Que désigne le vieillissement de l’organisme ?
L’ensemble des processus physiologiques et psychologiques qui modifient sa structure et ses fonctions avec l’âge.
Comment se caractérise le vieillissement par rapport aux maladies ?
C’est un processus lent et progressif, distinct des manifestations des maladies.
Quelles réserves le vieillissement diminue-t-il dans l’organisme ?
Les réserves fonctionnelles.
Quelles capacités d’adaptation le vieillissement réduit-il ?
La capacité à s’adapter à l’effort, au stress ou à une maladie aiguë.
Quel effet le vieillissement nerveux a-t-il sur les temps de réaction ?
Il les augmente.
Quel effet le vieillissement nerveux a-t-il sur les performances mnésiques ?
Il les réduit modérément.
Quelles structures le vieillissement locomoteur réduit-il ?
La masse musculaire et la densité minérale osseuse.
Comment appelle-t-on la diminution de la masse musculaire liée au vieillissement ?
La sarcopénie.
Comment appelle-t-on la diminution de la densité minérale osseuse liée au vieillissement ?
L’ostéopénie.
Quelles sont les trois tranches d’âge de la vieillesse selon l’OMS ?
60 à 75 ans, 75 à 90 ans et à partir de 90 ans.
Qu’est-ce que l’autonomie ?
La capacité à se gouverner soi-même et à agir librement dans le respect des lois et usages communs.
Qu’est-ce que la dépendance ?
L’impossibilité partielle ou totale d’effectuer sans aide les activités de la vie et de s’adapter à son environnement.
À quoi sert l’évaluation de la dépendance pour organiser les soins ?
À établir un plan de soins, communiquer entre acteurs, suivre la personne et adapter l’organisation des soins.
À quoi sert l’évaluation de la dépendance pour prévoir les ressources ?
À estimer les coûts sanitaires et sociaux ainsi que les moyens nécessaires à domicile ou en institution.
Quelles échelles évaluent la dépendance ?
Les échelles de Katz (ADL) et de Lawton (IADL), ainsi que la grille AGGIR.
Que signifie GIR 1 dans la grille AGGIR ?
Une dépendance sévère.
Quelles pratiques sont nécessaires à la prise en charge gériatrique ?
Prendre du temps, compenser les déficits, sécuriser l’agitation, faciliter la communication, préserver l’autonomie et respecter la pudeur.
Que sont les syndromes gériatriques ?
Des pathologies non spécifiques de la personne âgée.
Comment évolue la fréquence des syndromes gériatriques avec l’âge ?
Elle augmente avec l’âge.
Quels troubles figurent parmi les syndromes gériatriques ?
Les chutes, la dénutrition, la confusion, les démences, la dépression et l’incontinence urinaire.
Selon l’OMS, qu’est-ce qu’une chute ?
Le fait de se retrouver involontairement au sol ou à un niveau inférieur à sa position de départ.
Quelle proportion des personnes de plus de 65 ans chute chaque année ?
Un tiers.
Quelle proportion des personnes de plus de 85 ans chute chaque année ?
La moitié.
Quels facteurs neurologiques augmentent le risque de chute ?
L’AVC, les maladies neurodégénératives et les neuropathies périphériques.
Quels facteurs non neurologiques augmentent le risque de chute ?
Les facteurs musculosquelettiques, les troubles visuels, la dépression et la dénutrition.
À quoi correspond la dénutrition ?
À une diminution spontanée des apports alimentaires.
Quel risque infectieux la dénutrition augmente-t-elle ?
Le risque d’infection grave.
Quel risque lié à la sarcopénie la dénutrition augmente-t-elle ?
Le risque de chute.
Quel type de défaillance caractérise la confusion ?
Une défaillance neurologique aiguë liée à une cause somatique ou métabolique.
Quels facteurs favorisent la confusion, hors événements aigus ?
La polymédication et les troubles cognitifs.
Quels événements aigus peuvent provoquer une confusion ?
La fièvre, une chute, un globe vésical, un fécalome, une intervention chirurgicale ou une hospitalisation.
À quoi correspondent les troubles neuro-cognitifs ?
À une altération progressive et irréversible des fonctions cognitives.
Quelles pathologies peuvent provoquer des troubles neuro-cognitifs ?
Des pathologies neuro-dégénératives ou neuro-vasculaires.
Comment la dépression se manifeste-t-elle souvent chez les personnes âgées ?
Elle est fréquente, mais sous-diagnostiquée et parfois banalisée.
Quelles formes peut prendre la dépression chez la personne âgée ?
Solitude, plaintes somatiques ou mnésiques, troubles du comportement ou anxiété.
Quel risque accompagne la dépression de la personne âgée ?
Un risque suicidaire.
Quels risques hygiéniques l’incontinence urinaire et fécale favorise-t-elle ?
La macération, l’infection et les escarres.
Quels risques sociaux l’incontinence urinaire et fécale entraîne-t-elle ?
La restriction des activités et l’isolement.
Sur quoi ne doit pas reposer la prise en charge de l’incontinence urinaire ?
Sur une réduction des boissons.
Quelle chaîne relie polypathologie et iatrogénie ?
La polypathologie favorise la polymédication, qui favorise l’iatrogénie.
Quels facteurs liés aux médicaments favorisent l’iatrogénie chez les personnes âgées ?
Les modifications pharmacocinétiques et pharmacodynamiques liées au vieillissement.
Quelles pratiques médicamenteuses favorisent l’iatrogénie ?
La polymédication, l’automédication et la mauvaise observance thérapeutique.
Quels facteurs cliniques ou scientifiques favorisent l’iatrogénie chez les personnes âgées ?
L’intrication de pathologies aiguës et chroniques et le manque d’essais thérapeutiques chez les personnes âgées.
Quelles conséquences l’iatrogénie peut-elle entraîner ?
Des malaises, des chutes, de la confusion et des troubles digestifs et urinaires.
Quels systèmes l’immobilisation et l’alitement peuvent-ils affecter ?
Les systèmes cardiovasculaire, respiratoire, digestif, urinaire, cutané, ostéo-articulaire et psychologique.
Quelles conséquences graves l’immobilisation peut-elle entraîner ?
La grabatisation, le syndrome de glissement et la mort.
Quelle conduite adopter face à l’immobilisation ?
L’éviter ou en limiter la durée autant que possible.
Que désigne la mort chez un être humain ?
La cessation complète et définitive de la vie.
Que désigne la fin de vie d’une personne atteinte d’une affection grave et incurable ?
Les moments qui précèdent son décès en phase avancée ou terminale.
Quelle volonté doit être respectée chez une personne en fin de vie ?
Sa volonté, y compris celle d’arrêter le traitement proposé.
Quels dispositifs font connaître la volonté d’une personne qui ne peut plus s’exprimer ?
Les directives anticipées.
Que devient la priorité des soins lorsque les traitements sont arrêtés ?
Les soins se poursuivent et l’équipe privilégie l’apaisement de la souffrance.
Que fait la loi concernant la provocation délibérée de la mort ?
Elle l’interdit.
Que doivent faire les médecins face à des traitements considérés comme déraisonnables ?
S’abstenir de les mettre en œuvre ou de les poursuivre.
En quelle année la loi Leonetti a-t-elle introduit l’interdiction de l’obstination déraisonnable ?
En 2005.
Que peut faire un patient face à un traitement qu’il juge relever de l’obstination déraisonnable ?
Le refuser, même si ce refus peut avoir des conséquences vitales.
Quel accompagnement est dû à un patient qui refuse un traitement pouvant avoir des conséquences vitales ?
Un accompagnement palliatif.
En quelle année la loi Claeys-Leonetti a-t-elle supprimé la condition de durée des directives anticipées ?
En 2016.
Que prévoit la loi Claeys-Leonetti de 2016 concernant les directives anticipées pour le médecin ?
Elles sont contraignantes, sauf cas exceptionnel.
Quel rôle la loi Claeys-Leonetti de 2016 a-t-elle renforcé ?
Le rôle de la personne de confiance.
Quel accès la loi Claeys-Leonetti de 2016 a-t-elle ouvert sous conditions ?
L’accès à la sédation profonde et continue jusqu’au décès.
Que permettent les directives anticipées à une personne majeure devenue incapable de s’exprimer ?
De faire prendre en compte ses volontés, notamment sur la fin de vie.
Que désigne la sédation profonde et continue jusqu’au décès ?
L’endormissement profond et durable d’une personne gravement malade pour soulager ou prévenir une souffrance réfractaire lorsque le décès est attendu à court terme.
Quand la loi du 2 février 2016 a-t-elle introduit le droit à la sédation profonde et continue ?
Le 2 février 2016, sous conditions.
Quelle procédure préalable est nécessaire pour mettre en œuvre une sédation profonde et continue ?
Une procédure collégiale.
À la demande de qui la sédation profonde et continue peut-elle être mise en œuvre ?
À la demande du patient ou sur proposition médicale.
Quel est le statut de l’aide active à mourir en France à la date indiquée ?
Elle n’est pas autorisée.
Jusqu’à quelle date les débats sur le projet de loi sur l’aide active à mourir se sont-ils poursuivis ?
Jusqu’au 9 juin 2024, date de la dissolution de l’Assemblée nationale.
Qui réalise l’action dans l’euthanasie ?
Le médecin.
Qui réalise l’action dans le suicide assisté ?
Le patient lui-même.
Quel est l’objectif des soins palliatifs pour les patients et leur famille ?
Améliorer leur qualité de vie face aux problèmes liés à une maladie potentiellement mortelle.
Comment les soins palliatifs préviennent-ils et soulagent-ils les souffrances ?
Par leur reconnaissance précoce, leur évaluation correcte et le traitement de la douleur et des autres problèmes.
Quels problèmes les soins palliatifs prennent-ils en charge, outre la douleur ?
Les problèmes physiques, psychosociaux ou spirituels.
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1. Que désigne le vieillissement de l’organisme ?
2. Une modification des fonctions de l’organisme apparaît lentement et progresse avec l’âge, sans être attribuée à une maladie. Comment convient-il de la caractériser ?
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