★ À maîtriser
Compléments
L’unité de dose de radiothérapie est le gray (Gy).
Les rayonnements agissent directement en provoquant des cassures de l’ADN des cellules cancéreuses et indirectement en empêchant leur prolifération, notamment par mitose et apoptose.
★ À maîtriser
🔄 La préparation de la RCMI comprend : le scanner de centrage pour repérer la zone à irradier, le contourage des organes, régions et volumes à traiter, la prescription de dose, de fractionnement et d’étalement, la validation du plan de traitement
La dose prescrite est de 66 à 70 Gy, délivrée à raison de 2 Gy par séance.
📌 Le GTV correspond au volume tumoral macroscopique et tient compte de l’étendue et de la position de la tumeur, tandis que le CTV inclut la propagation microscopique des cellules cancéreuses.
Compléments
Le traitement prévoit cinq séances par semaine et un étalement de six à sept semaines.
Pendant le traitement, l’équipe contrôle le positionnement du patient avec un masque de radiothérapie, peut réaliser des imageries de suivi et assure une surveillance clinique.
🔄 Après le traitement : une consultation de fin de traitement est réalisée, le dossier est archivé, un suivi clinique est organisé
Avant : repérer et planifier ; pendant : positionner et surveiller ; après : consulter et suivre.
★ À maîtriser
📌 La chimiothérapie augmente la sensibilité des tissus à la radiothérapie et les deux traitements sont associés lorsque les tumeurs sont envahissantes.
📌 La chimioradiothérapie est le traitement de référence des lésions étendues et inopérables, ou complète la chirurgie pour des tumeurs opérables mais complexes.
Compléments
📌 La radiothérapie exerce une action locale, tandis que la chimiothérapie exerce une action systémique.
Radiothérapie locale, chimiothérapie systémique : leur association renforce la prise en charge des lésions étendues.
★ À maîtriser
📌 Les toxicités aiguës surviennent pendant la radiothérapie ou dans les trois mois suivant sa fin, et les complications résolutives en moins de six mois sont considérées comme aiguës.
Compléments
Aiguë pendant le traitement ; tardive après six mois.
★ À maîtriser
Les toxicités fonctionnelles peuvent entraîner des troubles de la respiration, de la phonation et de la déglutition.
La mucite radio-induite est une inflammation des muqueuses sous forme de lésions ulcérées et peut entraîner une odynophagie nécessitant des antalgiques, des bains de bouche, une sonde nasogastrique ou une gastrostomie, rarement l’arrêt du traitement.
Compléments
L’œdème aigu des voies respiratoires peut provoquer un bruit inspiratoire appelé stridor.
Les toxicités aiguës comprennent :
★ À maîtriser
La prévalence de la dysphagie après radiothérapie, avec ou sans chimiothérapie, est de 30 à 50 % ; parmi les patients concernés, 32 % s’améliorent, 48 % ne s’améliorent pas et 20 % s’aggravent.
La sévérité dépend :
Une dose inférieure à 25 Gy permet une récupération salivaire primaire et secondaire, tandis qu’au-delà de 40 Gy les séquelles salivaires sont presque constantes et définitives.
🔄 La fibrose post-radique évolue :
Compléments
Les volumes particulièrement impliqués sont :
Les muscles concernés comprennent : les constricteurs du pharynx, le muscle cricopharyngien, les muscles du plancher buccal et sus-hyoïdiens, les ptérygoïdiens, les masséters
Irradiation des tissus → fibrose et atteintes fonctionnelles durables.
★ À maîtriser
Les séquelles peuvent provoquer une raideur des articulateurs, notamment un trismus ou un nasonnement, une amyotrophie et des troubles parfois sévères de la mobilité pharyngo-laryngée.
Les fausses routes, souvent silencieuses, peuvent conduire à des pneumopathies d’inhalation chroniques.
Compléments
La dysphagie peut entraîner :
La sécheresse buccale peut modifier l’alimentation par l’adaptation des textures et provoquer une dysgueusie, car la salive contribue à la cohésion du bol alimentaire.
★ À maîtriser
📌 La RCMI peut limiter les doses délivrées aux structures impliquées dans la déglutition, mais son emploi peut être problématique pour certaines localisations tumorales, notamment l’hypopharynx.
Compléments
📌 Les séquelles tardives de la dysphagie évoluent rarement favorablement et les possibilités thérapeutiques sont limitées, notamment en cas de dénutrition sévère.
📌 La prise en charge après le traitement nécessite un suivi et une approche multidisciplinaire.
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