QCM : Généralités sur le système endocrinien (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une glande libère une hormone dans un vaisseau sanguin. À quel type de glande correspond-elle ?

Une glande exocrine
Une glande endocrine
Une glande mixte
Une glande à sécrétion externe

Une glande endocrine

Explication

Une glande endocrine libère son produit de sécrétion, l’hormone, dans la circulation sanguine ou lymphatique. La glande exocrine déverse sa sécrétion par un canal, tandis qu’une glande mixte assure à la fois une sécrétion dans la circulation et une sécrétion par canal.

2. Une hormone se fixe à son récepteur spécifique sur une cellule cible. Quel effet cette liaison peut-elle produire ?

Déclencher la synthèse de l’hormone par la cellule cible
Modifier l’activité physiologique ou métabolique de la cellule
Détruire le récepteur et empêcher toute activité cellulaire
Modifier la circulation sanguine sans effet sur la cellule

Modifier l’activité physiologique ou métabolique de la cellule

Explication

La fixation de l’hormone à son récepteur spécifique peut modifier l’activité physiologique ou métabolique de la cellule cible. La destruction du récepteur, la production de l’hormone par la cellule cible et une action limitée à la circulation ne décrivent pas ce mécanisme.

3. Après une perturbation de l’équilibre interne, quel rôle le système endocrinien partage-t-il avec le système nerveux ?

Assurer le transport des nutriments et contribuer au maintien de l’homéostasie
Transformer les aliments et contribuer au maintien de l’homéostasie
Participer à la communication et contribuer au maintien de l’homéostasie
Commander les mouvements volontaires et contribuer au maintien de l’homéostasie

Participer à la communication et contribuer au maintien de l’homéostasie

Explication

Le système endocrinien est l’un des deux grands systèmes de communication de l’organisme et contribue à réguler et maintenir l’homéostasie. Le transport des nutriments relève d’autres fonctions, la commande des mouvements volontaires est ici confondue avec la régulation endocrine, et la transformation des aliments correspond à la digestion.

4. Une substance produite par des cellules endocrines circule dans le sang et agit après sa liaison à des récepteurs spécifiques sur certaines cellules. Comment la qualifier ?

Un signal nerveux électrique
Une enzyme digestive circulante
Une cellule endocrine productrice
Un messager chimique hormonal

Un messager chimique hormonal

Explication

Une hormone est un messager chimique synthétisé par des cellules endocrines, transporté par le sang jusqu’à des cellules cibles et reconnu par leurs récepteurs spécifiques. Une enzyme digestive n’est pas définie par cette fonction de messager, les cellules productrices ne sont pas le messager, et un signal nerveux ne circule pas comme une hormone sanguine.

5. Quelle caractéristique distingue les hormones stéroïdiennes des hormones peptidiques quant à leur interaction avec la cellule cible ?

Elles restent à l’extérieur de la cellule et se fixent à des récepteurs transmembranaires.
Elles traversent la membrane plasmique et se fixent à des récepteurs transmembranaires.
Elles restent à l’extérieur de la cellule et se fixent à des récepteurs intracellulaires.
Elles traversent la membrane plasmique et se fixent à des récepteurs intracellulaires.

Elles traversent la membrane plasmique et se fixent à des récepteurs intracellulaires.

Explication

Les hormones stéroïdiennes sont hydrophobes : elles traversent la membrane plasmique et se lient à des récepteurs intracellulaires. À l’inverse, les hormones peptidiques hydrophiles agissent via des récepteurs transmembranaires.

6. Dans la voie AMPc, quelle conséquence découle de l’activation de la PKA par l’AMPc ?

La transformation du PIP2 en IP3, qui déclenche la libération de calcium
La fixation de l’hormone à l’ADN, qui active la transcription de certains gènes
La liaison de l’IP3 à un récepteur, qui active la phospholipase C
La phosphorylation d’enzymes intracellulaires, qui modifie l’activité cellulaire

La phosphorylation d’enzymes intracellulaires, qui modifie l’activité cellulaire

Explication

La PKA phosphoryle des enzymes intracellulaires, ce qui modifie l’activité de la cellule cible. La transformation du PIP2 en IP3 relève de la voie IP3/Ca2+, et non de la voie AMPc.

7. Quel rôle joue la transcription des gènes activés par le complexe hormone-récepteur dans l’action des hormones hydrophobes ?

Elle favorise l’internalisation du complexe hormone-récepteur, puis sa dégradation dans le cytoplasme.
Elle conduit à la production d’ARNm, ensuite traduit en protéines qui modifient la physiologie cellulaire.
Elle déclenche la production d’AMPc, qui active une protéine kinase dans le cytoplasme.
Elle provoque la libération de calcium par le réticulum endoplasmique, modifiant l’activité cellulaire.

Elle conduit à la production d’ARNm, ensuite traduit en protéines qui modifient la physiologie cellulaire.

Explication

La liaison du complexe hormone-récepteur à l’ADN active certains gènes ; leur transcription produit un ARNm traduit en protéines qui modifient la physiologie de la cellule. La production d’AMPc est un mécanisme associé à certaines hormones hydrophiles, et non à cette action génomique.

8. En quoi les deux voies d’élimination hormonale impliquant le foie et le rein diffèrent-elles quant à leur voie d’excrétion ?

Le foie réabsorbe l’hormone dans les tubules, tandis que le rein la capte dans les hépatocytes.
Le foie élimine l’hormone par la bile, tandis que le rein l’élimine dans l’urine.
Le foie élimine l’hormone dans l’urine, tandis que le rein l’élimine par la bile.
Le foie dégrade l’hormone dans le cytoplasme, tandis que le rein la libère dans le sang.

Le foie élimine l’hormone par la bile, tandis que le rein l’élimine dans l’urine.

Explication

Les hépatocytes peuvent capter une hormone et l’éliminer par voie biliaire, alors que les cellules tubulaires rénales peuvent la réabsorber avant son élimination urinaire. La dégradation dans le cytoplasme correspond à une autre voie d’élimination, liée à l’internalisation du complexe hormone-récepteur.

9. Que désigne la clairance hormonale ?

Le taux d’élimination d’une hormone par unité de temps
La vitesse de fixation d’une hormone à son récepteur cellulaire
La proportion d’hormone liée aux protéines vectrices dans le sang
La quantité d’hormone stockée dans les vésicules avant sa sécrétion

Le taux d’élimination d’une hormone par unité de temps

Explication

La clairance hormonale mesure la quantité d’hormone éliminée par unité de temps. La fixation à un récepteur peut contribuer à l’élimination, mais elle ne définit pas la clairance.

10. Quel changement de la concentration sanguine peut déclencher la sécrétion de parathormone par les parathyroïdes ?

Une augmentation de la concentration sanguine en glucose
Une augmentation de la concentration sanguine en potassium
Une diminution de la concentration sanguine en sodium
Une diminution de la concentration sanguine en calcium

Une diminution de la concentration sanguine en calcium

Explication

Une hypocalcémie stimule la sécrétion de parathormone par les parathyroïdes : il s’agit d’un stimulus humoral lié à la variation d’un ion sanguin. Une hausse du glucose peut aussi constituer un stimulus humoral, mais ce n’est pas le signal indiqué ici pour la parathormone.

11. Pour déterminer si une partie de l’hypophyse produit elle-même des hormones destinées à d’autres glandes endocrines, quelle structure faut-il examiner ?

La tige pituitaire, car elle produit les hormones qui relient directement les deux parties de l’hypophyse.
L’adénohypophyse, car sa nature glandulaire lui permet de sécréter des hormones agissant sur d’autres organes endocriniens.
La neurohypophyse, car ses neurones synthétisent les hormones destinées aux autres glandes endocrines.
L’hypothalamus, car il libère directement dans le sang toutes les hormones hypophysaires.

L’adénohypophyse, car sa nature glandulaire lui permet de sécréter des hormones agissant sur d’autres organes endocriniens.

Explication

L’adénohypophyse est la partie glandulaire de l’hypophyse et sécrète des hormones qui agissent sur d’autres organes endocriniens. La neurohypophyse est une structure neuronale qui libère des neurohormones synthétisées par l’hypothalamus, plutôt que de produire les hormones hypophysaires glandulaires.

12. Quelle caractéristique fonctionnelle distingue les cellules thyréotropes des cellules corticotropes de l’adénohypophyse ?

Elles sécrètent la FSH et la LH, qui stimulent les gonades.
Elles sécrètent la prolactine, qui stimule l’activité des glandes mammaires.
Elles sécrètent l’ACTH, qui stimule la production de glucocorticoïdes.
Elles sécrètent la TSH, qui stimule la production d’hormones thyroïdiennes.

Elles sécrètent la TSH, qui stimule la production d’hormones thyroïdiennes.

Explication

Les cellules thyréotropes libèrent la TSH, laquelle stimule la sécrétion de T3 et de T4 par la thyroïde. Les cellules corticotropes sécrètent plutôt l’ACTH, qui agit sur le cortex surrénalien.

13. Lorsqu’une hémorragie réduit la volémie, quelle conséquence hormonale contribue à limiter les pertes d’eau ?

Une hausse de la sécrétion d’ocytocine, qui réduit la filtration de l’eau dans le néphron
Une baisse de la sécrétion d’ADH, qui accroît la réabsorption d’eau dans le néphron
Une baisse de la sécrétion d’ocytocine, qui diminue l’éjection du lait dans les canaux galactophores
Une hausse de la sécrétion d’ADH, qui augmente la réabsorption d’eau dans le néphron

Une hausse de la sécrétion d’ADH, qui augmente la réabsorption d’eau dans le néphron

Explication

Une hypovolémie liée à une hémorragie favorise la sécrétion d’ADH, laquelle stimule la réabsorption d’eau et diminue la diurèse. L’ocytocine intervient notamment dans l’éjection du lait, et non dans cette réponse rénale à la baisse de volémie.

14. Qu’est-ce qui caractérise une hormone peptidique dans la classification des hormones ?

C’est une molécule hydrophile qui agit par un récepteur transmembranaire et un second messager.
C’est une molécule stéroïdienne hydrosoluble qui se fixe à un récepteur membranaire.
C’est une molécule hydrophobe qui traverse la membrane et se lie à un récepteur intracellulaire.
C’est une monoamine hydrophobe qui circule liée à un transporteur et active des gènes.

C’est une molécule hydrophile qui agit par un récepteur transmembranaire et un second messager.

Explication

Les hormones peptidiques sont hydrophiles et transmettent leur signal par un récepteur transmembranaire associé à un second messager. Les hormones stéroïdiennes, contrairement à elles, sont hydrophobes et se lient à des récepteurs intracellulaires.

15. Dans la voie AMPc déclenchée par une hormone hydrophile, quelle enzyme catalyse la conversion de l’ATP en AMPc ?

L’adénylate cyclase
La protéine kinase C
La phospholipase C
La protéine kinase A

L’adénylate cyclase

Explication

L’adénylate cyclase transforme l’ATP en AMPc après son activation par la protéine G. La phospholipase C intervient dans la voie IP3/Ca2+ et transforme le PIP2 en IP3.

16. Pour prévoir la réponse d’une cellule exposée à une hormone hydrophobe, quel enchaînement d’événements faut-il envisager après son transport dans le sang ?

Elle traverse la membrane, rejoint un récepteur intracellulaire et le complexe active des gènes.
Elle entre dans une vésicule, puis est libérée dans le cytoplasme pour activer une protéine kinase.
Elle se lie à l’ADN dans le sang, puis le complexe pénètre dans la cellule et traduit une protéine.
Elle se fixe à un récepteur transmembranaire et déclenche la production d’AMPc dans le cytoplasme.

Elle traverse la membrane, rejoint un récepteur intracellulaire et le complexe active des gènes.

Explication

Une hormone hydrophobe circule liée à un transporteur, traverse la membrane plasmique et se lie à un récepteur intracellulaire ; le complexe hormone-récepteur active ensuite certains gènes. Un récepteur transmembranaire et la production d’AMPc caractérisent plutôt une voie d’action d’hormones hydrophiles.

17. Après s’être liée à un récepteur d’une cellule cible, que peut-il arriver à une hormone pour être éliminée ?

Le complexe est internalisé, puis l’hormone est dégradée dans le cytoplasme.
Le complexe est transféré dans le noyau, puis l’hormone est excrétée par les poumons.
L’hormone est libérée dans le sang, puis transformée en une protéine de transport.
Le récepteur est dégradé à l’extérieur de la cellule, tandis que l’hormone reste active.

Le complexe est internalisé, puis l’hormone est dégradée dans le cytoplasme.

Explication

La fixation au récepteur peut conduire à l’internalisation du complexe et à la dégradation de l’hormone dans le cytoplasme. La captation par le foie constitue une autre voie d’élimination, mais elle ne décrit pas le devenir du complexe récepteur-hormone.

18. Pourquoi une hormone stéroïdienne sécrétée après stimulation peut-elle rejoindre sa cellule cible sans être libérée par exocytose ?

Elle circule librement dans le sang avant de se fixer à un récepteur transmembranaire.
Elle est emballée dans des vésicules qui migrent jusqu’à la cellule cible.
Elle est stockée dans des vésicules avant d’être expulsée par fusion membranaire.
Elle diffuse à travers la membrane après sa synthèse à la demande.

Elle diffuse à travers la membrane après sa synthèse à la demande.

Explication

Les hormones stéroïdiennes sont synthétisées à la demande après stimulation, puis diffusent à travers la membrane plutôt que d’être stockées en vésicules. Le stockage vésiculaire suivi d’exocytose caractérise plutôt les hormones protéiques.

19. Quel est le rôle d’un stimulus hormonal dans le déclenchement d’une sécrétion hormonale ?

Une hormone agit sur une autre glande endocrine et stimule sa sécrétion.
Un influx nerveux agit directement sur une glande endocrine et déclenche sa sécrétion.
Une hormone se lie à une cellule cible et modifie son activité physiologique.
Une variation de nutriments ou d’ions sanguins stimule directement une glande endocrine.

Une hormone agit sur une autre glande endocrine et stimule sa sécrétion.

Explication

Un stimulus hormonal correspond à l’action d’une hormone sur une autre glande endocrine, ce qui déclenche une sécrétion hormonale. Une variation des concentrations sanguines de nutriments ou d’ions est plutôt un stimulus humoral.

20. Quelle différence distingue la neurohypophyse de l’adénohypophyse quant à l’origine des hormones qu’elles libèrent ?

La neurohypophyse libère des neurohormones synthétisées par l’hypothalamus, tandis que l’adénohypophyse sécrète ses propres hormones glandulaires.
La neurohypophyse synthétise des hormones destinées aux glandes endocrines, tandis que l’adénohypophyse stocke celles produites par l’hypothalamus.
La neurohypophyse et l’adénohypophyse synthétisent leurs hormones dans l’hypothalamus, mais les libèrent vers des organes différents.
La neurohypophyse libère des hormones produites par la tige pituitaire, tandis que l’adénohypophyse libère des hormones produites par le système nerveux central.

La neurohypophyse libère des neurohormones synthétisées par l’hypothalamus, tandis que l’adénohypophyse sécrète ses propres hormones glandulaires.

Explication

La neurohypophyse est une structure neuronale qui libère des neurohormones fabriquées par l’hypothalamus, alors que l’adénohypophyse est glandulaire et sécrète des hormones agissant sur d’autres organes endocriniens. L’adénohypophyse ne stocke pas les hormones hypothalamiques comme le suggère une autre interprétation : elle produit ses propres hormones.

21. Que désignent les gonadotropines sécrétées par les cellules gonadotropes de l’adénohypophyse ?

L’ACTH et la TSH, qui stimulent les sécrétions du cortex surrénalien et de la thyroïde
La GH et la prolactine, qui favorisent la croissance et la lactation
La FSH et la LH, qui stimulent la sécrétion d’hormones sexuelles par les gonades
La T3 et la T4, qui régulent l’activité métabolique de plusieurs tissus

La FSH et la LH, qui stimulent la sécrétion d’hormones sexuelles par les gonades

Explication

Les cellules gonadotropes sécrètent la FSH et la LH, qui stimulent les gonades et leurs sécrétions hormonales. L’ACTH et la TSH sont aussi des hormones adénohypophysaires, mais elles ciblent respectivement le cortex surrénalien et la thyroïde.

22. Quel effet de l’ocytocine contribue à l’allaitement après la naissance ?

Elle augmente la réabsorption d’eau dans le néphron.
Elle provoque la vasoconstriction des muscles lisses vasculaires.
Elle stimule la production de lait par les glandes mammaires.
Elle favorise l’éjection du lait dans les canaux galactophores.

Elle favorise l’éjection du lait dans les canaux galactophores.

Explication

L’ocytocine permet l’éjection du lait dans les canaux galactophores, tandis que son autre rôle majeur concerne l’expulsion du bébé lors de l’accouchement. La production de lait est associée à la prolactine, et non à l’ocytocine.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 22 flashcards sur Généralités sur le système endocrinien.

Glande endocrine — définition ?

Libère ses hormones dans la circulation.

Glande mixte — exemple ?

Le pancréas sécrète hormones et suc digestif.

Hormone — définition ?

Messager chimique agissant sur des cellules cibles.

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