QCM : Cancer de primitif inconnu (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition du cancer de primitif inconnu :

Le CUP est un cancer métastatique dont le primitif reste non identifiable après un bilan standardisé.
Le CUP est un cancer métastatique dont le primitif est défini avant tout bilan.
Le CUP correspond à une malignité non métastatique malgré un bilan standardisé.
Le CUP désigne une métastase dont le primitif est identifié lors du diagnostic.
Le CUP correspond à une tumeur localisée dont le primitif est visible en imagerie.

Le CUP est un cancer métastatique dont le primitif reste non identifiable après un bilan standardisé.

Explication

Le CUP est métastatique et son primitif demeure non identifiable cliniquement ou par imagerie malgré un bilan standardisé. Une tumeur localisée, un primitif identifié ou l’absence de métastases ne correspondent pas à cette définition.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les catégories MUO, CUP provisoire et CUP confirmé, laquelle(lesquelles) est(sont) exacte(s) ?

Le CUP provisoire est suspecté alors que le bilan diagnostique n’est pas terminé.
La MUO désigne une malignité dont le primitif n’est pas encore défini.
Le CUP provisoire désigne un primitif retrouvé après bilan standardisé.
La MUO correspond à un CUP confirmé après bilan diagnostique standardisé.
Le CUP confirmé persiste après un bilan standardisé sans primitif identifié.

Le CUP provisoire est suspecté alors que le bilan diagnostique n’est pas terminé. · La MUO désigne une malignité dont le primitif n’est pas encore défini. · Le CUP confirmé persiste après un bilan standardisé sans primitif identifié.

Explication

La MUO correspond à un primitif encore indéfini, le CUP provisoire à un CUP suspecté avec bilan inachevé, et le CUP confirmé à un primitif toujours inconnu après bilan standardisé. Le CUP provisoire n’implique donc pas un primitif retrouvé.

3. À propos de la fréquence et de la forme histologique des CUP :

La majorité des CUP, soit environ 80 %, correspond à des adénocarcinomes.
Les CUP constituent une fraction estimée entre 2 et 5 % des cancers.
Les CUP représentent environ 2 à 5 % de l’ensemble des cancers.
La proportion des adénocarcinomes parmi les CUP est proche de 80 %.
Environ 80 % des CUP sont des adénocarcinomes.

La majorité des CUP, soit environ 80 %, correspond à des adénocarcinomes. · Les CUP constituent une fraction estimée entre 2 et 5 % des cancers. · Les CUP représentent environ 2 à 5 % de l’ensemble des cancers. · La proportion des adénocarcinomes parmi les CUP est proche de 80 %. · Environ 80 % des CUP sont des adénocarcinomes.

Explication

Les CUP représentent 2 à 5 % des cancers, et environ 80 % d’entre eux sont des adénocarcinomes. Les cinq formulations expriment ces deux données concordantes.

4. Concernant les variations de fréquence du CUP entre les pays :

La fréquence du CUP varie selon les pays, notamment avec les règles thérapeutiques.
La fréquence du CUP est identique dans tous les pays, indépendamment du codage.
La fréquence du CUP dépend des assurances, mais reste comprise entre 5 et 8 %.
La fréquence du CUP varie avec les méthodes diagnostiques, mais pas avec le codage.
La fréquence du CUP varie de 2 à 5 % selon les pays et leurs modalités diagnostiques.

La fréquence du CUP varie de 2 à 5 % selon les pays et leurs modalités diagnostiques.

Explication

La fréquence se situe entre 2 et 5 % et varie selon les pays, notamment en fonction des méthodes diagnostiques, des règles de classification et de codage et des assurances. Elle n’est donc ni identique partout ni indépendante du codage.

5. Entre 2000 et 2015, quelle(s) évolution(s) de l’incidence du CUP est(sont) exacte(s) ?

La baisse observée s’explique par une disparition biologique des primitifs.
Le scanner et l’IRM ont révélé certains primitifs auparavant invisibles.
L’incidence du CUP a fortement diminué entre 2000 et 2015.
L’incidence du CUP a fortement augmenté grâce aux progrès de l’imagerie.
Le diagnostic plus performant a rendu les primitifs moins détectables.

Le scanner et l’IRM ont révélé certains primitifs auparavant invisibles. · L’incidence du CUP a fortement diminué entre 2000 et 2015.

Explication

L’incidence a fortement diminué entre 2000 et 2015, notamment parce que le scanner et l’IRM peuvent révéler des primitifs auparavant invisibles. Cette baisse ne traduit pas une disparition biologique des primitifs, et l’imagerie améliore leur détection.

6. Un patient fume plus de 25 cigarettes par jour et présente un diabète de type 2. Concernant les facteurs de risque du CUP, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le risque relatif associé à ce tabagisme est multiplié par 4,1.
Le risque relatif associé au diabète de type 2 est multiplié par 3,5.
La polymyosite est associée à un risque relatif de 1,8.
Une prédisposition génétique est observée dans 2,8 % des CUP familiaux.
Le diabète de type 2 est associé à un risque relatif de 1,8.

Le risque relatif associé à ce tabagisme est multiplié par 4,1. · Une prédisposition génétique est observée dans 2,8 % des CUP familiaux. · Le diabète de type 2 est associé à un risque relatif de 1,8.

Explication

Un tabagisme supérieur à 25 cigarettes par jour est associé à un risque relatif de 4,1, et le diabète de type 2 à un risque relatif de 1,8. Les maladies auto-immunes telles que la polymyosite sont associées à un risque relatif de 3,5; une prédisposition génétique est observée dans 2,8 % des CUP familiaux.

7. À propos de la mortalité associée au CUP :

La mortalité du CUP est restée stable depuis plusieurs décennies.
Dans les essais cliniques, la mortalité médiane atteint neuf à quatorze mois.
La mortalité médiane du CUP est de trois mois.
La mortalité médiane atteint neuf à quatorze mois en population générale.
La mortalité du CUP a fortement diminué depuis plusieurs décennies.

La mortalité du CUP est restée stable depuis plusieurs décennies. · Dans les essais cliniques, la mortalité médiane atteint neuf à quatorze mois. · La mortalité médiane du CUP est de trois mois.

Explication

La mortalité médiane est de trois mois et atteint neuf à quatorze mois dans les essais cliniques; elle est restée stable depuis plusieurs décennies. La valeur de neuf à quatorze mois concerne les essais cliniques, non la population générale.

8. Les hypothèses proposées pour expliquer le CUP comprennent :

Une tumeur primitive peut exister avec une biologie proche d’un cancer connu.
Le site anatomique d’une tumeur primitive peut rester introuvable malgré cette proximité biologique.
La dissémination du CUP survient après une croissance locale importante du primitif.
Les hypothèses excluent l’existence d’une tumeur primitive dont le site serait introuvable.
Une biologie propre au CUP, différente des sous-types tumoraux connus, est envisagée.

Une tumeur primitive peut exister avec une biologie proche d’un cancer connu. · Le site anatomique d’une tumeur primitive peut rester introuvable malgré cette proximité biologique. · Une biologie propre au CUP, différente des sous-types tumoraux connus, est envisagée.

Explication

Deux hypothèses sont proposées : une biologie propre et différente des sous-types connus, ou une tumeur primitive existante, proche biologiquement d’un cancer connu, mais de site introuvable. Dans le CUP, les cellules tumorales peuvent se disséminer précocement alors que le primitif est microscopique ou très précoce, et la proximité biologique ne permet donc pas nécessairement de localiser le primitif.

9. À propos du moment de la dissémination métastatique dans le CUP et dans le processus classique :

La dissémination du CUP peut se produire alors que le primitif est très précoce.
Dans le processus classique, la tumeur primitive grandit localement avant de disséminer.
Dans le processus classique, la dissémination précède une croissance locale importante.
Dans le CUP, la dissémination attend que le primitif ait beaucoup grandi localement.
Dans le CUP, la dissémination peut survenir lorsque le primitif est microscopique.

La dissémination du CUP peut se produire alors que le primitif est très précoce. · Dans le processus classique, la tumeur primitive grandit localement avant de disséminer. · Dans le CUP, la dissémination peut survenir lorsque le primitif est microscopique.

Explication

Le processus classique comporte une croissance locale avant la dissémination, tandis que celle du CUP peut survenir précocement, lorsque le primitif est microscopique ou très précoce. Les deux dernières propositions inversent cette distinction.

10. Concernant les étapes de la démarche diagnostique du CUP :

L'identification du tissu d'origine précède la recherche du primitif.
La démarche comprend l'identification du tissu d'origine tumorale.
L'évaluation du pronostic fait partie de la démarche diagnostique.
La démarche recherche un primitif et exclut les tumeurs non carcinomateuses.
La recherche du primitif précède l'évaluation pronostique.

La démarche comprend l'identification du tissu d'origine tumorale. · L'évaluation du pronostic fait partie de la démarche diagnostique. · La démarche recherche un primitif et exclut les tumeurs non carcinomateuses. · La recherche du primitif précède l'évaluation pronostique.

Explication

La démarche recherche le primitif, écarte les tumeurs non carcinomateuses, identifie le tissu d’origine et évalue le pronostic. L’identification du tissu ne précède pas la recherche du primitif.

11. À propos de la place du PET-CT dans le CUP, quelles propositions sont exactes ?

Le PET-CT fournit forcément plus d’informations qu’un scanner.
La détection du primitif par PET-CT atteint une sensibilité de 73 %.
Le PET-CT ajoute un coût et une irradiation à l’exploration.
Le PET-CT est nécessaire d’emblée avant tout scanner diagnostique.
La détection du primitif par PET-CT atteint une sensibilité de 37 %.

Le PET-CT ajoute un coût et une irradiation à l’exploration. · La détection du primitif par PET-CT atteint une sensibilité de 37 %.

Explication

La capacité du PET-CT à détecter le primitif est de 37 %, et cet examen ajoute un coût et une irradiation. Il n’est pas nécessaire d’emblée ni forcément plus informatif qu’un scanner ; le taux de 73 % est erroné.

12. Une biopsie de bonne qualité est disponible chez un patient atteint de CUP. Concernant l’immunohistochimie, cochez les propositions exactes :

Les marqueurs spécifiques de l’organe précèdent l’emploi des marqueurs larges.
La qualité de la biopsie est essentielle à cette démarche d’identification.
Les marqueurs larges sont utilisés en premier pour orienter l’origine tissulaire.
Les marqueurs spécifiques de l’organe interviennent après l’affinement du sous-type.
Les marqueurs affinant le sous-type sont employés avant les marqueurs larges.

La qualité de la biopsie est essentielle à cette démarche d’identification. · Les marqueurs larges sont utilisés en premier pour orienter l’origine tissulaire. · Les marqueurs spécifiques de l’organe interviennent après l’affinement du sous-type.

Explication

L’immunohistochimie commence par des marqueurs larges, puis affine le sous-type avant d’utiliser des marqueurs spécifiques de l’organe ; une biopsie de qualité est essentielle. Les marqueurs spécifiques ne précèdent pas les marqueurs larges, et l’affinement du sous-type ne vient pas avant ceux-ci.

13. Lors de la recherche du primitif chez un patient atteint de CUP, quelles propositions sont exactes ?

Le bilan comprend des analyses sanguines et biochimiques ainsi qu’un scanner.
Chez la femme, une échographie mammaire est réalisée quasi systématiquement.
Le bilan comprend une échographie et une scintigraphie comme examens systématiques.
Le dosage de la troponine figure parmi les marqueurs cités du bilan.
Chez l’homme, le dosage du PSA est réalisé quasi systématiquement.

Le bilan comprend des analyses sanguines et biochimiques ainsi qu’un scanner. · Chez l’homme, le dosage du PSA est réalisé quasi systématiquement.

Explication

La recherche du primitif inclut les analyses sanguines et biochimiques, le scanner et, chez l’homme, le PSA quasi systématiquement. L’échographie et la scintigraphie ne sont pas les examens indiqués ici ; chez la femme, la mammographie est citée, et non une échographie mammaire, tandis que les marqueurs mentionnés comprennent NSE, chromogranine A, LDH et HCG.

14. Concernant les groupes pronostiques du CUP :

Le groupe de bon pronostic représente 20 % des cas.
La survie du groupe de mauvais pronostic est de 12 mois.
La survie moyenne du groupe de bon pronostic est de 12 mois.
Le groupe de mauvais pronostic représente 20 % des cas.
Le groupe de mauvais pronostic représente 80 % des cas.

Le groupe de bon pronostic représente 20 % des cas. · La survie moyenne du groupe de bon pronostic est de 12 mois. · Le groupe de mauvais pronostic représente 80 % des cas.

Explication

Le groupe de bon pronostic représente 20 % des cas et sa survie moyenne est de 12 mois ; le groupe de mauvais pronostic représente 80 % des cas. Ce dernier ne représente donc pas 20 % et sa survie est de 3 mois, non de 12 mois.

15. L’évaluation pronostique d’un patient atteint de CUP s’appuie sur :

Le Performance Status fait partie des critères pronostiques considérés.
Le dosage de la NSE remplace l’évaluation clinique du pronostic.
Le taux de HCG est cité comme critère pronostique principal.
Le dosage des LDH contribue à l’évaluation pronostique.
Des critères cliniques contribuent à l’évaluation pronostique.

Le Performance Status fait partie des critères pronostiques considérés. · Le dosage des LDH contribue à l’évaluation pronostique. · Des critères cliniques contribuent à l’évaluation pronostique.

Explication

L’évaluation pronostique repose sur des critères cliniques et biologiques, notamment le Performance Status et le dosage des LDH. La NSE et la HCG ne sont pas données comme substituts ou critères principaux de cette évaluation.

16. Pour un patient du groupe défavorable, concernant la stratégie thérapeutique :

Un doublet à base de sels de platine est utilisé en première ligne.
La chimiothérapie palliative ou les soins de support constituent le standard.
Les soins de support correspondent à une chimiothérapie palliative.
La chirurgie curative constitue le standard thérapeutique de première ligne.
Une monothérapie par sels de platine constitue le schéma de première ligne.

Un doublet à base de sels de platine est utilisé en première ligne. · La chimiothérapie palliative ou les soins de support constituent le standard.

Explication

Dans le groupe défavorable, le standard est une chimiothérapie palliative ou des soins de support, avec un doublet à base de sels de platine en première ligne. La chirurgie curative et la monothérapie ne sont pas les stratégies indiquées, et les soins de support ne sont pas une chimiothérapie.

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Qu'est-ce qu'un cancer de primitif inconnu (CUP ou CAPI) ?

Un cancer métastatique dont la tumeur primitive reste non identifiable après un bilan diagnostique standardisé.

Que désigne la MUO ?

Une malignité dont le primitif n'est pas encore défini.

Que signifie qu'un CUP est confirmé ?

Le primitif reste inconnu après un bilan standardisé.

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