QCM : Radiothérapie ORL et dysphagie (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue la radiothérapie de la chimiothérapie quant à son mode d’action dans l’organisme ?

Elle détruit les cellules tumorales par une action hormonale.
Elle diffuse dans l’organisme pour agir sur les cellules tumorales.
Elle stimule les défenses immunitaires contre les tissus irradiés.
Elle irradie localement les tissus avec des rayonnements ionisants.

Elle irradie localement les tissus avec des rayonnements ionisants.

Explication

La radiothérapie est un traitement locorégional qui irradie les tissus au moyen de rayonnements ionisants. La diffusion systémique caractérise plutôt la chimiothérapie, tandis que l’action hormonale et la stimulation immunitaire ne définissent pas ce traitement.

2. Lorsqu’une équipe choisit la RCMI, quelle caractéristique technique de cette méthode met-elle en œuvre ?

Elle module la fréquence des séances et divise la dose totale en fractions.
Elle module l’intensité du faisceau et divise ses fragments en unidose.
Elle module la position du patient et divise les volumes tumoraux en régions.
Elle module la durée du traitement et divise les organes à risque en couches.

Elle module l’intensité du faisceau et divise ses fragments en unidose.

Explication

La RCMI module l’intensité du faisceau et la division de ses fragments en unidose. Modifier la fréquence des séances ou la position du patient ne correspond pas à cette caractéristique technique.

3. Pour traiter une tumeur proche de structures saines, une équipe compare la RCMI à une approche qui les préserverait moins. Quel bénéfice recherché correspond à l’objectif de la RCMI ?

Mieux préserver les organes à risque et les tissus sains, tout en visant moins de séquelles.
Supprimer toute toxicité en renonçant à améliorer l’efficacité du traitement.
Réduire le nombre de séances sans chercher à limiter les séquelles du traitement.
Augmenter l’exposition des organes à risque afin d’accélérer la destruction tumorale.

Mieux préserver les organes à risque et les tissus sains, tout en visant moins de séquelles.

Explication

La RCMI vise notamment à préserver davantage les organes à risque et les tissus sains et à diminuer les séquelles, tout en cherchant à améliorer l’efficacité et la qualité de vie. Augmenter l’exposition des organes à risque inverse cet objectif, et la méthode ne garantit pas l’absence totale de toxicité.

4. Une équipe prépare une RCMI pour un nouveau patient. Quelle séquence d’étapes correspond à la préparation du traitement ?

Réaliser le scanner de centrage, contourer les volumes, prescrire dose, fractionnement et étalement, puis valider le plan.
Valider le plan, réaliser les séances, contourer les volumes, puis prescrire la dose et l’étalement.
Réaliser le scanner, contrôler le positionnement, valider le plan, puis contourer les organes à risque.
Contourer les volumes, valider le plan, réaliser le scanner, puis prescrire la dose et les séances.

Réaliser le scanner de centrage, contourer les volumes, prescrire dose, fractionnement et étalement, puis valider le plan.

Explication

La préparation commence par le scanner de centrage et le contourage, se poursuit par la prescription de la dose, du fractionnement et de l’étalement, puis comprend la validation du plan. Valider avant le repérage ou confondre contourage et contrôle de positionnement inverse l’ordre ou mélange des étapes.

5. Un plan de RCMI prévoit une prescription totale de 68 Gy. Quelle dose par séance correspond au schéma décrit pour ce traitement ?

68 Gy par séance.
2 Gy par séance.
5 Gy par séance.
6 à 7 Gy par séance.

2 Gy par séance.

Explication

Le schéma indiqué délivre 2 Gy par séance, pour une dose totale prescrite de 66 à 70 Gy. Les 68 Gy représentent ici la dose totale, tandis que cinq correspond au nombre de séances hebdomadaires et six à sept à la durée d’étalement en semaines.

6. À la planification d’un traitement, une lésion est visible à l’imagerie, mais la propagation microscopique de cellules cancéreuses doit aussi être prise en compte. Quelle distinction entre volumes est correcte ?

Le GTV décrit la tumeur macroscopique et sa position, tandis que le CTV inclut la propagation microscopique.
Le CTV décrit la tumeur macroscopique et sa position, tandis que le GTV inclut la propagation microscopique.
Le GTV inclut les organes à risque, tandis que le CTV décrit la marge de positionnement du traitement.
Le CTV décrit les organes à risque, tandis que le GTV correspond au volume de planification.

Le GTV décrit la tumeur macroscopique et sa position, tandis que le CTV inclut la propagation microscopique.

Explication

Le GTV correspond au volume tumoral macroscopique et tient compte de l’étendue et de la position de la tumeur; le CTV inclut la propagation microscopique. Inverser les deux confond le visible et le microscopique, tandis que les organes à risque relèvent de la construction du PTV.

7. Une tumeur envahissante est prise en charge par radiothérapie. Quel effet explique l’intérêt d’y associer une chimiothérapie ?

Elle diminue la sensibilité des tissus à la radiothérapie.
Elle remplace l’effet de la radiothérapie sur les tissus tumoraux.
Elle augmente la sensibilité des tissus à la radiothérapie.
Elle limite l’action de la radiothérapie aux tissus tumoraux.

Elle augmente la sensibilité des tissus à la radiothérapie.

Explication

La chimiothérapie peut radiosensibiliser les tissus, ce qui justifie l’association des deux traitements pour les tumeurs envahissantes. Diminuer la sensibilité inverse cet effet, remplacer la radiothérapie confond les rôles des traitements, et limiter son action aux tissus tumoraux décrit une autre propriété.

8. Une tumeur est étendue et inopérable. Quelle place la chimioradiothérapie occupe-t-elle dans cette situation ?

Elle sert de complément à une chirurgie déjà réalisée.
Elle est remplacée par une chimiothérapie seule.
Elle intervient comme traitement palliatif avant la radiothérapie.
Elle constitue le traitement de référence.

Elle constitue le traitement de référence.

Explication

La chimioradiothérapie est le traitement de référence des lésions étendues et inopérables, tandis qu’elle peut compléter la chirurgie pour des tumeurs opérables mais complexes. Le traitement palliatif préalable et la chimiothérapie seule ne correspondent pas à cette indication.

9. Une complication apparaît deux mois après la fin de la radiothérapie et se résout avant six mois. Comment la classe-t-on ?

Comme une toxicité tardive.
Comme une séquelle définitive.
Comme une complication sans catégorie temporelle.
Comme une toxicité aiguë.

Comme une toxicité aiguë.

Explication

Les toxicités aiguës peuvent apparaître pendant la radiothérapie ou dans les trois mois suivant sa fin; une complication résolutive en moins de six mois est aussi considérée comme aiguë. Le délai de six mois sert à caractériser les toxicités tardives, et une résolution rapide ne définit pas une séquelle définitive.

10. Une séquelle se manifeste huit mois après la fin de l’irradiation et persiste durablement. Quelle catégorie correspond le mieux à ce délai ?

Une toxicité tardive, mais sans possibilité de séquelle durable.
Une toxicité tardive, susceptible de laisser une séquelle définitive.
Une toxicité aiguë, car elle survient dans la première année.
Une toxicité aiguë, car elle persiste après sa manifestation initiale.

Une toxicité tardive, susceptible de laisser une séquelle définitive.

Explication

Une toxicité tardive survient après six mois de la fin de l’irradiation et peut apparaître des années plus tard; elle peut laisser des séquelles définitives. Le délai aigu s’étend jusqu’à trois mois après le traitement, et la catégorie tardive n’exclut pas une séquelle durable.

11. Lors de l’évaluation d’un patient, l’équipe attribue un grade 4 à une toxicité. Quel niveau de gravité ce grade indique-t-il ?

Une toxicité sévère.
Une absence de toxicité.
Un décès.
Une toxicité minime à modérée.

Une toxicité sévère.

Explication

Les grades 3 et 4 correspondent à des toxicités sévères; le grade 5 correspond au décès, les grades 1 et 2 à des toxicités minimes à modérées, et le grade 0 à l’absence de toxicité. Ainsi, associer le grade 4 à une gravité modérée, au décès ou à l’absence de toxicité confond les catégories de l’échelle.

12. Quelles fonctions peuvent être perturbées par les toxicités fonctionnelles de la radiothérapie ?

La déglutition, le goût et la salivation
La respiration, la mastication et l’audition
La respiration, la phonation et la déglutition
La phonation, l’audition et la vision

La respiration, la phonation et la déglutition

Explication

Les toxicités fonctionnelles peuvent perturber la respiration, la phonation et la déglutition. La mastication, l’audition et les symptômes salivaires sont des notions voisines, mais ne constituent pas cette liste.

13. Après une radiothérapie, une patiente présente des lésions ulcérées des muqueuses et une douleur à la déglutition. Quelle toxicité correspond à ce tableau ?

Une radiodermite radio-induite
Une fibrose post-radique
Une xérostomie post-radique
Une mucite radio-induite

Une mucite radio-induite

Explication

La mucite radio-induite est une inflammation des muqueuses pouvant prendre la forme de lésions ulcérées et entraîner une odynophagie. La radiodermite touche la peau, la xérostomie correspond à une sécheresse buccale et la fibrose est une complication tardive.

14. Dans un groupe de 200 patients traités par radiothérapie, avec ou sans chimiothérapie, combien environ présentent une dysphagie radio-induite ?

Environ 96 patients
Environ 64 patients
Environ 40 patients
Entre 60 et 100 patients

Entre 60 et 100 patients

Explication

La dysphagie concerne 30 à 50 % des patients : pour 200 personnes, cela représente 200×0,30=60200 \times 0{,}30 = 60 à 200×0,50=100200 \times 0{,}50 = 100 patients. Les valeurs 64, 96 et 40 correspondent respectivement aux proportions d’amélioration, d’absence d’amélioration et d’aggravation parmi les patients concernés.

15. Une équipe compare deux patients dont les conséquences fonctionnelles après radiothérapie diffèrent. Quel ensemble de facteurs doit-elle considérer pour expliquer une différence de sévérité ?

Dose totale, volumes cibles et prédispositions individuelles, sans les autres facteurs
Dose totale, volumes cibles, fractionnement, technique, chimiothérapie et prédispositions individuelles
Dose totale, fractionnement et technique, sans les volumes cibles ni les prédispositions
Technique d’irradiation, symptômes salivaires et âge, sans les paramètres du traitement

Dose totale, volumes cibles, fractionnement, technique, chimiothérapie et prédispositions individuelles

Explication

La sévérité dépend de la dose totale, des volumes cibles, du fractionnement, de la technique, de l’association d’une chimiothérapie et des facteurs individuels. Les autres réponses omettent plusieurs de ces déterminants ou leur substituent des éléments qui ne figurent pas dans cette liste.

16. Deux patients reçoivent des doses salivaires différentes : l’un reçoit 20 Gy et l’autre 45 Gy. Quel pronostic salivaire correspond à ces doses ?

Séquelles presque constantes à 20 Gy ; récupération attendue à 45 Gy
Récupération attendue aux deux doses, car elles restent sous le seuil de 50 Gy
Séquelles presque constantes aux deux doses, car elles dépassent 15 Gy
Récupération possible à 20 Gy ; séquelles presque constantes et définitives à 45 Gy

Récupération possible à 20 Gy ; séquelles presque constantes et définitives à 45 Gy

Explication

En dessous de 25 Gy, une récupération salivaire primaire et secondaire est possible ; au-delà de 40 Gy, les séquelles sont presque constantes et définitives. Inverser ces effets ou appliquer un seuil de 50 ou 15 Gy ne respecte pas les seuils établis.

17. Chez un patient suivi plusieurs mois après une radiothérapie, quel enchaînement décrit l’évolution de la fibrose post-radique ?

Inflammation, puis épaississement et durcissement des tissus, puis atrophie
Inflammation, puis atrophie, puis épaississement et durcissement
Épaississement et durcissement, puis inflammation, puis atrophie
Inflammation, puis ulcération des muqueuses, puis atrophie

Inflammation, puis épaississement et durcissement des tissus, puis atrophie

Explication

La fibrose post-radique est une complication tardive touchant les muscles, la peau et les nerfs ; elle évolue de l’inflammation vers l’épaississement et le durcissement, puis l’atrophie. Les autres séquences inversent des étapes ou confondent la fibrose avec une lésion muqueuse.

18. Après une radiothérapie des voies aérodigestives supérieures, un patient présente un trismus, une amyotrophie et une mobilité pharyngo-laryngée réduite. À quel ensemble de séquelles ces signes correspondent-ils ?

Une altération gustative et une sécheresse buccale
Une raideur des articulateurs et des troubles de la mobilité
Des fausses routes et des pneumopathies d’inhalation
Une radionécrose osseuse et une sténose pharyngée

Une raideur des articulateurs et des troubles de la mobilité

Explication

Les séquelles peuvent associer raideur des articulateurs, amyotrophie et troubles parfois sévères de la mobilité pharyngo-laryngée. L’altération gustative et la sécheresse buccale relèvent des séquelles salivaires, la radionécrose concerne l’os et les pneumopathies peuvent découler de fausses routes.

19. Un patient dysphagique ne tousse pas pendant les repas, mais développe à répétition des infections pulmonaires compatibles avec des inhalations. Quel mécanisme peut expliquer cette évolution ?

Des fausses routes silencieuses favorisant des pneumopathies d’inhalation chroniques
Un allongement des repas favorisant des pneumopathies d’inhalation chroniques
Une sécheresse buccale favorisant des pneumopathies d’inhalation chroniques
Une exclusion de textures favorisant des pneumopathies d’inhalation chroniques

Des fausses routes silencieuses favorisant des pneumopathies d’inhalation chroniques

Explication

Les fausses routes peuvent être silencieuses et conduire à des pneumopathies d’inhalation chroniques. La dysgueusie, l’exclusion de textures et l’allongement des repas sont des conséquences possibles de la dysphagie, mais ne constituent pas ici le mécanisme d’inhalation.

20. Lors de la planification d’une radiothérapie pour une tumeur de l’hypopharynx, quelle appréciation de la RCMI est la plus juste concernant la déglutition ?

Elle peut augmenter les doses aux structures de déglutition, mais son emploi reste indiqué
Elle peut réduire les doses aux structures de déglutition, mais elle est contre-indiquée pour toute tumeur ORL
Elle peut réduire les doses aux structures de déglutition, mais son emploi peut être problématique
Elle peut réduire les doses aux structures de déglutition et écarte le risque de dysphagie

Elle peut réduire les doses aux structures de déglutition, mais son emploi peut être problématique

Explication

La RCMI peut limiter les doses reçues par les structures impliquées dans la déglutition, mais certaines localisations, notamment l’hypopharynx, rendent son emploi problématique. Réduire les doses ne garantit pas l’absence de dysphagie, et la difficulté ne concerne pas toutes les tumeurs ORL.

21. Après un traitement, une patiente présente une dysphagie persistante. Quel programme correspond à une prise en charge orthophonique adaptée ?

Rééducation tardive, sans manœuvres ni conseils d’hygiène de vie
Adaptation des textures, sans rééducation ni guidance
Prévention, rééducation précoce, adaptations, guidance et hygiène de vie
Surveillance clinique, sans prévention ni adaptations

Prévention, rééducation précoce, adaptations, guidance et hygiène de vie

Explication

La prise en charge orthophonique peut combiner prévention, rééducation intensive précoce, adaptations des textures, postures et manœuvres, guidance et hygiène de vie. Se limiter aux textures, à la surveillance ou à une rééducation tardive laisse de côté plusieurs composantes de cette approche.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Radiothérapie ORL et dysphagie.

Quel type de traitement est la radiothérapie ?

Un traitement locorégional.

Que module la RCMI dans le faisceau de rayonnement ?

L’intensité du faisceau et la division de ses fragments en unidose.

Quel est l’objectif de la RCMI pour les organes à risque ?

Mieux les préserver.

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