QCM : Kératométrie et topographie cornéenne (27 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel profil décrit une cornée dont l’aplatissement est plus marqué en périphérie qu’au centre ?

Un profil oblate
Un profil circulaire
Un profil hyperbolique
Un profil prolate

Un profil prolate

Explication

Le profil prolate se caractérise par un aplatissement périphérique supérieur à celui de la zone centrale. Le profil oblate inverse cette répartition, tandis que le cercle ne présente pas ce profil d’aplatissement.

2. Pour une cornée dont le facteur d’asphéricité est Q=−0,36Q=-0{,}36, quelle excentricité ee satisfait la relation entre ces deux paramètres ?

e=−0,6e=-0{,}6
e=0,18e=0{,}18
e=0,36e=0{,}36
e=0,6e=0{,}6

$$e=0{,}6$$

Explication

La relation e2=−Qe^2=-Q donne ici e2=0,36e^2=0{,}36, donc e=0,6e=0{,}6 pour une excentricité non négative. La valeur 0,360{,}36 omet la racine carrée, et le signe négatif de Q ne rend pas e négatif.

3. Une section cornéenne est modélisée par un facteur d’asphéricité Q=−1Q=-1. À quelle forme conique correspond-elle ?

Une parabole
Un cercle
Une hyperbole
Une ellipse prolate

Une parabole

Explication

La classification associe la valeur Q=−1Q=-1 à une parabole. Une ellipse prolate correspond à −1<Q<0-1<Q<0, tandis qu’une hyperbole correspond à Q<−1Q<-1.

4. Lors d’une kératométrie classique, la ligne de regard croise la cornée en dehors de l’apex. Quelle zone le rayon mesuré représente-t-il alors ?

Un rayon central sur un diamètre de 3 à 4 mm
Un rayon méridien au diamètre de 1 à 2 mm
Un rayon périphérique sur toute la cornée
Un rayon apical ponctuel à l’extrémité antérieure

Un rayon central sur un diamètre de 3 à 4 mm

Explication

Comme la ligne de regard ne croise pas la cornée à l’apex, la kératométrie classique mesure un rayon central sur une zone de 3 à 4 mm de diamètre plutôt qu’un rayon apical. Le rayon apical désigne une mesure au point antérieur extrême, et non cette zone centrale.

5. Un appareil calcule la courbure cornéenne en plaçant le centre du rayon sur l’axe de symétrie méridienne. Quel mode de mesure utilise-t-il ?

Le mode sagittal ou axial
Le mode tangentiel
La kératométrie apicale
La mesure périphérique manuelle

Le mode sagittal ou axial

Explication

En mode sagittal ou axial, le centre du rayon de courbure est situé sur l’axe de symétrie de la section méridienne. Le mode tangentiel ne contraint pas ce centre à rester sur cet axe.

6. Quelle mesure définit la kératométrie ?

La mesure objective du diamètre de la cornée centrale sur une zone d’environ 3 ou 4 mm
La mesure objective des rayons principaux de la cornée centrale sur une zone d’environ 3 ou 4 mm
La mesure objective des rayons principaux de toute la cornée sur une zone d’environ 3 ou 4 mm
L’estimation subjective des rayons principaux de la cornée centrale sur une zone d’environ 3 ou 4 mm

La mesure objective des rayons principaux de la cornée centrale sur une zone d’environ 3 ou 4 mm

Explication

La kératométrie mesure objectivement un ou plusieurs rayons principaux de la partie centrale de la cornée, sur une zone standard d’environ 3 ou 4 mm. L’option « toute la cornée » élargit la zone mesurée, « diamètre » confond deux mesures géométriques et « estimation subjective » écarte le caractère objectif.

7. Pour estimer la courbure cornéenne, un kératomètre traite la face antérieure de la cornée comme une surface réfléchissante. Quel principe optique applique-t-il ?

L’assimiler à un miroir concave et exploiter la première image de Purkinje
L’assimiler à un miroir convexe et exploiter la distance entre les mires réfléchies
L’assimiler à un miroir convexe et exploiter une image rétinienne
L’assimiler à un miroir convexe et exploiter la première image de Purkinje

L’assimiler à un miroir convexe et exploiter la première image de Purkinje

Explication

Le principe consiste à assimiler la face antérieure de la cornée à un miroir convexe et à utiliser la première image de Purkinje pour évaluer sa courbure. Le miroir concave inverse la nature de la surface, l’image rétinienne confond deux phénomènes optiques et la distance entre mires renvoie au principe de Placido.

8. Avant de mesurer l’œil droit d’un sujet, quelle action appartient à la préparation de l’instrument ?

Laisser les deux yeux découverts après l’installation et les consignes d’appui et de fixation
Masquer l’œil gauche après l’installation et les consignes d’appui et de fixation
Lire la kératométrie après l’installation et les consignes d’appui et de fixation
Rechercher les méridiens principaux après l’installation et les consignes d’appui et de fixation

Masquer l’œil gauche après l’installation et les consignes d’appui et de fixation

Explication

La préparation comprend notamment l’installation du sujet, les consignes d’appui et de fixation, puis le masquage de l’œil qui ne sera pas mesuré. La recherche des méridiens et la lecture relèvent de la manipulation, tandis que garder l’œil gauche découvert omet son masquage.

9. Un praticien veut vérifier si une lentille souple épouse correctement l’œil de son patient. Quelle application du kératomètre répond à cet objectif ?

Juger l’adaptation de la lentille souple
Déterminer les rayons des premières lentilles d’essai
Mesurer la kératométrie périphérique
Examiner l’état de surface et la mouillabilité de la lentille

Juger l’adaptation de la lentille souple

Explication

Le kératomètre peut servir à juger l’adaptation d’une lentille souple. La détermination des rayons concerne le choix des lentilles d’essai, l’état de surface et la mouillabilité sont d’autres contrôles de la lentille, et la kératométrie périphérique porte sur la cornée.

10. Un opérateur utilise un kératomètre de Javal pour mesurer une cornée. Après avoir relevé un premier méridien, quelle action lui permet de mesurer le second ?

Déplacer les mires sans basculer l’appareil
Tourner l’oculaire pour mesurer l’autre méridien
Basculer l’appareil pour mesurer l’autre méridien
Déplacer les prismes pour mesurer l’autre méridien

Basculer l’appareil pour mesurer l’autre méridien

Explication

Le Javal mesure un seul méridien à la fois : il faut basculer l’instrument pour relever le second. La mesure sans rotation correspond au Sutcliff, l’oculaire ne sélectionne pas le méridien et le déplacement des prismes caractérise le Sutcliff.

11. Après une rotation de 90° du kératomètre de Javal, les mires se chevauchent. Que révèle cette observation sur le second rayon ?

Le second rayon est plus cambré
La cornée est sphérique
Le second rayon est plus plat
Le second rayon est inchangé

Le second rayon est plus cambré

Explication

Après la rotation, le chevauchement des mires indique que le second rayon est plus cambré. L’écartement indique un rayon plus plat, tandis que le maintien de l’affrontement signale une cornée sphérique.

12. Lors d’une mesure au kératomètre de type Sutcliff, l’opérateur doit aligner les mires pour relever les deux méridiens. Quelle procédure convient à cet instrument ?

Déplacer la mire fixe en tournant l’instrument
Déplacer les mires mobiles sans tourner l’instrument
Tourner l’instrument de 90° entre les deux méridiens
Déplacer les prismes de dédoublement sans tourner l’instrument

Déplacer les prismes de dédoublement sans tourner l’instrument

Explication

Au Sutcliff, la mire est fixe et l’alignement se règle par déplacement des prismes de dédoublement, ce qui permet de mesurer les deux méridiens sans rotation. Le déplacement des mires et la rotation caractérisent la méthode du Javal.

13. Une mesure KNIBUT est réalisée en observant l’évolution des mires kératométriques projetées sur le film lacrymal. Quelle propriété évalue-t-elle ?

Le volume du film lacrymal pré-oculaire
La hauteur de la rivière lacrymale
La stabilité du film lacrymal pré-oculaire
La composition lipidique du film lacrymal

La stabilité du film lacrymal pré-oculaire

Explication

Le KNIBUT évalue qualitativement la stabilité du film lacrymal pré-oculaire en analysant les mires projetées à sa surface. Le volume, les lipides et la hauteur de la rivière lacrymale relèvent d’autres évaluations.

14. Un patient présente un KNIBUT de 8 secondes. Quelle interprétation pratique convient à ce résultat ?

Une valeur située dans la norme de 12 à 13 secondes
Une stabilité et une qualité lacrymales acceptables
Une valeur située dans la norme de 15 à 25 secondes
Une mauvaise stabilité et une mauvaise qualité lacrymales

Une mauvaise stabilité et une mauvaise qualité lacrymales

Explication

En pratique, un KNIBUT inférieur à 10 secondes indique une mauvaise stabilité et une mauvaise qualité lacrymales. Le seuil acceptable est d’au moins 10 secondes ; les plages de 12 à 13 et de 15 à 25 secondes sont des valeurs de BUT rapportées dans la littérature.

15. Lors d’une mesure au kératomètre de Helmholtz, après avoir mesuré le premier méridien principal, quelle séquence permet d’obtenir la mesure de l’autre méridien ?

Aligner de nouveau les axes horizontaux, puis garder la même orientation
Tourner l’instrument de 90°, puis répéter la manipulation
Tourner l’instrument de 90°, puis noter directement le rayon
Amener la grande croix dans la petite, puis lire le rayon

Tourner l’instrument de 90°, puis répéter la manipulation

Explication

Après la mesure du premier méridien, l’instrument est tourné de 90° et la même manipulation est répétée dans l’autre méridien principal. Noter directement le rayon après la rotation omet cette répétition, tandis que les autres réponses confondent les mires ou inversent leur ajustement.

16. Une série de mesures kératométriques devient incohérente lorsque le sujet bouge et que l’opérateur décale les mires par rapport à la cornée. Quels problèmes correspondent à ces deux causes ?

Mauvais étalonnage de l’instrument et mauvais centrage des mires
Mauvais positionnement du sujet et mauvaise identification des méridiens
Mauvais réglage de l’oculaire et mauvaise fixation du sujet
Mauvaise fixation du sujet et mauvais centrage des mires

Mauvaise fixation du sujet et mauvais centrage des mires

Explication

Le mouvement du sujet correspond à une mauvaise fixation, tandis que le décalage des mires relève d’un mauvais centrage. Le positionnement du sujet, l’identification des méridiens, le réglage de l’oculaire et l’étalonnage sont d’autres sources d’erreur, mais ne désignent pas les causes décrites.

17. Sur combien de points cornéens la mesure kératométrique est-elle effectuée ?

Trois points centraux
Quatre points para-centraux
Cinq points para-centraux
Toute la surface cornéenne

Quatre points para-centraux

Explication

La kératométrie mesure la cornée à partir de quatre points situés en périphérie du centre, et non sur toute sa surface. Trois points centraux et cinq points para-centraux correspondent à des nombres ou à une localisation erronés.

18. Un ophtalmologiste travaillant en France doit consigner une mesure kératométrique dans la notation principalement utilisée dans ce pays. Quelle unité choisit-il ?

Le degré
L’indice d’étalonnage
Le millimètre
La dioptrie

Le millimètre

Explication

La kératométrie est principalement notée en millimètres en France, alors que la notation dioptrique est fréquente dans la pratique anglo-saxonne. La dioptrie correspond à cette autre convention, le degré indique un axe et l’indice sert à l’étalonnage.

19. Lors d’une kératométrie manuelle, après avoir mesuré la cornée centrale, un praticien prend une mesure périphérique pour estimer l’excentricité cornéenne. Comment obtient-il cette excentricité ?

Il la déduit de la mesure centrale sans mesure périphérique.
Il la lit directement lors de la mesure centrale.
Il la mesure avec une carte topographique plutôt qu’en kératométrie manuelle.
Il la déduit de la mesure périphérique effectuée après la mesure centrale.

Il la déduit de la mesure périphérique effectuée après la mesure centrale.

Explication

En kératométrie manuelle, l’excentricité n’est pas mesurée directement : elle est déduite d’une mesure kératométrique périphérique réalisée après la mesure centrale. La mesure directe et la carte topographique confondent cette méthode avec d’autres moyens d’évaluation.

20. Quel est l’objectif principal d’une topographie cornéenne ?

Connaître avec précision la forme de la surface cornéenne
Déterminer uniquement la puissance réfractive de l’œil
Visualiser la rétine et la papille optique
Mesurer la pression exercée à l’intérieur de l’œil

Connaître avec précision la forme de la surface cornéenne

Explication

La topographie cornéenne est réalisée pour connaître avec précision la forme de la surface cornéenne. La pression oculaire, la puissance réfractive globale et l’imagerie du fond d’œil correspondent à d’autres objectifs ou examens.

21. Une équipe clinique veut représenter l’astigmatisme cornéen, rechercher des anomalies de la cornée et faciliter le choix de lentilles de contact. Quel examen répond à ces besoins ?

La kératométrie centrale seule
La tonométrie
La topographie cornéenne
L’examen du fond d’œil

La topographie cornéenne

Explication

La topographie cornéenne permet de représenter l’astigmatisme, de détecter des pathologies cornéennes et d’aider à l’adaptation des lentilles de contact. La kératométrie centrale est plus limitée, tandis que le fond d’œil et la tonométrie répondent à d’autres objectifs.

22. Pour examiner une cornée au-delà de ses 3 mm centraux, jusqu’à environ 9 ou 10 mm, quel instrument convient le mieux ?

Un appareil limité aux 3 mm centraux
Un topographe cornéen
Un instrument de mesure d’axe
Un kératomètre

Un topographe cornéen

Explication

Les topographes décrivent la forme cornéenne jusqu’à 9 ou 10 mm, alors que les kératomètres mesurent la cambrure dans les 3 mm centraux. La mesure d’axe ne décrit pas l’étendue de la surface examinée.

23. Sur la topographie d’un patient, les zones rouges les plus cambrées forment un axe horizontal dans un motif en sablier. Comment classer cet astigmatisme cornéen ?

Astigmatisme inverse ou contraire à la règle
Astigmatisme sans orientation caractéristique
Astigmatisme direct ou suivant la règle
Astigmatisme oblique

Astigmatisme inverse ou contraire à la règle

Explication

Une zone rouge horizontale correspond à un astigmatisme inverse ou contraire à la règle. L’axe vertical indique l’astigmatisme direct, tandis que l’orientation oblique se situe entre les plages angulaires correspondantes.

24. Lorsqu’on compare deux méridiens cornéens, que décrit une valeur élevée de l’excentricité e ?

Une puissance centrale plus élevée le long du méridien
Un diamètre cornéen plus important dans ce méridien
Un cambrage plus rapide de la périphérie vers l’apex
Un aplatissement plus rapide de l’apex vers la périphérie

Un aplatissement plus rapide de l’apex vers la périphérie

Explication

L’excentricité e rend compte de la rapidité de l’aplatissement entre l’apex et la périphérie le long d’un méridien; une valeur plus forte indique un aplatissement plus marqué. Le cambrage, la puissance centrale et le diamètre ne sont pas ce que cet indice décrit.

25. Une topographie révèle chez un patient une région localisée très cambrée, située en bas et à mi-périphérie de la cornée. Quelle anomalie ce profil évoque-t-il ?

Une cornée normale à courbure très symétrique
Un aplatissement central après chirurgie réfractive
Une décentration apicale sans zone ectasique
Un kératocône avec une ectasie localisée

Un kératocône avec une ectasie localisée

Explication

Le kératocône se caractérise par une zone fortement cambrée correspondant à une ectasie, souvent inférieure et en mi-périphérie. L’aplatissement central évoque plutôt un LASIK myopique, et une décentration apicale seule ne décrit pas cette zone ectasique.

26. Pour un patient, l’astigmatisme cornéen antérieur Ac vaut 2,0 D et l’astigmatisme interne Ai vaut 0,5 D. Quelle valeur d’astigmatisme total At obtient-on avec la règle de Javal exacte ?

3,125 D
3,0 D
2,625 D
2,5 D

3,0 D

Explication

La règle exacte est At=1,25×Ac+AiAt = 1,25 \times Ac + Ai : 1,25×2,0+0,5=3,01,25 \times 2,0 + 0,5 = 3,0 D. La valeur de 2,5 D omet le facteur 1,25, tandis que 2,625 D pondère à tort Ai.

27. Un optométriste estime l’astigmatisme total d’un patient par la règle de Javal simplifiée, avec Ac = 1,6 D et Ai = 0,4 D. Quel résultat doit-il retenir ?

3,6 D
2,0 D
1,6 D
2,4 D

2,0 D

Explication

La règle simplifiée, attribuée à T Grosvenor, s’écrit At=Ac+AiAt = Ac + Ai, donc 1,6+0,4=2,01,6 + 0,4 = 2,0 D. Le résultat de 2,4 D provient de l’application du facteur 1,25 propre à la règle exacte; 1,6 D omet Ai.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Kératométrie et topographie cornéenne.

Comment la cornée prolate s’aplatit-elle en périphérie par rapport au centre ?

Son aplatissement périphérique est plus important.

Quelle relation lie le facteur d’asphéricité QQ à l’excentricité ee ?

e2=−Qe^2=-Q

Quelle forme correspond à Q>0Q>0 dans la classification selon QQ ?

Une ellipse oblate.

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