QCM : Algie vasculaire et névralgie trigéminale (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient présente des crises douloureuses orbitales avec des signes autonomiques, tandis qu’un autre souffre de douleurs liées à une atteinte douloureuse du nerf crânien V. Quelle classification distingue correctement ces deux affections ?

Algie vasculaire de la face : neuropathie crânienne douloureuse ; névralgie du trijumeau : céphalée trigémino-autonomique
Les deux affections sont des neuropathies crâniennes douloureuses
Algie vasculaire de la face : céphalée trigémino-autonomique ; névralgie du trijumeau : neuropathie crânienne douloureuse
Les deux affections sont des céphalées trigémino-autonomiques

Algie vasculaire de la face : céphalée trigémino-autonomique ; névralgie du trijumeau : neuropathie crânienne douloureuse

Explication

L’algie vasculaire de la face est une céphalée trigémino-autonomique, alors que la névralgie du trijumeau est une neuropathie crânienne douloureuse. Les réponses qui inversent ces catégories ou les attribuent toutes deux à une même catégorie confondent leur nature respective.

2. Une personne décrit une douleur unilatérale située autour de l’œil et à la tempe ; une autre ressent une douleur surtout dans les régions correspondant aux branches V2 et V3. Quelle attribution topographique convient ?

Territoire de V2/V3 pour l’algie vasculaire ; région orbitaire et temporale pour la névralgie
Territoire de V2/V3 pour les deux affections
Région orbitaire et temporale pour les deux affections
Région orbitaire et temporale pour l’algie vasculaire ; territoire de V2/V3 pour la névralgie

Région orbitaire et temporale pour l’algie vasculaire ; territoire de V2/V3 pour la névralgie

Explication

L’algie vasculaire de la face siège unilatéralement en région orbitaire, supra-orbitaire et/ou temporale, tandis que la névralgie atteint une ou plusieurs branches du V, surtout V2/V3. Les autres répartitions inversent ces localisations ou les confondent.

3. Lors d’un entretien, une douleur est décrite comme profonde, broyante et transfixiante ; une autre ressemble à une décharge électrique ou à un coup de poignard. Quelle association est correcte ?

Douleur électrique pour les deux affections
Douleur profonde et broyante pour les deux affections
Douleur électrique pour l’algie vasculaire ; douleur profonde et broyante pour la névralgie
Douleur profonde et broyante pour l’algie vasculaire ; douleur électrique pour la névralgie

Douleur profonde et broyante pour l’algie vasculaire ; douleur électrique pour la névralgie

Explication

L’algie vasculaire de la face provoque une douleur très intense, profonde, transfixiante ou broyante ; la névralgie du trijumeau évoque une décharge électrique, un élancement ou un coup de poignard. Les associations inversées confondent les profils, et l’intensité seule ne caractérise pas leur qualité.

4. Un patient voit sa douleur déclenchée par la mastication et le brossage des dents, alors qu’un autre n’est pas habituellement déclenché par un contact léger. Quelle interprétation correspond à ces profils ?

Absence habituelle de déclenchement par contact léger dans les deux affections
Déclenchement par contact léger en faveur de l’algie vasculaire ; absence habituelle dans la névralgie
Déclenchement par contact léger en faveur des deux affections
Déclenchement par contact léger en faveur de la névralgie ; absence habituelle de ce déclenchement dans l’algie vasculaire

Déclenchement par contact léger en faveur de la névralgie ; absence habituelle de ce déclenchement dans l’algie vasculaire

Explication

Le toucher, la mastication, la parole ou le brossage déclenchent souvent la névralgie du trijumeau, contrairement à l’algie vasculaire de la face où ce déclenchement est habituellement absent. L’inversion attribue le mécanisme à la mauvaise affection, et les deux autres réponses généralisent à tort un profil commun.

5. Au cours d’une crise, une personne présente un larmoiement, une congestion nasale et un ptosis ; chez une autre, les signes autonomiques sont absents ou discrets. Quelle distinction ces observations soutiennent-elles ?

Signes autonomiques absents ou discrets dans les deux affections
Signes autonomiques marqués dans la névralgie ; signes absents ou discrets dans l’algie vasculaire
Signes autonomiques marqués dans les deux affections
Signes autonomiques marqués dans l’algie vasculaire ; signes absents ou discrets dans la névralgie

Signes autonomiques marqués dans l’algie vasculaire ; signes absents ou discrets dans la névralgie

Explication

L’algie vasculaire peut s’accompagner de larmoiement, de congestion nasale et de ptosis/myosis, tandis que les signes autonomiques de la névralgie sont absents ou discrets. L’association inversée confond les profils ; les deux autres réponses attribuent à tort un même degré de signes aux deux affections.

6. Pendant une crise, un patient marche avec agitation et ne parvient pas à rester immobile ; un autre se fige et évite tout contact. Quel comportement est associé à chaque affection ?

Immobilisation dans les deux affections
Agitation et évitement du contact dans l’algie vasculaire ; immobilisation dans la névralgie
Agitation dans l’algie vasculaire ; immobilisation et évitement du contact dans la névralgie
Immobilisation dans l’algie vasculaire ; agitation et évitement du contact dans la névralgie

Agitation dans l’algie vasculaire ; immobilisation et évitement du contact dans la névralgie

Explication

L’algie vasculaire s’accompagne d’agitation et d’une impossibilité à rester immobile, tandis que la névralgie entraîne plutôt l’immobilisation et l’évitement du contact. Les autres réponses inversent ces comportements ou associent à tort l’agitation aux deux crises.

7. Une personne présente des crises évoquant une algie vasculaire de la face. Quelle imagerie faut-il privilégier pour explorer les régions et structures associées à cette affection ?

Une IRM cérébrale centrée notamment sur la région hypothalamo-hypophysaire et les axes vasculaires
Une angiographie cérébrale sans exploration par IRM
Une IRM cérébrale avec séquences dédiées au trajet du nerf trijumeau
Une IRM des branches périphériques du nerf trijumeau

Une IRM cérébrale centrée notamment sur la région hypothalamo-hypophysaire et les axes vasculaires

Explication

L’exploration de l’algie vasculaire de la face repose sur une IRM cérébrale portant notamment sur la région hypothalamo-hypophysaire et les axes vasculaires. Les séquences dédiées au trajet du trijumeau correspondent à l’exploration de la névralgie du trijumeau, tandis qu’une angiographie isolée ou une IRM périphérique ne reprend pas l’imagerie indiquée.

8. Une patiente décrit des crises qui reviennent à des moments similaires de la journée et de l’année. Quelle comparaison de périodicité aide à distinguer les deux affections ?

Une périodicité circadienne et circannuelle évoque la névralgie du trijumeau, contrairement à l’algie vasculaire de la face
La périodicité distingue surtout l’adulte jeune de la personne de plus de 50 ans
Les deux affections présentent habituellement une périodicité circadienne et circannuelle
Une périodicité circadienne et circannuelle évoque l’algie vasculaire de la face, contrairement à la névralgie du trijumeau

Une périodicité circadienne et circannuelle évoque l’algie vasculaire de la face, contrairement à la névralgie du trijumeau

Explication

L’algie vasculaire de la face présente souvent une périodicité circadienne et circannuelle, alors que la névralgie du trijumeau n’a pas de périodicité typique. Attribuer ce rythme au trijumeau inverse les profils, l’étendre aux deux affections les confond, et l’âge concerne une autre distinction.

9. Lors d’une crise d’algie vasculaire de la face, quelle prise en charge de crise correspond au traitement recommandé ?

Oxygène à 12–15 L/min au masque haute concentration pendant 15–20 min et sumatriptan sous-cutané à 6 mg
Vérapamil avec surveillance ECG et oxygène à 12–15 L/min pendant 15–20 min
Antalgiques usuels ou AINS associés au sumatriptan sous-cutané à 6 mg
Oxygène à 12–15 L/min au masque haute concentration pendant 15–20 min et carbamazépine par voie orale

Oxygène à 12–15 L/min au masque haute concentration pendant 15–20 min et sumatriptan sous-cutané à 6 mg

Explication

Le traitement de crise associe l’oxygène à haut débit au masque haute concentration pendant 15–20 minutes et le sumatriptan sous-cutané à 6 mg; les antalgiques usuels et les AINS sont généralement inefficaces. La carbamazépine traite la névralgie du trijumeau, le vérapamil est un traitement de fond, et les antalgiques usuels ne remplacent pas le traitement indiqué.

10. Un patient atteint d’algie vasculaire de la face commence un traitement préventif. Quel médicament et quelle précaution de suivi sont adaptés ?

Le sumatriptan sous-cutané, avec une surveillance électrocardiographique
Le vérapamil, avec une surveillance électrocardiographique
La carbamazépine, avec une surveillance électrocardiographique
Le vérapamil, sans surveillance électrocardiographique

Le vérapamil, avec une surveillance électrocardiographique

Explication

Le traitement de fond de l’algie vasculaire de la face repose sur le vérapamil, qui nécessite une surveillance ECG. La carbamazépine est utilisée pour le traitement de fond de la névralgie du trijumeau, tandis que le sumatriptan traite les crises; omettre le suivi ECG ne respecte pas la précaution indiquée.

11. Une patiente souffre de névralgie du trijumeau et doit débuter un traitement de fond. Quel choix médicamenteux convient à cette affection ?

La carbamazépine ou l’oxcarbazépine
Le sumatriptan sous-cutané à 6 mg
Le vérapamil avec surveillance ECG
L’oxygène au masque haute concentration pendant 15–20 min

La carbamazépine ou l’oxcarbazépine

Explication

Le traitement de fond de la névralgie du trijumeau repose sur la carbamazépine ou l’oxcarbazépine. Le vérapamil est le traitement de fond de l’algie vasculaire de la face, alors que le sumatriptan et l’oxygène sont des traitements de crise de cette dernière.

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Quelle est la nature de l’algie vasculaire de la face ?

Une céphalée trigémino-autonomique.

Quelle est la nature de la névralgie du trijumeau ?

Une neuropathie crânienne douloureuse.

Où se situe la douleur de l’algie vasculaire de la face ?

Dans la région orbitaire, supra-orbitaire et/ou temporale, d’un seul côté.

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