QCM : Facteurs et risques médicamenteux — 70 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet d’étude définit le mieux la pharmacologie ?

Les interactions entre des substances chimiques et des systèmes biologiques à des fins thérapeutiques
Les variations de concentration d’un médicament dans le sang après son administration
La fabrication industrielle de formes galéniques destinées à faciliter l’administration
Les effets d’un médicament sur un récepteur, indépendamment de son devenir dans l’organisme

Les interactions entre des substances chimiques et des systèmes biologiques à des fins thérapeutiques

Explication

La pharmacologie étudie les interactions entre toute substance chimique naturelle ou synthétique et tout système biologique dans une perspective thérapeutique. L’étude des concentrations sanguines correspond plus précisément à la pharmacocinétique.

2. Quelle distinction oppose correctement la pharmacocinétique et la pharmacodynamie ?

La pharmacocinétique étudie l’action de l’organisme sur le médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie l’action du médicament sur l’organisme
La pharmacocinétique étudie les récepteurs, tandis que la pharmacodynamie décrit l’absorption et l’élimination du médicament
La pharmacocinétique étudie les effets cliniques, tandis que la pharmacodynamie décrit le passage du médicament dans le foie
La pharmacocinétique classe les médicaments, tandis que la pharmacodynamie mesure leur vitesse de dissolution dans l’intestin

La pharmacocinétique étudie l’action de l’organisme sur le médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie l’action du médicament sur l’organisme

Explication

La pharmacocinétique décrit ce que l’organisme fait au médicament, alors que la pharmacodynamie décrit ce que le médicament fait à l’organisme. La description des récepteurs et des effets relève donc de la pharmacodynamie, et non de la pharmacocinétique.

3. Une étude cherche à déterminer comment un médicament agit sur un récepteur cellulaire : relève-t-elle principalement de quelle branche ?

De la pharmacognosie, qui recense les substances naturelles utilisées en thérapeutique
De la pharmacie galénique, qui étudie la présentation matérielle du médicament
De la pharmacocinétique, qui retrace le devenir du médicament après son élimination
De la pharmacodynamie, qui analyse le mode d’action sur une cible biologique

De la pharmacodynamie, qui analyse le mode d’action sur une cible biologique

Explication

La pharmacodynamie étudie le mode d’action du médicament sur une cible comme un récepteur, une cellule ou un organe. Le devenir du médicament dans l’organisme appartient plutôt à la pharmacocinétique.

4. Un médicament est qualifié d’antibiotique parce qu’il traite certaines infections et d’inhibiteur enzymatique parce qu’il agit sur une enzyme : que représentent ces deux classifications ?

Les deux correspondent à la classe thérapeutique, mais décrivent des indications différentes
La première correspond à la classe thérapeutique et la seconde à la classe pharmacologique
Les deux correspondent à la classe pharmacologique, mais décrivent des mécanismes différents
La première correspond à la classe pharmacologique et la seconde à la classe thérapeutique

La première correspond à la classe thérapeutique et la seconde à la classe pharmacologique

Explication

La classe thérapeutique est définie par les pathologies traitées, tandis que la classe pharmacologique repose sur le mécanisme d’action dans l’organisme. L’indication anti-infectieuse relève donc de la première, et l’action enzymatique de la seconde.

5. Quelle caractéristique définit une voie parentérale d’administration ?

Elle fait passer le médicament dans l’estomac avant son absorption par la muqueuse intestinale
Elle introduit le médicament par effraction directement dans un liquide extracellulaire
Elle dépose le médicament sur la peau afin qu’il traverse progressivement l’épiderme
Elle libère le médicament dans la bouche avant son passage par les veines jugulaires

Elle introduit le médicament par effraction directement dans un liquide extracellulaire

Explication

Une voie parentérale introduit directement le médicament dans un liquide extracellulaire par effraction, comme lors d’une injection intraveineuse ou intramusculaire. Le passage par l’estomac et l’intestin caractérise une voie orale, non une voie parentérale.

6. Pourquoi une administration parentérale peut-elle produire une activité thérapeutique en environ 20 à 45 secondes ?

Elle évite les phases de libération et d’absorption avant l’arrivée du médicament dans l’organisme
Elle accélère la dissolution gastrique et l’absorption intestinale grâce au premier passage hépatique
Elle transforme le principe actif en particules pulmonaires capables de franchir les alvéoles
Elle augmente la durée de circulation du médicament en retardant son élimination rénale

Elle évite les phases de libération et d’absorption avant l’arrivée du médicament dans l’organisme

Explication

Les voies parentérales introduisent directement le médicament dans un liquide extracellulaire et ne comportent donc ni phase de libération ni phase d’absorption. L’absorption intestinale concerne les voies extravasculaires, notamment la voie orale.

7. Quel trajet caractérise la voie sublinguale ou buccale ?

Une injection dans un liquide extracellulaire avec arrivée immédiate dans la circulation veineuse
Une absorption intestinale suivie d’un passage obligatoire par le foie et la veine porte
Une dissolution gastrique suivie d’un transport vers les alvéoles par la circulation pulmonaire
Une diffusion passive à travers la muqueuse buccale vers la circulation générale par les veines jugulaires

Une diffusion passive à travers la muqueuse buccale vers la circulation générale par les veines jugulaires

Explication

La voie sublinguale ou buccale permet au principe actif de traverser passivement la muqueuse buccale et de rejoindre la circulation générale par les veines jugulaires. Elle évite le passage digestif et le premier passage hépatique, contrairement à la voie orale.

8. Quel enchaînement décrit correctement le devenir d’un médicament administré par voie orale ?

Injection extracellulaire, distribution sanguine immédiate, dissolution gastrique, puis élimination intestinale
Dissolution pulmonaire, absorption alvéolaire, passage par la veine porte, puis libération dans l’estomac
Délitement, dissolution, absorption intestinale, passage hépatique par la veine porte, puis circulation générale
Absorption buccale, passage par les veines jugulaires, métabolisme hépatique, puis dissolution intestinale

Délitement, dissolution, absorption intestinale, passage hépatique par la veine porte, puis circulation générale

Explication

Par voie orale, la forme galénique se délite, le principe actif se dissout, puis il est absorbé par la muqueuse intestinale avant de gagner le foie par la veine porte et la circulation générale. Le trajet buccal par les veines jugulaires correspond à la voie sublinguale ou buccale.

9. Quelles phases font entrer le médicament dans l’organisme et lesquelles contribuent à sa sortie ?

La distribution et le métabolisme concernent l’entrée, tandis que la libération, l’absorption et l’excrétion concernent la sortie
La libération, l’absorption et la distribution concernent l’entrée, tandis que le métabolisme et l’excrétion concernent la sortie
L’absorption et l’excrétion concernent l’entrée, tandis que la libération, la distribution et le métabolisme concernent la sortie
La libération, le métabolisme et l’excrétion concernent l’entrée, tandis que l’absorption et la distribution concernent la sortie

La libération, l’absorption et la distribution concernent l’entrée, tandis que le métabolisme et l’excrétion concernent la sortie

Explication

La pharmacocinétique qualitative distingue les phases qui font entrer le médicament — libération, absorption et distribution — de celles qui le font sortir — métabolisme et excrétion. Le métabolisme et l’excrétion ne sont donc pas des étapes d’entrée.

10. Quelle affirmation décrit correctement la succession temporelle des étapes pharmacocinétiques ?

Les étapes d’entrée précèdent toujours toute étape de sortie sans aucun chevauchement temporel
Les étapes se déroulent dans un ordre fixe et chaque médicament passe par toutes les étapes
Les étapes peuvent se chevaucher dans le temps et certains médicaments ne passent pas par toutes ces étapes
Les étapes de métabolisme et d’excrétion surviennent avant l’absorption pour préparer la distribution

Les étapes peuvent se chevaucher dans le temps et certains médicaments ne passent pas par toutes ces étapes

Explication

L’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion peuvent coexister dans le temps, et le parcours dépend du médicament. L’idée d’un ordre fixe et complet pour tous les médicaments est donc incorrecte.

11. Que signifie la libération d’un principe actif dans la pharmacocinétique ?

Le passage du principe actif depuis une muqueuse vers la circulation générale
La mise en solution du principe actif d’une forme galénique solide pour obtenir une forme résorbable
La répartition du principe actif entre le sang et les différents tissus de l’organisme
La transformation du principe actif par des enzymes avant son élimination de l’organisme

La mise en solution du principe actif d’une forme galénique solide pour obtenir une forme résorbable

Explication

La libération correspond à la mise en solution du principe actif contenu dans une forme galénique solide afin de le rendre résorbable. Le passage vers la circulation générale constitue l’absorption, et non la libération.

12. Quelle différence caractérise le mieux la diffusion passive par rapport au transport actif ?

La diffusion passive dépend d’un transporteur spécifique et d’une compétition, tandis que le transport actif reste indépendant de la concentration
La diffusion passive suit le gradient de concentration sans énergie ni transporteur, tandis que le transport actif utilise des transporteurs et de l’ATP
La diffusion passive déplace les molécules contre leur gradient, tandis que le transport actif les déplace selon leur gradient
La diffusion passive utilise des transporteurs saturables et de l’ATP, tandis que le transport actif suit le gradient sans énergie

La diffusion passive suit le gradient de concentration sans énergie ni transporteur, tandis que le transport actif utilise des transporteurs et de l’ATP

Explication

La diffusion passive suit le gradient de concentration et ne requiert ni transporteur ni énergie, alors que le transport actif repose sur des transporteurs spécifiques et consomme de l’ATP. La saturation et la compétition sont associées au transport actif, pas à la diffusion passive.

13. Quelle relation décrit correctement la clairance totale d’un médicament ?

Elle correspond à la somme des clairances rénale, hépatique et tissulaire
Elle correspond au produit de la clairance rénale par la clairance hépatique
Elle correspond à la différence entre les clairances rénale et hépatique
Elle correspond au rapport entre la dose administrée et la demi-vie

Elle correspond à la somme des clairances rénale, hépatique et tissulaire

Explication

La clairance totale est la somme des contributions rénale, hépatique et d’autres tissus, et représente un volume épuré par unité de temps. La demi-vie décrit une durée nécessaire à la diminution de la concentration, et non une vitesse d’élimination volumique.

14. Que représente le volume de distribution d’un médicament ?

Le volume de plasma traversant les reins pendant l’élimination du médicament
Le volume réel de tous les tissus contenant une quantité détectable de médicament
Le volume de solution nécessaire pour dissoudre la dose administrée
Un volume fictif où le médicament aurait la concentration plasmatique mesurée

Un volume fictif où le médicament aurait la concentration plasmatique mesurée

Explication

Le volume de distribution est un volume théorique dans lequel la totalité du médicament serait distribuée à la même concentration que dans le plasma. Il ne correspond donc pas directement au volume anatomique réel des tissus.

15. Chez deux patients recevant la même dose, que suggère un volume de distribution plus élevé chez l’un d’eux ?

Une élimination rénale plus rapide et une concentration plasmatique plus élevée
Une distribution tissulaire plus importante et une concentration plasmatique plus faible
Une absorption digestive réduite et une concentration plasmatique inchangée
Une fixation plasmatique accrue et une concentration tissulaire plus faible

Une distribution tissulaire plus importante et une concentration plasmatique plus faible

Explication

Un volume de distribution élevé indique que le médicament se répartit davantage dans les tissus, ce qui réduit sa concentration mesurée dans le plasma. Il ne permet pas à lui seul de conclure à une vitesse d’élimination rénale accrue.

16. Une dose de 15 g produit une concentration plasmatique de 0,2 g/L. Quelle est la valeur du volume de distribution ?

0,013 L0,013\ \mathrm{L}
30 L30\ \mathrm{L}
3 L3\ \mathrm{L}
75 L75\ \mathrm{L}

$$75\ \mathrm{L}$$

Explication

Le volume de distribution se calcule par Vd=doseconcentrationV_d = \frac{\text{dose}}{\text{concentration}}, soit 150,2=75 L\frac{15}{0,2} = 75\ \mathrm{L}. La multiplication de la dose par la concentration donnerait une grandeur différente et ne correspond pas à cette formule.

17. Quelle distinction caractérise les actions pharmacologiques non spécifiques et spécifiques ?

L’action non spécifique imite un ligand endogène, tandis que l’action spécifique modifie directement la solubilité
L’action non spécifique dépend de propriétés physicochimiques, tandis que l’action spécifique implique une cible moléculaire
L’action non spécifique nécessite une cascade cellulaire, tandis que l’action spécifique dépend d’une neutralisation chimique
L’action non spécifique dépend d’un récepteur, tandis que l’action spécifique résulte d’un effet osmotique

L’action non spécifique dépend de propriétés physicochimiques, tandis que l’action spécifique implique une cible moléculaire

Explication

Une action non spécifique repose sur des propriétés physiques ou chimiques de la substance, alors qu’une action spécifique nécessite la reconnaissance d’une cible moléculaire. Un effet osmotique constitue donc un exemple d’action non spécifique, et non une action médiée par un récepteur.

18. Quelle succession décrit le mécanisme général d’un médicament à action spécifique ?

Dissolution dans le plasma, filtration rénale, liaison tissulaire, puis effet pharmacologique
Passage digestif, transformation hépatique, excrétion urinaire, puis reconnaissance d’un récepteur
Fixation à une surface, neutralisation chimique, diffusion cellulaire, puis élimination
Diffusion vers la cible, liaison, cascade de réactions, puis effet pharmacologique

Diffusion vers la cible, liaison, cascade de réactions, puis effet pharmacologique

Explication

Un médicament spécifique atteint sa cible, s’y lie, déclenche une cascade de réactions et produit un effet pouvant être thérapeutique ou indésirable. La filtration rénale et l’excrétion décrivent principalement le devenir du médicament, pas cette séquence d’action sur la cible.

19. Quelle définition correspond à un récepteur pharmacologique ?

Une enzyme plasmatique qui transforme toute substance entrant dans la circulation
Une membrane lipidique qui stocke les molécules avant leur élimination
Une protéine cellulaire qui reconnaît et fixe spécifiquement un ligand
Un transporteur rénal qui mesure la concentration du médicament dans l’urine

Une protéine cellulaire qui reconnaît et fixe spécifiquement un ligand

Explication

Un récepteur est une protéine située dans ou sur une cellule cible, capable de reconnaître et de fixer un ligand spécifique. Une enzyme peut transformer une substance, mais cette fonction ne définit pas à elle seule un récepteur.

20. Quelle différence distingue un ligand agoniste d’un ligand antagoniste ?

L’agoniste active le récepteur, tandis que l’antagoniste s’y lie et empêche son activation par un agoniste
L’agoniste est produit par l’organisme, tandis que l’antagoniste est apporté par un médicament
L’agoniste agit sur une cible intracellulaire, tandis que l’antagoniste agit sur une cible membranaire
L’agoniste bloque le récepteur, tandis que l’antagoniste déclenche une réponse maximale dans la cellule

L’agoniste active le récepteur, tandis que l’antagoniste s’y lie et empêche son activation par un agoniste

Explication

Un agoniste se lie au récepteur et l’active, alors qu’un antagoniste se lie au récepteur sans l’activer et bloque l’action d’un agoniste. La distinction agoniste-antagoniste concerne donc l’activation fonctionnelle du récepteur, et non l’origine du ligand.

21. Comment distingue-t-on un ligand endogène d’un ligand exogène ?

Le ligand endogène est hydrosoluble, tandis que le ligand exogène est nécessairement liposoluble
Le ligand endogène est produit par l’organisme, tandis que le ligand exogène est apporté par un médicament
Le ligand endogène se fixe aux membranes, tandis que le ligand exogène se fixe dans le noyau cellulaire
Le ligand endogène est toujours inactif, tandis que le ligand exogène produit une réponse physiologique

Le ligand endogène est produit par l’organisme, tandis que le ligand exogène est apporté par un médicament

Explication

Un ligand endogène est un médiateur physiologique fabriqué par l’organisme, tandis qu’un ligand exogène provient d’une substance médicamenteuse. L’origine du ligand constitue ici le critère de distinction, et non sa solubilité ou sa localisation.

22. Quelle propriété distingue un agoniste plein d’un agoniste partiel ?

L’agoniste plein est produit par l’organisme, tandis que l’agoniste partiel provient d’une substance médicamenteuse
L’agoniste plein agit sur un récepteur membranaire, tandis que l’agoniste partiel agit sur un récepteur intracellulaire
L’agoniste plein atteint la réponse maximale, tandis que l’agoniste partiel produit une réponse inférieure même lorsque les récepteurs sont saturés
L’agoniste plein bloque le récepteur, tandis que l’agoniste partiel l’active après une liaison irréversible

L’agoniste plein atteint la réponse maximale, tandis que l’agoniste partiel produit une réponse inférieure même lorsque les récepteurs sont saturés

Explication

Dans un système biologique donné, un agoniste plein peut produire la réponse maximale, alors qu’un agoniste partiel conserve une réponse inférieure même à concentration saturante. La localisation du récepteur ou l’origine du ligand ne définit pas le caractère plein ou partiel de l’agonisme.

23. Quels sont les trois principaux types de récepteurs membranaires ?

Les enzymes métaboliques, les transporteurs plasmatiques et les protéines de structure
Les récepteurs couplés aux protéines G, les récepteurs à activité enzymatique et les récepteurs à canal ionique
Les récepteurs nucléaires, les récepteurs cytoplasmiques et les récepteurs mitochondriaux
Les récepteurs osmotique, les récepteurs d’adsorption et les récepteurs de neutralisation

Les récepteurs couplés aux protéines G, les récepteurs à activité enzymatique et les récepteurs à canal ionique

Explication

Les principales catégories de récepteurs membranaires sont les récepteurs couplés aux protéines G, ceux possédant une activité enzymatique et ceux qui fonctionnent comme canaux ioniques. Les récepteurs nucléaires et cytoplasmiques appartiennent à une localisation intracellulaire différente.

24. Quelle association entre la solubilité d’un ligand et la localisation de son récepteur est correcte ?

Les ligands hydrosolubles traversent facilement les membranes, tandis que les ligands liposolubles restent dans le compartiment extracellulaire
Les ligands hydrosolubles et liposolubles se lient à des récepteurs membranaires selon leur concentration plasmatique
Les ligands hydrosolubles se lient généralement à des récepteurs membranaires, tandis que les ligands liposolubles atteignent des récepteurs intracellulaires
Les ligands hydrosolubles se lient aux récepteurs nucléaires, tandis que les ligands liposolubles activent des canaux ioniques membranaires

Les ligands hydrosolubles se lient généralement à des récepteurs membranaires, tandis que les ligands liposolubles atteignent des récepteurs intracellulaires

Explication

Les ligands hydrosolubles traversent difficilement la membrane et agissent généralement sur des récepteurs membranaires, tandis que les ligands liposolubles peuvent la traverser et atteindre des récepteurs intracellulaires. La solubilité influence donc la possibilité d’accès à la cible, et non la seule concentration plasmatique.

25. Quel est le rôle principal d’une enzyme dans l’organisme ?

Elle bloque la fixation des substrats cellulaires
Elle transporte les ions contre leur gradient
Elle stocke l’énergie produite par les réactions
Elle accélère les réactions chimiques de l’organisme

Elle accélère les réactions chimiques de l’organisme

Explication

Une enzyme est une protéine qui catalyse les réactions chimiques en augmentant leur vitesse. Le stockage de l’énergie relève d’autres molécules ou structures cellulaires, et non de la fonction catalytique enzymatique.

26. Quelle association décrit correctement les fonctions des deux sites d’une enzyme ?

Le site actif consomme l’ATP et le site régulateur libère le produit
Le site actif dégrade l’ADN et le site régulateur transporte les ions
Le site actif fixe le substrat et le site régulateur contrôle l’activité
Le site actif contrôle l’activité et le site régulateur fixe le substrat

Le site actif fixe le substrat et le site régulateur contrôle l’activité

Explication

Le site actif reconnaît et fixe le substrat, tandis que le site régulateur peut moduler l’activité enzymatique. Inverser ces rôles constitue la confusion classique entre les deux sites.

27. Quelle situation correspond à l’action d’un faux-substrat ?

Il devient actif après une transformation enzymatique
Il est transformé en un métabolite anormal
Il bloque la synthèse de toutes les enzymes voisines
Il empêche directement la transformation du substrat

Il est transformé en un métabolite anormal

Explication

Un faux-substrat est pris en charge par une enzyme et conduit à la production d’un métabolite anormal. Un inhibiteur bloque la transformation, tandis qu’une prodrogue doit être transformée pour devenir efficace.

28. Comment se distinguent le transport passif et le transport actif selon le gradient de concentration ?

Le passif suit le gradient et l’actif le remonte
Le passif remonte le gradient et l’actif le suit
Les deux suivent le gradient avec la même dépense énergétique
Les deux remontent le gradient grâce à une diffusion spontanée

Le passif suit le gradient et l’actif le remonte

Explication

Le transport passif déplace une molécule du compartiment le plus concentré vers le moins concentré, alors que le transport actif effectue le déplacement inverse. La confusion vient de l’attribution du suivi du gradient au transport actif.

29. Quelle caractéristique correspond à une hormone endocrine ?

Elle est libérée dans une synapse et agit brièvement sur un neurone voisin
Elle est produite par une glande, circule dans le sang et agit à distance
Elle traverse un canal ionique et modifie directement le gradient électrique
Elle est produite par des cellules éparses et agit près de son lieu de synthèse

Elle est produite par une glande, circule dans le sang et agit à distance

Explication

Une hormone endocrine est produite par les cellules sécrétrices d’une glande, transportée par le sang et active à distance avec une action lente et prolongée. L’action locale de cellules éparses caractérise plutôt les cytokines.

30. Quel traitement peut corriger une hyposécrétion hormonale ?

Une réduction de la production ou des effets de l’hormone
Un apport d’hormones naturelles, recombinantes ou analogues
Une augmentation de la recapture des neurotransmetteurs circulants
Une inhibition de la fixation de toutes les cytokines voisines

Un apport d’hormones naturelles, recombinantes ou analogues

Explication

L’hyposécrétion hormonale peut être compensée par des hormones naturelles, recombinantes ou des analogues hormonaux. La réduction de la production ou des effets vise plutôt à traiter une hypersécrétion.

31. Quelle différence entre les effets paracrine et autocrine d’une cytokine est exacte ?

Le paracrine inhibe la cytokine, l’autocrine augmente sa dégradation
Le paracrine agit dans le sang, l’autocrine dans une synapse
Le paracrine agit sur une cellule voisine, l’autocrine sur la cellule sécrétrice
Le paracrine agit dans le noyau, l’autocrine sur une glande endocrine

Le paracrine agit sur une cellule voisine, l’autocrine sur la cellule sécrétrice

Explication

Une cytokine exerce un effet paracrine sur une cellule voisine et un effet autocrine sur la cellule qui l’a sécrétée. Ces deux mécanismes sont locaux, contrairement au transport sanguin caractéristique d’une hormone endocrine.

32. Quelle est la fonction d’une anti-cytokine ?

Elle reproduit l’action d’une cytokine native dans une cellule cible
Elle transforme une hormone inactive en hormone recombinante
Elle s’oppose à la synthèse, à la sécrétion ou aux effets d’une cytokine
Elle augmente la production d’une cytokine par les cellules voisines

Elle s’oppose à la synthèse, à la sécrétion ou aux effets d’une cytokine

Explication

Une anti-cytokine neutralise la cytokine en s’opposant à sa synthèse, à sa sécrétion ou à ses effets. Une cytokine recombinante cherche au contraire à reproduire l’action de la cytokine native.

33. Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur ?

Un canal membranaire qui déplace des ions contre leur gradient
Une protéine endocrine transportée par le sang pour agir durablement à distance
Une molécule neuronale libérée dans une synapse pour transmettre rapidement un message
Une molécule produite par une glande pour réguler une cellule voisine

Une molécule neuronale libérée dans une synapse pour transmettre rapidement un message

Explication

Un neurotransmetteur est synthétisé par un neurone puis libéré dans une synapse afin de transmettre rapidement et brièvement un message à un autre neurone ou à un muscle. Une hormone endocrine circule plutôt par le sang et agit à distance plus lentement.

34. Quel événement déclenche la libération d’un neurotransmetteur dans la fente synaptique ?

Une stimulation qui augmente le calcium dans le neurone
Une fixation du neurotransmetteur sur un récepteur postsynaptique
Une diminution du calcium qui vide les vésicules synaptiques
Une recapture présynaptique qui ouvre les vésicules de stockage

Une stimulation qui augmente le calcium dans le neurone

Explication

La stimulation provoque une augmentation du calcium neuronal, ce qui déclenche la libération du neurotransmetteur stocké dans les vésicules. La fixation sur un récepteur intervient après la libération et la recapture contribue à l’inactivation.

35. Quel mécanisme inactive un neurotransmetteur après sa libération ?

Sa dégradation enzymatique ou sa recapture présynaptique
Sa fixation sur un récepteur postsynaptique ou présynaptique
Sa synthèse neuronale suivie de sa migration vers la terminaison
Son stockage dans une vésicule avant la stimulation neuronale

Sa dégradation enzymatique ou sa recapture présynaptique

Explication

Après sa libération, le neurotransmetteur est inactivé par dégradation enzymatique ou par recapture présynaptique. Sa fixation à un récepteur sert d’abord à transmettre le signal, et non à l’inactiver.

36. Comment un agoniste indirect augmente-t-il la quantité de neurotransmetteur disponible ?

En stimulant sa synthèse ou sa libération, ou en réduisant sa recapture
En empêchant sa fixation aux récepteurs postsynaptiques et présynaptiques
En accélérant son catabolisme après son arrivée dans la fente synaptique
En bloquant sa synthèse et sa libération tout en favorisant sa recapture

En stimulant sa synthèse ou sa libération, ou en réduisant sa recapture

Explication

Un agoniste indirect augmente la quantité de neurotransmetteur en favorisant sa synthèse ou sa libération, ou en diminuant sa recapture ou son catabolisme. Un antagoniste indirect produit l’effet inverse en réduisant cette quantité.

37. Quelle fonction caractérise le système nerveux autonome ?

Il commande consciemment les mouvements volontaires
Il régule involontairement les organes internes
Il contrôle directement la perception des informations sensorielles
Il coordonne principalement les fonctions cognitives supérieures

Il régule involontairement les organes internes

Explication

Le système nerveux autonome régule les organes internes sans effort conscient et comprend les systèmes sympathique et parasympathique. Le contrôle conscient des mouvements volontaires relève plutôt du système moteur somatique.

38. Quelle association entre une division autonome et son rôle physiologique est correcte ?

Parasympathique en situation de stress et sympathique au repos
Parasympathique pendant la fuite et sympathique pendant la digestion
Parasympathique lors d’un effort intense et sympathique pendant le sommeil
Parasympathique au repos et sympathique en situation de stress

Parasympathique au repos et sympathique en situation de stress

Explication

Le parasympathique favorise les fonctions de repos et de digestion, tandis que le sympathique prépare l’organisme à la fuite ou au combat. L’association inverse entre ces deux divisions constitue la confusion principale.

39. Quelle affirmation distingue correctement les deux types de récepteurs de l’acétylcholine ?

Les muscariniques sont des récepteurs nucléaires et les nicotiniques activent une enzyme membranaire
Les muscariniques transportent le sodium et les nicotiniques modifient directement l’expression génique
Les muscariniques sont couplés aux protéines G et les nicotiniques sont des canaux ioniques
Les muscariniques sont des canaux ioniques et les nicotiniques sont couplés aux protéines G

Les muscariniques sont couplés aux protéines G et les nicotiniques sont des canaux ioniques

Explication

Les récepteurs muscariniques sont couplés aux protéines G, alors que les récepteurs nicotiniques sont des canaux perméables aux ions sodium. Les autres associations attribuent à ces récepteurs des mécanismes qui ne correspondent pas à leur classification.

40. Quel ensemble de réponses physiologiques correspond à une stimulation sympathique ?

Activation digestive, contraction bronchique et ralentissement du rythme cardiaque
Diminution de la force cardiaque, myosis et stimulation de la miction
Ralentissement cardiaque, constriction bronchique et accélération digestive
Accélération cardiaque, dilatation bronchique et ralentissement digestif

Accélération cardiaque, dilatation bronchique et ralentissement digestif

Explication

La stimulation sympathique augmente le rythme et la force cardiaques, dilate les bronches et ralentit la digestion ainsi que la miction. Les autres ensembles décrivent surtout des effets opposés ou incompatibles avec la réponse sympathique.

41. Quelle caractéristique décrit correctement les récepteurs dopaminergiques du système nerveux central ?

Ils comprennent quatre familles, de D1 à D4, liées à des récepteurs nucléaires
Ils comprennent trois familles, de D1 à D3, formant des canaux ioniques
Ils comprennent cinq familles, de D1 à D5, couplées aux protéines G
Ils comprennent six familles, de D1 à D6, couplées à des protéines structurales

Ils comprennent cinq familles, de D1 à D5, couplées aux protéines G

Explication

Les récepteurs dopaminergiques sont répartis en cinq familles, D1 à D5, et sont couplés aux protéines G dans le système nerveux central. Les autres propositions donnent un nombre de familles ou un mécanisme de signalisation erroné.

42. Quelle utilisation thérapeutique correspond aux agonistes et aux antagonistes dopaminergiques ?

Les agonistes traitent notamment Parkinson, tandis que les antagonistes sont utilisés comme neuroleptiques
Les agonistes sont utilisés comme neuroleptiques, tandis que les antagonistes traitent notamment Parkinson
Les agonistes servent principalement d’antiémétiques, tandis que les antagonistes stimulent la transmission dopaminergique
Les agonistes bloquent la transmission dopaminergique, tandis que les antagonistes la renforcent dans Parkinson

Les agonistes traitent notamment Parkinson, tandis que les antagonistes sont utilisés comme neuroleptiques

Explication

Les agonistes dopaminergiques stimulent la transmission et sont notamment employés dans la maladie de Parkinson, tandis que les antagonistes la bloquent et peuvent servir de neuroleptiques. Les propositions inversent les effets ou les principales indications de ces deux catégories.

43. Quel récepteur sérotoninergique se distingue par son mécanisme ionotrope ?

Le récepteur 5HT7, qui est une enzyme soluble
Le récepteur 5HT3, qui est un canal ionique
Le récepteur 5HT4, qui est un récepteur nucléaire
Le récepteur 5HT1, qui est un canal ionique

Le récepteur 5HT3, qui est un canal ionique

Explication

Le récepteur 5HT3 est un canal ionique, contrairement aux récepteurs 5HT1, 5HT2, 5HT4, 5HT5, 5HT6 et 5HT7, qui sont couplés à une protéine G. Les autres réponses attribuent un mécanisme incorrect aux récepteurs concernés.

44. Quelle comparaison entre le GABA et le glutamate est correcte dans le système nerveux central ?

Le GABA et le glutamate sont principalement excitateurs
Le GABA et le glutamate sont principalement inhibiteurs
Le GABA est principalement excitateur et le glutamate principalement inhibiteur
Le GABA est principalement inhibiteur et le glutamate principalement excitateur

Le GABA est principalement inhibiteur et le glutamate principalement excitateur

Explication

Le GABA constitue le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central, tandis que le glutamate en est le principal neurotransmetteur excitateur. Les autres propositions inversent ou effacent cette distinction fonctionnelle.

45. Quelle conséquence pharmacologique est principalement associée à une insuffisance rénale ?

Une diminution du métabolisme hépatique imposant une stimulation des enzymes du foie
Un ralentissement de l’excrétion des médicaments nécessitant une adaptation des posologies
Une augmentation de l’absorption intestinale conduisant à réduire les intervalles entre les prises
Une accélération de l’élimination rénale permettant d’augmenter les doses prescrites

Un ralentissement de l’excrétion des médicaments nécessitant une adaptation des posologies

Explication

L’insuffisance rénale ralentit l’excrétion des médicaments et peut donc imposer une adaptation des posologies. La diminution du métabolisme hépatique correspond principalement à l’insuffisance hépatique, et non au mécanisme rénal décrit ici.

46. Quelle adaptation peut être nécessaire en cas d’insuffisance hépatique ou biliaire ?

Une contre-indication ou une réduction des doses en raison d’un métabolisme hépatique diminué
Une augmentation des doses pour compenser une excrétion rénale devenue plus rapide
Une stimulation du métabolisme hépatique afin d’accélérer l’élimination des médicaments
Une administration rapprochée pour corriger une absorption intestinale accrue

Une contre-indication ou une réduction des doses en raison d’un métabolisme hépatique diminué

Explication

L’insuffisance hépatique ou biliaire diminue les fonctions métaboliques du foie et peut nécessiter une contre-indication ou une adaptation des doses. Le ralentissement de l’excrétion relève principalement de l’insuffisance rénale.

47. Quelle définition correspond au polymorphisme génétique ?

La modification temporaire de l’expression génique sous l’effet d’un médicament
L’apparition d’une lésion acquise dans un gène après une exposition toxique
La disparition d’un gène fonctionnel dans toutes les cellules d’un organisme
La coexistence de plusieurs allèles d’un même gène entre les individus

La coexistence de plusieurs allèles d’un même gène entre les individus

Explication

Un polymorphisme génétique correspond à la coexistence de plusieurs versions, ou allèles, d’un même gène entre les individus et il est généralement transmissible. Il ne désigne pas en lui-même une mutation pathologique acquise.

48. Quel profil de métaboliseur présente le risque accru d’effets indésirables avec certains médicaments ?

Le métaboliseur intermédiaire, car il ne possède aucune activité enzymatique
Le métaboliseur lent, parce qu’il absorbe nécessairement moins le médicament
Le métaboliseur rapide, en raison d’une élimination systématiquement insuffisante
Le métaboliseur lent, en raison d’une exposition médicamenteuse potentiellement plus élevée

Le métaboliseur lent, en raison d’une exposition médicamenteuse potentiellement plus élevée

Explication

Les métaboliseurs lents des cytochromes P450 présentent un risque accru d’effets indésirables, tandis que les métaboliseurs rapides risquent plutôt une inefficacité de certains médicaments. Le profil rapide n’est donc pas associé au risque principal décrit dans cette situation.

49. Quelle affirmation décrit correctement l’influence des repas et des graisses sur l’absorption des médicaments ?

Les repas lourds et les graisses augmentent l’absorption de tous les principes actifs lipophiles.
Les repas lourds retardent généralement l’absorption, tandis que les graisses peuvent l’augmenter pour les médicaments lipophiles.
Les repas lourds et les graisses diminuent l’absorption de tous les médicaments administrés par voie orale.
Les repas lourds accélèrent généralement l’absorption, tandis que les graisses la diminuent pour les médicaments lipophiles.

Les repas lourds retardent généralement l’absorption, tandis que les graisses peuvent l’augmenter pour les médicaments lipophiles.

Explication

Un repas lourd ralentit généralement l’absorption, alors que les graisses peuvent favoriser celle des principes actifs lipophiles comme la vitamine D. Confondre ces deux effets conduit à attribuer aux graisses le ralentissement général provoqué par un repas abondant.

50. Pourquoi la prise de tétracyclines avec du lait peut-elle réduire leur absorption ?

Les graisses du lait augmentent l’élimination rénale des tétracyclines.
Les protéines du lait accélèrent la transformation hépatique des tétracyclines.
Le lactose bloque les enzymes intestinales qui facilitent l’entrée des tétracyclines.
Le calcium du lait chélate les tétracyclines et forme un complexe moins absorbable.

Le calcium du lait chélate les tétracyclines et forme un complexe moins absorbable.

Explication

Le calcium se lie aux tétracyclines par chélation, ce qui diminue la fraction disponible pour l’absorption. Cette situation ne correspond pas à une inhibition enzymatique du métabolisme, mécanisme plutôt associé au jus de pamplemousse.

51. Chez une personne prenant une statine, quelle conséquence est la plus probable après une consommation importante de jus de pamplemousse ?

Une diminution du métabolisme de la statine, avec une augmentation du risque d’effets indésirables.
Une stimulation de l’élimination rénale de la statine, avec une baisse de sa concentration sanguine.
Une accélération du métabolisme de la statine, avec une réduction de son efficacité thérapeutique.
Une chélation intestinale de la statine, avec une diminution directe de son absorption.

Une diminution du métabolisme de la statine, avec une augmentation du risque d’effets indésirables.

Explication

Le jus de pamplemousse inhibe certaines enzymes et peut réduire le métabolisme des statines, ce qui augmente leur exposition et le risque d’effets secondaires. La chélation intestinale par le calcium relève d’un autre mécanisme d’interaction.

52. Quelle évolution enzymatique caractérise le mieux la consommation d’alcool aiguë par rapport à la consommation chronique ?

La consommation aiguë inhibe certaines enzymes, tandis que la consommation chronique peut les induire.
La consommation aiguë induit certaines enzymes, tandis que la consommation chronique peut les inhiber.
Les deux modes de consommation induisent les enzymes et accélèrent de façon comparable le métabolisme.
Les deux modes de consommation inhibent les enzymes et ralentissent de façon comparable le métabolisme.

La consommation aiguë inhibe certaines enzymes, tandis que la consommation chronique peut les induire.

Explication

Une consommation aiguë d’alcool inhibe des enzymes, alors qu’une consommation chronique peut stimuler leur production. Les effets de l’alcool ne se limitent toutefois pas au métabolisme, puisqu’il peut aussi modifier l’absorption, la distribution et l’élimination.

53. Quelle définition correspond à un effet indésirable médicamenteux ?

Une inefficacité thérapeutique observée après une posologie supérieure aux doses maximales recommandées.
Une erreur d’administration entraînant une exposition excessive au médicament prescrit.
Une réaction bénéfique et attendue apparaissant après l’administration d’une dose adaptée.
Une réaction nocive et non voulue survenant à une posologie ne dépassant pas les doses maximales recommandées.

Une réaction nocive et non voulue survenant à une posologie ne dépassant pas les doses maximales recommandées.

Explication

L’effet indésirable est une réaction nocive et involontaire observée dans les limites des doses maximales recommandées. Une erreur d’administration ou un surdosage décrit plutôt une circonstance d’exposition pouvant entraîner un dommage, sans constituer la définition elle-même.

54. Quelle distinction oppose correctement les effets indésirables dose-dépendants et non dose-dépendants ?

Les premiers concernent les interactions médicamenteuses, les seconds résultent d’une erreur de prescription.
Les premiers sont rares et liés à la sensibilité individuelle, les seconds sont prévisibles et liés à l’effet pharmacologique.
Les premiers sont prévisibles et liés à l’effet pharmacologique, les seconds sont rares et liés à la sensibilité individuelle.
Les premiers apparaissent après une allergie, les seconds résultent d’une augmentation attendue de l’effet pharmacologique.

Les premiers sont prévisibles et liés à l’effet pharmacologique, les seconds sont rares et liés à la sensibilité individuelle.

Explication

Un effet dose-dépendant est généralement commun, prévisible et cohérent avec l’action pharmacologique du médicament. L’effet non dose-dépendant est plutôt rare, imprévisible et influencé par la sensibilité particulière du patient.

55. Laquelle de ces conséquences permet de qualifier un effet indésirable de grave ?

Une nausée modérée ne nécessitant pas de prise en charge médicale.
Une hospitalisation provoquée par la réaction au médicament.
Une somnolence transitoire sans retentissement sur les activités quotidiennes.
Une gêne légère disparaissant spontanément après quelques heures.

Une hospitalisation provoquée par la réaction au médicament.

Explication

Une hospitalisation fait partie des critères caractérisant un effet indésirable grave. Une gêne légère, une somnolence transitoire ou une nausée modérée ne répondent pas nécessairement à ce critère en l’absence de conséquence majeure.

56. Quelle situation relève de la iatrogénie ?

Une réaction nocive survenant uniquement après un médicament administré à dose thérapeutique.
Une maladie évoluant spontanément sans lien avec un traitement ni avec une intervention médicale.
Une amélioration clinique apparaissant après une intervention médicale correctement réalisée.
Un événement indésirable résultant d’un médicament ou d’un acte médical, souvent évitable par une prise en charge appropriée.

Un événement indésirable résultant d’un médicament ou d’un acte médical, souvent évitable par une prise en charge appropriée.

Explication

La iatrogénie englobe les événements indésirables liés à un ou plusieurs médicaments ou à un acte médical, et une grande partie de ces risques peut être évitée. La notion est donc plus large que celle d’effet indésirable médicamenteux, qui concerne une réaction nocive au médicament.

57. Laquelle constitue un facteur de risque iatrogénique ?

Une observance régulière d’un traitement vérifié et adapté au patient.
Un défaut de coordination entre les professionnels intervenant dans la prise en charge.
Une surveillance clinique organisée après chaque modification thérapeutique.
Une information claire donnée au patient sur les modalités d’administration.

Un défaut de coordination entre les professionnels intervenant dans la prise en charge.

Explication

Le défaut de coordination entre les intervenants figure parmi les facteurs favorisant les événements iatrogéniques. Les autres situations correspondent à des mesures de sécurisation ou de suivi susceptibles de réduire ce risque.

58. Quelle situation illustre un syndrome de sevrage plutôt qu’un phénomène de rebond ?

L’apparition d’une crise d’épilepsie après l’arrêt brutal d’une benzodiazépine.
Le retour d’une douleur initiale après l’interruption d’un traitement antalgique.
L’aggravation d’une insomnie déjà présente après l’arrêt progressif d’un hypnotique.
La réapparition d’une anxiété préexistante après la diminution d’un anxiolytique.

L’apparition d’une crise d’épilepsie après l’arrêt brutal d’une benzodiazépine.

Explication

Le syndrome de sevrage fait apparaître de nouveaux symptômes, comme une crise d’épilepsie après l’arrêt brutal d’une benzodiazépine. Le phénomène de rebond correspond plutôt à une exacerbation des symptômes qui existaient avant l’arrêt du traitement.

59. Quelle situation correspond à une intoxication médicamenteuse ?

Un effet indésirable apparaît après une dose conforme aux recommandations
Une allergie survient après l’administration d’un médicament adapté
Une inefficacité est observée malgré une dose correctement prescrite
Des troubles apparaissent après une dose supérieure à la dose maximale recommandée

Des troubles apparaissent après une dose supérieure à la dose maximale recommandée

Explication

L’intoxication médicamenteuse correspond à des troubles provoqués par une dose dépassant la dose maximale recommandée. Un effet indésirable peut, lui, survenir sans dépassement de cette dose.

60. Quelle situation illustre une intoxication médicamenteuse accidentelle ?

Une personne prend involontairement une dose excessive par erreur
Une personne utilise volontairement un produit dans un contexte de toxicomanie
Une personne administre intentionnellement un produit pour empoisonner autrui
Une personne absorbe volontairement un médicament dans un but suicidaire

Une personne prend involontairement une dose excessive par erreur

Explication

L’intoxication accidentelle est involontaire et peut résulter d’une inattention ou d’une erreur. Les autres situations relèvent d’une démarche volontaire, notamment suicidaire, toxicomaniaque ou criminelle.

61. Quel ensemble de manifestations peut être provoqué par une intoxication médicamenteuse sévère ?

Des convulsions, une détresse respiratoire et des troubles du rythme
Une constipation isolée, une verrue et une déformation osseuse
Une fracture, une infection cutanée et une baisse de l’acuité auditive
Une toux légère, une myopie transitoire et une douleur articulaire

Des convulsions, une détresse respiratoire et des troubles du rythme

Explication

Une intoxication sévère peut entraîner des signes neurologiques, respiratoires et cardiovasculaires, tels que convulsions, détresse respiratoire et troubles du rythme. Les autres ensembles ne regroupent pas les manifestations caractéristiques citées.

62. Quelle est la première étape de la prise en charge d’une intoxication médicamenteuse ?

Administrer immédiatement un antidote disponible
Rechercher le médicament dans le dossier médical
Maintenir les fonctions vitales avant toute alerte
Appeler le 15 ou un centre antipoison

Appeler le 15 ou un centre antipoison

Explication

La prise en charge commence par l’appel au 15 ou au centre antipoison, afin d’obtenir rapidement une orientation adaptée. Le maintien des fonctions vitales et l’identification du produit viennent ensuite dans la démarche décrite.

63. Qu’est-ce qu’une interaction médicamenteuse ?

La modification de l’effet d’un principe actif par une substance présente simultanément dans l’organisme
La survenue d’un effet indésirable après une dose dépassant la limite recommandée
La transformation d’un médicament en métabolite inactif par le foie
La disparition d’un symptôme après l’arrêt d’un traitement

La modification de l’effet d’un principe actif par une substance présente simultanément dans l’organisme

Explication

Une interaction médicamenteuse survient lorsqu’une substance médicamenteuse ou non modifie l’effet d’un ou plusieurs principes actifs présents au même moment dans l’organisme. Les autres propositions décrivent respectivement une intoxication, un métabolisme ou une évolution thérapeutique.

64. Quelle conséquence peut avoir une interaction médicamenteuse cliniquement délétère ?

Elle peut majorer un effet indésirable ou réduire l’efficacité du traitement
Elle transforme systématiquement le médicament en substance inactive
Elle empêche toute modification de la concentration du médicament
Elle entraîne une amélioration prévisible de l’efficacité thérapeutique

Elle peut majorer un effet indésirable ou réduire l’efficacité du traitement

Explication

Une interaction délétère peut provoquer ou aggraver des effets indésirables, ou encore diminuer l’efficacité du traitement. Elle n’améliore donc pas nécessairement la réponse thérapeutique et peut au contraire la compromettre.

65. Quelle différence distingue une association contre-indiquée d’une association avec précaution d’emploi ?

La première diminue l’efficacité, tandis que la seconde augmente nécessairement la toxicité
La première interdit l’association, tandis que la seconde l’autorise avec recommandations et surveillance
La première concerne l’absorption, tandis que la seconde concerne exclusivement l’élimination
La première autorise l’association sous surveillance, tandis que la seconde interdit toute administration

La première interdit l’association, tandis que la seconde l’autorise avec recommandations et surveillance

Explication

Une association contre-indiquée ne doit pas être réalisée, alors qu’une association avec précaution d’emploi peut être utilisée avec des recommandations et une surveillance. Ces niveaux appartiennent à la classification clinique des interactions.

66. Quelle relation décrit une potentialisation entre deux médicaments ?

L’effet obtenu est supérieur à la somme des effets des deux médicaments
Les effets des deux médicaments s’additionnent selon leur intensité propre
L’action d’un seul médicament est augmentée par la présence de l’autre
Les effets des deux médicaments diminuent ou s’annulent mutuellement

L’action d’un seul médicament est augmentée par la présence de l’autre

Explication

La potentialisation augmente l’action d’un seul médicament grâce à l’autre. Une synergie additive cumule les effets, une synergie renforçatrice dépasse leur addition et un antagonisme les diminue ou les annule.

67. Pourquoi l’accélération de la vidange gastrique peut-elle augmenter l’absorption d’un médicament ?

Le médicament reste moins longtemps dans l’estomac et y est moins détruit par les sucs gastriques
Le médicament séjourne davantage dans l’estomac et subit une dissolution prolongée
Le médicament est dégradé plus rapidement dans l’estomac avant d’atteindre l’intestin
Le médicament est retenu dans l’estomac, ce qui augmente progressivement sa concentration

Le médicament reste moins longtemps dans l’estomac et y est moins détruit par les sucs gastriques

Explication

Une vidange gastrique accélérée réduit le temps de séjour dans l’estomac, où le médicament est moins exposé à la destruction par les sucs gastriques. À l’inverse, le blocage de la vidange peut diminuer l’absorption.

68. Lors d’une compétition à la fixation aux protéines plasmatiques, que se passe-t-il pour le médicament ayant la plus faible affinité ?

Sa forme libre active diminue lorsque le médicament concurrent se lie aux protéines
Sa fixation aux protéines augmente parce que l’autre médicament occupe moins de sites
Son métabolisme hépatique cesse dès que la compétition commence
Sa quantité de forme libre active augmente lorsque l’autre médicament se fixe en priorité

Sa quantité de forme libre active augmente lorsque l’autre médicament se fixe en priorité

Explication

Le médicament ayant la plus forte affinité se fixe en priorité aux protéines plasmatiques, ce qui augmente la fraction libre active de l’autre médicament. Cette situation concerne la liaison aux protéines et ne signifie pas l’arrêt de son métabolisme hépatique.

69. Quelle conclusion clinique est associée à la compétition à la fixation aux protéines plasmatiques ?

Elle entraîne une inefficacité thérapeutique cliniquement constante
Elle n’induit aucune interaction médicamenteuse cliniquement avérée
Elle provoque habituellement un surdosage cliniquement démontré
Elle impose une modification systématique de toutes les posologies

Elle n’induit aucune interaction médicamenteuse cliniquement avérée

Explication

La compétition à la fixation aux protéines plasmatiques est décrite comme n’induisant aucune interaction médicamenteuse cliniquement avérée. Une modification de la forme libre ne suffit donc pas à établir systématiquement une conséquence clinique démontrée.

70. Quand le métabolisme d’un médicament produit-il une prodrogue ?

Lorsqu’il forme un métabolite actif exerçant une action pharmacologique
Lorsqu’il transforme le médicament en un métabolite inactif destiné à l’élimination
Lorsqu’il empêche toute transformation du médicament par les enzymes
Lorsqu’il accélère l’absorption du médicament dans le tube digestif

Lorsqu’il forme un métabolite actif exerçant une action pharmacologique

Explication

Le métabolisme produit généralement des métabolites inactifs, mais certains métabolites restent actifs et exercent une action pharmacologique. Le médicament concerné est alors qualifié de prodrogue.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Facteurs et risques médicamenteux.

Qu'est-ce que la pharmacologie étudie?

Les interactions entre substances chimiques et systèmes biologiques à visée thérapeutique.

Quelle différence existe-t-il entre pharmacocinétique et pharmacodynamie?

La pharmacocinétique étudie l'effet de l'organisme sur le médicament, la pharmacodynamie l'effet du médicament sur l'organisme.

Que décrit la pharmacocinétique?

Le devenir du médicament dans l'organisme de l'administration à l'élimination.

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