent des critères médicaux de corpulence
Les médias, les institutions publiques et les commerces, qui diffusent des recommandations nutritionnelles
Les professionnels de santé, les enseignants et les chercheurs, qui définissent les normes de consommation

Les médias, les pairs et la famille, qui peuvent diffuser des normes liées à la consommation

Explication

Les médias, les pairs et la famille sont les principales influences socioculturelles mentionnées et peuvent diffuser l’idée qu’il faut acheter pour être dans la norme. Les professionnels de santé ne constituent pas le trio d’influences indiqué.

14. Pour prévenir les troubles des conduites alimentaires, une campagne invite les jeunes à apprécier ce que leur corps leur permet de faire et à analyser les images médiatiques. Quels axes de prévention met-elle en œuvre ?

La condition physique et la régulation des émotions
L’apparence corporelle et l’éducation nutritionnelle
La diversité alimentaire et l’évaluation des messages publicitaires
La fonctionnalité du corps et l’éducation aux médias

La fonctionnalité du corps et l’éducation aux médias

Explication

La campagne met l’accent sur les capacités du corps au-delà de son apparence et sur l’éducation aux médias, les deux axes de prévention concernés. Se focaliser sur l’apparence confond l’aspect du corps avec sa fonctionnalité.

15. Quelle définition de la santé l’OMS a-t-elle formulée en 1946 ?

Un état de bien-être social et médical, évalué selon l’accès aux soins et l’absence de handicap
Un état de complet bien-être physique, mental et social, et non la seule absence de maladie ou d’infirmité
Un état d’équilibre physique, mental et social, obtenu lorsque les maladies sont correctement traitées
Un état de bien-être physique et mental, défini principalement par l’absence de maladie ou d’infirmité

Un état de complet bien-être physique, mental et social, et non la seule absence de maladie ou d’infirmité

Explication

La définition de l’OMS inclut le bien-être physique, mental et social, et ne réduit pas la santé à l’absence de maladie ou d’infirmité. Une personne sans maladie diagnostiquée n’est donc pas automatiquement en état de complet bien-être.

16. Un programme de prévention étudie comment la santé animale et les interactions avec l’environnement influencent la santé humaine. Quel concept guide cette approche ?

La santé globale, qui met l’accent sur l’interdépendance des pays et de leurs réponses
La médecine préventive, qui vise à réduire les maladies par le dépistage et la vaccination
One Health, qui relie la santé humaine, la santé animale et l’environnement
La santé communautaire, qui organise les soins autour des besoins d’une population locale

One Health, qui relie la santé humaine, la santé animale et l’environnement

Explication

One Health relie la protection de la santé humaine à celle des animaux et à leurs interactions avec l’environnement. La santé globale traite plutôt de la convergence mondiale des problèmes et de l’interdépendance des réponses.

17. Quel ensemble regroupe des acteurs cités de la santé publique en nutrition ?

ANSES et Santé publique France, des laboratoires pharmaceutiques, l’Union européenne, les collectivités et des associations sportives
INRAE et INSERM, ANSES et Santé publique France, des ministères, l’OMS, des ARS et des associations de consommateurs
Des universités et des établissements scolaires, des entreprises agroalimentaires, des communes, l’OMS et des organismes de soins
INRAE et INSERM, des hôpitaux et des cliniques, les ministères, l’OMS, des ARS et des syndicats professionnels

INRAE et INSERM, ANSES et Santé publique France, des ministères, l’OMS, des ARS et des associations de consommateurs

Explication

Les organismes de recherche, les agences d’expertise, les ministères, les organisations internationales, les ARS et les associations de consommateurs font partie des acteurs cités. Les hôpitaux et les cliniques ne remplacent pas dans cette liste les catégories d’acteurs mentionnées.

18. Quelle combinaison décrit les trois champs d’intervention du diététicien-nutritionniste ?

Le diagnostic médical, la prescription de médicaments nutritionnels et la conception de régimes standardisés
Le soin diététique, les interventions de santé publique en nutrition et alimentation, et la conception d’une alimentation saine, durable et adaptée
Le soin diététique, la gestion des établissements de santé et l’élaboration de politiques agricoles
La recherche sur les aliments, la pratique de la médecine préventive et l’éducation physique des patients

Le soin diététique, les interventions de santé publique en nutrition et alimentation, et la conception d’une alimentation saine, durable et adaptée

Explication

Le diététicien-nutritionniste intervient dans le soin diététique, la santé publique en nutrition et alimentation, et la conception d’une alimentation saine, durable et adaptée. Le diagnostic médical et la prescription de médicaments ne figurent pas parmi les trois champs décrits.

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Que cherche à étudier la psychologie sociale ?

La part du social dans les croyances et les comportements individuels.

Qu’est-ce qu’une représentation sociale ?

Un savoir ordinaire construit par un groupe à partir de valeurs et de croyances partagées, mêlant savoirs scientifiques et sens commun.

Qu’est-ce que la socialisation ?

Le processus par lequel un individu apprend les attitudes, les normes et les valeurs d’un groupe, permettant son intégration sociale.

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