QCM : Gériatrie et fin de vie (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le vieillissement de l’organisme ?

L’ensemble des pertes fonctionnelles qui surviennent après une maladie
L’ensemble des changements physiques qui réduisent l’autonomie avec l’âge
L’ensemble des processus physiologiques et psychologiques qui modifient avec l’âge la structure et les fonctions de l’organisme
L’ensemble des processus pathologiques qui altèrent la santé au cours de la vie

L’ensemble des processus physiologiques et psychologiques qui modifient avec l’âge la structure et les fonctions de l’organisme

Explication

Le vieillissement correspond aux processus physiologiques et psychologiques qui modifient la structure et les fonctions de l’organisme avec l’âge. Le processus pathologique relève des maladies, tandis que les changements physiques ou les pertes après maladie ne couvrent pas toute la définition.

2. Une modification des fonctions de l’organisme apparaît lentement et progresse avec l’âge, sans être attribuée à une maladie. Comment convient-il de la caractériser ?

Comme un phénomène ponctuel, sans lien avec l’avancée en âge
Comme une manifestation pathologique, car elle modifie les fonctions de l’organisme
Comme une séquelle de maladie, même en l’absence d’antécédent pathologique
Comme un processus lent et progressif du vieillissement, distinct des manifestations des maladies

Comme un processus lent et progressif du vieillissement, distinct des manifestations des maladies

Explication

Le vieillissement est un processus lent et progressif qu’il faut distinguer des manifestations des maladies. Assimiler la modification à une pathologie ou à une séquelle confond le vieillissement avec un processus pathologique.

3. Une personne âgée doit fournir un effort important alors qu’elle est fragilisée par une maladie aiguë. Quelle conséquence du vieillissement explique une adaptation plus difficile ?

Une augmentation des réserves fonctionnelles qui ralentit la réponse à l’effort
Une diminution de la densité osseuse qui réduit directement la réponse au stress
Une diminution des réserves fonctionnelles qui réduit la capacité d’adaptation
Une réduction modérée des performances mnésiques qui empêche l’adaptation physique

Une diminution des réserves fonctionnelles qui réduit la capacité d’adaptation

Explication

La diminution des réserves fonctionnelles réduit la capacité de l’organisme à s’adapter à l’effort, au stress ou à une maladie aiguë. La mémoire et la densité osseuse sont des effets distincts et n’expliquent pas directement cette baisse d’adaptation.

4. Une personne âgée réagit plus lentement, dort de façon moins structurée et ressent moins la soif. Quel ensemble de changements correspond au vieillissement nerveux ?

Temps de réaction accrus, mémoire améliorée et sensation de soif augmentée
Accommodation visuelle réduite, sommeil déstructuré et sensation de soif diminuée
Force musculaire réduite, sommeil déstructuré et densité osseuse diminuée
Temps de réaction accrus, sommeil déstructuré et sensation de soif diminuée

Temps de réaction accrus, sommeil déstructuré et sensation de soif diminuée

Explication

Le vieillissement nerveux augmente les temps de réaction, déstructure le sommeil et diminue notamment la sensation de soif. La baisse de force et de densité osseuse concerne l’appareil locomoteur, tandis que l’accommodation relève de la vision.

5. Chez une personne âgée, la baisse de masse musculaire s’accompagne d’une diminution de la force, tandis que les os résistent moins aux contraintes. Quelles sont les deux altérations en cause ?

Sarcopénie pour la masse musculaire et presbytie pour la densité minérale osseuse
Sarcopénie pour la densité minérale osseuse et ostéopénie pour la masse musculaire
Ostéopénie pour la masse musculaire et sarcopénie pour la densité minérale osseuse
Sarcopénie pour la masse musculaire et ostéopénie pour la densité minérale osseuse

Sarcopénie pour la masse musculaire et ostéopénie pour la densité minérale osseuse

Explication

La sarcopénie désigne la réduction de la masse musculaire, associée à une baisse de force, et l’ostéopénie la diminution de la densité minérale osseuse, qui réduit la résistance mécanique de l’os. Inverser les termes confond les atteintes musculaire et osseuse; la presbytie concerne la vision.

6. Une personne âgée de 82 ans se situe dans quelle étape de la vieillesse selon la classification de l’OMS ?

Jeune senior, correspondant à la vieillesse tardive
Jeune senior, correspondant au début de la vieillesse
Grand senior, correspondant à la longévité
Senior, correspondant à la vieillesse tardive

Senior, correspondant à la vieillesse tardive

Explication

La tranche de 75 à 90 ans correspond au senior et à la vieillesse tardive. « Jeune senior » renvoie à 60-75 ans, tandis que « grand senior » désigne les personnes à partir de 90 ans.

7. Quelle capacité définit l’autonomie d’une personne dans sa vie quotidienne ?

Recevoir l’aide nécessaire pour accomplir les activités de la vie quotidienne
Agir sans tenir compte des lois ni des usages communs
Réaliser sans difficulté les activités physiques et s’adapter à son environnement
Se gouverner en jugeant, en choisissant et en agissant dans le respect des règles communes

Se gouverner en jugeant, en choisissant et en agissant dans le respect des règles communes

Explication

L’autonomie consiste à se gouverner soi-même en jugeant, en prévoyant et en choisissant, puis en agissant librement dans le respect des lois et des usages. Recevoir de l’aide relève de la dépendance, et l’autonomie ne signifie pas ignorer les règles communes.

8. Une équipe évalue la dépendance d’une personne âgée afin de planifier les soins, de coordonner les professionnels et d’adapter les moyens disponibles. À quoi cette évaluation sert-elle ?

À organiser et suivre les soins, et à estimer les besoins en ressources et les coûts
À calculer les dépenses médicales sans guider l’organisation des soins
À transmettre des informations entre professionnels sans suivre la personne
À décider du lieu de vie sans évaluer les soins ni les ressources nécessaires

À organiser et suivre les soins, et à estimer les besoins en ressources et les coûts

Explication

L’évaluation permet notamment d’établir et de suivre un plan de soins, de communiquer entre acteurs, d’organiser les soins et d’estimer coûts et ressources nécessaires. La réduire aux seuls coûts, au choix d’un lieu de vie ou à la communication néglige ses autres finalités.

9. Lors d’une évaluation avec la grille AGGIR, une personne est classée GIR 1. Quelle interprétation convient à ce classement ?

Il indique une autonomie pour la vie quotidienne
Il indique une dépendance légère
Il correspond à une évaluation par les échelles de Katz et de Lawton
Il indique une dépendance sévère

Il indique une dépendance sévère

Explication

Dans la grille AGGIR, le GIR 1 correspond à une dépendance sévère, tandis que le GIR 6 correspond à l’autonomie pour la vie quotidienne. L’échelle ne s’inverse pas, et Katz et Lawton sont d’autres outils d’évaluation.

10. Une équipe constate qu’une série de problèmes de santé devient plus fréquente avec l’âge et comprend notamment chutes, dénutrition et incontinence urinaire. Comment désigne-t-on cet ensemble ?

Les maladies neurodégénératives
Les facteurs précipitants de chute
Les troubles musculosquelettiques
Les syndromes gériatriques

Les syndromes gériatriques

Explication

Les syndromes gériatriques regroupent des pathologies non spécifiques aux personnes âgées dont la fréquence augmente avec l’âge, notamment les chutes, la dénutrition et l’incontinence. Les maladies neurodégénératives, les troubles musculosquelettiques et les facteurs précipitants de chute ne désignent pas cet ensemble.

11. En se relevant d’un fauteuil, une personne perd l’équilibre et se retrouve involontairement assise au sol. Cet événement répond-il à la définition d’une chute de l’OMS ?

Oui, car la personne s’est retrouvée involontairement à un niveau inférieur
Non, car un déplacement depuis un fauteuil ne compte pas comme une chute
Non, car une chute suppose que le corps entier touche le sol
Non, car une chute suppose qu’une blessure soit constatée

Oui, car la personne s’est retrouvée involontairement à un niveau inférieur

Explication

La définition de l’OMS inclut le fait de se retrouver involontairement au sol ou dans une position de niveau inférieur à celle de départ. Elle n’exige ni que tout le corps touche le sol ni qu’une blessure soit présente.

12. Dans un groupe de 90 personnes âgées de plus de 65 ans, combien environ sont susceptibles de faire une chute au cours d’une année, d’après la fréquence indiquée ?

Environ 30 personnes
Environ 45 personnes
Environ 27 personnes
Environ 23 personnes

Environ 30 personnes

Explication

Un tiers de 90 correspond à 30 personnes; cette estimation s’applique aux personnes de plus de 65 ans. La moitié concerne les personnes de plus de 85 ans, et les estimations de 23 ou 27 ne correspondent pas à un tiers de 90.

13. Une personne âgée présente une arthrose, une neuropathie périphérique, une baisse de la vision et une dénutrition. Comment interpréter ces éléments dans l’évaluation du risque de chute ?

Ils relèvent tous de facteurs de risque de chute reconnus
La dénutrition relève d’un facteur précipitant, les autres étant des conséquences possibles
Seules les atteintes neurologique et musculosquelettique sont des facteurs de risque
Les troubles visuels sont des conséquences possibles, les autres sont des facteurs de risque

Ils relèvent tous de facteurs de risque de chute reconnus

Explication

Les facteurs de risque comprennent les atteintes neurologiques, comme la neuropathie, les atteintes musculosquelettiques, comme l’arthrose, ainsi que les troubles visuels et la dénutrition. La dénutrition n’est pas classée ici comme facteur précipitant, et les troubles visuels sont bien un facteur de risque.

14. Quel changement caractérise la dénutrition ?

Une diminution spontanée de la sensation de soif
Une augmentation des besoins énergétiques de l’organisme
Une difficulté mécanique à avaler les aliments
Une diminution spontanée des apports alimentaires

Une diminution spontanée des apports alimentaires

Explication

La dénutrition se définit par une diminution spontanée des apports alimentaires. La baisse de la soif renvoie à la déshydratation, tandis que les besoins accrus et les difficultés à avaler ne constituent pas cette définition.

15. Une personne dénutrie présente une sarcopénie. Quel risque est directement associé à cette complication ?

Un risque accru d’anémie
Un risque accru d’escarres
Un risque accru de chute
Un risque accru d’ostéoporose

Un risque accru de chute

Explication

La sarcopénie liée à la dénutrition augmente le risque de chute. L’ostéoporose est associée à la vitamine D, l’anémie au fer ou aux folates, et les escarres constituent un autre risque de la dénutrition.

16. Après une infection aiguë, une personne âgée présente soudainement une désorientation et des troubles fluctuants de la vigilance. Quelle caractérisation correspond à ce tableau ?

Une baisse des apports alimentaires provoquant un déclin cognitif
Une altération progressive et irréversible des fonctions cognitives
Une défaillance neurologique aiguë liée à une cause somatique ou métabolique
Un trouble émotionnel durable sans cause somatique ou métabolique

Une défaillance neurologique aiguë liée à une cause somatique ou métabolique

Explication

La confusion est une défaillance neurologique aiguë liée à une cause somatique ou métabolique, ce qui concorde avec le début brutal après une infection. L’évolution progressive et irréversible caractérise plutôt les troubles neurocognitifs.

17. Une personne âgée polymédiquée est hospitalisée après une chute et devient soudainement confuse. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

La polymédication déclenche la confusion, tandis que la chute n’est pas un facteur pertinent
La chute ou l’hospitalisation peut déclencher la confusion, favorisée par la polymédication
La chute ne peut déclencher la confusion, mais la polymédication peut la favoriser
La confusion traduit une évolution progressive, sans lien avec l’événement aigu

La chute ou l’hospitalisation peut déclencher la confusion, favorisée par la polymédication

Explication

Tout événement aigu, notamment une chute ou une hospitalisation, peut provoquer une confusion; la polymédication et les troubles cognitifs la favorisent. Dire que la chute ne peut pas la déclencher écarte à tort un facteur aigu reconnu.

18. Une personne présente une altération cognitive qui s’aggrave progressivement et ne régresse pas. Quelle catégorie décrit le mieux cette évolution ?

Des troubles neurocognitifs
Une plainte mnésique isolée
Une confusion aiguë
Un épisode dépressif transitoire

Des troubles neurocognitifs

Explication

Les troubles neurocognitifs correspondent à une altération progressive et irréversible des fonctions cognitives. La confusion se caractérise par une défaillance aiguë, et une plainte mnésique isolée ne suffit pas à définir ce syndrome.

19. Chez une personne présentant des troubles neurocognitifs associés à une pathologie neurodégénérative, quelle affection appartient aux causes possibles ?

La dépression liée à l’isolement social
La déshydratation liée à une baisse de la soif
La maladie à corps de Lewy
La confusion liée à une infection aiguë

La maladie à corps de Lewy

Explication

La maladie à corps de Lewy fait partie des pathologies neurodégénératives pouvant causer des troubles neurocognitifs. Une confusion infectieuse est aiguë, tandis que la dépression et la déshydratation ne sont pas les causes neurodégénératives visées.

20. Quel constat décrit le mieux la dépression chez les personnes âgées ?

Elle est rare, mais sous-diagnostiquée et parfois banalisée
Elle est rare et généralement diagnostiquée sans banalisation
Elle est fréquente et généralement diagnostiquée sans banalisation
Elle est fréquente, mais sous-diagnostiquée et parfois banalisée

Elle est fréquente, mais sous-diagnostiquée et parfois banalisée

Explication

La dépression est fréquente chez les personnes âgées, mais elle est sous-diagnostiquée et parfois banalisée. La présenter comme rare contredit sa fréquence, et la dire généralement repérée néglige le sous-diagnostic.

21. Une personne âgée récemment isolée exprime des plaintes somatiques et mnésiques et manifeste de l’anxiété. Quelle interprétation clinique faut-il envisager ?

Une confusion aiguë définie par l’isolement et les plaintes mnésiques
Une présentation possible de dépression, avec un risque suicidaire à prendre en compte
Une déshydratation caractérisée par l’anxiété et les plaintes somatiques
Une présentation typique de troubles neurocognitifs, sans risque suicidaire associé

Une présentation possible de dépression, avec un risque suicidaire à prendre en compte

Explication

La dépression de la personne âgée peut se manifester par la solitude, des plaintes somatiques ou mnésiques et de l’anxiété; elle comporte un risque suicidaire. Les troubles neurocognitifs ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer cette présentation dépressive.

22. Une personne présentant une incontinence urinaire et fécale réduit ses sorties et reste longtemps dans des protections humides. Quels risques cette situation illustre-t-elle ?

Atteinte respiratoire, ostéo-articulaire et cardiovasculaire
Macération, infection, escarres et isolement social
Chutes, confusion, troubles digestifs et urinaires
Restriction des activités et isolement, sans risque cutané

Macération, infection, escarres et isolement social

Explication

L’incontinence expose à des risques hygiéniques, dont la macération, l’infection et les escarres, ainsi qu’à une restriction des activités et à l’isolement. Les chutes et la confusion relèvent notamment de l’iatrogénie, tandis que l’atteinte respiratoire et ostéo-articulaire est associée à l’immobilisation.

23. Lors d’un conseil à une personne souffrant d’incontinence urinaire, quelle recommandation respecte les principes de prise en charge ?

Maintenir les boissons et recourir d’emblée aux garnitures
Maintenir les boissons et choisir des soins selon la cause
Réduire les boissons et privilégier les sondages comme traitement unique
Réduire les boissons et réserver les soins à l’usage de garnitures

Maintenir les boissons et choisir des soins selon la cause

Explication

La prise en charge ne repose pas sur une réduction des boissons et peut être adaptée à la cause, par exemple par des traitements, une rééducation ou des sondages ; les garnitures sont un recours de dernier ressort. La réduction des boissons reprend la confusion documentée, et les garnitures ne constituent pas le traitement initial ou l’unique option.

24. Chez une personne âgée, plusieurs maladies conduisent à prescrire davantage de médicaments ; quel enchaînement de risques peut en découler ?

Polypathologie, puis polymédication, puis iatrogénie
Polymédication, puis polypathologie, puis iatrogénie
Iatrogénie, puis polypathologie, puis polymédication
Polypathologie, puis iatrogénie, puis polymédication

Polypathologie, puis polymédication, puis iatrogénie

Explication

La polypathologie favorise la polymédication, qui favorise à son tour l’iatrogénie. L’ordre inverse ou le placement de l’iatrogénie avant la polymédication ne respecte pas cet enchaînement.

25. Après un problème lié à ses médicaments, une patiente âgée présente un malaise et devient confuse. Quels autres effets font partie des conséquences possibles de l’iatrogénie ?

Une automédication et une mauvaise observance thérapeutique
Des chutes et des troubles digestifs ou urinaires
Une atteinte cutanée et ostéo-articulaire due à l’alitement
Une restriction des activités et un isolement social

Des chutes et des troubles digestifs ou urinaires

Explication

Les conséquences possibles de l’iatrogénie comprennent les malaises, les chutes, la confusion et les troubles digestifs ou urinaires. L’automédication et la mauvaise observance sont des facteurs favorisants, tandis que les atteintes liées à l’alitement et l’isolement relèvent d’autres problématiques.

26. Une personne reste alitée plusieurs jours après une maladie aiguë. Quels domaines peuvent être affectés par cette immobilisation ?

Les domaines digestif et psychologique, avec des effets médicamenteux plutôt qu’ostéo-articulaires
Les domaines cardiovasculaire, respiratoire, digestif et urinaire, sans effet cutané ni psychologique
Les domaines cardiovasculaire, respiratoire, digestif, urinaire, cutané, ostéo-articulaire et psychologique
Les domaines cutané et urinaire, avec des effets sociaux mais sans atteinte physique

Les domaines cardiovasculaire, respiratoire, digestif, urinaire, cutané, ostéo-articulaire et psychologique

Explication

L’immobilisation peut avoir un retentissement cardiovasculaire, respiratoire, digestif, urinaire, cutané, ostéo-articulaire et psychologique. Les autres réponses excluent des domaines expressément concernés ou mélangent ces effets avec ceux de l’incontinence ou de l’iatrogénie.

27. Quelles complications graves peuvent survenir en cas d’immobilisation prolongée ?

Macération, infection et escarres
Chutes, confusion et troubles digestifs
Restriction des activités, isolement et confusion
Grabatisation, syndrome de glissement et mort

Grabatisation, syndrome de glissement et mort

Explication

Parmi les conséquences graves possibles de l’immobilisation figurent la grabatisation, le syndrome de glissement et la mort. Les chutes et la confusion évoquent notamment l’iatrogénie, tandis que la macération et l’isolement sont associés à l’incontinence.

28. Une équipe envisage de maintenir une personne alitée alors que des mobilisations sont possibles. Quelle conduite générale doit-elle privilégier ?

Réserver la mobilisation aux situations où des complications apparaissent
Prolonger l’immobilisation et surveiller uniquement l’élimination
Éviter l’immobilisation ou en limiter la durée autant que possible
Maintenir l’alitement et renforcer l’accès aux objets personnels

Éviter l’immobilisation ou en limiter la durée autant que possible

Explication

L’immobilisation doit être évitée ou limitée dans la durée autant que possible, car elle peut entraîner des conséquences multiples et graves. La surveillance et l’accès aux objets utiles sont des mesures importantes, mais elles ne remplacent pas la limitation de l’alitement.

29. Quel événement correspond à la mort d’un être humain ?

La phase terminale d’une affection incurable
La cessation complète et définitive de la vie
La disparition temporaire de la conscience
L’arrêt d’une fonction corporelle particulière

La cessation complète et définitive de la vie

Explication

La mort désigne la cessation complète et définitive de la vie d’un être humain. La perte temporaire de conscience n’est pas définitive, la phase terminale relève de la fin de vie et l’arrêt d’une fonction particulière ne suffit pas à définir la mort.

30. Une personne est atteinte d’une affection grave et incurable, en phase avancée, mais n’est pas encore décédée. À quoi renvoie la fin de vie dans cette situation ?

Aux moments précédant le décès, en phase avancée ou terminale
À la cessation complète et définitive de la vie
Aux moments précédant le décès, en phase terminale seulement
Aux moments précédant le décès, si l’affection a une cause déterminée

Aux moments précédant le décès, en phase avancée ou terminale

Explication

La fin de vie désigne les moments qui précèdent le décès en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause. La cessation définit le décès, tandis que limiter la notion à une cause déterminée ou à la seule phase terminale en restreint la portée.

31. Une patiente en fin de vie ne peut plus communiquer et avait rédigé des directives anticipées demandant l’arrêt d’un traitement proposé. Quelle démarche respecte sa volonté ?

Poursuivre le traitement malgré le refus qu’elle a exprimé
Laisser l’équipe décider sans consulter ses volontés exprimées
Prendre en compte ses directives et respecter son refus du traitement
Écarter ses directives puisqu’elle ne peut plus les confirmer

Prendre en compte ses directives et respecter son refus du traitement

Explication

La volonté de la personne en fin de vie doit être respectée, y compris son souhait d’arrêter un traitement; les directives anticipées aident à la connaître lorsqu’elle ne peut plus s’exprimer. Écarter ces directives, imposer le traitement ou substituer la décision de l’équipe méconnaît ce principe.

32. Après l’arrêt des traitements d’un patient en fin de vie, quelle priorité l’équipe doit-elle maintenir ?

Reprendre les traitements afin de faire passer la guérison en priorité
Interrompre les soins en même temps que les traitements
Faire passer les démarches administratives avant le soulagement
Poursuivre les soins en donnant priorité à l’apaisement de la souffrance

Poursuivre les soins en donnant priorité à l’apaisement de la souffrance

Explication

L’arrêt des traitements n’interrompt pas les soins : la priorité de l’équipe est d’apaiser la souffrance. Interrompre tous les soins confond soins et traitements, tandis que reprendre le traitement ou privilégier l’administratif ne correspond pas à la priorité indiquée.

33. Quelle règle la loi Leonetti de 2005 a-t-elle introduite spécifiquement pour la fin de vie ?

Le droit de refuser un traitement
Le droit d’accès aux soins palliatifs pour tous
La force contraignante des directives anticipées
L’interdiction de l’obstination déraisonnable

L’interdiction de l’obstination déraisonnable

Explication

La loi Leonetti de 2005, première loi spécifique à la fin de vie, a introduit l’interdiction de l’obstination déraisonnable. L’accès aux soins palliatifs, le droit de refus de traitement et le renforcement des directives anticipées relèvent d’autres dispositions législatives.

34. Un patient estime qu’un traitement constitue une obstination déraisonnable et le refuse, bien que ce refus puisse mettre sa vie en danger. À quoi a-t-il droit ?

À la poursuite du traitement refusé
À une intervention visant à provoquer son décès
À la levée de son droit de refus
À un accompagnement palliatif

À un accompagnement palliatif

Explication

Un patient peut refuser un traitement qu’il considère comme une obstination déraisonnable, même si ce refus peut avoir des conséquences vitales, et il a alors droit à un accompagnement palliatif. La poursuite du traitement ou la remise en cause du refus contredit ce droit; l’accompagnement palliatif n’est pas une intervention destinée à provoquer le décès.

35. Quel changement la loi Claeys-Leonetti de 2016 a-t-elle apporté aux directives anticipées ?

Elles sont sans condition de durée et contraignantes pour la personne de confiance
Elles sont sans condition de durée et contraignantes pour le médecin, sauf cas exceptionnel
Elles sont sans condition de durée et contraignantes pour le médecin sans exception
Elles sont limitées dans le temps et informatives pour le médecin

Elles sont sans condition de durée et contraignantes pour le médecin, sauf cas exceptionnel

Explication

En 2016, les directives anticipées ont été libérées de toute condition de durée et rendues contraignantes pour le médecin, sauf cas exceptionnel. La limite de durée correspond à l’ancien régime, la force contraignante concerne les directives et non la personne de confiance, et une exception demeure prévue.

36. Une personne majeure, encore capable de s’exprimer, souhaite consigner ses choix sur sa fin de vie au cas où elle ne pourrait plus communiquer. Quel dispositif correspond à cette démarche ?

Désigner une personne de confiance
Attendre de ne plus pouvoir s’exprimer
Demander à l’équipe de décider à sa place
Rédiger des directives anticipées

Rédiger des directives anticipées

Explication

Les directives anticipées permettent à toute personne majeure d’exprimer ses volontés, notamment sur la fin de vie, afin qu’elles soient prises en compte si elle devient incapable de s’exprimer. La personne de confiance est un dispositif distinct; la décision de l’équipe ne remplace pas l’expression de ces volontés, et il n’est pas nécessaire d’attendre une incapacité.

37. Une personne atteinte d’une maladie grave et incurable présente une souffrance réfractaire et son décès est attendu à court terme. Quelle intervention correspond à la sédation profonde et continue jusqu’au décès ?

L’endormir profondément et durablement malgré un décès qui n’est pas attendu à court terme
Provoquer activement son décès à sa demande en raison de sa maladie incurable
L’endormir profondément et durablement pour soulager ou prévenir la souffrance réfractaire
Adapter progressivement une sédation palliative sans viser un endormissement continu

L’endormir profondément et durablement pour soulager ou prévenir la souffrance réfractaire

Explication

Cette sédation, introduite comme un droit sous conditions par la loi du 2 février 2016, endort profondément et durablement une personne malade pour soulager ou prévenir une souffrance réfractaire lorsque le décès est attendu à court terme. La sédation proportionnée ne désigne pas cette intervention ; provoquer le décès relève de l’aide active à mourir ; l’absence de décès attendu à court terme ne satisfait pas le critère indiqué.

38. Une équipe médicale envisage une sédation profonde et continue pour un patient qui en a fait la demande. Quelle étape doit précéder sa mise en œuvre ?

Une validation individuelle du médecin traitant
Une décision définitive de l’Assemblée nationale
Une procédure collégiale préalable
Une demande formulée exclusivement par l’équipe médicale

Une procédure collégiale préalable

Explication

La sédation profonde et continue peut être mise en œuvre à la demande du patient ou sur proposition médicale, mais elle nécessite dans tous les cas une procédure collégiale préalable. La demande du patient ne dispense pas de cette procédure, et une décision individuelle ou parlementaire ne la remplace pas.

39. Au 9 juin 2024, quelle était la situation juridique de l’aide active à mourir en France ?

Elle était autorisée depuis la présentation du projet de loi au Parlement
Elle était interdite et aucun projet de loi n’avait été présenté au Parlement
Elle n’était pas autorisée, malgré un projet de loi présenté au Parlement
Elle était autorisée après la dissolution de l’Assemblée nationale

Elle n’était pas autorisée, malgré un projet de loi présenté au Parlement

Explication

À cette date, la France n’autorisait pas l’aide active à mourir : un projet de loi avait été présenté et les débats s’étaient poursuivis jusqu’à la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024. La présentation d’un projet ne vaut pas autorisation, et la dissolution ne constitue pas l’adoption d’une loi ; un projet avait bien été présenté.

40. Dans une situation d’aide à mourir, le médecin réalise lui-même l’acte qui provoque le décès. De quelle notion s’agit-il ?

L’euthanasie
La sédation profonde et continue
Les soins palliatifs
Le suicide assisté

L’euthanasie

Explication

La distinction repose sur l’auteur de l’action : le médecin agit dans l’euthanasie, tandis que le patient agit lui-même dans le suicide assisté. Attribuer l’acte au patient correspond donc au suicide assisté ; la sédation profonde et continue et les soins palliatifs ne sont pas définis par cette distinction.

41. Une équipe accompagne un enfant atteint d’une maladie potentiellement mortelle et sa famille en évaluant tôt la douleur et les difficultés psychosociales et spirituelles, puis en les traitant. Quelle approche décrit cette démarche ?

L’aide active à mourir
La sédation profonde et continue jusqu’au décès
Les soins palliatifs
Le suicide assisté

Les soins palliatifs

Explication

Les soins palliatifs visent à améliorer la qualité de vie des patients, adultes ou enfants, et de leur famille, en prévenant et soulageant les souffrances grâce à leur reconnaissance précoce, leur évaluation et leur traitement. Les limiter à la douleur physique néglige les dimensions psychosociales et spirituelles ; l’aide à mourir et la sédation profonde désignent d’autres notions.

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Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur Gériatrie et fin de vie.

Que désigne le vieillissement de l’organisme ?

L’ensemble des processus physiologiques et psychologiques qui modifient sa structure et ses fonctions avec l’âge.

Comment se caractérise le vieillissement par rapport aux maladies ?

C’est un processus lent et progressif, distinct des manifestations des maladies.

Quelles réserves le vieillissement diminue-t-il dans l’organisme ?

Les réserves fonctionnelles.

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