QCM : Néonatologie pratique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle posologie de caféine est indiquée chez le nouveau-né, en dose de charge puis en entretien ?

20 mg/kg en dose de charge, puis 5 mg/kg/j en entretien
5 mg/kg en dose de charge, puis 5 mg/kg toutes les 20 heures
20 mg/kg toutes les 5 heures, sans dose d’entretien distincte
5 mg/kg en dose de charge, puis 20 mg/kg/j en entretien

20 mg/kg en dose de charge, puis 5 mg/kg/j en entretien

Explication

La caféine est prescrite à 20 mg/kg pour la dose de charge, puis à 5 mg/kg/j pour l’entretien. Inverser ces deux valeurs confond la dose initiale avec la posologie d’entretien.

2. Pour adapter l’antibiothérapie néonatale de routine, quels paramètres faut-il prendre en compte pour les doses et les intervalles des antibiotiques concernés ?

Le poids et la fonction rénale, ainsi que l’âge postnatal pour la gentamicine
L’âge postnatal et la voie d’administration, ainsi que le poids pour la gentamicine
L’âge postnatal et le poids, ainsi que l’âge gestationnel pour la gentamicine
L’âge gestationnel et le poids, avec l’âge postnatal pour le métronidazole

L’âge postnatal et le poids, ainsi que l’âge gestationnel pour la gentamicine

Explication

L’adaptation des doses et des intervalles tient compte de l’âge postnatal et du poids ; l’âge gestationnel intervient également pour la gentamicine. La fonction rénale n’est pas le paramètre distinctif indiqué ici pour cette règle.

3. Un nouveau-né peut recevoir un médicament par voie orale : quelle voie faut-il privilégier pour lui administrer le paracétamol ?

La voie intraveineuse, même si l’administration orale est réalisable
La voie orale ou rectale, sans préférence entre les deux voies
La voie rectale, en réservant la voie orale aux cas où elle est impossible
La voie orale, en réservant la voie rectale aux cas où la voie orale est impossible

La voie orale, en réservant la voie rectale aux cas où la voie orale est impossible

Explication

La voie orale est privilégiée pour le paracétamol, tandis que la voie rectale est réservée aux situations où la voie orale est impossible. La voie rectale n’est donc pas la voie de choix lorsque l’administration orale est possible.

4. Quelle posologie orale quotidienne maximale de paracétamol faut-il respecter chez un prématuré né avant 32 semaines d’aménorrhée ?

40 mg/kg/j, avec des prises de 10 à 15 mg/kg toutes les 6 à 8 heures
40 mg/kg/j, avec des prises de 7,5 mg/kg toutes les 6 heures
60 mg/kg/j, avec des prises de 10 à 15 mg/kg toutes les 6 à 8 heures
60 mg/kg/j, avec des prises de 7,5 mg/kg toutes les 6 heures

40 mg/kg/j, avec des prises de 10 à 15 mg/kg toutes les 6 à 8 heures

Explication

Pour un prématuré de moins de 32 SA, la dose orale est de 10 à 15 mg/kg toutes les 6 à 8 heures, sans dépasser 40 mg/kg/j. Le plafond de 60 mg/kg/j concerne les nouveau-nés de plus de 32 SA.

5. Que désigne la paralysie cérébrale ?

Un déficit moteur permanent de la posture ou du mouvement lié à une lésion du cerveau en développement
Une anomalie sensorielle permanente causée par une atteinte du système nerveux périphérique
Un trouble moteur progressif dû à une dégénérescence du cerveau après la naissance
Un retard cognitif transitoire lié à l’immaturité cérébrale à la naissance

Un déficit moteur permanent de la posture ou du mouvement lié à une lésion du cerveau en développement

Explication

La paralysie cérébrale correspond à un déficit moteur permanent de la posture ou du mouvement résultant d’une lésion du cerveau en développement, sans préjuger de sa cause ni des déficiences associées. Un retard cognitif transitoire ne définit pas cette affection, car son critère central est le déficit moteur permanent.

6. À partir de quelle durée des crises subintrantes parle-t-on d’un état de mal convulsif chez le nouveau-né ?

Plus de 20 minutes
Plus de 60 minutes
Plus de 30 minutes
Plus de 45 minutes

Plus de 30 minutes

Explication

L’état de mal convulsif est défini par des crises subintrantes durant plus de 30 minutes. Une durée de 20 minutes ne correspond pas au seuil indiqué.

7. Quel est le rôle de la mesure hebdomadaire du périmètre crânien et des échographies transfontanellaires répétées chez le prématuré présentant une hémorragie intraventriculaire ?

Évaluer une hémorragie parenchymateuse et préciser son retentissement moteur
Repérer une dilatation ventriculaire pouvant évoluer vers une hydrocéphalie post-hémorragique
Détecter une leucomalacie périventriculaire avant l’apparition de lésions kystiques
Suivre la résorption d’une hémorragie sous-épendymaire sans risque de dilatation

Repérer une dilatation ventriculaire pouvant évoluer vers une hydrocéphalie post-hémorragique

Explication

Cette surveillance vise notamment à repérer l’apparition d’une dilatation ventriculaire, qui peut évoluer vers une hydrocéphalie après l’hémorragie. La leucomalacie concerne une lésion de la substance blanche et ne constitue pas l’objectif spécifique de ce suivi.

8. Après quel événement évolutif la leucomalacie périventriculaire peut-elle entraîner une atrophie de la substance blanche avec démyélinisation ?

Après la formation de kystes ou d’une cicatrice gliale à partir du foyer de nécrose
Après la myélinisation complète de la substance blanche périventriculaire
Après la calcification du foyer et son extension aux méninges cérébrales
Après la dilatation ventriculaire suivie d’une obstruction de la circulation du LCR

Après la formation de kystes ou d’une cicatrice gliale à partir du foyer de nécrose

Explication

La lésion passe d’un foyer de nécrose à des kystes ou à une cicatrice gliale, puis peut évoluer vers l’atrophie et la démyélinisation. La dilatation ventriculaire et l’obstruction du LCR relèvent plutôt de complications de l’hémorragie intraventriculaire.

9. Quelle différence distingue la VACI de la ventilation assistée contrôlée (VAC) chez le nouveau-né ?

La VACI maintient une pression continue unique, tandis que la VAC alterne deux niveaux de pression au cours du cycle respiratoire.
La VACI délivre des insufflations non synchronisées à l’enfant, tandis que la VAC ajuste la pression selon le volume courant cible.
La VACI synchronise les insufflations à la respiration de l’enfant tout en maintenant une fréquence minimale réglée, tandis que la VAC est déclenchée par l’enfant avec un temps inspiratoire fixe.
La VACI rend l’expiration active, tandis que la VAC utilise une expiration passive pouvant favoriser le piégeage gazeux.

La VACI synchronise les insufflations à la respiration de l’enfant tout en maintenant une fréquence minimale réglée, tandis que la VAC est déclenchée par l’enfant avec un temps inspiratoire fixe.

Explication

La VACI synchronise les insufflations avec les efforts respiratoires de l’enfant, tout en conservant une fréquence minimale réglée. La VAC est également déclenchée par l’enfant, mais se caractérise par un temps inspiratoire fixe plutôt que par cette fréquence minimale.

10. Quelle différence caractérise la CPAP nasale par rapport à la BIPAP ou à la NIPPV chez le nouveau-né ?

Elle conserve une pression continue sans interface nasale, tandis que la BIPAP ou la NIPPV nécessite une interface nasale.
Elle maintient une pression positive continue unique, tandis que la BIPAP ou la NIPPV alterne deux niveaux de pression.
Elle alterne deux niveaux de pression, tandis que la BIPAP ou la NIPPV maintient une pression continue unique.
Elle délivre une pression positive uniquement pendant l’inspiration, tandis que la BIPAP ou la NIPPV la maintient pendant l’expiration.

Elle maintient une pression positive continue unique, tandis que la BIPAP ou la NIPPV alterne deux niveaux de pression.

Explication

La CPAP nasale applique une pression continue unique, alors que la BIPAP ou la NIPPV alterne une pression inspiratoire supérieure et une pression expiratoire. La proposition qui inverse ces caractéristiques attribue à chaque dispositif le fonctionnement de l’autre.

11. Comment le déficit en surfactant dans la maladie des membranes hyalines entraîne-t-il une altération des échanges gazeux ?

Il entraîne une vasoconstriction pulmonaire, une diminution du volume résiduel et une baisse du shunt intrapulmonaire.
Il provoque une obstruction des bronchioles, une augmentation de la perfusion pulmonaire et une hausse de la compliance.
Il entraîne une dilatation alvéolaire, une réduction du shunt intrapulmonaire et une hausse de la compliance pulmonaire.
Il provoque un collapsus alvéolaire, un shunt intrapulmonaire et une baisse de la compliance pulmonaire.

Il provoque un collapsus alvéolaire, un shunt intrapulmonaire et une baisse de la compliance pulmonaire.

Explication

Le surfactant insuffisant favorise le collapsus des alvéoles, ce qui crée un shunt intrapulmonaire et diminue la compliance. Une dilatation alvéolaire avec une compliance accrue correspond à l’effet inverse du mécanisme décrit.

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Quelle dose de charge et quelle dose d’entretien sont indiquées pour la caféine ?

20 mg/kg en dose de charge, puis 5 mg/kg/j en entretien.

Quelle voie privilégier pour le paracétamol et quand éviter la voie rectale ?

Privilégier la voie orale et éviter la voie rectale, sauf impossibilité d’utiliser la voie orale.

Quelle dose IV de paracétamol est recommandée avant 10 jours ?

7,5 mg/kg toutes les 6 heures.

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