QCM : Œdèmes et anomalies du volume (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la répartition de l’eau corporelle :

L’eau représente environ 60 % du poids corporel et se répartit en deux secteurs.
L’eau représente environ 50 % du poids corporel et se répartit en deux secteurs.
L’eau représente environ 60 % du poids corporel et se répartit en trois secteurs.
Les deux secteurs de répartition de l’eau sont intracellulaire et intravasculaire.
Les deux secteurs de répartition de l’eau sont intracellulaire et extracellulaire.

L’eau représente environ 60 % du poids corporel et se répartit en deux secteurs. · Les deux secteurs de répartition de l’eau sont intracellulaire et extracellulaire.

Explication

L’eau constitue 60 % du poids corporel et se répartit entre les secteurs intracellulaire et extracellulaire. La valeur de 50 % et l’emploi de trois secteurs ou du secteur intravasculaire à la place de l’extracellulaire ne correspondent pas à cette répartition.

2. À propos des œdèmes locaux et généralisés, quelles propositions sont exactes ?

Un œdème local est généralement unilatéral ou asymétrique et peu déclive.
Un œdème local est généralement sans signe du godet.
Un œdème correspond à un excès d’eau dans le secteur interstitiel.
Un œdème peut être associé à un épanchement pleural ou péricardique.
Une ascite peut être associée à un œdème dans le tableau décrit.

Un œdème local est généralement unilatéral ou asymétrique et peu déclive. · Un œdème local est généralement sans signe du godet. · Un œdème correspond à un excès d’eau dans le secteur interstitiel. · Un œdème peut être associé à un épanchement pleural ou péricardique. · Une ascite peut être associée à un œdème dans le tableau décrit.

Explication

Un œdème est un excès d’eau interstitielle, et les œdèmes locaux sont généralement asymétriques, peu déclives et sans godet. Des épanchements pleuraux ou péricardiques ainsi qu’une ascite peuvent aussi être associés à un œdème.

3. Chez un patient présentant un œdème local d’un membre inférieur, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot dans une veine.
Un dysfonctionnement des valvules veineuses peut favoriser l’accumulation de liquide dans les jambes.
Une dermite ocre oriente fortement vers une insuffisance lymphatique.
Une dermite ocre sur la zone œdématiée oriente fortement vers une insuffisance veineuse.
Une thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot dans une artère.

Une thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot dans une veine. · Un dysfonctionnement des valvules veineuses peut favoriser l’accumulation de liquide dans les jambes. · Une dermite ocre sur la zone œdématiée oriente fortement vers une insuffisance veineuse.

Explication

La dermite ocre oriente vers une insuffisance veineuse, liée à un dysfonctionnement valvulaire pouvant entraîner une accumulation de sang et de liquide dans les membres inférieurs. Une thrombose veineuse est un caillot dans une veine, et non dans une artère ; la dermite ocre n’oriente pas vers l’insuffisance lymphatique.

4. Une personne présente un œdème bilatéral, déclive, blanc, mou et indolore, avec godet. Parmi les propositions suivantes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Ce tableau correspond aux caractéristiques généralement décrites pour un œdème généralisé.
La présence du godet est généralement associée à un œdème généralisé.
La prise d’amlodipine peut figurer parmi les causes locales d’œdème.
Une compression du drainage lymphatique peut être une cause locale d’œdème.
Une inflammation locale comme une piqûre constitue une cause d’œdème généralisé.

Ce tableau correspond aux caractéristiques généralement décrites pour un œdème généralisé. · La présence du godet est généralement associée à un œdème généralisé. · La prise d’amlodipine peut figurer parmi les causes locales d’œdème. · Une compression du drainage lymphatique peut être une cause locale d’œdème.

Explication

Un œdème généralisé est généralement bilatéral, déclive, blanc, mou, indolore et associé au godet. Les causes locales incluent notamment la compression lymphatique et certains inhibiteurs calciques comme l’amlodipine ; une piqûre relève d’une inflammation locale, pas d’une cause d’œdème généralisé.

5. Lors de l’examen d’un patient œdématié, quelles propositions décrivent correctement la recherche du godet et l’excès pondéral habituel ?

L’excès de poids associé aux œdèmes représente généralement 5 à 8 % du poids corporel.
Le godet se recherche en appuyant le pouce sur la zone œdématiée environ cinq secondes.
Après retrait du pouce, l’empreinte persiste temporairement dans le signe du godet.
Le godet se recherche en maintenant le pouce sur la zone œdématiée environ quinze secondes.
L’excès de poids associé aux œdèmes représente généralement 3 à 5 % du poids corporel.

Le godet se recherche en appuyant le pouce sur la zone œdématiée environ cinq secondes. · Après retrait du pouce, l’empreinte persiste temporairement dans le signe du godet. · L’excès de poids associé aux œdèmes représente généralement 3 à 5 % du poids corporel.

Explication

La recherche du godet consiste à appuyer le pouce environ cinq secondes ; une empreinte persiste temporairement après le retrait. L’excès pondéral habituel est de 3 à 5 % du poids corporel, et non de 5 à 8 %.

6. Concernant les échanges capillaires et les pressions :

À l’extrémité artériolaire, l’eau, l’oxygène et les nutriments gagnent les tissus.
La pression oncotique, liée notamment à l’albumine, favorise la sortie d’eau des vaisseaux.
La pression hydrostatique capillaire favorise le passage de l’eau vers les tissus.
La pression hydrostatique diminue le long du capillaire, contrairement à la pression oncotique.
La pression oncotique augmente de façon importante à mesure que le sang progresse.

À l’extrémité artériolaire, l’eau, l’oxygène et les nutriments gagnent les tissus. · La pression hydrostatique capillaire favorise le passage de l’eau vers les tissus. · La pression hydrostatique diminue le long du capillaire, contrairement à la pression oncotique.

Explication

La pression hydrostatique favorise la sortie d’eau, et cette sortie entraîne de l’oxygène et des nutriments au pôle artériolaire. La pression hydrostatique diminue le long du capillaire, tandis que la pression oncotique reste globalement stable. L’albumine contribue à la pression oncotique, qui favorise la réabsorption, et non la sortie d’eau.

7. Chez un patient, la pression hydrostatique capillaire dépasse la pression oncotique au niveau des jambes. Quelles propositions sont exactes ?

L’eau quitte les capillaires, et la forte pression déclive favorise cette sortie.
Lorsque la pression hydrostatique devient inférieure à l’oncotique, l’eau sort davantage.
La colonne liquidienne des jambes peut atteindre environ 1,90 m au niveau du tronc.
La pression hydrostatique des jambes est inférieure à celle des régions thoraciques.
L’eau rejoint les vaisseaux, car la pression hydrostatique dépasse la pression oncotique.

L’eau quitte les capillaires, et la forte pression déclive favorise cette sortie.

Explication

Lorsque la pression hydrostatique dépasse la pression oncotique, l’eau sort des capillaires; cette sortie est favorisée dans les régions déclives où la pression est plus élevée. La pression des jambes est supérieure à celle du tronc, la colonne peut atteindre environ 1,90 m au niveau des jambes, et une pression hydrostatique devenue inférieure à l’oncotique favorise la réabsorption.

8. Un bilan montre une albuminémie de 28 g/L et une protéinurie de 3,5 g par jour. Parmi les propositions suivantes concernant le syndrome néphrotique, lesquelles sont exactes ?

La baisse de pression oncotique favorise le retour d’eau du secteur interstitiel vers les capillaires.
Le syndrome néphrotique est défini par une albuminémie supérieure à 30 g/L et une protéinurie élevée.
Ces valeurs satisfont les seuils d’albuminémie et de protéinurie définissant le syndrome néphrotique.
La perte urinaire de protéines augmente l’albuminémie et limite la sortie d’eau vers les tissus.
La perte urinaire de protéines diminue l’albuminémie et réduit la pression oncotique sanguine.

Ces valeurs satisfont les seuils d’albuminémie et de protéinurie définissant le syndrome néphrotique. · La perte urinaire de protéines diminue l’albuminémie et réduit la pression oncotique sanguine.

Explication

Une albuminémie inférieure à 30 g/L associée à une protéinurie supérieure à 3 g par jour répond à la définition, et les valeurs proposées respectent ces seuils. La perte urinaire de protéines abaisse l’albuminémie et la pression oncotique, ce qui favorise la sortie d’eau vers le secteur interstitiel; les seuils ne sont pas inversés et la direction de l’effet n’est pas une réabsorption.

9. Une personne reçoit un apport isotonique d’eau et de sel en proportions comparables. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Des œdèmes ou une hypervolémie signalent un excès associé d’eau et de sel.
L’effet de cet apport concerne surtout le secteur extracellulaire sans modifier notablement l’osmolarité.
Un excès d’eau seule affecte surtout le secteur intracellulaire dans ce raisonnement.
Un apport isotonique d’eau et de sel modifie surtout le secteur intracellulaire.
Une hyponatrémie traduit ici un excès d’eau plutôt qu’un excès conjoint d’eau et de sel.

Des œdèmes ou une hypervolémie signalent un excès associé d’eau et de sel. · L’effet de cet apport concerne surtout le secteur extracellulaire sans modifier notablement l’osmolarité. · Un excès d’eau seule affecte surtout le secteur intracellulaire dans ce raisonnement. · Une hyponatrémie traduit ici un excès d’eau plutôt qu’un excès conjoint d’eau et de sel.

Explication

Un apport isotonique d’eau et de sel agit surtout sur le secteur extracellulaire sans changement notable de l’osmolarité; l’eau seule affecte surtout le secteur intracellulaire. Dans ce cadre, œdèmes et hypervolémie évoquent un excès d’eau et de sel, tandis que l’hyponatrémie évoque un excès d’eau. L’apport isotonique n’agit pas surtout sur le secteur intracellulaire.

10. Une personne présente une hypovolémie. Concernant l’aldostérone, quelles sont les propositions exactes ?

Une hypovolémie diminue la stimulation de l’aldostérone et limite la réabsorption du sel.
Une hypotension constitue également une situation stimulant la sécrétion d’aldostérone.
L’hypovolémie stimule l’aldostérone, qui favorise la réabsorption rénale du sel.
L’aldostérone est stimulée lors d’une hypertension plutôt que d’une hypotension.
L’aldostérone favorise la réabsorption rénale de l’eau plutôt que celle du sel.

Une hypotension constitue également une situation stimulant la sécrétion d’aldostérone. · L’hypovolémie stimule l’aldostérone, qui favorise la réabsorption rénale du sel.

Explication

L’aldostérone est stimulée en situation d’hypovolémie ou d’hypotension et favorise la réabsorption du sel. Son action n’est pas décrite comme une réabsorption du sel remplacée par celle de l’eau, et l’hypovolémie stimule plutôt qu’elle ne réduit sa sécrétion.

11. Concernant la déshydratation extracellulaire :

Les vomissements comptent parmi les situations principales pouvant l’entraîner.
Les diarrhées figurent parmi les situations principales pouvant la provoquer.
La perte réduit les secteurs plasmatique et interstitiel de l’organisme.
Elle correspond à une perte conjointe d’eau et de sel dans l’organisme.
La prise de diurétiques provoque plutôt une rétention d’eau et de sel.

Les vomissements comptent parmi les situations principales pouvant l’entraîner. · Les diarrhées figurent parmi les situations principales pouvant la provoquer. · La perte réduit les secteurs plasmatique et interstitiel de l’organisme. · Elle correspond à une perte conjointe d’eau et de sel dans l’organisme.

Explication

La déshydratation extracellulaire résulte d’une perte d’eau et de sel, réduisant les secteurs plasmatique et interstitiel. Les diarrhées, les vomissements et la prise de diurétiques sont les trois situations principales citées; les diurétiques ne sont pas présentés comme une cause de rétention.

12. Un patient déshydraté présente plusieurs signes possibles de déshydratation extracellulaire. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Un pli cutané peut apparaître lorsque le secteur interstitiel diminue.
Une hypotension artérielle peut accompagner la déshydratation extracellulaire.
Une tachycardie peut être liée à l’activation du système nerveux sympathique.
Une prise de poids traduit généralement la perte d’eau liée à cette déshydratation.
Une bradycardie liée au système sympathique peut apparaître dans ce contexte.

Un pli cutané peut apparaître lorsque le secteur interstitiel diminue. · Une hypotension artérielle peut accompagner la déshydratation extracellulaire. · Une tachycardie peut être liée à l’activation du système nerveux sympathique.

Explication

Une déshydratation extracellulaire peut entraîner une hypotension, une tachycardie sympathique et un pli cutané lié à la baisse du secteur interstitiel. La réponse sympathique est associée à une tachycardie, tandis que la perte d’eau se traduit généralement par une perte de poids.

13. Chez un patient présentant une insuffisance cardiaque avec éjection ventriculaire inefficace, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le sang peut stagner en amont des ventricules dont l’éjection est inefficace.
La diminution de perfusion artérielle résulte d’une accumulation dans le secteur artériel.
Des œdèmes des membres inférieurs peuvent accompagner ce tableau clinique.
La perfusion rénale augmente lorsque l’éjection ventriculaire devient inefficace.
Une turgescence jugulaire peut accompagner l’insuffisance cardiaque décompensée.

Le sang peut stagner en amont des ventricules dont l’éjection est inefficace. · Des œdèmes des membres inférieurs peuvent accompagner ce tableau clinique. · Une turgescence jugulaire peut accompagner l’insuffisance cardiaque décompensée.

Explication

Une éjection inefficace entraîne une stagnation sanguine en amont et une diminution de la perfusion artérielle et rénale. L’insuffisance cardiaque peut s’accompagner d’une turgescence jugulaire et d’œdèmes des membres inférieurs; la perfusion rénale diminue, et le sang s’accumule dans le secteur veineux.

14. Lors de l’examen d’un patient suspect d’insuffisance cardiaque, quelles propositions concernant le reflux hépato-jugulaire et la réponse rénale sont exactes ?

Le reflux hépato-jugulaire se recherche chez un patient installé en position semi-assise.
Cette activation augmente la réabsorption de sel, puis celle de l’eau.
La recherche du reflux hépato-jugulaire comporte une pression sur la région hépatique.
Ce reflux peut apparaître avant que la turgescence jugulaire ne soit visible.
La baisse de perfusion rénale active le système rénine-angiotensine-aldostérone.

Le reflux hépato-jugulaire se recherche chez un patient installé en position semi-assise. · Cette activation augmente la réabsorption de sel, puis celle de l’eau. · La recherche du reflux hépato-jugulaire comporte une pression sur la région hépatique. · Ce reflux peut apparaître avant que la turgescence jugulaire ne soit visible. · La baisse de perfusion rénale active le système rénine-angiotensine-aldostérone.

Explication

Le reflux hépato-jugulaire est recherché en position semi-assise par pression sur la région hépatique et peut précéder la turgescence jugulaire. La perfusion rénale réduite active le système rénine-angiotensine-aldostérone, qui augmente la réabsorption de sel puis d’eau.

15. Concernant l’hypovolémie relative associée à l’insuffisance cardiaque, quelles propositions sont exactes ?

La perfusion rénale reste suffisante grâce à l’accumulation veineuse d’eau et de sel.
Elle correspond à une diminution globale du volume extracellulaire et du volume circulant.
Le rein perçoit une surcharge de perfusion malgré la mauvaise répartition hydrosodée.
L’organisme peut contenir trop d’eau et de sel malgré une perfusion rénale insuffisante.
L’eau et le sel sont mal répartis, avec une surcharge de l’organisme.

L’organisme peut contenir trop d’eau et de sel malgré une perfusion rénale insuffisante. · L’eau et le sel sont mal répartis, avec une surcharge de l’organisme.

Explication

L’hypovolémie relative associe une quantité excessive d’eau et de sel mal répartie à une perfusion rénale insuffisante. Une diminution globale du volume extracellulaire caractérise l’hypovolémie vraie, et la perfusion rénale réduite explique que le rein ne perçoive pas correctement la surcharge.

16. Chez une personne atteinte de cirrhose, le foie freine le passage du sang et celui-ci stagne en amont. Concernant la formation de l’ascite :

Le foie dur laisse mieux circuler le sang, ce qui réduit la pression dans la veine porte.
La stagnation sanguine se produit principalement en aval du foie, dans les veines hépatiques.
L’augmentation de la pression hydrostatique portale favorise le passage d’eau et de sel vers le péritoine.
L’augmentation de pression portale retient le plasma dans les vaisseaux et limite sa sortie.
Le sang stagnant en amont du foie se trouve dans la veine cave inférieure.

L’augmentation de la pression hydrostatique portale favorise le passage d’eau et de sel vers le péritoine.

Explication

La pression hydrostatique portale accrue favorise la sortie de plasma, d’eau et de sel vers le péritoine. Dans la maladie hépatique, le sang stagne en amont dans la veine porte ; les autres propositions déplacent le siège de la stagnation ou inversent l’effet du foie dur et de la pression.

17. Concernant l’ascite, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’ascite désigne une accumulation de liquide dans le secteur intracellulaire.
L’ascite correspond à une accumulation de liquide dans la cavité péricardique.
L’ascite correspond à une accumulation de liquide dans les alvéoles pulmonaires.
L’ascite désigne une accumulation de liquide dans la cavité pleurale.
L’ascite correspond à une accumulation de liquide dans la cavité péritonéale.

L’ascite correspond à une accumulation de liquide dans la cavité péritonéale.

Explication

L’ascite est une accumulation de liquide dans la cavité péritonéale. Les cavités pleurale et péricardique, le compartiment intracellulaire et les alvéoles pulmonaires ne correspondent pas à sa définition.

18. Parmi les manifestations possibles de l’insuffisance hépatique avec ascite, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une accumulation importante de liquide abdominal peut accompagner l’insuffisance hépatique avec ascite.
Une augmentation du volume circulant efficace explique habituellement une hypertension artérielle.
Une prise de poids peut résulter de l’accumulation liquidienne associée à l’ascite.
Une perte de poids est attendue lorsque le liquide s’accumule dans l’abdomen.
Une diminution du volume circulant efficace peut entraîner une hypotension dans ce contexte.

Une accumulation importante de liquide abdominal peut accompagner l’insuffisance hépatique avec ascite. · Une prise de poids peut résulter de l’accumulation liquidienne associée à l’ascite. · Une diminution du volume circulant efficace peut entraîner une hypotension dans ce contexte.

Explication

L’ascite peut s’accompagner d’un important épanchement abdominal, d’une hypotension liée à la diminution du volume circulant efficace et d’une prise de poids. L’hypotension n’est pas attribuée à une augmentation du volume circulant efficace, et l’accumulation liquidienne peut entraîner une prise, non une perte, de poids.

19. Un patient présente une ascite, tandis que son rein reçoit un signal de perfusion insuffisante malgré l’accumulation de liquide péritonéal. Quelle interprétation convient ?

Il s’agit d’une hypovolémie relative, avec augmentation du secteur interstitiel et perception rénale d’une perfusion insuffisante.
Il s’agit d’une hypovolémie relative, mais le rein perçoit une perfusion accrue grâce à l’ascite.
Il s’agit d’une hypervolémie efficace, car le liquide péritonéal augmente directement la perfusion rénale.
Il s’agit d’une hypovolémie absolue, provoquée par une diminution de l’eau totale de l’organisme.
Il s’agit d’une déshydratation intracellulaire, causée par le transfert de liquide vers le péritoine.

Il s’agit d’une hypovolémie relative, avec augmentation du secteur interstitiel et perception rénale d’une perfusion insuffisante.

Explication

L’ascite augmente le secteur interstitiel alors que le rein perçoit une perfusion insuffisante : cette mauvaise répartition définit une hypovolémie relative. La quantité totale de liquide n’est pas nécessairement diminuée, et l’accumulation péritonéale ne signifie pas que la perfusion rénale est accrue.

20. Chez un patient atteint d’un syndrome néphrotique, une protéinurie importante s’accompagne d’œdèmes. Quelles propositions décrivent les mécanismes et signes possibles ?

Une hypotension artérielle, une tachycardie et une prise de poids peuvent aussi survenir.
Les œdèmes peuvent être blancs, indolores et déclives dans ce syndrome néphrotique.
La perte urinaire de protéines peut diminuer leur concentration sanguine et la pression oncotique.
La baisse de pression oncotique favorise le passage d’eau des vaisseaux vers le secteur interstitiel.
L’accumulation interstitielle d’eau peut contribuer à la formation des œdèmes observés.

Une hypotension artérielle, une tachycardie et une prise de poids peuvent aussi survenir. · Les œdèmes peuvent être blancs, indolores et déclives dans ce syndrome néphrotique. · La perte urinaire de protéines peut diminuer leur concentration sanguine et la pression oncotique. · La baisse de pression oncotique favorise le passage d’eau des vaisseaux vers le secteur interstitiel. · L’accumulation interstitielle d’eau peut contribuer à la formation des œdèmes observés.

Explication

Les protéines perdues dans les urines diminuent dans le sang, abaissant la pression oncotique et favorisant le passage d’eau vers le secteur interstitiel. Le syndrome peut produire des œdèmes blancs, indolores et déclives, ainsi qu’une hypotension, une tachycardie et une prise de poids liée à l’eau tissulaire.

21. Un patient présente un volume circulant efficace insuffisant malgré une accumulation de liquide dans le secteur interstitiel. À propos de l’hypovolémie relative et de ses situations :

Ce tableau peut correspondre à une hypovolémie relative associée au syndrome néphrotique.
L’insuffisance cardiaque fait partie des situations d’hypovolémie relative présentées.
L’insuffisance respiratoire remplace l’insuffisance hépatique dans les situations présentées.
Dans l’hypovolémie relative, le volume circulant efficace peut être insuffisant malgré un liquide interstitiel accru.
L’hypertension portale avec ascite ne fait pas partie des situations présentées.

Ce tableau peut correspondre à une hypovolémie relative associée au syndrome néphrotique. · L’insuffisance cardiaque fait partie des situations d’hypovolémie relative présentées. · Dans l’hypovolémie relative, le volume circulant efficace peut être insuffisant malgré un liquide interstitiel accru.

Explication

Le syndrome néphrotique constitue une hypovolémie relative lorsque le volume circulant efficace est insuffisant malgré l’accumulation interstitielle. Les situations présentées comprennent l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance hépatique avec hypertension portale et ascite, ainsi que le syndrome néphrotique ; l’insuffisance respiratoire n’est pas dans cette liste.

22. Chez un patient présentant un syndrome néphrotique, quelle conséquence peut avoir la perception rénale d’une perfusion insuffisante ?

La réponse rénale décrite entraîne une rétention d’eau avant toute rétention de sodium.
La perception d’une perfusion insuffisante conduit à une activation du système nerveux parasympathique.
La rétention d’eau qui suit ce signal peut réduire la surcharge hydrosodée et les œdèmes.
La rétention hydrosodée déclenchée par ce signal commence par l’élimination rénale de sodium.
L’activation du système rénine-angiotensine-aldostérone peut favoriser la rétention de sodium puis d’eau.

L’activation du système rénine-angiotensine-aldostérone peut favoriser la rétention de sodium puis d’eau.

Explication

Une perfusion perçue comme insuffisante peut activer le système rénine-angiotensine-aldostérone, entraînant une rétention de sodium puis d’eau. L’élimination de sodium, l’activation parasympathique, la réduction des œdèmes et l’inversion de l’ordre de rétention contredisent ce mécanisme.

23. Chez un patient, la natrémie est de 140 mmol/L et la glycémie de 5 mmol/L. Quelles propositions sont exactes concernant les indices du cas clinique 1 ?

L’hypotension associée à une tachycardie indique une diminution du secteur plasmatique.
La formule d’osmolarité appliquée à ces données donne 140+2×5=150140+2\times5=150.
Avec la relation donnée, l’osmolarité plasmatique calculée vaut 2×140+5=2852\times140+5=285.
Après diarrhée, une perte de poids et un pli cutané persistant soutiennent une hypovolémie vraie.
Une natrémie de 140 mmol/L appartient à l’intervalle normal de 135 à 145 mmol/L.

L’hypotension associée à une tachycardie indique une diminution du secteur plasmatique. · Avec la relation donnée, l’osmolarité plasmatique calculée vaut $$2\times140+5=285$$. · Après diarrhée, une perte de poids et un pli cutané persistant soutiennent une hypovolémie vraie. · Une natrémie de 140 mmol/L appartient à l’intervalle normal de 135 à 145 mmol/L.

Explication

La relation donne 2×140+5=2852\times140+5=285, et 140 mmol/L se situe bien entre 135 et 145. La perte de poids après diarrhée, le pli cutané persistant, l’hypotension et la tachycardie correspondent aux signes d’une diminution des secteurs interstitiel et plasmatique ; la formule ne donne pas 150.

24. Une patiente présente une natrémie normale, des œdèmes prenant le godet, un reflux hépato-jugulaire et une hypotension. Quelles propositions sont exactes concernant l’analyse et la prise en charge de ce tableau ?

La natrémie normale oriente vers un secteur intracellulaire normal dans ce cas clinique.
La déplétion diurétique peut viser une perte de poids allant jusqu’à 2 kg par jour.
Le traitement décrit associe le furosémide à une restriction sodée maximale de 1 à 2 g par jour.
Le remplissage par NaCl à 0,9 % vise les secteurs plasmatique et interstitiel dans le cas clinique 1.
Les œdèmes et le reflux hépato-jugulaire indiquent un secteur interstitiel augmenté, tandis que l’hypotension indique un secteur plasmatique diminué.

La natrémie normale oriente vers un secteur intracellulaire normal dans ce cas clinique. · Le remplissage par NaCl à 0,9 % vise les secteurs plasmatique et interstitiel dans le cas clinique 1. · Les œdèmes et le reflux hépato-jugulaire indiquent un secteur interstitiel augmenté, tandis que l’hypotension indique un secteur plasmatique diminué.

Explication

Les œdèmes avec reflux hépato-jugulaire traduisent un secteur interstitiel augmenté, et l’hypotension un secteur plasmatique diminué ; la natrémie normale indique un secteur intracellulaire normal. Le remplissage du cas 1 vise les secteurs plasmatique et interstitiel ; dans le cas 2, la perte visée est d’au plus 1 kg par jour et la restriction sodée est de 2 à 4 g par jour au maximum.

25. Une patiente cirrhotique présente une hyponatrémie et une ascite. Quelles propositions sont exactes concernant l’analyse et le traitement de ce tableau ?

Une natrémie très élevée peut indiquer un secteur intracellulaire diminué dans le cas clinique 5.
Dans le cas clinique 3, l’hyponatrémie traduit un excès relatif d’eau plutôt qu’un manque absolu de sodium.
Dans le cas clinique 3, l’ascite indique un secteur interstitiel diminué.
La prise en charge de l’hyponatrémie associe restriction hydrique, restriction sodée et diurétique.
Une albuminémie inférieure à 30 g/L associée à une albuminurie supérieure à 300 mg/mmol oriente vers un syndrome néphrotique.

Une natrémie très élevée peut indiquer un secteur intracellulaire diminué dans le cas clinique 5. · Dans le cas clinique 3, l’hyponatrémie traduit un excès relatif d’eau plutôt qu’un manque absolu de sodium. · La prise en charge de l’hyponatrémie associe restriction hydrique, restriction sodée et diurétique. · Une albuminémie inférieure à 30 g/L associée à une albuminurie supérieure à 300 mg/mmol oriente vers un syndrome néphrotique.

Explication

Dans le cas clinique 3, l’ascite indique un secteur interstitiel augmenté, tandis que l’hyponatrémie traduit un excès relatif d’eau plutôt qu’un manque absolu de sodium. La prise en charge associe restriction hydrique, restriction sodée et diurétique. Dans le cas clinique 4, les seuils orientant vers un syndrome néphrotique sont une albuminémie inférieure à 30 g/L et une albuminurie supérieure à 300 mg/mmol. Dans le cas clinique 5, une natrémie très élevée peut indiquer un secteur intracellulaire diminué.

26. Un patient diarrhéique présente une natrémie basse, un pli cutané, une hypotension et une tachycardie. Quelles propositions sont exactes concernant l’analyse et le traitement de ces cas ?

Dans le cas clinique 5, le glucose à 5 % est perfusé avant le NaCl à 0,9 % pour stabiliser la pression artérielle.
Dans le cas clinique 6, une natrémie basse indique un secteur intracellulaire augmenté.
Dans le cas clinique 5, le traitement commence par du NaCl à 0,9 %, puis du glucose à 5 %.
Dans le cas clinique 6, le traitement proposé associe du NaCl à 0,9 % et une restriction sodée.
Dans le cas clinique 6, le pli cutané et les signes circulatoires indiquent une hypovolémie vraie.

Dans le cas clinique 6, une natrémie basse indique un secteur intracellulaire augmenté. · Dans le cas clinique 5, le traitement commence par du NaCl à 0,9 %, puis du glucose à 5 %. · Dans le cas clinique 6, le pli cutané et les signes circulatoires indiquent une hypovolémie vraie.

Explication

Dans le cas 5, le NaCl à 0,9 % restaure d’abord le volume extracellulaire, puis le glucose à 5 % apporte de l’eau aux secteurs intra- et extracellulaires. Dans le cas 6, la natrémie basse augmente le secteur intracellulaire, tandis que le pli cutané, l’hypotension et la tachycardie indiquent une hypovolémie vraie ; le traitement associe NaCl à 0,9 % et restriction hydrique, et non sodée.

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Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Œdèmes et anomalies du volume.

Quelle part du poids corporel l’eau représente-t-elle ?

60 % du poids corporel.

Entre quels secteurs l’eau corporelle se répartit-elle ?

Les secteurs intracellulaire et extracellulaire.

Qu’est-ce qu’un œdème ?

Un excès d’eau dans le secteur interstitiel.

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