QCM : Système vestibulaire et contrôle postural (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un geste volontaire combine maintien postural et atteinte d’un objectif moteur. Quelles propositions sont exactes ?

La composante éréismatique contrôle la position du centre de gravité et favorise les forces dynamiques.
Le mouvement constitue un langage corporel qui sert à réguler les mécanismes moteurs essentiels.
Le mouvement permet d’interagir avec l’environnement en contrôlant directement la position du centre de gravité.
La composante éréismatique vise principalement un objectif instrumental tel que l’amplitude du geste.
La composante télécinétique stabilise les segments afin de contrôler la position du centre de gravité.

La composante éréismatique contrôle la position du centre de gravité et favorise les forces dynamiques.

Explication

La composante éréismatique fixe les segments et contrôle le centre de gravité, permettant la création des forces dynamiques. La composante télécinétique vise un but tel que la vitesse ou l’amplitude ; le mouvement comme langage corporel sert à interagir avec l’environnement, et non à remplir les fonctions attribuées aux autres formulations.

2. Lors d’une saisie d’objet, une personne planifie son geste et doit préserver son équilibre. Cochez les propositions exactes :

Le maintien dans le polygone de sustentation relève du contrôle postural.
La saisie et le transport de l’objet relèvent du contrôle postural plutôt que cinématique.
La planification par le système nerveux central participe à la préparation de cette action volontaire.
La posture crée les conditions suffisantes à la réalisation de l’action de saisie.
L’anticipation prend en compte les conséquences de l’action sur l’orientation et l’équilibre.

Le maintien dans le polygone de sustentation relève du contrôle postural. · La planification par le système nerveux central participe à la préparation de cette action volontaire. · L’anticipation prend en compte les conséquences de l’action sur l’orientation et l’équilibre.

Explication

Le maintien dans le polygone de sustentation relève du contrôle postural, et la planification par le système nerveux central participe à la préparation de l’action volontaire. L’anticipation prend en compte les conséquences de l’action sur l’orientation et l’équilibre. La posture crée des conditions nécessaires et adéquates au mouvement, mais celles-ci ne sont pas à elles seules suffisantes.

3. À propos des systèmes sensoriel, cognitif et moteur intervenant dans le mouvement :

Le système sensoriel relie principalement la perception à l’action par la motivation et les émotions.
Les systèmes moteurs mobilisent de nombreux muscles et articulations pour coordonner les mouvements.
Le système cognitif comprend notamment l’attention, la planification et la résolution de problèmes.
Le système sensoriel intègre les impressions sensorielles en informations psychologiques significatives.
Les systèmes moteurs intègrent les impressions sensorielles pour renseigner sur l’environnement.

Les systèmes moteurs mobilisent de nombreux muscles et articulations pour coordonner les mouvements. · Le système cognitif comprend notamment l’attention, la planification et la résolution de problèmes. · Le système sensoriel intègre les impressions sensorielles en informations psychologiques significatives.

Explication

Le système sensoriel transforme les impressions en informations significatives et renseigne sur le corps et l’environnement. Le système cognitif comprend notamment l’attention, la planification, la motivation et les émotions, tandis que les systèmes moteurs mobilisent muscles et articulations ; les deux dernières propositions attribuent ces fonctions aux mauvais systèmes.

4. Une personne apprend à réaliser un geste efficace, puis compare un lancer isolé à une course. Quelles propositions sont exactes ?

L’apprentissage vise une réponse efficace et économique permettant d’atteindre un objectif.
Un mouvement discret présente un début et une fin reconnaissables.
Une habileté ouverte s’effectue dans un environnement stable et prévisible.
L’apprentissage d’un mouvement consiste à élaborer une réponse rapide, même si elle est coûteuse.
La fin d’un mouvement continu est reconnaissable indépendamment de la réalisation de la tâche.

L’apprentissage vise une réponse efficace et économique permettant d’atteindre un objectif. · Un mouvement discret présente un début et une fin reconnaissables.

Explication

L’apprentissage d’un mouvement correspond à l’élaboration et à la réalisation d’une réponse efficace et économique pour atteindre un objectif. Un mouvement discret a un début et une fin reconnaissables ; une habileté ouverte s’adapte à un environnement instable, et la fin d’un mouvement continu dépend de la réalisation de la tâche.

5. Une personne marche sur un sol irrégulier malgré du bruit ambiant et des distractions. Parmi les propositions suivantes concernant les contraintes et le mouvement, lesquelles sont exactes ?

Les distractions sont des contraintes auxquelles le mouvement doit adapter sa forme pour se conformer.
Le bruit ambiant constitue une contrainte régulatrice qui impose la trajectoire de marche.
Un mouvement stable est précédé d’une activité avant le début du geste.
Le type de surface constitue une contrainte régulatrice à laquelle le mouvement doit se conformer.
Le bruit de fond peut affecter le mouvement sans imposer une conformité à ses caractéristiques.

Le type de surface constitue une contrainte régulatrice à laquelle le mouvement doit se conformer. · Le bruit de fond peut affecter le mouvement sans imposer une conformité à ses caractéristiques.

Explication

Le type de surface est une contrainte régulatrice, car le mouvement doit s’y conformer. Le bruit et les distractions sont des facteurs non régulateurs : ils peuvent affecter le mouvement sans exiger cette conformité ; par ailleurs, un mouvement stable commence par une immobilité.

6. Avant un mouvement nouveau, une personne prépare sa posture et imagine ses conséquences ; concernant l’anticipation :

La mémoire motrice sert à anticiper les conséquences sans modèle moteur de l’action.
Des ajustements posturaux anticipés peuvent accompagner la préparation du mouvement.
Le cerveau peut générer des hypothèses et préparer des gestes avant l’action.
L’anticipation des conséquences repose sur le modèle moteur d’une action étrangère à réaliser.
La mémoire motrice de l’action contribue à anticiper ses conséquences.

Des ajustements posturaux anticipés peuvent accompagner la préparation du mouvement. · Le cerveau peut générer des hypothèses et préparer des gestes avant l’action. · La mémoire motrice de l’action contribue à anticiper ses conséquences.

Explication

Berthoz décrit un cerveau qui génère des hypothèses et prépare des gestes ainsi que des ajustements posturaux. L’anticipation des conséquences s’appuie à la fois sur la mémoire motrice et sur un modèle moteur de l’action à réaliser, contrairement aux deux formulations qui écartent ou déplacent ces éléments.

7. Une personne réalise un appui renversé seule, puis reçoit une aide imprévue lors d’un nouvel essai ; quelles propositions décrivent cette situation ?

L’anticipation et l’adaptation peuvent différer entre un mouvement réalisé seul et une aide imprévue.
Une aide imprévue rend la planification identique à celle d’un mouvement réalisé seul.
Pour un appui renversé, l’attitude anticipée peut viser à minimiser le déséquilibre.
Le fait d’être aidé sans prévenir peut modifier la planification du mouvement.
Lors d’un appui renversé, l’anticipation conduit à amplifier le déséquilibre postural.

L’anticipation et l’adaptation peuvent différer entre un mouvement réalisé seul et une aide imprévue. · Pour un appui renversé, l’attitude anticipée peut viser à minimiser le déséquilibre. · Le fait d’être aidé sans prévenir peut modifier la planification du mouvement.

Explication

L’anticipation et l’adaptation peuvent différer lorsque la personne agit seule ou est aidée sans prévenir. Pour l’appui renversé, l’anticipation peut susciter une attitude qui minimise le déséquilibre ; elle ne vise pas à l’amplifier, et l’aide imprévue ne garantit pas une planification identique.

8. Dans une analyse cognitiviste, un mouvement est préparé à partir d’informations environnementales ; quelles propositions caractérisent ce cadre ?

Dans le modèle cognitiviste, le système moteur transmet le plan d’action au système nerveux central.
Le cognitivisme rapproche le cerveau d’un ordinateur qui traite des informations.
À contexte constant, la variabilité est considérée comme nuisible à la reproductibilité de la performance.
Le système nerveux central intègre les informations environnementales avant de communiquer un plan moteur.
Le cognitivisme assimile le cerveau à un système qui ignore le traitement de l’information.

Le cognitivisme rapproche le cerveau d’un ordinateur qui traite des informations. · À contexte constant, la variabilité est considérée comme nuisible à la reproductibilité de la performance. · Le système nerveux central intègre les informations environnementales avant de communiquer un plan moteur.

Explication

Le cognitivisme établit une analogie entre le cerveau et l’ordinateur qui traite des informations. Dans ce modèle, le système nerveux central intègre les informations de l’environnement puis communique un plan au système moteur ; la variabilité est considérée comme nuisible à la reproductibilité lorsque le contexte est constant.

9. Deux équipes expliquent un mouvement : l’une par un modèle invariant, l’autre par des approches écologique et dynamique ; quelles propositions sont exactes ?

Dans les approches écologique et dynamique, le système nerveux central demeure l’élément central du mouvement.
Le modèle du mouvement invariant place l’environnement au cœur de son explication.
Les approches écologique et dynamique intègrent l’environnement dans l’explication du mouvement.
Le modèle invariant intègre l’environnement, tandis que les approches écologique et dynamique l’écartent.
La variabilité motrice désigne une variation entre tâches réalisées dans des conditions différentes.

Les approches écologique et dynamique intègrent l’environnement dans l’explication du mouvement.

Explication

Les théories écologique et des systèmes dynamiques intègrent l’environnement, contrairement au modèle du mouvement invariant. Ces approches ne considèrent plus le système nerveux central comme l’élément central, et la variabilité est définie comme une variation au fil de répétitions réalisées dans des conditions similaires.

10. Concernant le modèle des contraintes de Newell et McDonald :

La tâche régule les réponses motrices disponibles pour réaliser le mouvement.
Le mouvement résulte de l’interaction entre la tâche, le muscle et la mémoire.
Le système nerveux central sélectionne une solution optimale et unique pour chaque tâche.
Le mouvement émerge de l’interaction entre la tâche, l’organisme et l’environnement.
Le système nerveux central facilite des familles de solutions adaptées à la tâche.

La tâche régule les réponses motrices disponibles pour réaliser le mouvement. · Le mouvement émerge de l’interaction entre la tâche, l’organisme et l’environnement. · Le système nerveux central facilite des familles de solutions adaptées à la tâche.

Explication

Le modèle associe tâche, organisme et environnement dans la production du mouvement. Le système nerveux central facilite des familles de solutions plutôt qu’une solution optimale unique, et la tâche régule les réponses disponibles.

11. Concernant les modèles de contrôle moteur de Bernstein et de Schmidt, quelles propositions sont exactes ?

Le schéma d’action de Schmidt associe résultats de l’action et paramètres du mouvement.
Le modèle circulaire de Bernstein comprend un effecteur, un récepteur et un contrôleur.
Le modèle de Bernstein comporte également un programme, un enregistreur et un régulateur.
Chez Bernstein, le retour sensoriel contribue aux corrections du mouvement en cours.
Chez Bernstein, les corrections reposent sur l’interaction entre le cerveau et le système visuel.

Le schéma d’action de Schmidt associe résultats de l’action et paramètres du mouvement. · Le modèle circulaire de Bernstein comprend un effecteur, un récepteur et un contrôleur. · Le modèle de Bernstein comporte également un programme, un enregistreur et un régulateur. · Chez Bernstein, le retour sensoriel contribue aux corrections du mouvement en cours.

Explication

Le modèle de Bernstein repose sur l’interaction entre le cerveau et le système périphérique sensoriel, dont le retour informe les corrections. Il comprend six éléments, dont ceux énumérés ici. Chez Schmidt, le schéma lie les résultats de l’action à des paramètres tels que la force, l’amplitude et la vitesse; le retour n’est pas limité à la vision.

12. Une personne ajuste un geste pendant son exécution grâce au retour sensoriel. Concernant les mécanismes impliqués :

La mémoire de rappel organise les paramètres moteurs après le début du mouvement.
Le retour sensoriel permet une correction en cours d’action, caractéristique de la boucle fermée.
Dans le contrôle volontaire, l’effecteur transmet la commande motrice au contrôleur.
En boucle ouverte, la commande initiale est corrigée par le retour sensoriel pendant le geste.
La mémoire de reconnaissance évalue les effets sensoriels après la réalisation du mouvement.

Le retour sensoriel permet une correction en cours d’action, caractéristique de la boucle fermée. · La mémoire de reconnaissance évalue les effets sensoriels après la réalisation du mouvement.

Explication

La boucle fermée utilise le retour sensoriel pour corriger le mouvement pendant son exécution, tandis qu’en boucle ouverte la commande initiale n’est pas corrigée pendant l’action. Dans le contrôle volontaire, le contrôleur transmet la commande à l’effecteur. La mémoire de rappel organise à l’avance les programmes moteurs et leurs paramètres pour un mouvement rapide, tandis que la mémoire de reconnaissance évalue les effets sensoriels après le mouvement. Le schéma d’action de Schmidt lie les résultats de l’action à des paramètres tels que la force, l’amplitude et la vitesse.

13. Un courant d’air dévie un foulard qu’une personne tente de saisir. Concernant la réponse motrice à cette perturbation :

La boucle fermée peut corriger la commande à partir de la déviation vue.
La boucle ouverte adapte la commande initiale en tenant compte de la trajectoire déviée.
La correction externe repose sur l’information tactile concernant la distance à l’objet.
L’information visuelle renseigne sur la distance entre la main et le foulard.
Les modèles prédictifs sont mobilisés pour toute perturbation externe liée au courant d’air.

La boucle fermée peut corriger la commande à partir de la déviation vue. · L’information visuelle renseigne sur la distance entre la main et le foulard.

Explication

Face à une déviation externe, l’information visuelle sur la trajectoire et la distance main-objet permet une correction en boucle fermée. La boucle ouverte poursuit la commande initiale; les modèles internes ou prédictifs sont associés aux perturbations internes liées à la commande motrice.

14. Une personne présentant une atteinte de la voie afférente dorsale réalise une tâche motrice avec et sans vision. Quelles propositions sont exactes ?

Les récepteurs articulaires fournissent moins d’informations, mais contribuent davantage à protéger des blessures.
Les fuseaux neuromusculaires font partie des mécanorécepteurs proprioceptifs situés dans les muscles.
La vision aggrave la perturbation motrice en supprimant la stratégie de compensation visuelle.
Les récepteurs articulaires fournissent davantage d’informations que les récepteurs musculaires proprioceptifs.
La motricité peut être perturbée sans vision après une lésion de la voie afférente dorsale.

Les récepteurs articulaires fournissent moins d’informations, mais contribuent davantage à protéger des blessures. · Les fuseaux neuromusculaires font partie des mécanorécepteurs proprioceptifs situés dans les muscles. · La motricité peut être perturbée sans vision après une lésion de la voie afférente dorsale.

Explication

Les fuseaux neuromusculaires sont des récepteurs proprioceptifs musculaires, et les récepteurs articulaires informent moins tout en protégeant davantage des blessures. Une atteinte afférente dorsale perturbe la motricité sans vision, tandis que la vision permet une compensation ; elle ne supprime donc pas cette stratégie.

15. Un programme moteur prépare un mouvement d’interception suivi d’un geste rapide de pointage. Quelles propositions décrivent correctement ces notions ?

Un mouvement balistique rapide suit un patron triphasique avec une seconde activation de l’agoniste.
Un programme moteur précise les muscles sollicités, leur ordre d’activation et leur force de contraction.
Dans un patron triphasique, l’agoniste initie le mouvement, puis l’antagoniste le freine.
Un mouvement balistique rapide commence par la contraction de l’antagoniste, puis le relâchement de l’agoniste.
Le temps de contact est estimé en divisant la taille d’expansion par la taille de l’image.

Un programme moteur précise les muscles sollicités, leur ordre d’activation et leur force de contraction. · Dans un patron triphasique, l’agoniste initie le mouvement, puis l’antagoniste le freine.

Explication

Un programme moteur spécifie les muscles sollicités, leur ordre d’activation et leur force de contraction. Dans le patron triphasique, l’agoniste initie le mouvement, puis l’antagoniste le freine avant une nouvelle activation de l’agoniste. Le mouvement balistique rapide suit un patron biphasique : l’antagoniste est relâché, l’agoniste se contracte pour produire la trajectoire, puis l’antagoniste est activé. Le temps de contact est estimé en divisant la taille de l’image par la taille d’expansion.

16. Une personne apprend un geste d’écriture puis l’adapte à une nouvelle situation. Concernant le programme moteur généralisé :

Le modèle de Schmidt attribue au cerveau le stockage d’un schéma propre à chaque contexte immuable.
Le modèle de Schmidt décrit un schéma stocké qui conserve une structure adaptable du mouvement.
L’adaptation du programme s’effectue du local vers le global, comme dans l’apprentissage de l’écriture.
L’acquisition du programme moteur généralisé ne dépend pas de l’expérience ni de l’apprentissage.
Un mouvement lent non programmé repose sur une activation continue et régulière de l’agoniste.

Le modèle de Schmidt décrit un schéma stocké qui conserve une structure adaptable du mouvement.

Explication

Selon Schmidt (1977), le cerveau stocke un schéma qui préserve une structure adaptable du mouvement. Un mouvement lent non programmé repose sur des activations de l’agoniste par à-coups ; le programme généralisé s’acquiert par expérience et apprentissage, puis s’adapte du global vers le local.

17. Pour décrire un objet rigide en trois dimensions et comparer sa mobilité à celle du corps humain, quelles propositions sont exactes ?

Un corps rigide tridimensionnel possède six degrés de liberté en translation.
Le corps humain possède environ 244 degrés de liberté pour 630 muscles squelettiques.
Un degré de liberté désigne le nombre minimal de muscles requis pour décrire le système.
Un degré de liberté correspond à une coordonnée indépendante nécessaire pour décrire un système.
Un corps rigide tridimensionnel possède trois degrés de liberté en translation.

Le corps humain possède environ 244 degrés de liberté pour 630 muscles squelettiques. · Un degré de liberté correspond à une coordonnée indépendante nécessaire pour décrire un système. · Un corps rigide tridimensionnel possède trois degrés de liberté en translation.

Explication

Un degré de liberté est une coordonnée indépendante nécessaire à la description du système. Un corps rigide en trois dimensions possède six degrés de liberté, répartis en trois translations et trois rotations ; le corps humain en compte environ 244 pour 630 muscles squelettiques.

18. Une personne se tient debout tandis que le sol bouge et qu’elle lève un bras. Quelles propositions décrivent correctement l’équilibre dans cette situation ?

Le déplacement du sol constitue une perturbation possible de l’équilibre.
Le mouvement du bras peut nécessiter une compensation par d’autres segments corporels.
En situation dynamique, l’intensité de la force de retour indique le degré de stabilité.
Une réduction du polygone de sustentation peut perturber l’équilibre.
Un corps stable perturbé peut retrouver sa position initiale en situation dynamique.

Le déplacement du sol constitue une perturbation possible de l’équilibre. · Le mouvement du bras peut nécessiter une compensation par d’autres segments corporels. · Une réduction du polygone de sustentation peut perturber l’équilibre. · Un corps stable perturbé peut retrouver sa position initiale en situation dynamique.

Explication

Le déplacement du sol et la réduction du polygone de sustentation font partie des perturbations possibles. Le mouvement d’un segment peut perturber l’équilibre et appeler une compensation d’autres segments. En situation dynamique, un corps stable peut retrouver sa position initiale; plus la force nécessaire au retour est importante, plus l’équilibre est instable, et non stable.

19. Lors d’un déplacement de la tête, quelles propositions décrivent la transmission sensorielle par les organes otolithiques ?

La fréquence de décharge diminue lorsque la pression exercée sur les cils augmente.
Une pression accrue sur les cils augmente la fréquence de décharge sensorielle.
Le déplacement de l’endolymphe exerce une pression sur les cellules sensorielles.
Les signaux nerveux sont transmis vers la branche cochléaire du nerf vestibulaire.
Le mouvement des cils produit d’abord des potentiels nerveux, puis un potentiel récepteur.

Une pression accrue sur les cils augmente la fréquence de décharge sensorielle. · Le déplacement de l’endolymphe exerce une pression sur les cellules sensorielles.

Explication

Le déplacement de la tête met l’endolymphe en mouvement, qui exerce une pression sur les cellules sensorielles et déplace leurs cils. Une pression plus importante augmente la fréquence de décharge. Le mouvement des cils produit d’abord un potentiel récepteur, puis des potentiels nerveux; ceux-ci sont transmis à la branche vestibulaire du nerf vestibulo-cochléaire.

20. Un examen des mouvements de tête mobilise les canaux semi-circulaires : quelles propositions sont exactes ?

Les trois canaux semi-circulaires sont disposés selon des plans orthogonaux.
Les canaux semi-circulaires détectent les accélérations linéaires plutôt que les rotations.
Le canal antérieur détecte des mouvements haut-bas et avant-arrière.
Le canal postérieur vertical détecte principalement la rotation horizontale de la tête.
Les canaux semi-circulaires sont disposés dans un même plan horizontal.

Les trois canaux semi-circulaires sont disposés selon des plans orthogonaux. · Le canal antérieur détecte des mouvements haut-bas et avant-arrière.

Explication

Les trois canaux semi-circulaires sont disposés selon trois plans orthogonaux et servent de capteurs de rotation stimulés par l’accélération. Le canal antérieur détecte les mouvements haut-bas et avant-arrière. Le canal postérieur vertical détecte l’inclinaison latérale, tandis que la rotation de la tête relève du canal latéral horizontal; les accélérations linéaires sont détectées par les organes otolithiques.

21. Lors d’un trajet, une personne accélère, roule ensuite à vitesse constante puis ralentit. Quelles propositions décrivent le système vestibulaire ?

Les fibres irrégulières sont sensibles aux hautes fréquences et détectent vitesse et accélération.
Le système vestibulaire détecte les variations de vitesse lors de l’accélération ou du ralentissement.
La sensibilité à la gravité permet de détecter des variations de la tête par rapport à celle-ci.
Les fibres régulières otolithiques répondent aux basses fréquences et aux mouvements lents.
La phase à vitesse constante fournit une information vestibulaire sur le mouvement maintenu.

Les fibres irrégulières sont sensibles aux hautes fréquences et détectent vitesse et accélération. · Le système vestibulaire détecte les variations de vitesse lors de l’accélération ou du ralentissement. · La sensibilité à la gravité permet de détecter des variations de la tête par rapport à celle-ci. · Les fibres régulières otolithiques répondent aux basses fréquences et aux mouvements lents.

Explication

Les fibres régulières répondent aux basses fréquences et aux mouvements lents, tandis que les fibres irrégulières répondent aux hautes fréquences et renseignent sur la vitesse et l’accélération. Le système vestibulaire est sensible à la gravité et aux accélérations linéaires, mais ne renseigne pas sur un mouvement à vitesse constante.

22. Une personne ressent une force sans pouvoir déterminer si elle incline la tête ou subit une accélération linéaire. Concernant les limites vestibulaires :

Une accélération dans un sens peut être confondue avec une décélération dans le sens opposé.
La vision et le vestibule sont combinés pour supprimer toute ambiguïté sensorielle.
La combinaison des informations visuelles et vestibulaires peut compenser certaines limites vestibulaires.
Le système vestibulaire ne distingue pas une inclinaison statique d’une accélération linéaire.
Le système vestibulaire distingue une accélération d’une décélération opposée.

Une accélération dans un sens peut être confondue avec une décélération dans le sens opposé. · La combinaison des informations visuelles et vestibulaires peut compenser certaines limites vestibulaires. · Le système vestibulaire ne distingue pas une inclinaison statique d’une accélération linéaire.

Explication

Le vestibule ne distingue ni l’inclinaison statique de l’accélération linéaire, ni l’accélération dans un sens de la décélération opposée. La combinaison visuelle et vestibulaire compense certaines limites, mais ne supprime pas nécessairement toute ambiguïté.

23. Parmi les propositions suivantes concernant la proprioception, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les récepteurs proprioceptifs remplacent le retour sensoriel associé aux voies réflexes.
Les informations proprioceptives complètent les voies réflexes par un retour sensoriel supplémentaire.
La proprioception décrit la position du corps sans renseigner sur celle de ses segments.
Elle renseigne sur la position du corps dans l’espace et celle de ses segments entre eux.
Les récepteurs musculaires, articulaires, tendineux et cutanés contribuent à la proprioception.

Les informations proprioceptives complètent les voies réflexes par un retour sensoriel supplémentaire. · Elle renseigne sur la position du corps dans l’espace et celle de ses segments entre eux. · Les récepteurs musculaires, articulaires, tendineux et cutanés contribuent à la proprioception.

Explication

La proprioception concerne la position du corps dans l’espace et la position relative de ses segments ; elle mobilise des récepteurs musculaires, articulaires, tendineux et cutanés. Ces récepteurs complètent les voies réflexes par un retour sensoriel supplémentaire, plutôt que de les remplacer.

24. Lors de l’étude des réflexes et de la position articulaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les fibres Ia des fuseaux neuromusculaires interviennent dans le réflexe myotatique inverse.
Les corpuscules de Ruffini renseignent sur l’étirement musculaire et la tension tendineuse.
Les fibres Ia des fuseaux neuromusculaires participent au réflexe myotatique.
Les corpuscules de Ruffini renseignent sur les mouvements et les positions articulaires.
Les fibres Ib des organes tendineux de Golgi passent par des interneurones inhibiteurs.

Les fibres Ia des fuseaux neuromusculaires participent au réflexe myotatique. · Les corpuscules de Ruffini renseignent sur les mouvements et les positions articulaires. · Les fibres Ib des organes tendineux de Golgi passent par des interneurones inhibiteurs.

Explication

Les fibres Ia des fuseaux neuromusculaires participent au réflexe myotatique, tandis que les fibres Ib de Golgi empruntent des interneurones inhibiteurs dans le réflexe myotatique inverse. Les corpuscules de Ruffini sont des mécanorécepteurs articulaires qui renseignent sur les mouvements et les positions articulaires.

25. Une atteinte fonctionnelle touche une zone cérébelleuse impliquée dans le contrôle postural. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

L’archéocervelet régule l’équilibre et participe au redressement.
Le cervelet se situe à la base postéro-inférieure du cortex, derrière le tronc cérébral.
Le néocervelet régule principalement l’équilibre et le redressement du corps.
Le cervelet se situe en avant du tronc cérébral, dans la partie supérieure du cortex.
Le paléocervelet contribue à la tonicité posturale et au contrôle de l’équilibre.

L’archéocervelet régule l’équilibre et participe au redressement. · Le cervelet se situe à la base postéro-inférieure du cortex, derrière le tronc cérébral. · Le paléocervelet contribue à la tonicité posturale et au contrôle de l’équilibre.

Explication

L’archéocervelet intervient dans l’équilibre et le redressement, tandis que le paléocervelet régule la tonicité posturale et contribue à l’équilibre. Le cervelet est situé à la base postéro-inférieure du cortex, à l’arrière du tronc cérébral ; le néocervelet coordonne les mouvements précis.

26. Avant un mouvement, le cervelet reçoit plusieurs informations sensorielles et motrices. Quelles propositions décrivent son fonctionnement et les signes possibles d’un syndrome cérébelleux ?

L’ataxie peut faire partie des manifestations d’un syndrome cérébelleux.
Il compare ce qui est prévu à ce qui se produit pour ajuster le message moteur avant le mouvement.
L’asynergie et l’adiadococinésie peuvent également être associées au syndrome cérébelleux.
Il reçoit des informations du cortex moteur, des propriocepteurs, du vestibule et de l’œil.
Il ajuste le message moteur après le début du mouvement, sans comparaison avec ce qui est prévu.

L’ataxie peut faire partie des manifestations d’un syndrome cérébelleux. · Il compare ce qui est prévu à ce qui se produit pour ajuster le message moteur avant le mouvement. · L’asynergie et l’adiadococinésie peuvent également être associées au syndrome cérébelleux. · Il reçoit des informations du cortex moteur, des propriocepteurs, du vestibule et de l’œil.

Explication

Le cervelet reçoit des informations motrices et sensorielles, puis compare le mouvement prévu à ce qui se produit afin d’ajuster le message moteur avant son démarrage. Le syndrome cérébelleux peut associer ataxie, asynergie et adiadococinésie ; l’ajustement décrit ne se limite donc pas à une correction après le début du mouvement.

27. Lorsqu’une personne fixe une cible tandis que sa tête tourne, quelles caractéristiques décrivent le réflexe vestibulo-oculaire ?

En fonctionnement normal, la vitesse des yeux est supérieure à celle du mouvement de la tête.
Les yeux tournent en sens opposé à la tête pour maintenir la cible dans le regard.
Le système associe des structures nerveuses aux muscles extra-oculaires pour stabiliser le regard.
Pendant ce réflexe, les yeux tournent dans le même sens que le mouvement de la tête.
Le système relie l’appareil sensoriel aux muscles oculomoteurs afin de déplacer la cible fixée.

Les yeux tournent en sens opposé à la tête pour maintenir la cible dans le regard. · Le système associe des structures nerveuses aux muscles extra-oculaires pour stabiliser le regard.

Explication

Le réflexe fait tourner les yeux à l’opposé de la tête et mobilise des connexions nerveuses entre l’appareil sensoriel et les muscles extra-oculaires. La vitesse oculaire égale celle de la tête en fonctionnement normal ; les deux dernières propositions inversent le sens du mouvement ou la fonction de stabilisation.

28. À propos de l’intégration des informations sensorielles et de leurs effets moteurs :

Le traitement sensoriel peut permettre au cerveau de poursuivre une action motrice.
Les capteurs agissent en synergie sur les muscles stabilisant l’équilibre, sans lien avec la stabilité visuelle.
Les informations proprioceptives sont dirigées vers les muscles oculomoteurs plutôt que vers le système nerveux central.
Les informations visuelles et vestibulaires convergent vers le système nerveux central.
Le traitement des informations sensorielles interrompt l’action motrice au lieu de la déclencher ou de la poursuivre.

Le traitement sensoriel peut permettre au cerveau de poursuivre une action motrice. · Les informations visuelles et vestibulaires convergent vers le système nerveux central.

Explication

Les informations visuelles et vestibulaires, comme les autres informations sensorielles citées, convergent vers le système nerveux central, et leur traitement peut déclencher ou poursuivre une action. Les capteurs contribuent aussi à la stabilité visuelle par les muscles oculomoteurs ; les trois dernières propositions contredisent ces rôles.

29. Après un déficit vestibulaire, une personne s’adapte progressivement en mobilisant d’autres repères et en réapprenant un mouvement. Quelles propositions s’appliquent ?

La compensation repose sur une réadaptation continue lorsque l’une des informations sensorielles manque.
L’orientation spatiale peut mobiliser les référentiels visuel, gravitaire et égocentré.
La plasticité correspond à une modification temporaire du mouvement sans acquisition de nouvelle possibilité.
La redondance sensorielle permet de compenser l’information vestibulaire manquante par une autre information.
La plasticité désigne une capacité de réadaptation, de réajustement et de réorganisation.

La compensation repose sur une réadaptation continue lorsque l’une des informations sensorielles manque. · L’orientation spatiale peut mobiliser les référentiels visuel, gravitaire et égocentré. · La redondance sensorielle permet de compenser l’information vestibulaire manquante par une autre information. · La plasticité désigne une capacité de réadaptation, de réajustement et de réorganisation.

Explication

La compensation mobilise la redondance des informations sensorielles et leur réadaptation continue ; l’orientation peut s’appuyer sur les référentiels visuel, gravitaire et égocentré. La plasticité permet une modification durable du mouvement pour acquérir une possibilité nouvelle, et non une modification temporaire.

30. Lors de l’apprentissage d’un salto et de la compensation sensorielle, quelles propositions sont exactes ?

Pendant l’élévation d’un salto, la vision ne contribue pas à la régulation du mouvement.
Une nouvelle connexion synaptique peut aider le système nerveux central à compenser une interruption sensorielle liée à une lésion.
Lors de la rotation d’un salto, la vision constitue une source d’information utilisable pour guider le mouvement.
À la réception d’un salto, la régulation repose sur les informations vestibulaires plutôt que sur les retours des membres inférieurs.
La modification des présélections sensorielles lors du réapprentissage réduit les erreurs de reconnaissance et de retour moteur.

Une nouvelle connexion synaptique peut aider le système nerveux central à compenser une interruption sensorielle liée à une lésion.

Explication

Une nouvelle connexion synaptique peut permettre au système nerveux central de s’adapter à une interruption sensorielle et de compenser une lésion (Paillard, 1977). La vision participe à l’élévation, n’est pas utilisable pendant la rotation, et la réception mobilise la vision ainsi que les retours musculaires et articulaires des membres inférieurs ; le réapprentissage peut provoquer des erreurs.

31. Une personne saine est inclinée latéralement et doit estimer son axe vertical. Quelles propositions décrivent la perception de la verticalité ?

La verticale subjective tient compte de la verticale gravitaire du lieu et de l’orientation corporelle.
La verticale subjective désigne l’estimation de l’axe longitudinal indépendamment de l’orientation du corps.
La représentation de la verticalité repose sur les seules informations otolithiques et se situe dans le cortex pariétal.
La verticalité correspond à l’orientation du sujet ou d’un élément de l’environnement par rapport à la verticale gravitaire.
Chez un sujet sain, l’inclinaison perçue accompagne l’inclinaison corporelle latérale.

La verticale subjective tient compte de la verticale gravitaire du lieu et de l’orientation corporelle. · La verticalité correspond à l’orientation du sujet ou d’un élément de l’environnement par rapport à la verticale gravitaire. · Chez un sujet sain, l’inclinaison perçue accompagne l’inclinaison corporelle latérale.

Explication

La verticalité concerne l’orientation par rapport à la verticale gravitaire, et la verticale subjective intègre la verticale du lieu ainsi que l’orientation du corps. Chez un sujet sain, l’inclinaison perçue suit l’inclinaison corporelle ; la représentation mobilise aussi des informations somesthésiques et visuelles et se situe dans le cortex pariéto-temporal.

32. Dans un test du cadre et du bâton, le tunnel est incliné de 18° par rapport à la verticale gravitaire. Concernant ce test :

L’inclinaison perçue varie avec l’environnement visuel, mais pas avec l’âge.
Un sujet dépendant du cadre éprouve des difficultés à ajuster la barre à la verticale.
Le tunnel est incliné de 18° par rapport à la verticale subjective.
Après un AVC, le biais de perception de la verticale se fait du côté de la lésion.
La personne ajuste une barre à la verticale à l’intérieur du tunnel incliné.

Un sujet dépendant du cadre éprouve des difficultés à ajuster la barre à la verticale. · La personne ajuste une barre à la verticale à l’intérieur du tunnel incliné.

Explication

Le test demande d’ajuster une barre dans un tunnel incliné par rapport à la verticale gravitaire, et un sujet dépendant du cadre a des difficultés à le faire. Après un AVC, le biais peut être du côté opposé à la lésion; l’inclinaison perçue varie aussi avec l’âge, et le tunnel est défini par rapport à la verticale gravitaire.

33. Concernant la posture et le maintien de l’équilibre :

La stabilisation posturale repose sur des programmes situés dans le cortex cérébral.
La posture sert de référence pour changer de posture ou réaliser une activité motrice.
La posture décrit la position relative des segments corporels à un instant donné.
La station debout constitue une posture de référence contre la pesanteur.
La posture désigne la position du corps indépendamment de tout programme moteur.

La posture sert de référence pour changer de posture ou réaliser une activité motrice. · La posture décrit la position relative des segments corporels à un instant donné. · La station debout constitue une posture de référence contre la pesanteur.

Explication

La posture correspond à la position relative des segments à un instant donné et dépend d’un programme moteur; la station debout est une posture de référence opposée à la pesanteur. La stabilisation repose sur des programmes précâblés de la moelle et du tronc cérébral, et la posture fournit une référence pour les changements posturaux et l’activité motrice.

34. Lorsqu’on évalue les conditions du maintien postural, quelles propositions sont exactes ?

Le polygone de sustentation correspond à la projection du centre de gravité.
Le maintien physiologique repose sur des appuis souples facilitant les ajustements.
Les informations posturales proviennent des récepteurs visuels et auditifs.
Le maintien mécanique exige que le centre de gravité reste au-dessus de la base d’appui.
La posture est un système musculaire passif qui accompagne la pesanteur.

Le maintien mécanique exige que le centre de gravité reste au-dessus de la base d’appui.

Explication

Le maintien mécanique comprend la stabilisation du centre de gravité au-dessus de la base d’appui, ainsi que la reconnaissance de la verticale et la présence d’un polygone de sustentation. Les informations posturales incluent notamment les afférences vestibulaires, proprioceptives, articulaires et plantaires; le maintien physiologique requiert des appuis stables et rigides, et la posture est un système musculaire actif et dynamique.

35. Une personne se penche en avant sans déplacer ses pieds. Concernant les ajustements qui contribuent au maintien de l’équilibre :

Selon Schmidt, la posture contribue à lutter contre la gravité et maintenir l’équilibre.
Ses épaules avancent tandis que sa ceinture pelvienne recule.
Les forces internes renforcent les forces gravitaires qui agissent sur les segments.
Selon Schmidt, la posture fixe les segments sans tenir compte de l’environnement.
La ceinture pelvienne avance tandis que les épaules reculent pour conserver l’équilibre.

Selon Schmidt, la posture contribue à lutter contre la gravité et maintenir l’équilibre. · Ses épaules avancent tandis que sa ceinture pelvienne recule.

Explication

Pour se pencher en avant sans déplacer la base d’appui, les épaules avancent et la ceinture pelvienne recule, ce qui aide à conserver la projection du centre de gravité dans la base d’appui. Le modèle de Schmidt attribue à la posture la lutte contre la gravité et le maintien de l’équilibre; les forces internes s’opposent aux forces gravitaires et l’orientation des segments tient compte de la perception et de l’action par rapport à l’environnement.

36. Une personne apprend un mouvement volontaire et ajuste sa posture : quelles propositions décrivent ces ajustements ?

Avec l’apprentissage, le système nerveux central anticipe les effets mécaniques du mouvement volontaire.
La réponse posturale est adaptée chez les personnes expertes ou habiles.
Un ajustement anticipateur précède le mouvement, tandis qu’un ajustement réactionnel lui succède.
Avec l’apprentissage, l’anticipation centrale augmente les effets de la perturbation posturale.
Un ajustement réactionnel précède le mouvement et prépare la posture à son exécution.

Avec l’apprentissage, le système nerveux central anticipe les effets mécaniques du mouvement volontaire. · La réponse posturale est adaptée chez les personnes expertes ou habiles. · Un ajustement anticipateur précède le mouvement, tandis qu’un ajustement réactionnel lui succède.

Explication

L’ajustement anticipateur précède le mouvement et le réactionnel lui succède ; tous deux minimisent le déséquilibre. L’apprentissage permet au système nerveux central d’anticiper les effets mécaniques et de réduire la perturbation, et la réponse posturale est adaptée chez les sujets experts ou habiles.

37. Lorsqu’une séquence motrice est organisée pour atteindre une cible, quelles propositions décrivent les référentiels et cette organisation ?

Le référentiel égocentré situe le mouvement par rapport à l’individu qui agit.
La séquence motrice est organisée sans représentation de la trajectoire du mouvement.
Le schéma corporel désigne une représentation innée, indépendante de l’expérience corporelle.
Le référentiel géocentré prend pour repère la verticale gravitaire ou subjective.
Le référentiel exo-allocentré situe le mouvement par rapport à l’individu plutôt qu’à l’espace.

Le référentiel égocentré situe le mouvement par rapport à l’individu qui agit. · Le référentiel géocentré prend pour repère la verticale gravitaire ou subjective.

Explication

Le référentiel égocentré rapporte le mouvement à l’individu, tandis que le géocentré s’appuie sur la verticale gravitaire ou subjective. Le schéma corporel intègre une expérience corporelle apprise, la séquence motrice comprend une représentation de trajectoire, et le référentiel exo-allocentré rapporte le déplacement à l’espace.

38. À propos de la construction du schéma corporel et de son extension aux outils :

La perception du corps dans l’espace intervient dans l’élaboration de cette représentation interne.
Utiliser un stylo pour écrire illustre l’extension du schéma corporel à un outil.
La proprioception et la vision contribuent également à cette construction au cours du développement.
L’environnement et sa dynamique sur le corps participent à la construction de cette représentation.
L’intégration des informations labyrinthiques participe à la construction de la représentation corporelle.

La perception du corps dans l’espace intervient dans l’élaboration de cette représentation interne. · Utiliser un stylo pour écrire illustre l’extension du schéma corporel à un outil. · La proprioception et la vision contribuent également à cette construction au cours du développement. · L’environnement et sa dynamique sur le corps participent à la construction de cette représentation. · L’intégration des informations labyrinthiques participe à la construction de la représentation corporelle.

Explication

La représentation corporelle se construit au cours du développement par intégration des informations labyrinthiques, proprioceptives et visuelles, ainsi que par la perception du corps dans l’espace et l’influence de l’environnement. Le schéma corporel peut aussi être étendu à un artefact, comme le stylo utilisé pour écrire.

39. Une tâche demande de viser une cible et de contrôler l’équilibre en appui renversé : quelles propositions s’appliquent ?

En appui renversé, fixer un repère au sol contribue à améliorer l’équilibre.
Dans la loi de Fitts, augmenter la largeur de cible accroît le rapport 2D/W2D/W.
La loi de Fitts relie le temps de mouvement à l’amplitude et à la hauteur de la cible.
Selon la loi de Fitts, le temps de mouvement dépend de l’amplitude et de la largeur de cible.
L’ancrage du regard sert à évaluer la largeur de la cible plutôt que les oscillations corporelles.

En appui renversé, fixer un repère au sol contribue à améliorer l’équilibre. · Selon la loi de Fitts, le temps de mouvement dépend de l’amplitude et de la largeur de cible.

Explication

La loi de Fitts relie le temps de mouvement à l’amplitude du mouvement et à la largeur de la cible, selon TM=a+blog⁡2(2D/W)TM = a + b \log_2(2D/W). En appui renversé, l’ancrage d’un repère au sol améliore l’équilibre ; l’ancrage du regard évalue l’amplitude des oscillations corporelles, et une cible plus large diminue 2D/W2D/W.

40. Chez une personne dont le tendon est étiré, quelles propositions décrivent le réflexe myotatique ?

La séquence réflexe s’achève par le relâchement du muscle étiré.
La fibre motrice est stimulée avant la fibre sensorielle dans la séquence réflexe.
La réponse musculaire apparaît après une latence comprise entre 70 et 80 ms.
La stimulation sensorielle précède celle de la fibre motrice.
L’étirement des fuseaux neuromusculaires déclenche le réflexe myotatique.

La stimulation sensorielle précède celle de la fibre motrice. · L’étirement des fuseaux neuromusculaires déclenche le réflexe myotatique.

Explication

L’étirement des fuseaux neuromusculaires initie le réflexe, puis la fibre sensorielle est stimulée avant la fibre motrice. La latence attendue est de 30 à 40 ms et la séquence aboutit à une contraction musculaire, non à un relâchement.

41. Une personne doit estimer la verticale après une inclinaison de la tête. Parmi les propositions suivantes concernant la verticale visuelle, lesquelles sont exactes ?

Les gravicepteurs du tronc renseignent sur la gravité par la répartition de l’air dans les viscères.
Son estimation repose sur les informations otolithiques, sans contribution visuelle.
La répartition de la masse sanguine dans l’organisme contribue aux informations graviceptives du tronc.
Son estimation intègre des informations vestibulaires, notamment celles issues des otolithes.
Les informations somatosensorielles peuvent participer à la perception de la verticale visuelle.

La répartition de la masse sanguine dans l’organisme contribue aux informations graviceptives du tronc. · Son estimation intègre des informations vestibulaires, notamment celles issues des otolithes. · Les informations somatosensorielles peuvent participer à la perception de la verticale visuelle.

Explication

La verticale visuelle repose sur l’intégration d’informations vestibulaires, dont les informations otolithiques, ainsi que visuelles et somatosensorielles. Les organes internes et la répartition de la masse du sang participent aux informations graviceptives associées au tronc, et non la répartition de l’air dans les viscères.

42. Concernant la stabilisation de la tête et le référentiel spatial vestibulaire :

Les trois plans des canaux semi-circulaires sont parallèles entre eux.
La stabilisation de la tête contribue à stabiliser l’orientation des canaux semi-circulaires.
Les canaux semi-circulaires sont disposés selon trois plans approximativement orthogonaux.
La stabilisation de la tête empêche le système vestibulaire de servir de référentiel spatial.
La tête stabilisée permet au système vestibulaire de fournir un référentiel spatial.

La stabilisation de la tête contribue à stabiliser l’orientation des canaux semi-circulaires. · Les canaux semi-circulaires sont disposés selon trois plans approximativement orthogonaux. · La tête stabilisée permet au système vestibulaire de fournir un référentiel spatial.

Explication

La stabilisation de la tête stabilise l’orientation des canaux, qui sont disposés dans trois plans approximativement orthogonaux. Cette stabilisation permet au système vestibulaire de servir de référentiel spatial ; les plans ne sont donc pas parallèles, et le rôle de référentiel n’est pas empêché.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 97 flashcards sur Système vestibulaire et contrôle postural.

Selon Schmidt (1982), qu’est-ce que le contrôle moteur ?

La capacité à réguler ou à diriger les mécanismes essentiels au mouvement.

Selon Paillard (2016), qu’est-ce qu’un mouvement ?

Une variation des positions du corps, caractérisée notamment par la vitesse ou l’amplitude des segments.

Selon Hess (1943), que contrôle la composante éréismatique du mouvement volontaire ?

La fixation des segments et la position du centre de gravité, permettant les forces dynamiques.

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