QCM : Fondements de toxicologie (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine étudie les poisons, leurs propriétés chimiques, leur identification et le traitement des maladies qu’ils provoquent ?

La pharmacologie
La toxicologie
La physiologie
L’épidémiologie

La toxicologie

Explication

La toxicologie porte sur les poisons, leur caractérisation et les affections qu’ils entraînent. La pharmacologie étudie les effets des substances sur l’organisme, mais ne recouvre pas à elle seule l’ensemble de ces objets.

2. Quelle distinction classique permet de différencier un toxique d’un poison ?

Le toxique désigne un agent qui provoque une maladie après exposition, tandis que le poison désigne un agent sans effet sur les équilibres vitaux.
Le toxique désigne un agent chimique ou physique perturbant les équilibres vitaux, tandis que le poison désigne classiquement un agent utilisé intentionnellement ou très toxique.
Le toxique désigne un agent physique, tandis que le poison désigne une substance chimique destinée à un usage médical.
Le toxique désigne une substance d’origine biologique, tandis que le poison désigne un produit issu d’un procédé chimique.

Le toxique désigne un agent chimique ou physique perturbant les équilibres vitaux, tandis que le poison désigne classiquement un agent utilisé intentionnellement ou très toxique.

Explication

Au sens large, un toxique est un agent chimique ou physique qui perturbe les équilibres vitaux, alors que le terme poison est classiquement associé à un usage intentionnel ou à une forte toxicité. L’origine biologique ou chimique ne suffit pas à établir cette distinction.

3. Quel document constitue la plus ancienne citation écrite connue concernant des médicaments et des poisons, avec des mentions du plomb, de l’antimoine et de l’aconit ?

Les tablettes de Nippur
Le traité de Dioscoride
Le papyrus d’Ebers
Le corpus hippocratique

Le papyrus d’Ebers

Explication

Le papyrus d’Ebers est considéré comme la plus ancienne citation écrite sur les médicaments et les poisons, et il mentionne notamment ces trois substances. Le corpus hippocratique est ancien, mais il n’est pas identifié comme cette citation écrite la plus ancienne.

4. Quel apport de Paracelse a marqué l’histoire de la toxicologie ?

Il a distingué les substances toxiques selon qu’elles sont produites par un organisme vivant ou par un procédé chimique.
Il a établi que l’effet d’un poison dépend de son mode d’administration plutôt que de la quantité reçue.
Il a relié quantitativement la dose à la réponse et formulé l’idée que la dose fait le poison.
Il a classé les poisons selon leur origine végétale, animale ou minérale et proposé leur antidote commun.

Il a relié quantitativement la dose à la réponse et formulé l’idée que la dose fait le poison.

Explication

Paracelse a introduit le concept quantitatif de dose lié à la réponse et a formulé la maxime selon laquelle la dose fait le poison. La classification selon l’origine des substances ne correspond pas à cet apport historique précis.

5. Une même substance entraîne des effets nocifs différents selon la dose, son devenir dans l’organisme et les caractéristiques de la personne exposée. Quel concept cette situation illustre-t-elle ?

Le risque, c’est-à-dire la probabilité qu’une exposition entraîne un effet nocif dans des circonstances données.
La toxine, c’est-à-dire une substance produite par un organisme vivant au moyen de processus biologiques.
Le danger, c’est-à-dire la propriété intrinsèque d’une substance de pouvoir causer un effet nocif.
La toxicité, c’est-à-dire la capacité d’une substance à produire des effets nocifs, modulée par plusieurs facteurs.

La toxicité, c’est-à-dire la capacité d’une substance à produire des effets nocifs, modulée par plusieurs facteurs.

Explication

La toxicité est la capacité d’une substance à causer des effets nocifs, et elle dépend notamment de la dose, des paramètres toxicocinétiques et des caractéristiques individuelles. Le risque concerne plutôt la probabilité d’un effet nocif liée aux propriétés de la substance et aux conditions d’exposition.

6. Deux personnes sont exposées à une substance dangereuse, mais à des niveaux et dans des circonstances différents. Quel concept exprime la probabilité que l’exposition entraîne un effet nocif ?

Le risque, déterminé par les propriétés de la substance et les conditions d’exposition.
La toxine, qui désigne une substance formée par un organisme au cours de processus biologiques.
Le danger, qui correspond à la propriété intrinsèque de la substance de causer un effet nocif.
La toxicité, qui désigne la capacité de la substance à produire des effets préjudiciables.

Le risque, déterminé par les propriétés de la substance et les conditions d’exposition.

Explication

Le risque traduit la probabilité d’effets nocifs en fonction des propriétés de la substance et des circonstances et du degré d’exposition. Le danger décrit la capacité intrinsèque de la substance, sans exprimer à lui seul la probabilité liée à une exposition précise.

7. Face à une substance susceptible de nuire à la santé, quelle démarche relève des objectifs de la toxicologie ?

Déterminer la composition chimique d’une substance sans établir de limites destinées à protéger la santé.
Traiter les effets nocifs après leur apparition sans chercher à anticiper les risques liés à l’exposition.
Prévoir les effets toxiques afin de prévenir les dommages en évitant l’exposition ou en fixant des niveaux de sécurité.
Décrire les propriétés intrinsèques d’une substance sans évaluer les expositions ni proposer de mesures préventives.

Prévoir les effets toxiques afin de prévenir les dommages en évitant l’exposition ou en fixant des niveaux de sécurité.

Explication

La toxicologie vise à prédire les effets toxiques pour prévenir les dommages, notamment en évitant l’exposition ou en établissant des niveaux de sécurité. Décrire les propriétés intrinsèques sans évaluer les risques ni définir de mesures de sécurité ne rend pas compte de cet objectif préventif.

8. Une substance nocive est produite par un champignon au cours de processus biologiques. Quel terme désigne cette substance ?

Un risque, car ce terme désigne la substance responsable d’effets nocifs après exposition.
Une toxine, car elle est produite par un organisme vivant par des processus biologiques.
Un toxique, car ce terme s’applique aux substances produites par des organismes vivants.
Un danger, car ce terme désigne une substance issue d’un organisme vivant.

Une toxine, car elle est produite par un organisme vivant par des processus biologiques.

Explication

Une toxine est une substance produite par un organisme vivant au moyen de processus biologiques, comme une mycotoxine. Le terme « risque » désigne une probabilité d’effets nocifs liée à l’exposition, et non une catégorie de substance selon son origine.

9. Comment définit-on une intoxication sur le plan clinique ?

Une réaction limitée à un contact externe avec un toxique, sans manifestation pathologique
Une réponse de défense de l’organisme qui élimine un toxique avant toute atteinte
Une variation temporaire de la dose absorbée, sans effet clinique associé
Un ensemble de troubles causés par un toxique présent dans l’organisme, avec des signes et symptômes cliniques

Un ensemble de troubles causés par un toxique présent dans l’organisme, avec des signes et symptômes cliniques

Explication

L’intoxication est un processus pathologique provoqué par la présence d’un toxique dans l’organisme et se manifeste par des signes et symptômes cliniques. Un simple contact externe ne suffit pas à caractériser une intoxication sans que le toxique soit présent dans l’organisme.

10. Une personne est exposée une fois à un toxique, puis présente des symptômes dans les heures qui suivent : quelle évolution temporelle caractérise cette intoxication ?

Une intoxication chronique, car les symptômes apparaissent après l’exposition
Une intoxication aiguë, car une exposition unique suffit dans une période de 24 heures
Une intoxication subchronique, car toute exposition unique entraîne une évolution prolongée
Une intoxication récidivante, car la présence de symptômes implique plusieurs expositions

Une intoxication aiguë, car une exposition unique suffit dans une période de 24 heures

Explication

Une intoxication aiguë peut suivre une exposition unique ou plusieurs expositions concentrées sur une période de 24 heures. L’apparition de symptômes après une seule exposition ne suffit pas à définir une évolution chronique.

11. Quelle grandeur exprime une dose rapportée au poids ou au volume corporel ?

La quantité totale d’une substance présente dans l’environnement, sans rapport avec le corps exposé
La quantité d’une substance administrée ou absorbée, habituellement exprimée en mg/kg sur 24 heures
La concentration d’une substance dans le milieu qui produit un effet chez la moitié d’une population
La proportion d’individus présentant des symptômes après plusieurs jours d’exposition

La quantité d’une substance administrée ou absorbée, habituellement exprimée en mg/kg sur 24 heures

Explication

La dose correspond à la quantité administrée ou absorbée rapportée au poids ou au volume corporel, généralement sur 24 heures et exprimée en mg/kg. La concentration dans le milieu associée à un effet chez la moitié d’une population correspond plutôt à la DE50.

12. Que représente la DL50 dans une population expérimentale soumise à des conditions définies ?

La concentration d’une substance attendue pour produire un effet déterminé chez 50 % de la population
La quantité d’une substance attendue pour provoquer la mort de 50 % de la population
La dose à partir de laquelle tous les individus exposés présentent des signes cliniques
La quantité moyenne absorbée par les individus qui survivent à l’exposition

La quantité d’une substance attendue pour provoquer la mort de 50 % de la population

Explication

La DL50 désigne la quantité d’une substance qui devrait entraîner la mort de 50 % d’une population expérimentale dans des conditions définies. La concentration provoquant un effet déterminé chez 50 % des sujets correspond à la DE50, et non à la DL50.

13. Deux toxiques produisent ensemble un effet égal à la somme de leurs effets individuels : comment qualifie-t-on cette interaction ?

Un effet antagoniste
Un effet synergique
Un effet additif
Un effet de neutralisation

Un effet additif

Explication

Dans un effet additif, l’effet combiné correspond à la somme des effets de chaque toxique pris individuellement. Un effet synergique serait supérieur à cette somme.

14. Lorsqu’une combinaison de deux toxiques produit un effet supérieur à la somme de leurs effets séparés, quelle interaction observe-t-on ?

Un effet additif
Une absence d’interaction
Un effet antagoniste
Un effet synergique

Un effet synergique

Explication

La synergie se caractérise par un effet combiné qui dépasse la somme des effets individuels des toxiques. Un effet additif, en revanche, correspond à cette somme sans la dépasser.

15. Deux substances interfèrent et leur effet combiné est inférieur à la somme de leurs effets individuels : quel phénomène décrit cette situation ?

Un antagonisme
Une potentialisation
Une synergie
Une addition des effets

Un antagonisme

Explication

L’antagonisme se produit lorsque des substances interfèrent et que leur effet combiné est inférieur à la somme de leurs effets individuels. La synergie donnerait un effet combiné supérieur à cette somme.

16. Pour évaluer la toxicité d’une substance, quelle série de facteurs doit être prise en compte ?

La dose administrée, le nom commercial et la durée de conservation du produit
La voie d’exposition et les conditions du milieu, sans considération de l’état de santé
L’absorption, les caractéristiques de l’individu et les conditions du milieu
L’espèce et l’âge de l’individu, sans considération des conditions environnementales

L’absorption, les caractéristiques de l’individu et les conditions du milieu

Explication

La toxicité dépend de facteurs liés à l’absorption, à l’individu et à l’environnement; les facteurs individuels comprennent notamment l’espèce, l’âge et l’état de santé. Se limiter aux caractéristiques de l’individu et ignorer le milieu laisse donc de côté une composante importante.

17. Quelle comparaison illustre la différence de sensibilité au fluoroacétate de sodium entre les marmottes et les crapauds ?

La DL50 est de 0,05 mg/kg chez les deux espèces, malgré des différences d’exposition
La DL50 est de 0,05 mg/kg chez les marmottes et dépasse 500 mg/kg chez les crapauds
La DL50 dépasse 500 mg/kg chez les deux espèces, avec une sensibilité comparable
La DL50 dépasse 500 mg/kg chez les marmottes et atteint 0,05 mg/kg chez les crapauds

La DL50 est de 0,05 mg/kg chez les marmottes et dépasse 500 mg/kg chez les crapauds

Explication

La DL50 du fluoroacétate de sodium est de 0,05 mg/kg chez les marmottes, alors qu’elle dépasse 500 mg/kg chez les crapauds, ce qui montre une forte différence entre espèces. L’inversion de ces valeurs attribuerait à tort la DL50 la plus élevée aux marmottes.

18. Une exposition à une substance toxique dure 18 heures et comprend plusieurs prises d’un composé faiblement toxique. Comment la classer ?

Comme une exposition subaiguë, car elle comporte plusieurs prises
Comme une exposition aiguë, car elle dure moins de 24 heures
Comme une exposition chronique, car elle comporte plusieurs prises
Comme une exposition subchronique, car les prises sont répétées

Comme une exposition aiguë, car elle dure moins de 24 heures

Explication

Une exposition aiguë dure moins de 24 heures et peut comprendre plusieurs prises de substances faiblement toxiques. Le nombre de prises ne suffit pas à la classer comme subaiguë, subchronique ou chronique.

19. Pour une espèce dont la durée de vie sert de référence, un protocole prévoit des doses répétées pendant 8 % de cette durée. Quelle est la classification de l’exposition ?

Une exposition subaiguë, car elle s’étend sur une fraction de la vie de l’espèce
Une exposition aiguë, car les doses sont administrées au cours d’un protocole unique
Une exposition subchronique, car elle dure moins de 10 % de la vie de l’espèce
Une exposition chronique, car les doses sont répétées sur une période prolongée

Une exposition subchronique, car elle dure moins de 10 % de la vie de l’espèce

Explication

Une exposition subchronique correspond à des doses répétées pendant moins de 10 % de la vie de l’espèce étudiée. Une exposition chronique dépasse ce seuil, même si les doses sont également répétées.

20. Que décrit une relation dose-réponse en toxicologie ?

Le lien entre la durée d’exposition et la vitesse d’élimination du toxique
Le lien entre le niveau d’exposition à un toxique et l’ampleur de la réaction biologique
Le lien entre la fréquence des prises et la capacité de réparation des tissus
Le lien entre la voie d’entrée du toxique et sa concentration dans le sang

Le lien entre le niveau d’exposition à un toxique et l’ampleur de la réaction biologique

Explication

La relation dose-réponse relie le niveau d’exposition à un toxique à la magnitude de la réaction biologique. La vitesse d’élimination relève plutôt de la toxicocinétique.

21. Chez un organisme exposé, à quoi correspond le seuil d’un effet toxique ?

À la dose en dessous de laquelle aucun effet n’est observé, avant que les capacités de défense soient dépassées
À la dose à partir de laquelle la capacité de détoxification devient plus efficace
À la dose à laquelle le toxique atteint sa concentration maximale dans la circulation
À la dose moyenne à laquelle la majorité des individus sensibles manifeste une réaction

À la dose en dessous de laquelle aucun effet n’est observé, avant que les capacités de défense soient dépassées

Explication

Le seuil est la dose en dessous de laquelle aucun effet n’est observé; les premiers symptômes apparaissent lorsque la détoxification ou la réparation ne suffit plus. La dose moyenne de réponse concerne la distribution des sensibilités individuelles, et non la définition du seuil.

22. Quel objet d’étude caractérise la toxicocinétique ?

L’évolution de la concentration tissulaire d’un toxique au cours du temps, incluant son absorption, sa distribution, son métabolisme et son élimination
Le franchissement des barrières biologiques par un toxique, sans considérer son élimination ni sa transformation
L’intensité de la réaction biologique à différentes doses, sans étudier le devenir du toxique dans l’organisme
La distribution du toxique entre les tissus, à l’exclusion de son absorption et de son métabolisme

L’évolution de la concentration tissulaire d’un toxique au cours du temps, incluant son absorption, sa distribution, son métabolisme et son élimination

Explication

La toxicocinétique étudie la relation entre la concentration tissulaire du toxique et le temps, en couvrant absorption, distribution, métabolisme et élimination. L’intensité de la réponse aux doses relève plutôt de la relation dose-réponse.

23. Quel parcours définit l’absorption d’une substance toxique ?

L’élimination du toxique depuis les fluides biologiques vers l’extérieur de l’organisme
Le passage depuis l’extérieur, à travers des barrières, vers les fluides biologiques puis la circulation systémique
La transformation du toxique en métabolites avant son passage dans les fluides biologiques
Le déplacement depuis la circulation systémique vers les tissus où le toxique exerce son action

Le passage depuis l’extérieur, à travers des barrières, vers les fluides biologiques puis la circulation systémique

Explication

L’absorption est le passage d’une substance depuis l’extérieur à travers des barrières vers les fluides biologiques, jusqu’à la circulation systémique. Le déplacement du sang vers les tissus correspond à la distribution.

24. Pourquoi un composé très liposoluble, comme un organophosphoré, peut-il traverser la peau ?

Parce que la peau transforme le composé en une forme hydrosoluble qui traverse activement la barrière
Parce que les protéines plasmatiques entraînent le composé à travers les couches cutanées
Parce que la circulation portale facilite le passage du composé à travers la peau
Parce que la peau permet une diffusion passive favorisée par la liposolubilité du composé

Parce que la peau permet une diffusion passive favorisée par la liposolubilité du composé

Explication

La diffusion passive est le principal mécanisme d’absorption cutanée, et la liposolubilité favorise le franchissement de cette barrière. La circulation portale intervient dans le devenir de certaines substances absorbées par voie digestive, non dans leur passage à travers la peau.

25. Une substance absorbée par la bouche peut-elle échapper à l’effet de premier passage hépatique, et pourquoi ?

Oui, car l’absorption dans la bouche peut éviter le trajet par la circulation portale vers le foie
Non, car l’effet de premier passage résulte de la diffusion passive dans l’ensemble du tube digestif
Oui, car l’absorption dans la bouche élimine la dépendance au pH et à la surface de contact
Non, car toute absorption digestive dirige la substance par la circulation portale vers le foie

Oui, car l’absorption dans la bouche peut éviter le trajet par la circulation portale vers le foie

Explication

L’absorption dans la bouche peut éviter l’effet de premier passage, qui dirige autrement les substances absorbées vers le foie par la circulation portale. Le passage hépatique n’est donc pas inévitable pour toute substance absorbée par voie digestive.

26. Après son absorption, que désigne la distribution d’un toxique ?

Son stockage dans un organe, indépendamment de ses propriétés et de son affinité tissulaire
Sa transformation chimique par les enzymes avant son élimination de l’organisme
Son passage de l’extérieur vers les fluides biologiques à travers une barrière
Son déplacement dans l’organisme vers les tissus, influencé par ses propriétés et son affinité tissulaire

Son déplacement dans l’organisme vers les tissus, influencé par ses propriétés et son affinité tissulaire

Explication

La distribution désigne le déplacement d’un toxique absorbé vers les tissus et dépend notamment de sa liposolubilité et de son affinité pour ces tissus. Le passage depuis l’extérieur à travers une barrière correspond à l’absorption.

27. Pourquoi le tissu adipeux peut-il agir comme réservoir de certains toxiques lipophiles ?

Il peut accumuler des composés lipophiles, comme des organochlorés, et réduire temporairement leur disponibilité
Il dirige les composés lipophiles vers le foie par la circulation portale avant leur absorption
Il transforme les composés lipophiles en substances hydrosolubles qui quittent immédiatement l’organisme
Il transporte le fer et le cuivre sous forme de complexes disponibles pour les tissus

Il peut accumuler des composés lipophiles, comme des organochlorés, et réduire temporairement leur disponibilité

Explication

La graisse peut servir de réservoir aux composés lipophiles, notamment aux organochlorés, ce qui réduit temporairement leur disponibilité. Le transport du fer et du cuivre relève de protéines sanguines, et non du rôle de stockage du tissu adipeux.

28. Quel est le résultat généralement visé par la biotransformation d’un toxique dans l’organisme ?

Transformer le toxique en composé inactif qui demeure dans les tissus
Former un composé hydrosoluble, peu toxique et facilement éliminable
Convertir le toxique en composé volatil éliminé par les poumons
Former un composé liposoluble, plus toxique et difficilement éliminable

Former un composé hydrosoluble, peu toxique et facilement éliminable

Explication

La biotransformation tend à produire un composé hydrosoluble et peu toxique, ce qui facilite son élimination. La formation d’un composé liposoluble et plus toxique correspond à l’inverse de cette tendance.

29. Quelle séquence décrit les deux phases de la biodégradation des toxiques ?

Une phase I de conjugaison, puis une phase II d’oxydation, de réduction ou d’hydrolyse
Une phase I de liaison à un récepteur, puis une phase II de destruction cellulaire
Une phase I d’oxydation, de réduction ou d’hydrolyse, puis une phase II de conjugaison
Une phase I d’élimination rénale, puis une phase II de distribution dans les tissus

Une phase I d’oxydation, de réduction ou d’hydrolyse, puis une phase II de conjugaison

Explication

La phase I repose sur l’oxydation, la réduction ou l’hydrolyse, puis la phase II correspond à la conjugaison. Inverser ces phases attribue à la première étape le processus caractéristique de la seconde.

30. Pourquoi de nombreux toxiques doivent-ils devenir hydrosolubles avant leur élimination ?

Parce que l’élimination par la bile est la voie la plus courante et exige des composés insolubles
Parce que l’élimination par les poumons est la voie la plus courante et favorise les composés liposolubles
Parce que l’élimination par la peau est la voie la plus courante et transforme les toxiques en gaz
Parce que l’élimination rénale est la voie la plus courante et favorise l’élimination de composés hydrosolubles

Parce que l’élimination rénale est la voie la plus courante et favorise l’élimination de composés hydrosolubles

Explication

L’élimination rénale est la voie la plus commune, et beaucoup de toxiques doivent être transformés en composés hydrosolubles pour être éliminés. L’élimination pulmonaire concerne notamment l’air expiré, mais ce n’est pas la voie la plus courante.

31. La concentration plasmatique d’un toxique passe de 80 à 40 unités au cours d’une période donnée. À quoi correspond cette période ?

Au temps d’élimination complète, c’est-à-dire au délai nécessaire pour faire disparaître tout le toxique
Au temps de distribution, c’est-à-dire au délai nécessaire pour atteindre tous les tissus
À la vie moyenne du toxique, c’est-à-dire au temps nécessaire pour diviser sa concentration plasmatique par deux
Au temps d’absorption, c’est-à-dire au délai nécessaire pour que le toxique entre dans le sang

À la vie moyenne du toxique, c’est-à-dire au temps nécessaire pour diviser sa concentration plasmatique par deux

Explication

La vie moyenne désigne le temps nécessaire pour que la concentration plasmatique d’un toxique soit réduite de moitié. La distribution décrit le passage vers les tissus et ne définit pas cette diminution de concentration.

32. Quel phénomène constitue l’objet central de la toxicodynamique ?

L’interaction entre un xénobiotique et un récepteur cellulaire déclenchant des mécanismes d’action
La mesure de la concentration plasmatique d’un toxique au fil du temps
La transformation enzymatique d’un toxique en composés destinés à être excrétés
Le passage d’un toxique depuis son site d’absorption vers les organes d’élimination

L’interaction entre un xénobiotique et un récepteur cellulaire déclenchant des mécanismes d’action

Explication

La toxicodynamique étudie l’interaction d’un xénobiotique avec un récepteur cellulaire et les mécanismes d’action associés. Le passage vers les organes d’élimination relève plutôt du devenir du toxique dans l’organisme.

33. Une substance modifie la perméabilité de la membrane cellulaire sans détruire la cellule. À quel type d’effet toxique cela correspond-il ?

À une altération de la structure cellulaire par destruction d’un organite
À une altération de la reproduction cellulaire par lésion de la cellule
À une altération de la fonction cellulaire par modification de la perméabilité
À une altération de la structure cellulaire par destruction de la membrane

À une altération de la fonction cellulaire par modification de la perméabilité

Explication

Une modification de la perméabilité est une altération de la fonction cellulaire. La destruction de la membrane constitue plutôt une atteinte structurelle, et non le mécanisme décrit dans la situation.

34. Un produit chimique doit être absorbé puis distribué jusqu’à un organe distant avant de provoquer une lésion. Comment qualifie-t-on cette action ?

D’action locale, car elle dépend du passage du produit dans la circulation
D’action systémique, car elle se produit nécessairement au point de contact initial
D’action systémique, car elle exige l’absorption et la distribution jusqu’au site lésé
D’action locale, car elle survient au point de contact avec le produit chimique

D’action systémique, car elle exige l’absorption et la distribution jusqu’au site lésé

Explication

Une action systémique nécessite l’absorption du produit et sa distribution jusqu’au lieu du dommage. Une action locale survient normalement au point de contact, sans cette étape de transport vers un site distant.

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Qu’étudie la toxicologie ?

Elle étudie les poisons, leurs propriétés chimiques, leur identification et le traitement des maladies qu’ils provoquent.

Que désigne un toxique au sens large ?

Un agent chimique ou physique qui perturbe les équilibres vitaux.

Quand réserve-t-on classiquement le terme « poison » ?

À un toxique utilisé intentionnellement ou à une substance très toxique.

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