★ À maîtriser
📌 L’antibiothérapie néonatale de routine adapte les doses et les intervalles de l’amoxicilline, du céfotaxime, de la gentamicine, du métronidazole et de la vancomycine à l’âge postnatal, au poids et, pour la gentamicine, à l’âge gestationnel.
Compléments
La conversion indiquée est 1 mg = 1000 μg.
La gentamicine est administrée à 5–6 mg/kg/24 h après 37 SA et à 4,5 mg/kg/24 h à partir de 32 SA chez les nouveau-nés âgés de 7 jours ou moins ; chez le prématuré, l’intervalle dépend de l’âge gestationnel.
★ À maîtriser
📌 La voie orale est à privilégier pour le paracétamol et la voie rectale est à éviter, sauf impossibilité d’utiliser la voie orale.
Chez le nouveau-né de moins de 10 jours, la dose IV recommandée est de 7,5 mg/kg toutes les 6 heures.
Pour les nouveau-nés de plus de 32 SA, la dose orale est de 10 à 15 mg/kg toutes les 6 à 8 heures, sans dépasser 60 mg/kg/j.
Pour les prématurés de moins de 32 SA, la dose orale est de 10 à 15 mg/kg toutes les 6 à 8 heures, sans dépasser 40 mg/kg/j.
Compléments
Chez l’enfant, une dose de charge orale de 25 à 30 mg/kg peut être suivie de 15 mg/kg toutes les 6 heures, sans dépasser 80 mg/kg/j dans le tableau posologique.
La synthèse recommande comme limites journalières 90 mg/kg après 2 ans, 75 mg/kg avant 2 ans et 60 mg/kg chez le nouveau-né à terme.
La voie orale est privilégiée ; la voie rectale est à éviter.
★ À maîtriser
Les catégories de prématurité sont :
Dans EPIPAGE 1, la survie augmente avec l’âge gestationnel, de 31 % à 24 SA à 97 % à 32 SA et 99,6 % à 34 SA.
Dans EPIPAGE 1, 40 % des enfants nés avant 32 SA présentent des troubles moteurs, sensoriels ou cognitifs à 5 ans, dont 12 % avec une atteinte définie dans le document comme ANAT.
Compléments
Plus l’âge gestationnel augmente, plus les taux de survie sans séquelles s’améliorent.
★ À maîtriser
Les manifestations des convulsions néonatales comprennent :
Le bilan étiologique comprend :
📌 Le traitement initial comprend le maintien des fonctions vitales ; le phénobarbital est utilisé en première intention, puis la phénytoïne, avec clonazépam ou midazolam ensuite selon la stratégie indiquée.
Compléments
Les convulsions surviennent dans 80 % des cas au cours de la première semaine de vie, surtout pendant les deux premiers jours.
L’encéphalopathie anoxo-ischémique représente 45 % des causes de convulsions néonatales décrites dans le cours.
Stabiliser, traiter la crise, puis traiter la cause.
★ À maîtriser
Les hémorragies intraventriculaires touchent 10–20 % des nouveau-nés de 28–33 SA et 30–50 % de ceux nés avant 28 SA.
Le saignement débute dans la zone germinative, peut rester sous-épendymaire ou se déverser dans les ventricules, puis atteindre l’espace sous-arachnoïdien si l’hémorragie est importante.
La classification de Papile distingue : (Papille, 1978) :
Une HIV s’accompagne d’une dilatation ventriculaire dans un tiers des cas et peut évoluer vers une hydrocéphalie post-hémorragique.
Compléments
📌 La surveillance des hémorragies comprend la mesure du périmètre crânien une fois par semaine et deux échographies transfontanellaires pendant les dix premiers jours, habituellement à J2–J3 et J7–J10.
Le sang obstrue la résorption du LCR, puis la dilatation ventriculaire peut apparaître.
★ À maîtriser
La leucomalacie périventriculaire concerne 5–10 % des prématurés nés avant 33 SA.
La lésion évolue d’un foyer de nécrose vers des kystes ou une cicatrice gliale, puis peut entraîner une atrophie de la substance blanche avec démyélinisation.
Plus de 90 % des grands prématurés ayant une leucomalacie périventriculaire kystique présentent des séquelles neurologiques à 2 ans.
Compléments
Les facteurs de risque comprennent :
La prévention décrite comprend la corticothérapie anténatale, le transfert in utero, les antibiotiques maternels si un risque infectieux existe et l’évitement de l’hypocapnie, avec une PCO2 supérieure à 25 mmHg.
Hypoperfusion et inflammation → lésions de la substance blanche.
★ À maîtriser
📌 La VCI n’est pas synchronisée à l’enfant, la VAC est déclenchée par lui avec un temps inspiratoire fixe, et la VACI synchronise les insufflations à sa respiration tout en conservant une fréquence minimale réglée.
Compléments
En VACI, les réglages généralement indiqués sont une Pmax de 15–20 mmHg, une PEP de 2–6 mmHg, un temps inspiratoire de 0,3–0,5 s et une fréquence de 40–60/min.
En volume garanti, la Pmax est généralement réglée à 25–30 cmH2O et la PEP à 4–6 cmH2O.
📌 En oscillation haute fréquence, l’expiration est active, tandis qu’en interruption de débit haute fréquence, l’expiration est passive et expose au trapping.
La ventilation en volume garanti cible le volume courant ; la ventilation en pression contrôlée règle la pression.
★ À maîtriser
📌 La BIPAP ou NIPPV alterne deux niveaux de pression, avec une pression d’insufflation supérieure à la pression expiratoire, tandis que la CPAP maintient une pression continue unique.
Compléments
★ À maîtriser
📌 La DBP est bénigne avec de l’air ambiant, modérée avec une FiO2 inférieure à 30 % et sévère avec une FiO2 d’au moins 30 % ou une assistance respiratoire.
Compléments
La maladie des membranes hyalines se manifeste typiquement par une détresse respiratoire précoce du prématuré, sans intervalle libre, avec geignement et signes de lutte.
La prise en charge nutritionnelle de la DBP vise une prise pondérale de 15 g/kg/j et comprend des apports parentéraux précoces d’acides aminés et un début précoce de l’alimentation entérale si elle est tolérée.
Déficit en surfactant → collapsus alvéolaire ; l’immaturité et les lésions pulmonaires favorisent la DBP.
★ À maîtriser
Les hémorragies surviennent lorsque le taux de plaquettes est inférieur à 20 000/mm3.
Dans l’allo-immunisation plaquettaire fœto-maternelle, les anticorps maternels ciblent des alloantigènes plaquettaires fœtaux et le taux plaquettaire maternel est normal ; dans le PTI maternel, les autoanticorps ciblent les plaquettes de la mère et de l’enfant et la mère est thrombopénique.
Une échographie transfontanellaire et un fond d’œil sont indiqués si le taux plaquettaire est inférieur à 50 000/mm3, et les injections intramusculaires sont contre-indiquées.
Dans l’allo-immunisation plaquettaire fœto-maternelle, les anticorps maternels ciblent les alloantigènes plaquettaires fœtaux, tandis que dans le PTI maternel les auto-anticorps ciblent les plaquettes de la mère et de l’enfant.
Une thrombopénie néonatale sous 30 000/mm³ et/ou accompagnée de signes hémorragiques justifie une transfusion plaquettaire et une surveillance des plaquettes deux fois par jour.
Compléments
📌 En cas de plaquettes inférieures à 30 000/mm3 ou de signes hémorragiques, le cours indique une transfusion plaquettaire, avec immunoglobulines polyvalentes si l’origine est un PTI ou une allo-immunisation.
L’allo-immunisation plaquettaire fœto-maternelle concerne environ 1 naissance sur 1 000 et peut provoquer une thrombopénie fœtale, avec hémorragie intracrânienne dans 20 % des cas concernés.
En cas de PTI maternel avec thrombopénie néonatale entre 30 000 et 50 000/mm³ sans saignement, le traitement débute par des immunoglobulines polyvalentes à 1 g/kg/j pendant 2 jours, puis une corticothérapie est envisagée en cas d’échec.
Dans l’allo-immunisation, la mère a des plaquettes normales ; dans le PTI, elle est thrombopénique.
★ À maîtriser
À la naissance, l’augmentation de la PaO₂ et l’aération pulmonaire dilatent les artères pulmonaires, tandis que l’arrêt de la circulation placentaire augmente les résistances systémiques.
L’échographie cardiaque recherche une cardiopathie, met en évidence un shunt droite-gauche par le canal artériel ou le foramen ovale et évalue les pressions pulmonaires et la fonction cardiaque.
📌 Le traitement de l’hypertension pulmonaire persistante associe l’amélioration de l’oxygénation, le maintien de la pression systémique et, selon le cas, le monoxyde d’azote inhalé à 2–20 ppm.
Compléments
Résistances pulmonaires élevées → shunt droite-gauche → hypoxémie
★ À maîtriser
La persistance du canal artériel hémodynamiquement significative peut entraîner une augmentation du débit pulmonaire, une aggravation respiratoire, une défaillance cardiaque et un vol vasculaire diastolique.
L’échographie cardiaque diagnostique la persistance du canal artériel en visualisant un flux gauche-droite au Doppler et un rapport oreillette gauche/aorte supérieur à 1,2.
La cure d’ibuprofène intraveineux contre le canal artériel persistant comprend 10 mg/kg en dose de charge, puis deux doses de 5 mg/kg espacées chacune de 24 heures.
Compléments
Chez le nouveau-né à terme, la vasoconstriction postnatale du canal artériel débute quelques heures après la naissance et l’occlusion complète survient avant le quatrième jour, souvent vers 12 heures.
La fréquence du canal artériel hémodynamiquement significatif est d’environ 40 % chez les nouveau-nés de moins de 1 000 g, 20 % entre 1 000 et 1 500 g et moins de 10 % au-dessus de 1 500 g.
Prématurité et hypoxie → fermeture retardée du canal
★ À maîtriser
L’entérocolite ulcéro-nécrosante concerne 1 à 3 % des naissances et est 100 fois plus fréquente chez le prématuré ; environ 90 % des cas surviennent chez les prématurés et la fréquence est plus élevée sous 1 500 g.
Le lait maternel a un rôle protecteur contre l’entérocolite, tandis qu’un début alimentaire retardé au-delà de 4–7 jours, un lait hyperosmolaire et une augmentation des rations supérieure à 20–40 ml/kg/j accroissent le risque.
📌 Dès la suspicion d’entérocolite, il faut arrêter l’alimentation, poser une sonde gastrique en aspiration douce, réaliser les prélèvements infectieux, commencer une antibiothérapie et répéter les radiographies abdominales.
📌 La chirurgie de l’entérocolite est indiquée en cas de perforation prouvée, d’aggravation sous traitement médical ou d’occlusion sur masse ; la valvule de Bauhin et plus de 80 cm de grêle doivent être préservés lorsque cela est possible.
Compléments
Suspicion → arrêt alimentaire, aspiration, bilan et antibiothérapie
★ À maîtriser
Les besoins énergétiques des prématurés sont de 110–120 Cal/kg/j et peuvent atteindre 150 Cal/kg/j en cas de RCIU ou d’hypercatabolisme ; après J15, l’objectif de croissance est de 10–20 g/kg/j.
L’alimentation entérale du prématuré débute dès que possible à 20 ml/kg/j, augmente de 10 à 20 ml/kg/j si elle est bien tolérée et vise 160–180 ml/kg/j.
📌 La nutrition parentérale peut être arrêtée et le cathéter central retiré lorsque l’alimentation entérale atteint au moins 120 ml/kg/j.
Compléments
📌 Le lait maternel est indiqué notamment sous 1 500 g ou avant 32 SA ; l’enrichissement en EOPROTINE débute progressivement à partir de 100 ml/kg/j, de 1 % jusqu’à 3 %.
Classification de la prématurité
| Catégorie | Âge gestationnel |
|---|---|
| Simple | 35–36+6 SA |
| Modérée | 32–34+6 SA |
| Grande | 28–31+6 SA |
| Très grande | 23–27+6 SA |
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1. Quelle posologie de caféine est indiquée chez le nouveau-né, en dose de charge puis en entretien ?
2. Pour adapter l’antibiothérapie néonatale de routine, quels paramètres faut-il prendre en compte pour les doses et les intervalles des antibiotiques concernés ?
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Quelle dose de charge et quelle dose d’entretien sont indiquées pour la caféine ?
20 mg/kg en dose de charge, puis 5 mg/kg/j en entretien.
Quelle voie privilégier pour le paracétamol et quand éviter la voie rectale ?
Privilégier la voie orale et éviter la voie rectale, sauf impossibilité d’utiliser la voie orale.
Quelle dose IV de paracétamol est recommandée avant 10 jours ?
7,5 mg/kg toutes les 6 heures.
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