QCM : Communication médicale et examen mental (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit la communication comme un processus reliant des personnes en vue d’objectifs ?

Un ensemble de processus physiques et psychologiques reliant des émetteurs et des récepteurs pour atteindre des objectifs
Une relation thérapeutique qui permet au patient d’exprimer ses attentes et de recevoir des soins
Un échange de paroles entre un soignant et un patient pour transmettre des informations médicales
Un ensemble de comportements non verbaux qui révèle les émotions d’un émetteur à un récepteur

Un ensemble de processus physiques et psychologiques reliant des émetteurs et des récepteurs pour atteindre des objectifs

Explication

La communication regroupe des processus physiques et psychologiques qui mettent en relation un ou plusieurs émetteurs et récepteurs afin d’atteindre des objectifs. La réduction aux paroles confond communication et communication verbale, tandis que la relation thérapeutique ou les seuls comportements non verbaux en donnent une définition trop étroite.

2. Dans le parcours de soins, comment faut-il considérer la communication entre le patient et le soignant ?

Comme un moyen de transmettre des consignes, sans valeur de soin en soi
Comme une étape préalable au parcours, distincte des soins dispensés au patient
Comme une démarche administrative qui accompagne le parcours sans constituer un soin
Comme une composante intégrante du parcours et un soin à part entière

Comme une composante intégrante du parcours et un soin à part entière

Explication

La communication entre patient et soignant fait partie intégrante du parcours de soin et constitue elle-même un soin. La réduire à une formalité, à une étape extérieure ou à la seule transmission de consignes méconnaît cette place.

3. Lors d’un entretien, un médecin veut structurer sa communication pour comprendre la situation et préparer la prise en charge. Quel ensemble d’objectifs correspond à cette démarche ?

Développer la relation, recueillir les informations du patient, puis conclure l’entretien sans prévoir de plan thérapeutique
Développer, entretenir et conclure la relation, cerner le problème et son évolution, puis informer et établir un plan thérapeutique
Entretenir la relation, transmettre des informations médicales, puis conclure l’entretien sans examiner l’évolution du problème
Identifier le problème et son évolution, transmettre les informations, puis laisser au patient le soin de définir le plan thérapeutique

Développer, entretenir et conclure la relation, cerner le problème et son évolution, puis informer et établir un plan thérapeutique

Explication

Les objectifs comprennent la construction et la conclusion de la relation, l’identification du problème et le contrôle de son évolution, ainsi que l’information du patient et l’établissement d’un plan thérapeutique. La seule transmission, l’oubli du suivi ou l’absence de plan laissent de côté une partie de ces objectifs.

4. Pendant un entretien, une personne détourne la tête par rapport au buste, garde les bras en barrière, se place de profil avec un appui arrière et regarde en coin. Quelle posture ces indices caractérisent-ils ?

Une posture de partage
Une posture de soumission
Une posture de dominance
Une posture de rejet

Une posture de rejet

Explication

La posture de rejet exprime une attitude de refus et associe notamment tête détournée, bras en barrière, buste de profil, appui arrière et regard en coin. La soumission se traduit plutôt par une contraction, la dominance par une extension, et le partage par une posture d’approche.

5. Au cours d’un échange, une personne avance la tête, penche le buste en avant et tourne les bras vers son interlocuteur. Quelle posture ces indices signalent-ils ?

Une posture de soumission
Une posture de dominance
Une posture de rejet
Une posture de partage

Une posture de partage

Explication

La posture de partage est une posture d’approche et de participation, caractérisée par la tête avancée, le buste penché en avant et les bras tournés vers l’autre. Le rejet implique des signes de refus, la soumission une posture contractée et la dominance une extension avec épaules ouvertes.

6. Dans l’acronyme ARRR, quelles techniques de communication centrée sur le patient sont désignées par les quatre lettres ?

Attendre, Répéter, Reformuler et Résumer
Attendre, Relancer, Interpréter et Résumer
Accueillir, Répéter, Reformuler et Réorienter
Accueillir, Rassurer, Répondre et Résumer

Attendre, Répéter, Reformuler et Résumer

Explication

ARRR correspond à Attendre, Répéter, Reformuler et Résumer, quatre techniques centrées sur le patient. « Rassurer » remplace ici une technique de l’acronyme, « Interpréter » confond reformulation et interprétation, et « Réorienter » ne fait pas partie de l’acronyme.

7. Une patiente exprime de la peur pendant un entretien médical. Quelle conduite du soignant correspond à une gestion attentive de ses émotions ?

Reconnaître sa peur, puis revenir au motif médical sans approfondir son vécu
Corriger son interprétation, proposer une solution et clore la discussion émotionnelle
Nommer sa peur, manifester compréhension et respect, la soutenir et explorer davantage ses émotions
Expliquer le diagnostic, présenter les options et vérifier qu’elle les a comprises

Nommer sa peur, manifester compréhension et respect, la soutenir et explorer davantage ses émotions

Explication

La gestion des émotions consiste à les nommer si possible, à exprimer compréhension et respect ou reconnaissance, à apporter du soutien et à explorer d’autres aspects émotionnels. Revenir au diagnostic omet l’exploration, tandis que corriger l’interprétation ne remplace pas le soutien ni l’accueil de l’émotion.

8. Un médecin prépare l’information destinée à une personne qui envisage une intervention. Quels éléments doit-il lui présenter pour qu’elle puisse évaluer cette intervention ?

Le diagnostic, les alternatives, leurs coûts et les conséquences d’un refus de traitement
Le type d’intervention, son utilité, ses résultats attendus et les modalités de suivi
Le diagnostic, le déroulement, le but et l’avis du médecin sur le choix à privilégier
Le diagnostic, le type d’intervention, son déroulement, son but, son utilité et ses risques

Le diagnostic, le type d’intervention, son déroulement, son but, son utilité et ses risques

Explication

L’information doit permettre d’évaluer le diagnostic ainsi que le type, le déroulement, le but, l’utilité et les risques de l’intervention. Les alternatives et les conséquences d’un renoncement sont également à communiquer, mais elles ne remplacent pas les éléments requis pour évaluer l’intervention elle-même.

9. Une intervention est envisagée, mais le patient pourrait y renoncer. Quels renseignements le médecin doit-il aussi lui fournir au sujet des autres possibilités ?

Les risques des alternatives, ainsi que les conséquences d’un report de l’intervention
Le type et l’utilité des alternatives, ainsi que le déroulement de l’intervention proposée
L’utilité de l’intervention proposée, ainsi que les risques associés à son renoncement
Le type, les risques et l’utilité des alternatives, ainsi que les conséquences d’un renoncement

Le type, les risques et l’utilité des alternatives, ainsi que les conséquences d’un renoncement

Explication

Le patient doit être informé du type, des risques et de l’utilité des alternatives possibles, ainsi que des conséquences d’un renoncement à l’intervention. Se limiter aux conséquences d’un report ne traite pas du renoncement, et présenter l’intervention proposée ne remplace pas l’information sur les alternatives.

10. Aux urgences, une personne présente une balle dans le ventre; le risque est élevé et les mesures à adopter sont très certaines. Quel mode de décision correspond à cette situation ?

Une décision partagée
Une décision différée jusqu’à l’obtention d’une certitude complète
Une décision fondée d’abord sur les préférences du patient
Une décision non partagée

Une décision non partagée

Explication

Un risque élevé associé à une forte certitude quant aux mesures à adopter, comme dans l’exemple de la balle dans le ventre aux urgences, ne donne pas lieu à une décision partagée. Le choix concernant la conservation du sein associe lui aussi un risque élevé, mais à une faible certitude, et implique une décision partagée.

11. Dans un service où les patients changent souvent de médecin traitant, quel est l’apport principal d’une documentation écrite de l’entretien ?

Réduire directement les risques liés aux décisions thérapeutiques
Établir le diagnostic initial sans recueillir d’autres informations
Remplacer les échanges entre le patient et le médecin qui le reçoit
Favoriser la continuité de la prise en charge grâce à la transmission d’informations

Favoriser la continuité de la prise en charge grâce à la transmission d’informations

Explication

Lorsque les médecins traitants changent fréquemment, les informations écrites aident à assurer la continuité de la prise en charge. Remplacer les échanges confond documentation et relation de soin ; réduire directement les risques lui prête un effet non établi ; établir le diagnostic initial ne correspond pas à son rôle principal dans cette situation.

12. Un médecin souhaite consigner une information délicate concernant un patient. Quelle démarche convient avant de l’inscrire dans le dossier ?

En discuter avec le patient avant de la consigner
Consigner d’abord l’information, puis en parler au patient
Faire consigner l’information par un proche du patient
Écarter l’information du dossier parce qu’elle est délicate

En discuter avec le patient avant de la consigner

Explication

Certaines informations doivent être discutées avec le patient avant d’être notées par écrit. Consigner d’abord inverse cette démarche ; déléguer la consignation à un proche ne remplace pas la discussion avec le patient ; écarter toute information délicate généralise indûment la règle.

13. Lorsqu’une équipe définit les personnes impliquées dans la relation de soin, qui doit-elle prendre en compte ?

Le médecin, le patient et la famille ou les proches
Le médecin, le patient et les autres professionnels de santé
Le patient, sa famille et les organismes de soins
Le médecin, la famille et les proches du patient

Le médecin, le patient et la famille ou les proches

Explication

La relation de soin comprend le médecin, le patient et la famille ou les proches, dont le rôle ne peut être exclu. Le duo médecin-patient omet l’entourage ; les professionnels ne se substituent pas à la famille ; la dernière réponse laisse le patient de côté.

14. Dans une triade de soin, un proche est écarté des échanges, ce qui provoque des tensions. Quelle démarche répond au principe d’équilibre de la relation ?

Rééquilibrer la relation entre le médecin, le patient et le proche
Centrer les échanges sur le médecin et le proche
Laisser le médecin imposer seul le déroulement des échanges
Maintenir l’exclusion du proche pour apaiser les échanges

Rééquilibrer la relation entre le médecin, le patient et le proche

Explication

L’équilibre de la relation triangulaire entre médecin, patient et famille contribue à son efficacité et aide à prévenir les tensions liées à l’exclusion d’un tiers. Centrer les échanges sur le médecin et le proche écarte le patient ; maintenir l’exclusion conserve la source des tensions ; imposer les échanges relève d’une posture de supériorité.

15. Une patiente veut exprimer son choix et être comprise sans que ses propos soient déformés. Quelle capacité caractérise une communication saine ?

Exprimer son choix sans chercher à être comprise par son interlocuteur
Être entendue selon les attentes de son entourage et s’y conformer
Être entendue selon ses propos, s’affirmer et se positionner par rapport à elle-même
Déterminer les réactions de son entourage avant de prendre position

Être entendue selon ses propos, s’affirmer et se positionner par rapport à elle-même

Explication

Une communication saine permet d’être entendu conformément à ce qui a été dit, de s’affirmer et de se positionner par rapport à soi-même, ce qui favorise l’autonomie. Se conformer aux attentes d’autrui confond autonomie et conformité ; parler sans chercher à être compris néglige l’écoute ; déterminer les réactions d’un proche ne définit pas l’affirmation de soi.

16. Que vise l’examen de l’état mental chez un patient ?

L’évaluation de son état physique général
L’évaluation de ses capacités mentales actuelles
Le diagnostic d’une maladie psychiatrique
La mesure de son intelligence générale

L’évaluation de ses capacités mentales actuelles

Explication

L’examen de l’état mental évalue les capacités mentales actuelles du patient. L’intelligence générale, le diagnostic psychiatrique et l’état physique général sont des objectifs différents.

17. Une patiente comprend mal les questions posées dans une langue qu’elle maîtrise peu et l’entretien se déroule dans un environnement bruyant. Que devrait faire le clinicien avant de poursuivre l’examen mental ?

Choisir sa langue courante et poursuivre sans vérifier qu’elle entend bien
Garder la langue utilisée, vérifier qu’elle entend bien et poursuivre dans un lieu calme
S’installer au calme, vérifier qu’elle entend bien et l’interroger dans sa langue courante
S’installer au calme, parler plus fort et poursuivre dans la langue qu’elle comprend peu

S’installer au calme, vérifier qu’elle entend bien et l’interroger dans sa langue courante

Explication

Un examen mental adéquat se déroule dans le calme, après vérification de l’audition, et dans la langue parlée couramment par la patiente. Garder une langue peu maîtrisée, négliger le calme ou omettre la vérification auditive revient à manquer une de ces conditions.

18. Lors d’un examen mental, un clinicien note l’habillement et la posture, le débit de parole, les hallucinations, l’orientation temporelle, la mémoire immédiate et l’appétit. Ces observations relèvent-elles des dimensions évaluées ?

Non, l’orientation temporelle relève de l’évaluation de la mémoire
Non, le débit de parole relève des opérations de la pensée
Non, l’appétit relève de l’évaluation physique générale
Oui, elles couvrent plusieurs dimensions de l’examen mental

Oui, elles couvrent plusieurs dimensions de l’examen mental

Explication

L’examen mental comprend notamment l’apparence, le langage, la perception, l’orientation, la mémoire et les fonctions instinctuelles comme l’appétit. Exclure l’appétit, classer le débit dans les opérations de la pensée ou confondre orientation et mémoire déforme ces dimensions.

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Qu’est-ce que la communication ?

Un ensemble de processus physiques et psychologiques reliant des émetteurs à des récepteurs pour atteindre des objectifs.

Quelle place occupe la communication entre patient et soignant dans le parcours de soin ?

Elle en fait partie intégrante et constitue un soin à part entière.

Quels objectifs relationnels poursuit la communication médicale ?

Développer, entretenir et conclure une relation.

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