QCM : Psychologie clinique et orientation thérapeutique (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’un premier entretien, une psychologue veut préparer une analyse clinique complète. Quelles données doit-elle recueillir et analyser ?

Les symptômes actuels, les antécédents médicaux et les résultats d’examens
L’anamnèse, le contexte, la demande, les ressources et les vulnérabilités
L’anamnèse, les symptômes et les facteurs de risque, sans examiner les ressources
La demande, le diagnostic médical, le traitement prescrit et son efficacité

L’anamnèse, le contexte, la demande, les ressources et les vulnérabilités

Explication

L’analyse clinique prend en compte l’histoire de la personne, son contexte et sa demande, ainsi que ses ressources et ses vulnérabilités. Se limiter aux symptômes omet des dimensions importantes, tandis que poser un diagnostic médical dépasse cette démarche.

2. Après avoir recueilli les données d’un cas, une psychologue doit construire son analyse sans se substituer au médecin. Quelle démarche convient ?

Établir un diagnostic médical à partir des symptômes observés
Formuler une problématique et des hypothèses cliniques différentielles
Retenir une hypothèse clinique unique comme diagnostic définitif
Choisir une option thérapeutique sans préciser la problématique

Formuler une problématique et des hypothèses cliniques différentielles

Explication

À partir des données recueillies, le psychologue formule une problématique et des hypothèses cliniques différentielles, sans poser de diagnostic médical. L’établissement d’un diagnostic médical et la conclusion hâtive à une explication unique confondent ces démarches.

3. Face à une personne dont les besoins ne correspondent pas à une approche unique, quelle posture clinique le psychologue devrait-il adopter ?

Comparer les approches théoriques sans les relier aux besoins de la personne
Considérer plusieurs approches, les facteurs communs et les besoins spécifiques
Adapter l’intervention aux besoins individuels en écartant les facteurs communs
Appliquer une approche privilégiée sans tenir compte des besoins particuliers

Considérer plusieurs approches, les facteurs communs et les besoins spécifiques

Explication

Une posture intégrative tient compte de la pluralité des approches, des facteurs communs et des besoins propres au patient. Se limiter à une école ou écarter les facteurs communs réduit cette perspective.

4. Pourquoi étudier les fondations historiques de la psychologie clinique aide-t-il à comprendre sa pratique actuelle ?

Elle a conservé ses pratiques initiales malgré les changements scientifiques et sociaux
Elle s’est transformée en réponse aux découvertes, aux critiques, aux besoins sociaux et aux enjeux éthiques
Elle s’est développée en réponse aux besoins sociaux, indépendamment des critiques et de l’éthique
Elle a évolué principalement sous l’effet des découvertes scientifiques, sans influence sociale

Elle s’est transformée en réponse aux découvertes, aux critiques, aux besoins sociaux et aux enjeux éthiques

Explication

La psychologie clinique a des racines plurielles et évolue sous l’effet de plusieurs facteurs, dont les découvertes scientifiques, les critiques, les besoins sociaux et les défis éthiques. L’expliquer par une seule cause ou la présenter comme immuable méconnaît cette évolution.

5. Dans la définition de Lightner Witmer, quelle caractéristique décrit le mieux les liens de la psychologie clinique avec d’autres disciplines ?

Elle se rattache à la sociologie et à la pédagogie sans emprunter de méthode à la médecine
Elle emprunte à la médecine sa méthode d’étude et reste liée à la sociologie et à la pédagogie
Elle adopte la médecine comme discipline de référence et se détache des sciences sociales
Elle emprunte sa méthode à la pédagogie et s’appuie sur la médecine pour l’enseignement

Elle emprunte à la médecine sa méthode d’étude et reste liée à la sociologie et à la pédagogie

Explication

Witmer décrit une psychologie clinique qui emprunte à la médecine le caractère de sa méthode d’étude tout en étant étroitement liée à la sociologie et à la pédagogie. Réduire ce lien à une affiliation médicale efface les deux autres disciplines.

6. Quels sont les quatre grands courants psychothérapeutiques présentés dans le cours ?

La psychanalyse, la thérapie cognitivo-comportementale, la systémie et l’approche humaniste
La psychanalyse, la thérapie cognitivo-comportementale, la psychologie médicale et l’approche humaniste
La psychanalyse, la psychologie sociale, la systémie et l’approche humaniste
La psychanalyse, la thérapie cognitivo-comportementale, la systémie et la psychologie médicale

La psychanalyse, la thérapie cognitivo-comportementale, la systémie et l’approche humaniste

Explication

Les quatre courants annoncés sont la psychanalyse, la thérapie cognitivo-comportementale, la systémie et l’approche humaniste. Les autres choix substituent la psychologie sociale ou médicale à l’un de ces courants.

7. Pour comprendre l’évolution des représentations de la souffrance psychique, quel enchaînement historique est mis en évidence ?

Du modèle psychologique au modèle médical, puis au modèle moral ou religieux
Du modèle moral ou religieux au modèle médical, puis au modèle psychologique
Du modèle moral ou religieux au modèle social, puis au modèle psychologique
Du modèle médical au modèle moral ou religieux, puis au modèle psychologique

Du modèle moral ou religieux au modèle médical, puis au modèle psychologique

Explication

L’approche historique met en lumière le passage du modèle moral ou religieux au modèle médical, puis au modèle psychologique. Les autres parcours inversent l’ordre ou introduisent le modèle social à la place du modèle médical.

8. En entretien, deux hypothèses cliniques restent plausibles faute d’éléments décisifs. Quelle posture convient au clinicien ?

Écarter toute hypothèse jusqu’à disposer d’une certitude complète
Maintenir plusieurs hypothèses et accepter provisoirement de ne pas savoir
Retenir la première hypothèse formulée comme conclusion clinique
Choisir immédiatement l’explication qui paraît la plus familière

Maintenir plusieurs hypothèses et accepter provisoirement de ne pas savoir

Explication

La complexité clinique permet la coexistence de plusieurs hypothèses et appelle l’acceptation du non-savoir provisoire. Écarter toute hypothèse confond incertitude et absence de réflexion, tandis qu’imposer une explication ou figer la première hypothèse réduit prématurément l’analyse.

9. Comment l’identité professionnelle du psychologue clinicien se construit-elle ?

Elle dépend principalement de l’ancienneté, indépendamment des expériences vécues
Elle se construit et se transforme avec le temps, les expériences et les rencontres
Elle se fixe dès la formation initiale et reste stable dans la pratique
Elle se définit par les règles institutionnelles plutôt que par les rencontres

Elle se construit et se transforme avec le temps, les expériences et les rencontres

Explication

L’identité professionnelle évolue au fil du temps, des expériences et des rencontres. La considérer comme définitivement fixée, liée à la seule ancienneté ou réduite aux règles institutionnelles méconnaît cette construction dynamique.

10. Un psychologue clinicien reçoit une personne et doit déterminer si elle présente un trouble psychiatrique. Quelle limite professionnelle s’applique ?

Établir le diagnostic psychiatrique avant de décider d’une orientation
Poser un diagnostic psychiatrique dès que l’évaluation psychologique le suggère
Ne pas poser de diagnostic psychiatrique et respecter son cadre d’intervention
Remplacer le diagnostic psychiatrique par une conclusion clinique équivalente

Ne pas poser de diagnostic psychiatrique et respecter son cadre d’intervention

Explication

Le psychologue clinicien ne pose pas de diagnostic psychiatrique ; cette limite clarifie son cadre d’intervention. Une évaluation psychologique ou une orientation ne lui confère pas pour autant le rôle de poser ce diagnostic.

11. Avant de commencer un suivi, quelle conduite reflète les principes éthiques de la pratique clinique ?

Respecter l’autonomie, obtenir le consentement, assumer sa responsabilité et préserver le secret professionnel
Respecter l’autonomie, présumer le consentement, partager la responsabilité et préserver le secret professionnel
Obtenir le consentement, assumer sa responsabilité, préserver le secret professionnel et décider à la place du patient
Respecter l’autonomie, obtenir le consentement, assumer sa responsabilité et communiquer librement les informations cliniques

Respecter l’autonomie, obtenir le consentement, assumer sa responsabilité et préserver le secret professionnel

Explication

La pratique clinique se réfère à l’autonomie, à la responsabilité, au consentement et au secret professionnel. Présumer le consentement, décider à la place de la personne ou communiquer librement les informations compromet ces principes.

12. Dans sa pratique, que permet la liberté clinique au psychologue ?

Choisir et articuler des références théoriques, des méthodes et des outils
Appliquer un cadre théorique unique à toutes les situations cliniques
Agir sans assumer les conséquences de ses choix professionnels
Choisir des outils sans tenir compte des méthodes et des références

Choisir et articuler des références théoriques, des méthodes et des outils

Explication

La liberté clinique permet au psychologue de choisir et d’articuler ses références théoriques, ses méthodes et ses outils. Le cadre théorique unique confond liberté et uniformité, le choix d’outils isolé omet l’articulation des ressources, et l’absence de responsabilité confond autonomie et affranchissement des obligations professionnelles.

13. Une psychologue reçoit deux patients dont les besoins et les situations diffèrent fortement. Quel principe doit guider sa posture clinique ?

L’ajuster à la singularité de chaque patient et de la situation
L’aligner sur les règles institutionnelles, indépendamment des situations
La maintenir identique afin de garantir une pratique uniforme
La choisir selon ses préférences, sans égard au contexte clinique

L’ajuster à la singularité de chaque patient et de la situation

Explication

La posture du psychologue doit être adaptée à la singularité du patient et de la situation. Une posture uniforme néglige cette singularité, l’alignement sur les règles seules réduit l’analyse clinique au cadre institutionnel, et les préférences personnelles ne remplacent pas l’ajustement professionnel.

14. Une psychologue envisage une méthode qu’elle estime adaptée à un patient, mais qui contrevient aux règles déontologiques de sa profession. Comment doit-elle comprendre les limites de sa liberté clinique ?

La considérer comme prioritaire dès lors qu’elle paraît adaptée au patient
La limiter aux seules règles fixées par son institution
L’exercer dans les limites de l’éthique, de la déontologie et de ses responsabilités
La fonder sur son expérience personnelle sans actualiser ses connaissances

L’exercer dans les limites de l’éthique, de la déontologie et de ses responsabilités

Explication

La liberté clinique est encadrée par l’éthique et la déontologie, le cadre institutionnel, l’actualisation scientifique, la responsabilité professionnelle et la qualité de la pratique. Faire primer le choix clinique écarte les obligations déontologiques, réduire les limites à l’institution en omet d’autres, et s’appuyer sur l’expérience seule néglige l’actualisation des connaissances.

15. Un service constate que les attentes des patients et les connaissances scientifiques évoluent. Quel effet ces changements peuvent-ils avoir sur la pratique thérapeutique ?

Transformer principalement les dispositifs et les outils technologiques
Modifier la pratique selon les préférences personnelles des thérapeutes
Faire évoluer les règles institutionnelles sans changer les approches cliniques
Faire évoluer les modèles, les connaissances et les approches thérapeutiques

Faire évoluer les modèles, les connaissances et les approches thérapeutiques

Explication

La pratique thérapeutique évolue avec les modèles, les connaissances, les approches thérapeutiques ainsi qu’avec les attentes sociales et celles des patients. Les seuls changements technologiques relèvent d’un aspect plus circonscrit, les préférences personnelles ne sont pas le facteur établi, et les changements institutionnels ne résument pas cette évolution.

16. Une psychologue souhaite modifier son intervention face à une situation clinique nouvelle. Quelle démarche correspond aux exigences de la pratique clinique ?

Maintenir la même démarche clinique malgré les particularités de la situation
Réfléchir à sa pratique et l’adapter tout en conservant des repères
Changer librement d’intervention sans tenir compte de repères professionnels
Modifier l’intervention sans examiner les effets de ses choix

Réfléchir à sa pratique et l’adapter tout en conservant des repères

Explication

La pratique clinique requiert réflexivité et adaptation : le psychologue examine sa démarche et l’ajuste en s’appuyant sur des repères. L’absence de repères confond liberté professionnelle et absence de cadre, la rigidité écarte l’adaptation, et un changement sans réflexion néglige la réflexivité.

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Quel objectif de culture le cours vise-t-il à donner ?

Une culture clinique transversale.

Quelle méthodologie le cours vise-t-il à transmettre ?

Une méthodologie d’analyse de cas.

Quels éléments l’analyse clinique recueille-t-elle et analyse-t-elle ?

L’anamnèse, le contexte, la demande, les ressources et les vulnérabilités.

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