QCM : Fondements de neuropsychologie (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne ne perçoit pas correctement un stimulus parce que son récepteur sensoriel ou une voie nerveuse périphérique est lésé. Quel type de trouble décrit cette situation ?

Un trouble moteur qui empêche l’effecteur de répondre à une commande cérébrale
Un trouble de la mémoire qui gêne le rappel d’une perception antérieure
Un trouble neuropsychologique qui perturbe l’identification cérébrale du stimulus
Un trouble sensoriel primaire qui compromet la captation ou la transmission du signal

Un trouble sensoriel primaire qui compromet la captation ou la transmission du signal

Explication

Un trouble sensoriel primaire empêche le signal physique d’atteindre correctement le cerveau en raison d’une atteinte du récepteur ou des voies périphériques. Un trouble neuropsychologique concerne plutôt le traitement cérébral d’un signal qui est parvenu au cerveau.

2. Une personne reçoit correctement un signal sensoriel, mais ne parvient pas à en reconnaître l’objet ni à lui associer une signification. Quel trouble correspond le mieux à cette difficulté ?

Un trouble sensoriel primaire qui empêche la transmission périphérique du signal
Une atteinte réceptrice qui empêche la captation initiale du stimulus physique
Un trouble neuropsychologique qui altère le décodage cérébral du signal
Une atteinte motrice qui interrompt la commande envoyée vers les effecteurs

Un trouble neuropsychologique qui altère le décodage cérébral du signal

Explication

Le trouble neuropsychologique altère des fonctions cognitives supérieures, alors que le signal sensoriel atteint le cerveau sans y être correctement décodé ou identifié. Une atteinte sensorielle primaire compromet plutôt la captation ou la transmission du signal avant son traitement cérébral.

3. Quelles structures composent le système nerveux central ?

Le cerveau et les nerfs périphériques
L’encéphale et la moelle épinière
Les nerfs crâniens et les nerfs rachidiens
Le tronc cérébral et les ganglions périphériques

L’encéphale et la moelle épinière

Explication

Le système nerveux central comprend l’encéphale — cerveau, tronc cérébral et cervelet — ainsi que la moelle épinière. Les nerfs crâniens et rachidiens relèvent du système nerveux périphérique.

4. Un message sensoriel provenant de la peau se dirige vers le système nerveux central. Par quel type de voie est-il transmis ?

Par une voie efférente, qui conduit les messages sensoriels vers le système nerveux central
Par une voie afférente, qui conduit les messages moteurs vers les effecteurs
Par une voie efférente, qui conduit les messages moteurs du système nerveux central vers les effecteurs
Par une voie afférente, qui conduit les messages sensoriels vers le système nerveux central

Par une voie afférente, qui conduit les messages sensoriels vers le système nerveux central

Explication

Les voies afférentes acheminent les messages sensoriels en direction du système nerveux central. Les voies efférentes transmettent au contraire les messages moteurs du système nerveux central vers les effecteurs.

5. À quelle aire de Brodmann correspond l’aire visuelle primaire V1 ?

À l’aire 18
À l’aire 41
À l’aire 42
À l’aire 17

À l’aire 17

Explication

L’aire visuelle primaire V1 correspond à l’aire de Brodmann 17. Les aires 41 et 42 sont associées à l’aire auditive primaire située dans le gyrus de Heschl.

6. Quel parcours conduit le signal sonore jusqu’à l’aire auditive primaire ?

La rétine convertit le son en signal électrique, transmis par le nerf optique jusqu’au gyrus de Heschl
Le nerf auditif convertit le son en signal électrique, transmis à la cochlée puis au gyrus de Heschl
La cochlée convertit le son en signal électrique, transmis par le nerf auditif jusqu’au gyrus de Heschl
La cochlée convertit le son en signal électrique, transmis par le nerf optique jusqu’au gyrus de Heschl

La cochlée convertit le son en signal électrique, transmis par le nerf auditif jusqu’au gyrus de Heschl

Explication

La cochlée convertit le signal sonore en signal électrique, puis le nerf auditif le transmet jusqu’à l’aire auditive primaire du gyrus de Heschl. Le nerf optique appartient à la voie visuelle et ne transporte pas le signal auditif.

7. Quel rôle caractérise principalement les fonctions instrumentales dans la cognition ?

Contrôler la sélection des informations en présence de distractions
Moduler les émotions en fonction des exigences d’une situation
Soutenir des capacités spécialisées et largement automatisées utiles aux activités quotidiennes
Réguler les autres fonctions cognitives lors de la résolution de problèmes

Soutenir des capacités spécialisées et largement automatisées utiles aux activités quotidiennes

Explication

Les fonctions instrumentales sont des capacités spécialisées, souvent automatisées, qui soutiennent les activités quotidiennes et l’interaction avec l’environnement. La régulation des autres fonctions cognitives caractérise plutôt les fonctions exécutives.

8. Une personne reconnaît un objet, organise les gestes nécessaires pour s’en servir et comprend les mots qui le désignent. Quelle association décrit correctement ces capacités ?

Gnosies pour organiser les gestes, langage pour reconnaître et praxies pour comprendre les signes
Gnosies pour reconnaître, praxies pour organiser les gestes et langage pour comprendre les signes
Langage pour reconnaître, attention pour organiser les gestes et gnosies pour comprendre les signes
Praxies pour reconnaître, gnosies pour organiser les gestes et attention pour comprendre les signes

Gnosies pour reconnaître, praxies pour organiser les gestes et langage pour comprendre les signes

Explication

Les gnosies permettent l’identification et la reconnaissance, les praxies organisent et exécutent les actions, et le langage permet de comprendre et produire des signes linguistiques. Les praxies ne désignent donc pas la reconnaissance des objets.

9. Lorsqu’une personne planifie une tâche et choisit une stratégie pour résoudre un problème, quelles fonctions cognitives sont principalement mobilisées ?

Les fonctions exécutives, qui régulent et contrôlent les autres fonctions cognitives
Les fonctions instrumentales, qui réalisent directement des capacités spécialisées quotidiennes
Les gnosies, qui identifient et reconnaissent les objets de l’environnement
Les praxies, qui organisent et exécutent les gestes d’une action

Les fonctions exécutives, qui régulent et contrôlent les autres fonctions cognitives

Explication

La planification et la résolution de problèmes font partie des processus exécutifs qui régulent les autres fonctions cognitives. Les fonctions instrumentales soutiennent directement des activités spécialisées plutôt que d’assurer ce contrôle général.

10. Quelle conception des fonctions mentales Alexandre Luria défendait-il ?

Elles reposent sur une région unique dont l’activité varie peu selon les tâches
Elles dépendent de plusieurs zones cérébrales coordonnées au sein d’un système dynamique
Elles résultent principalement de fibres interrompues entre les deux hémisphères
Elles résident chacune dans une petite région cérébrale distincte et circonscrite

Elles dépendent de plusieurs zones cérébrales coordonnées au sein d’un système dynamique

Explication

Luria défendait une approche systémique et dynamique dans laquelle plusieurs zones cérébrales travaillent ensemble pour assurer une fonction mentale. L’idée qu’une fonction réside dans une seule petite région correspond à la conception opposée.

11. Quelle répartition des contributions hémisphériques est associée aux travaux d’Henri Hécaen ?

L’hémisphère gauche contribue à l’espace et aux visages, et le droit à la construction visuelle et au langage
L’hémisphère droit contribue à l’espace, à la construction visuelle et aux visages, et le gauche au langage
L’hémisphère droit contribue au langage, et le gauche à l’espace, à la construction visuelle et aux visages
Les deux hémisphères contribuent de manière identique à l’espace, aux visages et au langage

L’hémisphère droit contribue à l’espace, à la construction visuelle et aux visages, et le gauche au langage

Explication

Hécaen a contribué à établir le rôle de l’hémisphère droit dans l’espace, la construction visuelle et la reconnaissance des visages, ainsi que l’implication du gauche dans le langage. Attribuer le langage au droit inverse cette répartition.

12. Quel phénomène Norman Geschwind a-t-il remis en avant pour expliquer certains troubles neurologiques ?

Des syndromes de déconnexion dus à l’interruption de fibres reliant des zones cérébrales
Des difficultés de reconnaissance des visages liées à l’hémisphère droit
Des troubles dus à l’atteinte d’une région isolée associée à une fonction particulière
Des erreurs révélant le maillon atteint lors d’une évaluation qualitative

Des syndromes de déconnexion dus à l’interruption de fibres reliant des zones cérébrales

Explication

Geschwind a remis en avant les syndromes de déconnexion, qui peuvent apparaître lorsque des fibres reliant des zones cérébrales, comme le corps calleux, sont interrompues. L’analyse des erreurs lors d’une évaluation qualitative est associée aux travaux de Luria.

13. Après une lésion dans une région cérébrale associée à une fonction précise, quelle conséquence prévoit le localisationnisme ?

La fonction est réorganisée par la plasticité, quelle que soit la région atteinte
La fonction dépend de fibres de connexion, sans association à une région particulière
La fonction est préservée, car d’autres zones du réseau compensent la lésion
La fonction concernée est interrompue, car elle est associée à cette région

La fonction concernée est interrompue, car elle est associée à cette région

Explication

Le localisationnisme associe chaque fonction à une région cérébrale et prévoit qu’une lésion de cette région interrompt la fonction. La compensation par d’autres zones grâce à la plasticité relève plutôt de l’approche fonctionnelle.

14. Après une lésion cérébrale, d’autres zones contribuent à une fonction grâce à la plasticité. Quelle conception du cerveau correspond à cette situation ?

Le modèle computo-symbolique, qui décrit un traitement séquentiel, modulaire et symbolique
Le localisationnisme, qui associe chaque fonction à une région cérébrale précise
L’analyse modulaire, qui décompose le traitement en systèmes et sous-systèmes
L’approche fonctionnelle, qui envisage un réseau dynamique de zones interconnectées

L’approche fonctionnelle, qui envisage un réseau dynamique de zones interconnectées

Explication

L’approche fonctionnelle conçoit le cerveau comme un réseau dynamique, ou connectome, dans lequel d’autres zones peuvent aider une région atteinte grâce à la plasticité. Le localisationnisme attribue plutôt la fonction à une région précise et ne décrit pas cette compensation par le réseau.

15. Comment les modèles computo-symboliques décrivent-ils le système cognitif ?

Comme un réseau cérébral dynamique où plusieurs zones compensent une région lésée
Comme un système de traitement de l’information séquentiel, modulaire et symbolique
Comme un ensemble de fonctions chacune localisée dans une région cérébrale précise
Comme une organisation qui analyse les erreurs pour orienter la rééducation

Comme un système de traitement de l’information séquentiel, modulaire et symbolique

Explication

Les modèles computo-symboliques décrivent le système cognitif comme un traitement de l’information séquentiel, modulaire et symbolique. La compensation entre zones cérébrales grâce à la plasticité relève de l’approche fonctionnelle.

16. Quelle démarche caractérise l’approche sémiologique en pratique clinique ?

Observer, décrire et classer les signes cliniques afin d’orienter le diagnostic étiologique.
Étudier les mécanismes mentaux internes afin d’expliquer le traitement de l’information.
Examiner l’activité du cerveau sain afin de repérer les fonctions cognitives préservées.
Décomposer les comportements pour analyser les processus à l’origine des troubles observés.

Observer, décrire et classer les signes cliniques afin d’orienter le diagnostic étiologique.

Explication

L’approche sémiologique décrit et classe les signes cliniques pour identifier les causes des symptômes et proposer un diagnostic étiologique. L’étude des mécanismes internes du traitement de l’information relève plutôt de l’approche cognitive.

17. Pour expliquer une difficulté de traitement de l’information, que cherche à étudier l’approche cognitive ?

Les comportements du patient, en les décrivant sans formuler d’hypothèses sur leur traitement.
Les mécanismes mentaux internes, au moyen d’une analyse hypothético-déductive des processus.
Les signes cliniques observables, en les classant pour orienter un diagnostic étiologique.
Les lésions cérébrales, en les reliant aux manifestations cliniques du patient.

Les mécanismes mentaux internes, au moyen d’une analyse hypothético-déductive des processus.

Explication

L’approche cognitive étudie les mécanismes mentaux internes du traitement de l’information en analysant les processus par hypothèses et déductions. La classification des signes cliniques correspond plutôt à l’approche sémiologique.

18. Un clinicien décompose les comportements observables d’un patient pour comprendre les processus à l’origine de ses difficultés et mieux l’accompagner : quelle démarche met-il en œuvre ?

La méthode anatomo-clinique, qui fonde l’analyse sur l’architecture computo-symbolique.
La neuropsychologie cognitive, qui analyse les processus sous-jacents aux troubles observables.
La méthode fonctionnelle, qui étudie le cerveau sain à l’aide des neurosciences fonctionnelles.
L’approche sémiologique, qui classe les signes cliniques pour rechercher les causes des symptômes.

La neuropsychologie cognitive, qui analyse les processus sous-jacents aux troubles observables.

Explication

La neuropsychologie cognitive décompose les comportements pour analyser les processus sous-jacents aux troubles et soutenir l’accompagnement du patient. La méthode anatomo-clinique s’appuie sur le cerveau lésé et les études cliniques, non sur l’architecture computo-symbolique.

19. Un enfant présente des difficultés liées à un développement cérébral atypique, qui se manifestent dès les premiers apprentissages : à quelle catégorie ces troubles correspondent-ils ?

Aux troubles secondaires, découlant d’une cause ou d’une pathologie sous-jacente.
Aux troubles acquis, apparus après une période de développement normal.
Aux troubles neurodéveloppementaux, liés à un fonctionnement inné ou précoce.
Aux troubles primaires, présentés sans cause externe identifiable.

Aux troubles neurodéveloppementaux, liés à un fonctionnement inné ou précoce.

Explication

Les troubles neurodéveloppementaux sont liés à un fonctionnement inné ou précoce et se manifestent durant l’enfance, notamment dès les premiers apprentissages. Les troubles acquis se distinguent par leur apparition après une période de développement normal.

20. Après une période de développement normal, une personne présente une régression progressive à la suite d’une lésion neurologique : comment caractériser ce trouble ?

Comme un trouble neurodéveloppemental, lié à un développement cérébral atypique précoce.
Comme un trouble acquis, qui peut survenir brutalement ou par régression progressive.
Comme un trouble secondaire, défini par l’absence de cause ou de pathologie sous-jacente.
Comme un trouble primaire, présenté sans cause externe identifiable.

Comme un trouble acquis, qui peut survenir brutalement ou par régression progressive.

Explication

Un trouble acquis survient après une période de développement normal à la suite d’un événement traumatique ou d’une lésion neurologique, et peut apparaître brutalement ou progressivement. Un trouble neurodéveloppemental est lié à un développement cérébral atypique précoce.

21. Une difficulté est constatée sans qu’aucune cause externe identifiable soit mise en évidence : s’agit-il d’un trouble primaire ou secondaire ?

D’un trouble acquis, qui apparaît après un développement normal à la suite d’une lésion.
D’un trouble neurodéveloppemental, qui se manifeste dès les premiers apprentissages.
D’un trouble primaire, présenté sans cause externe identifiable.
D’un trouble secondaire, qui découle d’une cause ou d’une pathologie sous-jacente.

D’un trouble primaire, présenté sans cause externe identifiable.

Explication

Un trouble primaire est présenté sans cause externe identifiable. Un trouble secondaire, à l’inverse, découle d’une cause ou d’une pathologie sous-jacente.

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Qu’est-ce qui caractérise la cause d’un trouble sensoriel primaire ?

Une atteinte de l’organe récepteur ou des voies nerveuses périphériques.

Qu’est-ce qui caractérise le traitement du signal dans un trouble neuropsychologique ?

Le signal atteint le cerveau, mais il est mal décodé, identifié ou associé à une signification ou à une action.

Quels éléments composent le système nerveux central ?

L’encéphale et la moelle épinière.

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