Qu’étudie la toxicologie ?
Elle étudie les poisons, leurs propriétés chimiques, leur identification et le traitement des maladies qu’ils provoquent.
Que désigne un toxique au sens large ?
Un agent chimique ou physique qui perturbe les équilibres vitaux.
Quand réserve-t-on classiquement le terme « poison » ?
À un toxique utilisé intentionnellement ou à une substance très toxique.
Quel est le plus ancien écrit mentionnant médicaments et poisons ?
Le papyrus d’Ebers.
Qu’est-ce que la toxicité d’une substance ?
Sa capacité à produire des effets préjudiciables dans un organisme.
Qu’est-ce qu’un toxique ?
Un agent chimique ou physique qui peut nuire à la santé en petite quantité.
Qu’est-ce que le risque toxicologique ?
La probabilité qu’une exposition à une substance toxique produise des effets indésirables.
Qu’est-ce que le danger d’une substance ?
Sa propriété intrinsèque pouvant occasionner un effet indésirable.
Quel est l’objectif préventif de la toxicologie ?
Prédire les effets toxiques afin de prévenir les dommages par l’évitement de l’exposition ou la fixation de niveaux de sécurité.
Que désigne une intoxication ?
Un processus pathologique de troubles causés par un toxique dans l’organisme, avec des signes et symptômes cliniques.
Quelle durée caractérise une intoxication aiguë ?
Une exposition unique ou plusieurs expositions sur une période de 24 h.
Comment exprime-t-on habituellement une dose ?
En mg/kg, par rapport au poids ou au volume corporel, généralement sur 24 h.
Comment se calcule l’effet additif de plusieurs toxiques ?
Il est égal à la somme de leurs effets individuels.
Comment se compare l’effet synergique à la somme des effets individuels ?
Il est supérieur à cette somme.
Comment se compare l’effet combiné antagoniste à la somme des effets individuels ?
Il est inférieur à cette somme.
De quels facteurs dépend la toxicité, et quels facteurs individuels la modifient ?
Elle dépend de l’absorption, de l’individu et de l’environnement ; les facteurs individuels comprennent l’espèce, la race, le sexe, l’âge, les caractéristiques propres et l’état de santé.
Combien de temps dure une exposition aiguë et comment se présente-t-elle généralement ?
Moins de 24 heures, généralement en une seule prise.
Comment distingue-t-on les expositions subchronique et chronique selon la durée de vie de l’espèce ?
La subchronique dure moins de 10 % de cette durée, la chronique davantage.
Que relie la relation dose-réponse ?
Le niveau d’exposition à un toxique et l’ampleur de la réaction biologique.
Quelle dose reçoit la réponse du plus grand nombre sur une courbe normale de variabilité biologique ?
La dose moyenne.
Que désigne le seuil en toxicologie ?
La dose en dessous de laquelle aucun effet n’est observé.
Que mesure la toxicocinétique au cours du temps dans les tissus ?
La relation entre la concentration tissulaire d’un toxique et le temps.
Qu’est-ce que l’absorption d’une substance ?
Son passage de l’extérieur vers les fluides biologiques, jusqu’à la circulation systémique.
Quel est le principal mécanisme d’absorption cutanée ?
La diffusion passive, favorisée par la liposolubilité.
Que désigne la distribution d’un toxique absorbé par l’organisme ?
Son déplacement vers les tissus.
Qu’est-ce que la biotransformation d’un toxique ?
L’ensemble des transformations qui tendent à produire un composé hydrosoluble, peu toxique et facilement éliminable.
Quelles sont les deux phases de la biodégradation des toxiques ?
Une phase I de transformation, suivie d’une phase II de conjugaison.
Quels groupes la phase I de biodégradation peut-elle incorporer ?
Des groupes OH, NH₂, COOH ou SH.
Quelle est la voie d’élimination la plus courante des toxiques ?
La voie rénale.
Sous quelle forme de nombreux toxiques doivent-ils être transformés pour être éliminés ?
En composés hydrosolubles.
Qu’est-ce que la vie moyenne d’un toxique ?
Le temps nécessaire pour que sa concentration plasmatique diminue de moitié.
Qu'étudie la toxicodynamique ?
L’interaction entre un xénobiotique et un récepteur cellulaire déclenchant des mécanismes d’action responsables d’effets indésirables.
Quelles structures cellulaires les mécanismes toxiques peuvent-ils détruire ou léser ?
La cellule, sa membrane ou ses organites.
Comment les mécanismes toxiques peuvent-ils altérer la fonction cellulaire ?
En modifiant la perméabilité, l’activité enzymatique ou la reproduction cellulaire.
Où se produit normalement l’action locale d’un agent chimique ?
Au point de contact entre le système biologique et l’agent chimique.
Que faut-il à une action systémique pour atteindre le lieu du dommage ?
L’absorption et la distribution de l’agent chimique.
Quelles origines peuvent avoir les substances toxiques ?
Elles peuvent être biologiques, issues de processus chimiques, être des éléments chimiques naturels ou des produits chimiques.
Qu’a permis de reconnaître l’expérience préhistorique ?
Des substances minérales, animales et végétales nuisibles.
Quels indices archéologiques témoignent d’usages toxiques au Paléolithique et à l’âge du Bronze ?
Des pointes et des flèches imprégnées de toxiques au Paléolithique, ainsi que des fruits de pavot somnifère dans des objets de l’âge du Bronze.
Quel papyrus mentionne les propriétés toxiques de l’amande amère ?
Le papyrus de Saggarah.
Quelle thérapeutique l’Ayurveda recommande-t-il contre les venins ?
Des traitements par antidotes.
Quel poison servait principalement aux exécutions dans la Grèce antique ?
La ciguë.
À quel auteur attribue-t-on *Theriaca* et *Alexefármica* ?
À Nicandre de Colophon.
Comment Dioscoride classe-t-il les poisons dans *De Universa Medica* ?
Selon leur origine.
Qu’est-ce qu’une toxine ?
Une substance produite par un organisme vivant au moyen de processus biologiques.
Qu’est-ce qu’un xénobiotique au sens strict ?
Une substance étrangère à un organisme, qui interagit avec lui sans faire partie de ses composants naturels.
Quels effets à long terme la toxicologie moderne étudie-t-elle ?
La cancérogénicité, la mutagénicité, la neurotoxicité, la tératogénicité, l’immunotoxicité, la génotoxicité, la toxicité reproductive et la toxicité sélective.
Selon quels critères classe-t-on les intoxications ?
Selon le degré d’atteinte et l’évolution temporelle.
Quelle durée d’exposition définit une intoxication subchronique ?
Une exposition répétée pendant moins de 10 % de la vie moyenne de l’espèce considérée.
Comment des absorptions répétées provoquent-elles une intoxication chronique ?
Elles accumulent le toxique ou additionnent les effets nocifs jusqu’à produire un état pathologique.
Quand apparaissent les symptômes d’une intoxication retardée ?
Plusieurs jours ou semaines après l’absorption.
Que représente la dosification d’un individu ?
La dose reçue en fonction du temps.
Quel effet peut produire l’exposition combinée à plusieurs substances chimiques ?
Un effet différent de celui de chaque substance exposée séparément.
Quelles sont les trois catégories d’interactions entre toxiques ?
Physicochimiques, pharmacocinétiques et pharmacodynamiques.
Que peuvent modifier les interactions pharmacocinétiques entre toxiques ?
Les concentrations tissulaires.
Quel exemple illustre l’antagonisme chimique par chélation ?
Le dimercaprol (BAL) chélate les ions d’arsenic.
Qu’est-ce que la tolérance à une substance chimique ?
La diminution de ses effets après une exposition préalable à cette substance ou à une substance structurellement apparentée.
Quelle DL50 de fluoroacétate de sodium est observée chez les marmottes et les crapauds ?
0,05 mg/kg chez les marmottes et plus de 500 mg/kg chez les crapauds.
Pourquoi le porc tolère-t-il de fortes doses d’arsenic et de composés organochlorés ?
Ces substances sont stockées dans son tissu adipeux.
Quelle intolérance grave a été observée chez les colleys ?
Une intolérance à l’ivermectine.
Comment les œstrogènes peuvent-ils modifier le risque lié aux toxiques ?
Ils stimulent des enzymes qui peuvent diminuer ou augmenter le risque selon les métabolites produits.
Chez quels rats la strychnine intraveineuse est-elle toxique ?
Chez les rats des deux sexes.
Quels changements physiologiques chez l’enfant modifient l’absorption orale et l’élimination des xénobiotiques ?
La vidange gastrique lente, la perméabilité intestinale accrue et la filtration glomérulaire réduite.
Quels changements liés à l’âge réduisent l’élimination des toxiques chez les personnes âgées ?
Le pH gastrique accru, la motilité intestinale réduite et la diminution des fonctions rénales.
Quelle est la durée maximale d’une exposition subaiguë à doses répétées ?
Jusqu’à trois semaines.
À quoi la toxicologie utilise-t-elle la relation dose-réponse ?
À évaluer si un produit chimique offre une marge de sécurité adéquate.
Quelle forme prend la courbe dose-réponse avec une dose en échelle logarithmique ?
Une forme sigmoïde.
De quels facteurs dépend l’absorption d’un toxique ?
De ses propriétés physiques et chimiques, de la voie d’exposition et de l’espèce animale.
Pourquoi les substances ne traversent-elles pas toutes les membranes biologiques ?
Les membranes biologiques ont une perméabilité sélective.
Quelles propriétés d’une substance peuvent influencer son absorption ?
Sa taille, sa forme, sa liposolubilité, sa similitude avec les molécules endogènes, sa charge et son degré d’ionisation.
Quelle voie d’absorption permet à un toxique d’atteindre la circulation sans franchir de barrières ?
La voie intraveineuse.
Pourquoi les poumons et les branchies absorbent-ils efficacement les substances ?
Leur grande surface, leur excellent apport sanguin et leur fine barrière air-alvéole.
À quelle concentration la concentration plasmatique est-elle directement liée ?
À celle du toxique sur son site d’action.
Quelles protéines plasmatiques peuvent lier les toxiques dans le sang ?
L’albumine et d’autres protéines plasmatiques.
Quel métal la transferrine transporte-t-elle ?
Le fer.
Quels organes peuvent stocker des substances chimiques ?
Le foie et le rein.
Quel rôle joue la graisse dans le stockage des composés lipophiles ?
Elle sert de réservoir et réduit temporairement leur disponibilité.
Qu’entraîne une mobilisation rapide de la graisse contenant des toxiques stockés ?
Une hausse de leur concentration sanguine et dans le tissu cible, pouvant provoquer une toxicité fulminante.
Quels composés le tissu osseux stocke-t-il, et comment peuvent-ils être libérés ?
Des composés inorganiques comme le plomb et le fluor, par échange ionique ou activité ostéoclastique.
Quels sont les deux objectifs de la biotransformation des composés étrangers ?
Réduire leur activité physiologique et faciliter leur excrétion.
À quoi le toxique transformé en phase I se lie-t-il durant la phase II ?
À un ligand endogène, formant une substance plus hydrosoluble.
Quel est le principal organe de biotransformation des toxiques ?
Le foie.
Quels facteurs peuvent modifier le métabolisme des toxiques ?
L’âge, les maladies, la nutrition, la température, les voies d’administration et les interactions, entre autres.
Quand se produit la bioactivation d’un toxique ?
Lorsque son métabolite est plus toxique que le composé original.
Par quelles voies autres que les reins les toxiques peuvent-ils être éliminés ?
Par les selles via la bile, l’air expiré, la salive, la sueur et le lait.
Quels phénomènes peuvent prolonger la vie moyenne d’un toxique ?
La recirculation entérohépatique et la saturation des enzymes métaboliques.
Après sa réabsorption intestinale, où retourne le toxique lors de la recirculation entérohépatique ?
Dans la circulation systémique.
Quelle est la vie moyenne du naproxène chez le chien ?
74 heures.
Quelle particularité de la recirculation entérohépatique du naproxène distingue les chiens des humains ?
Elle se produit chez le chien, mais pas chez l’humain.
Où un agent corrosif acide peut-il causer des dommages ?
Localement, au point de contact.
Quelle atteinte les sels de fer causent-ils à la muqueuse gastro-intestinale ?
Ils endommagent la muqueuse gastro-intestinale.
Que peuvent causer les sels de fer après leur absorption ?
Des dommages systémiques plus généralisés.
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1. Quel domaine étudie les poisons, leurs propriétés chimiques, leur identification et le traitement des maladies qu’ils provoquent ?
2. Quelle distinction classique permet de différencier un toxique d’un poison ?
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