Fiche de révision : Traitements et parcours en oncologie

Plan du Cours

  1. Parcours diagnostique du cancer
  2. Décision thérapeutique et RCP
  3. Chirurgie oncologique
  4. Radiothérapie et curiethérapie
  5. Chimiothérapie et indications
  6. Toxicités des traitements anticancéreux
  7. Prévention et prise en charge des toxicités
  8. Hormonothérapie et thérapies ciblées
  9. Réponse et surveillance oncologiques
  10. Annonce et soins de support

1. Parcours diagnostique du cancer

Notions clés & Définitions

  • Classification TNM : La classification TNM décrit la tumeur primitive par T, l’atteinte ganglionnaire par N et la présence ou l’absence de métastases par M.

★ À maîtriser

  • Les circonstances de découverte comprennent :
    • une découverte fortuite
    • des signes cliniques
    • des signes biologiques
    • des signes radiologiques
    • un dépistage positif

📌 Le diagnostic de cancer doit être confirmé par une preuve indispensable, notamment un compte rendu anatomopathologique.

Compléments

  • La classification histopathologique pTNM est établie sur la pièce opératoire.

Astuce mémo

Découverte → confirmation → extension

2. Décision thérapeutique et RCP

Notions clés & Définitions

  • Réunion de concertation pluridisciplinaire : La réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) réunit des professionnels de différentes disciplines afin de décider collégialement de la prise en charge adaptée à l’état de la science.

★ À maîtriser

  • La RCP vise à adapter les traitements au patient, diffuser des recommandations, harmoniser les protocoles et proposer des essais thérapeutiques.

📌 La décision de la RCP est tracée, expliquée et soumise au patient, mais le médecin reste responsable de sa décision et le patient conserve le libre choix de son interlocuteur privilégié.

Compléments

  • La RCP associe notamment les professionnels du diagnostic et du bilan d’extension, les oncologues, les chirurgiens, les spécialistes d’organes et les professionnels des soins de support.

3. Chirurgie oncologique

Notions clés & Définitions

  • Chirurgie préventive : La chirurgie préventive enlève des lésions précancéreuses ou intervient dans des situations héréditaires à haut risque afin de prévenir un cancer.
  • Chirurgie palliative : La chirurgie palliative privilégie le confort du patient en traitant une complication hémorragique ou mécanique et peut avoir un objectif antalgique.

★ À maîtriser

  • Les grands types de chirurgie oncologique sont :

    • la chirurgie préventive
    • la chirurgie curative
    • la chirurgie palliative
  • Le ganglion sentinelle est le premier relais ganglionnaire drainant la région tumorale ; sa détection permet d’adapter le curage ganglionnaire et, s’il est négatif, d’éviter un curage.

Compléments

  • La conisation pour dysplasie sévère du col chez une femme jeune et la colectomie totale ou la mastectomie bilatérale sont des exemples de chirurgie préventive cités dans le cours.

  • La méthode du ganglion sentinelle consiste à injecter un colorant, un produit radioactif ou les deux près de la tumeur, puis à repérer et enlever le premier relais ganglionnaire.

Astuce mémo

Prévenir avant la maladie, guérir la tumeur, pallier ses complications

4. Radiothérapie et curiethérapie

Notions clés & Définitions

  • Radiothérapie : La radiothérapie utilise des rayonnements ionisants pour détruire les cellules cancéreuses tout en préservant autant que possible les tissus sains et les organes avoisinants.

★ À maîtriser

📌 En radiothérapie externe, la source d’irradiation est située à l’extérieur du patient, tandis qu’en curiethérapie les sources radioactives sont placées dans l’organisme.

📌 La radiothérapie curative vise à détruire la totalité des cellules cancéreuses, tandis que la radiothérapie palliative freine la tumeur ou traite ses symptômes.

  • La radiothérapie externe comprend le repérage de la zone à traiter, le calcul de la distribution de dose, le traitement et la surveillance pendant et après le traitement.

Compléments

  • La curiethérapie utilise des sources scellées interstitielles ou endocavitaires, ou des sources non scellées liquides.

  • Les effets aigus de la radiothérapie touchent surtout les tissus à renouvellement rapide, apparaissent vers la troisième semaine et régressent généralement quelques semaines après la fin du traitement.

Astuce mémo

Externe : source à distance ; curiethérapie : source dans l’organisme

5. Chimiothérapie et indications

Notions clés & Définitions

  • Chimiothérapie : La chimiothérapie est un traitement systémique qui agit sur la maladie cancéreuse dans son ensemble par une destruction non sélective des cellules cancéreuses et une inhibition de la croissance tumorale.

★ À maîtriser

📌 La chimiothérapie adjuvante est administrée après un traitement locorégional pour traiter une maladie métastatique infraclinique, tandis que la chimiothérapie néoadjuvante est administrée avant le traitement locorégional.

  • La chimiothérapie palliative vise à réduire le volume tumoral, améliorer l’état général ou ralentir l’évolution de la maladie.

📌 Les médicaments cytotoxiques entraînent la mort cellulaire, tandis que les médicaments cytostatiques arrêtent la prolifération cellulaire.

Compléments

  • La chimiothérapie peut être utilisée seule dans certaines maladies potentiellement curables, notamment des hémopathies, des tumeurs solides pédiatriques et des tumeurs germinales.

  • Les protocoles de polychimiothérapie associent plusieurs médicaments afin d’obtenir un effet additif ou parfois synergique, tout en choisissant des molécules dont les profils de toxicité ne sont pas totalement superposables.

Astuce mémo

Adjuvante après le traitement local ; néoadjuvante avant

6. Toxicités des traitements anticancéreux

Notions clés & Définitions

  • Mucite : La mucite est une inflammation de la muqueuse qui recouvre l’intérieur des cavités et des viscères, liée à une altération de l’épithélium et du tissu conjonctif sous-jacent pouvant entraîner des ulcérations.

★ À maîtriser

  • La toxicité hématologique de la chimiothérapie dépend de la dose, des associations médicamenteuses et du patient ; le nadir est indiqué entre le huitième et le dixième jour.

  • Le cours définit une neutropénie sévère par un nombre de PNN inférieur à 500/mm³.

📌 Le risque infectieux est proportionnel à la durée et à la profondeur de la neutropénie.

📌 Les effets aigus de la radiothérapie touchent surtout les tissus à renouvellement rapide et sont transitoires, tandis que les effets tardifs concernent les tissus à renouvellement lent et peuvent être irréversibles.

Compléments

  • Les toxicités sélectives citées sont :
    • cardiaque
    • pulmonaire
    • rénale
    • urothéliale
    • neurologique
    • cutanée
    • oncogène

Astuce mémo

Atteinte des tissus à renouvellement rapide → toxicités hématologiques, digestives et pilaires

7. Prévention et prise en charge des toxicités

★ À maîtriser

📌 Avant chaque administration de chimiothérapie, il faut vérifier les constantes cliniques et biologiques, connaître les toxicités sélectives du protocole et maîtriser ses modalités d’administration.

  • En cas de fièvre à 38,8 °C avec des PNN à 300/mm³ après chimiothérapie, le cas clinique propose des prélèvements microbiologiques suivis immédiatement d’une antibiothérapie probabiliste intraveineuse en urgence hospitalière.

Compléments

  • Le cours indique des doses cumulées maximales inférieures à 550 mg/m² pour la doxorubicine et à 900 mg/m² pour l’épirubicine.

  • La bléomycine expose à un risque de fibrose pulmonaire au-delà d’une dose totale de 300 mg, et le tabagisme est cité comme facteur de risque.

  • L’extravasation de chimiothérapie peut entraîner une inflammation puis une nécrose, avec une évolution sur trois à six semaines ; les anthracyclines et les vinca-alcaloïdes sont cités parmi les produits vésicants.

  • Le cours recommande, lors d’une irradiation ORL, une hygiène bucco-dentaire avec brossage et bains de bouche au bicarbonate à 1,4 %, puis une fluoroprophylaxie pendant ou après la radiothérapie.

8. Hormonothérapie et thérapies ciblées

Notions clés & Définitions

  • Hormonothérapie : L’hormonothérapie est un traitement antitumoral spécifique des tumeurs hormonodépendantes, dont la prolifération dépend notamment des œstrogènes ou des androgènes.
  • Thérapeutique ciblée : Une thérapeutique ciblée bloque des voies de signalisation de la multiplication cellulaire altérées dans certains processus tumoraux afin d’empêcher la transmission du signal de prolifération.

Points essentiels

  • L’hormonothérapie peut avoir un rôle adjuvant, palliatif ou préventif et est généralement mieux tolérée que la chimiothérapie selon le cours.

  • Les classes d’hormonothérapie citées sont : les antagonistes hormonaux, les traitements suppressifs comme les agonistes de la LH-RH, les inhibiteurs de l’aromatase

  • Les anticorps monoclonaux portent le suffixe « -mab », tandis que les protéines inhibitrices portent le suffixe « -inib ».

  • Le trastuzumab cible HER2, dont la surexpression est indiquée dans 20 % des cancers du sein dans le cours.

Astuce mémo

L’hormonothérapie agit sur la dépendance hormonale ; la thérapie ciblée bloque une voie altérée

9. Réponse et surveillance oncologiques

Points essentiels

  • La réponse au traitement est qualifiée de :
    • complète
    • partielle
    • stable
    • échec thérapeutique

📌 Le suivi de l’efficacité s’appuie sur l’évolution des symptômes et sur des examens radiologiques réalisés tous les trois à six mois.

  • La surveillance après traitement vise à détecter précocement les rechutes, souvent dans les deux ans, un deuxième cancer, les séquelles thérapeutiques et les difficultés de réinsertion sociale ou professionnelle.

Astuce mémo

Réponse au traitement → surveillance pendant → suivi après

10. Annonce et soins de support

Notions clés & Définitions

  • Dispositif d’annonce : Le dispositif d’annonce est un processus structuré comprenant un temps médical, un temps soignant ou paramédical, l’accès aux soins de support et l’articulation avec la médecine de ville.
  • Soins de support : Les soins de support sont l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades, en parallèle des traitements spécifiques lorsqu’ils existent et tout au long de la maladie grave.

★ À maîtriser

  • Le socle de base comprend : la prise en charge de la douleur, la prise en charge diététique et nutritionnelle, la prise en charge psychologique, la prise en charge sociale, familiale et professionnelle

Compléments

  • Les autres soins et soutiens cités comprennent : l’activité physique adaptée, les conseils d’hygiène de vie, le soutien psychologique des proches et aidants, le soutien à la préservation de la fertilité, la prise en charge des troubles de la sexualité

  • La prise en charge en soins de support mobilise des équipes pluridisciplinaires intervenant dans les lieux de soins et en ville, avec notamment le médecin traitant, l’assistante sociale, le diététicien, le médecin de la douleur, le kinésithérapeute et le psychologue.

Astuce mémo

Temps médical → paramédical → soins de support → médecine de ville

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Traitements et parcours en oncologie avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Concernant les circonstances de découverte d’un cancer :

2. La classification TNM distingue les éléments suivants :

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Traitements et parcours en oncologie avec 10 flashcards interactives.

Comment un cancer peut-il être découvert ?

Fortuitement, par des signes cliniques, biologiques ou radiologiques, ou après un dépistage positif.

Quelle preuve confirme le diagnostic d’un cancer ?

Une preuve indispensable, notamment un compte rendu anatomopathologique.

Quel est le rôle de la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) ?

Décider collégialement d’une prise en charge adaptée à l’état de la science.

Voir les flashcards →

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