QCM : Traitements et parcours en oncologie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les circonstances de découverte d’un cancer :

Une découverte fortuite correspond à un dépistage organisé positif.
Un dépistage positif peut conduire à la découverte d’une maladie cancéreuse.
La découverte d’un cancer survient après l’apparition de signes histologiques.
Les signes radiologiques constituent une preuve anatomopathologique du cancer.
Des signes biologiques ou radiologiques peuvent révéler une maladie cancéreuse.

Un dépistage positif peut conduire à la découverte d’une maladie cancéreuse. · Des signes biologiques ou radiologiques peuvent révéler une maladie cancéreuse.

Explication

Un dépistage positif et des signes biologiques ou radiologiques peuvent conduire à la découverte du cancer. La découverte peut aussi être fortuite ou faire suite à des signes cliniques, tandis que des signes histologiques ne constituent pas une circonstance de découverte : l’analyse anatomopathologique confirme le diagnostic.

2. La classification TNM distingue les éléments suivants :

La lettre M décrit la taille de la tumeur primitive.
La lettre N décrit l’atteinte ganglionnaire.
La lettre N décrit la tumeur primitive.
La lettre T décrit l’atteinte des ganglions régionaux.
La lettre T indique la présence ou l’absence de métastases.

La lettre N décrit l’atteinte ganglionnaire.

Explication

N décrit l’atteinte ganglionnaire. T concerne la tumeur primitive, tandis que M renseigne sur la présence ou l’absence de métastases ; les autres propositions intervertissent ces correspondances.

3. Parmi les caractéristiques de la réunion de concertation pluridisciplinaire, lesquelles sont exactes ?

La RCP détermine la prise en charge sans concertation entre participants.
La RCP rassemble des professionnels d’une discipline médicale unique.
La RCP réunit des professionnels de différentes disciplines pour décider collégialement.
La RCP confie la décision thérapeutique à un seul professionnel de santé.
La RCP décide d’une prise en charge indépendante de l’état de la science.

La RCP réunit des professionnels de différentes disciplines pour décider collégialement.

Explication

La RCP rassemble des professionnels de différentes disciplines et élabore collégialement une prise en charge adaptée à l’état de la science. Elle ne repose donc ni sur une décision isolée ni sur une seule discipline.

4. Un patient reçoit une proposition thérapeutique discutée en RCP. Concernant les responsabilités et le choix du patient, quelles propositions sont exactes ?

La décision discutée en RCP est tracée et expliquée au patient.
La décision de la RCP est soumise au patient pour sa prise en charge.
La décision de la RCP dispense le médecin de sa responsabilité.
Le patient conserve le libre choix de son interlocuteur privilégié.
Le médecin demeure responsable de sa propre décision thérapeutique.

La décision discutée en RCP est tracée et expliquée au patient. · La décision de la RCP est soumise au patient pour sa prise en charge. · Le patient conserve le libre choix de son interlocuteur privilégié. · Le médecin demeure responsable de sa propre décision thérapeutique.

Explication

La décision de RCP est tracée, expliquée et soumise au patient ; le médecin reste responsable de sa décision, et le patient garde le libre choix de son interlocuteur privilégié. La discussion collégiale ne décharge donc pas le médecin de sa responsabilité.

5. Que désigne le ganglion sentinelle en chirurgie oncologique ?

Le premier relais ganglionnaire qui draine la région de la tumeur
Un ganglion situé à distance, choisi pour évaluer les métastases
Le ganglion retiré après un curage complet de la région tumorale
Le ganglion le plus volumineux repéré dans la chaîne régionale

Le premier relais ganglionnaire qui draine la région de la tumeur

Explication

Le ganglion sentinelle est le premier relais ganglionnaire drainant la région tumorale, et son analyse aide à adapter l’étendue du curage. À la différence d’un ganglion distant, il est identifié par son drainage depuis la zone tumorale.

6. À quel moment apparaissent généralement les effets aigus de la radiothérapie ?

Entre le huitième et le dixième jour
Vers la troisième semaine du traitement
Quelques semaines après la fin du traitement
Dans les deux ans suivant le traitement

Vers la troisième semaine du traitement

Explication

Les effets aigus touchent surtout les tissus à renouvellement rapide et apparaissent généralement vers la troisième semaine. Le huitième au dixième jour correspond au nadir hématologique décrit pour la chimiothérapie, et non au début de ces effets.

7. Quel est l’objectif principal d’une chimiothérapie palliative ?

Réduire le volume tumoral, améliorer l’état général ou ralentir l’évolution de la maladie
Éradiquer une maladie métastatique infraclinique après un traitement locorégional
Réduire la taille de la tumeur avant un traitement locorégional
Bloquer une voie de signalisation altérée responsable de la prolifération tumorale

Réduire le volume tumoral, améliorer l’état général ou ralentir l’évolution de la maladie

Explication

La chimiothérapie palliative cherche à contrôler la maladie en réduisant le volume tumoral, en améliorant l’état général ou en ralentissant son évolution. Le traitement avant une intervention locorégionale correspond plutôt à une chimiothérapie néoadjuvante.

8. À quelle période le nadir de la toxicité hématologique après une chimiothérapie est-il indiqué ?

Entre la troisième et la quatrième semaine après le traitement
Entre le deuxième et le quatrième jour après le traitement
Entre le huitième et le dixième jour après le traitement
Entre le quinzième et le dix-septième jour après le traitement

Entre le huitième et le dixième jour après le traitement

Explication

Le nadir hématologique est situé entre le huitième et le dixième jour après la chimiothérapie. La période de la troisième semaine correspond plutôt au moment où peuvent apparaître les effets aigus de la radiothérapie.

9. Avant une administration de chimiothérapie, quelle comparaison distingue correctement les vérifications requises et la connaissance du protocole ?

Les constantes cliniques et biologiques sont vérifiées, et les toxicités sélectives ainsi que les modalités d’administration du protocole sont connues.
Les examens radiologiques sont vérifiés avant l’administration, tandis que les modalités d’administration sont déterminées selon les symptômes.
Les constantes sont vérifiées après l’administration, tandis que les toxicités sélectives sont évaluées à la fin du protocole.
Les toxicités sélectives sont recherchées après l’apparition d’effets indésirables, tandis que les constantes sont contrôlées lors du suivi.

Les constantes cliniques et biologiques sont vérifiées, et les toxicités sélectives ainsi que les modalités d’administration du protocole sont connues.

Explication

La préparation à chaque administration associe le contrôle des constantes cliniques et biologiques à la maîtrise des toxicités sélectives et des modalités d’administration du protocole. Le contrôle après l’administration ne remplace pas ces vérifications préalables.

10. Quelle conséquence découle du blocage, par une thérapie ciblée, d’une voie de signalisation altérée dans une tumeur ?

La transmission du signal stimulant la prolifération cellulaire est empêchée.
La destruction non sélective des cellules cancéreuses est intensifiée.
La production d’œstrogènes est supprimée dans tous les tissus de l’organisme.
La réparation des tissus sains est accélérée après le traitement.

La transmission du signal stimulant la prolifération cellulaire est empêchée.

Explication

Le blocage de la voie altérée empêche la transmission du signal qui favorise la multiplication cellulaire tumorale. La destruction non sélective des cellules cancéreuses caractérise plutôt le mécanisme général de la chimiothérapie.

11. Pendant le suivi d’un patient traité pour un cancer, quelle démarche permet d’évaluer l’efficacité du traitement ?

Rechercher uniquement une rechute au cours des deux années suivant le traitement
Réaliser un bilan biologique mensuel sans tenir compte des symptômes ni de l’imagerie
Comparer l’évolution des symptômes et les examens radiologiques répétés tous les trois à six mois
Évaluer les séquelles et la réinsertion sociale sans mesurer l’évolution de la maladie

Comparer l’évolution des symptômes et les examens radiologiques répétés tous les trois à six mois

Explication

L’évaluation de l’efficacité repose sur l’évolution des symptômes et sur des examens radiologiques effectués tous les trois à six mois. La recherche des rechutes dans les deux ans relève de la surveillance après traitement, et non de l’évaluation périodique de la réponse.

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Comment un cancer peut-il être découvert ?

Fortuitement, par des signes cliniques, biologiques ou radiologiques, ou après un dépistage positif.

Quelle preuve confirme le diagnostic d’un cancer ?

Une preuve indispensable, notamment un compte rendu anatomopathologique.

Quel est le rôle de la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) ?

Décider collégialement d’une prise en charge adaptée à l’état de la science.

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