QCM : Glaucome : mécanismes et prise en charge (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle atteinte caractérise le glaucome et relie les lésions du nerf optique aux déficits visuels ?

Une inflammation aiguë de la cornée qui altère la vision sans toucher les cellules ganglionnaires
Une atteinte des muscles ciliaires qui déforme la pupille et modifie les propriétés optiques du cristallin
Une opacification progressive du cristallin qui réduit la vision sans modifier le champ visuel
Une neuropathie optique chronique et progressive avec perte de cellules ganglionnaires et altération de la papille et du champ visuel

Une neuropathie optique chronique et progressive avec perte de cellules ganglionnaires et altération de la papille et du champ visuel

Explication

Le glaucome est une neuropathie optique progressive qui détruit les cellules ganglionnaires rétiniennes et leurs axones, avec des altérations caractéristiques de la papille et du champ visuel. Une opacification du cristallin correspond plutôt à une cataracte et ne définit pas cette neuropathie.

2. Quel enjeu distingue particulièrement le glaucome parmi les causes mondiales de cécité ?

Il est la première cause de cécité et d’atteinte visuelle réversible dans le monde
Il est la première cause de cécité après la dégénérescence maculaire, mais rarement irréversible
Il est la deuxième cause de cécité après la cataracte, mais la première cause d’atteinte irréversible
Il est la deuxième cause d’atteinte irréversible après la rétinopathie diabétique, mais pas de cécité

Il est la deuxième cause de cécité après la cataracte, mais la première cause d’atteinte irréversible

Explication

Le glaucome arrive au deuxième rang des causes de cécité dans le monde, après la cataracte, tout en étant la première cause d’atteinte irréversible. Le présenter comme la première cause de cécité confond le classement de la cécité avec celui de l’irréversibilité.

3. Quel ensemble décrit correctement la production et les fonctions de l’humeur aqueuse ?

Produite par les cellules pigmentées des procès ciliaires, elle nourrit la rétine et assure le drainage des déchets du segment postérieur
Produite par le trabéculum, elle nourrit le cristallin et régule directement les propriétés optiques de la rétine
Produite par l’endothélium cornéen, elle nourrit l’iris et maintient la forme du segment postérieur
Produite par les cellules non pigmentées des procès ciliaires, elle nourrit la cornée et le cristallin, élimine certains déchets et contribue aux propriétés optiques du segment antérieur

Produite par les cellules non pigmentées des procès ciliaires, elle nourrit la cornée et le cristallin, élimine certains déchets et contribue aux propriétés optiques du segment antérieur

Explication

L’humeur aqueuse est sécrétée par les cellules non pigmentées de l’épithélium des procès ciliaires et contribue à nourrir la cornée et le cristallin, à éliminer certains déchets et à maintenir le segment antérieur. Les cellules pigmentées ne sont pas celles désignées pour cette production.

4. Quel trajet décrit la principale voie d’évacuation de l’humeur aqueuse ?

Du trabéculum aux procès ciliaires, puis à la chambre postérieure et au canal de Schlemm
Du canal de Schlemm au trabéculum, puis aux procès ciliaires et à la circulation générale
Du trabéculum au canal de Schlemm, puis aux canaux collecteurs et à la circulation générale
De l’angle iridocornéen aux veines rétiniennes, puis au canal de Schlemm et aux canaux collecteurs

Du trabéculum au canal de Schlemm, puis aux canaux collecteurs et à la circulation générale

Explication

La voie trabéculaire conduit l’humeur aqueuse du trabéculum au canal de Schlemm, puis aux canaux collecteurs et à la circulation générale. Le canal de Schlemm reçoit le liquide après son passage dans le trabéculum, et non avant.

5. Chez une personne dont l’accès au trabéculum est gêné par l’iris ou par du matériel dans l’angle, quelle conséquence est plausible ?

Une hausse de la pression intraoculaire, car la résistance siège principalement dans les procès ciliaires producteurs
Une hausse de la pression intraoculaire, car la résistance à l’évacuation siège principalement au trabéculum
Une baisse de la pression intraoculaire, car le matériel de l’angle stimule le drainage vers les canaux collecteurs
Une baisse de la pression intraoculaire, car l’obstacle accélère l’évacuation par la voie trabéculaire

Une hausse de la pression intraoculaire, car la résistance à l’évacuation siège principalement au trabéculum

Explication

La résistance à l’évacuation se situe principalement au trabéculum, et l’obstruction de son accès ou l’encombrement de l’angle peut donc augmenter la pression intraoculaire. Les procès ciliaires produisent l’humeur aqueuse, mais ne sont pas le principal siège de cette résistance.

6. Quelle succession de conséquences peut suivre une déformation de la lame criblée ?

Réduction de l’évacuation aqueuse, épaississement du cristallin, atteinte de la rétine périphérique et mort des muscles ciliaires
Obstruction du canal de Schlemm, inflammation de la cornée, déformation de l’iris et perte des photorécepteurs
Augmentation de la production aqueuse, dilatation de la pupille, atteinte du cristallin et mort des cellules cornéennes
Altération des axones, dysfonctionnement vasculaire, atteinte de la tête du nerf optique et mort progressive des cellules ganglionnaires

Altération des axones, dysfonctionnement vasculaire, atteinte de la tête du nerf optique et mort progressive des cellules ganglionnaires

Explication

La déformation de la lame criblée altère les axones et s’accompagne d’un dysfonctionnement vasculaire qui endommage la tête du nerf optique, entraînant la mort progressive des cellules ganglionnaires. Une atteinte des cellules cornéennes ne correspond pas à cette chaîne de lésions.

7. Lors d’une gonioscopie, quel constat caractérise un glaucome à angle ouvert ?

L’angle est obstrué par des synéchies, tandis que la production d’humeur aqueuse est interrompue
Le trabéculum reste visible, tandis que la résistance se trouve dans le système d’évacuation
Le trabéculum est masqué par l’iris, tandis que l’évacuation se fait par une voie non trabéculaire
L’iris touche le trabéculum, tandis que la résistance se trouve principalement dans les procès ciliaires

Le trabéculum reste visible, tandis que la résistance se trouve dans le système d’évacuation

Explication

Dans le glaucome à angle ouvert, le trabéculum demeure visible en gonioscopie, mais la résistance concerne le système d’évacuation. Un contact entre l’iris et le trabéculum décrit plutôt une fermeture de l’angle.

8. Quel mécanisme anatomique caractérise un angle fermé et peut favoriser des synéchies antérieures périphériques ?

Le canal de Schlemm se dilate et entraîne une séparation de l’iris et du trabéculum
Le cristallin s’amincit, ce qui éloigne la racine de l’iris des structures d’évacuation
L’iris entre en contact avec le trabéculum, notamment en cas de bloc pupillaire, d’iris plateau ou de cristallin volumineux
Le trabéculum reste visible, mais une résistance interne au système d’évacuation gêne le drainage

L’iris entre en contact avec le trabéculum, notamment en cas de bloc pupillaire, d’iris plateau ou de cristallin volumineux

Explication

Dans un angle fermé, l’iris est en contact avec le trabéculum; un bloc pupillaire, un iris plateau ou un cristallin volumineux peut contribuer à cette configuration et au risque de synéchies. Un trabéculum visible avec une résistance dans le système d’évacuation correspond plutôt à un angle ouvert.

9. Quelle caractéristique distingue le glaucome primitif à angle ouvert d’une simple hypertonie oculaire ?

Une PIO supérieure à 21 mmHg, sans lésion glaucomateuse démontrée
Une baisse visuelle centrale présente dès les premiers stades
Une atteinte glaucomateuse du nerf optique, même si la PIO est dans la plage statistique
Un angle fermé en gonioscopie associé à une PIO élevée

Une atteinte glaucomateuse du nerf optique, même si la PIO est dans la plage statistique

Explication

Le glaucome primitif à angle ouvert est une neuropathie optique glaucomateuse et peut exister malgré une PIO statistiquement normale. Une PIO élevée sans lésion démontrée correspond plutôt à l’hypertonie oculaire.

10. Quel tableau d’évolution est le plus caractéristique du glaucome primitif à angle ouvert ?

Une évolution intermittente avec symptômes précoces, généralement bilatérale et symétrique
Une évolution lente et longtemps silencieuse, généralement bilatérale mais souvent asymétrique
Une évolution lente avec symptômes centraux précoces, généralement unilatérale et asymétrique
Une évolution rapide et douloureuse, généralement unilatérale et symétrique

Une évolution lente et longtemps silencieuse, généralement bilatérale mais souvent asymétrique

Explication

Cette maladie évolue généralement lentement et sans symptômes pendant longtemps, et touche souvent les deux yeux de façon asymétrique. Une douleur ou des symptômes précoces ne caractérisent pas son évolution habituelle.

11. Chez quel patient les facteurs de risque majeurs du glaucome primitif à angle ouvert sont-ils particulièrement réunis ?

Un patient jeune d’origine asiatique, hypermétrope, sans antécédent familial ni anomalie papillaire
Un patient jeune d’origine africaine, astigmate, sans antécédent familial ni facteur vasculaire
Un patient âgé d’origine asiatique, myope, avec un parent atteint et une faible pression de perfusion
Un patient âgé d’origine africaine, myope, avec un parent atteint et une hémorragie papillaire

Un patient âgé d’origine africaine, myope, avec un parent atteint et une hémorragie papillaire

Explication

L’âge, l’origine africaine, la myopie, les antécédents familiaux au premier degré et les hémorragies papillaires font partie des facteurs de risque majeurs du glaucome à angle ouvert. L’origine asiatique est notamment associée au risque de fermeture de l’angle plutôt qu’à celui indiqué dans l’autre profil.

12. Pourquoi une personne atteinte de glaucome peut-elle consulter tardivement malgré des déficits visuels déjà présents ?

Les déficits périphériques apparaissent seulement après une baisse importante de la vision centrale
Les déficits centraux sont peu perçus et la vision périphérique reste préservée jusqu’au stade avancé
Les déficits visuels restent indétectables parce que le glaucome n’altère pas le champ visuel
Les déficits périphériques sont peu perçus et peuvent être partiellement compensés, tandis que la vision centrale reste préservée

Les déficits périphériques sont peu perçus et peuvent être partiellement compensés, tandis que la vision centrale reste préservée

Explication

Les déficits périphériques peuvent passer inaperçus et être partiellement compensés par le cerveau, alors que la vision centrale demeure longtemps préservée. L’atteinte glaucomateuse peut donc entraîner une plainte tardive, contrairement à l’idée que le champ visuel resterait intact.

13. Quel principe décrit la tonométrie utilisée pour mesurer la pression intraoculaire ?

Elle mesure directement la PIO en introduisant un capteur dans la chambre antérieure
Elle déduit la PIO de l’épaisseur cornéenne sans exercer de déformation
Elle estime indirectement la PIO en déformant la cornée, notamment par aplanation ou par jet d’air
Elle estime la PIO en analysant le diamètre de la papille et l’excavation centrale

Elle estime indirectement la PIO en déformant la cornée, notamment par aplanation ou par jet d’air

Explication

La tonométrie évalue la PIO indirectement à partir de la déformation cornéenne, avec des méthodes comme l’applanation de Goldmann ou la tonométrie à air. La pachymétrie mesure l’épaisseur de la cornée et ne constitue pas une mesure directe de la PIO.

14. Pendant une mesure de Goldmann, quelle conduite permet de réaliser correctement l’applanation ?

Instiller anesthésique et fluorescéine, utiliser le filtre bleu cobalt et aplanir la cornée sans toucher les paupières
Instiller anesthésique seul, utiliser le filtre bleu cobalt et demander un effort de Valsalva
Instiller fluorescéine seule, utiliser un filtre rouge et appuyer sur les paupières pour stabiliser l’œil
Éviter les gouttes, mesurer à distance et maintenir les paupières fermées pendant l’applanation

Instiller anesthésique et fluorescéine, utiliser le filtre bleu cobalt et aplanir la cornée sans toucher les paupières

Explication

La méthode de Goldmann associe anesthésique local et fluorescéine, une installation à la lampe à fente avec filtre bleu cobalt, puis l’applanation sans contact avec les paupières ni Valsalva. Un effort de Valsalva peut fausser la mesure au lieu de contribuer à la stabiliser.

15. Comment une cornée épaisse ou fine influence-t-elle généralement la PIO mesurée ?

Une cornée épaisse tend à majorer la mesure et une cornée fine à la minorer, sans correction exacte par table
L’épaisseur cornéenne ne modifie pas la mesure, mais détermine directement la PIO réelle
Une cornée épaisse tend à minorer la mesure et une cornée fine à la majorer, avec une correction exacte par table
Une cornée épaisse et une cornée fine influencent la mesure dans le même sens, corrigible par une formule exacte

Une cornée épaisse tend à majorer la mesure et une cornée fine à la minorer, sans correction exacte par table

Explication

Une cornée épaisse tend à faire paraître la PIO plus élevée et une cornée fine plus basse, mais une table ne restitue pas exactement la vraie PIO. L’inversion de ces effets constitue une interprétation erronée de la pachymétrie.

16. Quel ensemble d’éléments correspond le mieux à l’aspect habituel d’une papille normale ?

Une papille souvent ovalaire à grand axe vertical, avec anneau rose orangé, excavation variable et vaisseaux centraux
Une papille ovalaire à grand axe vertical, avec anneau aminci, excavation en encoche et vaisseaux déviés nasalement
Une papille souvent circulaire, avec anneau blanchâtre, excavation fixe et vaisseaux rejetés en périphérie
Une papille à grand axe horizontal, avec anneau rouge sombre, excavation absente et vaisseaux marginaux

Une papille souvent ovalaire à grand axe vertical, avec anneau rose orangé, excavation variable et vaisseaux centraux

Explication

Une papille normale est souvent ovalaire à grand axe vertical, avec un anneau neurorétinien rose orangé, une excavation centrale variable et des vaisseaux émergeant en son centre. L’amincissement de l’anneau, l’encoche et le rejet nasal des vaisseaux évoquent plutôt des signes glaucomateux.

17. Deux examens successifs montrent une modification du rapport cup/disc chez un patient ; quel principe doit guider son interprétation ?

Le rapport décrit la différence de diamètre entre les deux papilles
Le rapport se calcule en divisant le diamètre papillaire par celui de l’excavation
La valeur isolée est plus informative que sa comparaison dans le temps
L’évolution du rapport dans le temps est plus informative qu’une valeur isolée

L’évolution du rapport dans le temps est plus informative qu’une valeur isolée

Explication

Le rapport cup/disc compare le diamètre de l’excavation à celui de la papille, et son évolution au cours du temps est plus informative qu’une mesure isolée. Inverser les deux diamètres ne correspond pas à la définition de ce rapport.

18. Quel signe observé à l’examen de la papille est compatible avec une atteinte glaucomateuse ?

Une excavation centrale variable sans modification de l’anneau ni de la couleur
Une papille symétrique avec un anneau rose orangé et une règle ISNT respectée
Un amincissement de l’anneau neurorétinien accompagné d’une encoche supérieure ou inférieure
Un anneau neurorétinien bien conservé avec des vaisseaux émergeant en son centre

Un amincissement de l’anneau neurorétinien accompagné d’une encoche supérieure ou inférieure

Explication

L’amincissement de l’anneau neurorétinien et une encoche supérieure ou inférieure font partie des signes de papille glaucomateuse. Un anneau conservé et le respect de la règle ISNT correspondent plutôt à des caractéristiques rassurantes.

19. Quel est l’intérêt principal de l’examen de l’angle iridocornéen dans la prise en charge du glaucome ?

Observer la papille et mesurer l’épaisseur des fibres nerveuses rétiniennes
Évaluer les déficits fonctionnels et quantifier leur progression au cours du temps
Mesurer la pression intraoculaire et déterminer directement sa valeur cible
Distinguer un angle ouvert d’un angle fermé et repérer des anomalies afin d’orienter le traitement

Distinguer un angle ouvert d’un angle fermé et repérer des anomalies afin d’orienter le traitement

Explication

L’examen caractérise l’ouverture de l’angle, repère notamment pigments, sang, néovaisseaux ou synéchies et contribue ainsi au choix du traitement. La mesure de la pression intraoculaire relève d’une autre évaluation et ne constitue pas l’objectif de cet examen.

20. Quelle affirmation décrit correctement le signe de Van Herick ?

Il mesure la pression intraoculaire en comparant la résistance de la cornée à une indentation
Il estime rapidement la profondeur périphérique de la chambre antérieure en la comparant à l’épaisseur cornéenne au limbe temporal
Il examine directement les structures de l’angle grâce à une lentille posée sur l’œil après anesthésie locale
Il repère les déficits du champ visuel en comparant la sensibilité centrale et périphérique

Il estime rapidement la profondeur périphérique de la chambre antérieure en la comparant à l’épaisseur cornéenne au limbe temporal

Explication

Le signe de Van Herick est un dépistage rapide fondé sur la comparaison de l’espace iridocornéen avec l’épaisseur cornéenne au limbe temporal. Contrairement à la gonioscopie, il n’examine pas directement les structures de l’angle.

21. Quel examen permet d’observer directement l’ouverture de l’angle iridocornéen et ses synéchies ?

La périmétrie, réalisée en présentant des stimuli lumineux dans le champ visuel
La tomographie papillaire, réalisée pour mesurer les fibres nerveuses rétiniennes
La gonioscopie, réalisée avec une lentille posée sur l’œil après anesthésie locale
Le signe de Van Herick, obtenu par comparaison de deux profondeurs périphériques

La gonioscopie, réalisée avec une lentille posée sur l’œil après anesthésie locale

Explication

La gonioscopie permet l’observation directe de l’angle, notamment de son ouverture, des cicatrices, des synéchies et des pigments. Le signe de Van Herick fournit plutôt une estimation indirecte et rapide de la profondeur périphérique de la chambre antérieure.

22. Comment le champ visuel contribue-t-il à la prise en charge du glaucome ?

Il mesure l’épaisseur cornéenne et permet de corriger la valeur de pression intraoculaire
Il met en évidence les déficits fonctionnels, suit leur progression et aide à fixer la pression cible et l’intensité du traitement
Il visualise directement les synéchies de l’angle et détermine si une intervention sur l’iris est indiquée
Il établit la structure de l’angle et repère les pigments responsables d’une obstruction trabéculaire

Il met en évidence les déficits fonctionnels, suit leur progression et aide à fixer la pression cible et l’intensité du traitement

Explication

Le champ visuel établit une référence fonctionnelle, classe la sévérité et permet de mesurer la progression, ce qui aide à guider la pression cible et le traitement. L’observation directe des synéchies relève plutôt de l’examen gonioscopique.

23. Un champ visuel révèle un déficit inattendu chez un patient atteint de glaucome : quelle démarche est la plus appropriée avant de conclure à une progression ?

Vérifier la fiabilité et la fixation, confronter le déficit à la papille et à l’OCT, puis répéter le test inattendu
Attribuer le déficit à l’apprentissage et écarter l’analyse des déviations et de la topographie
Accepter le résultat s’il concorde avec un seul indice global et intensifier immédiatement le traitement
Choisir un programme central, ignorer les faux positifs et comparer uniquement les seuils mesurés

Vérifier la fiabilité et la fixation, confronter le déficit à la papille et à l’OCT, puis répéter le test inattendu

Explication

L’interprétation exige de contrôler la fixation, les faux positifs et négatifs ainsi que les indices de fiabilité, puis de confronter la topographie à la papille et à l’OCT; un déficit inattendu doit être répété. Se fier à un seul indice global sans confirmer un résultat inattendu peut conduire à une interprétation erronée.

24. Qu’est-ce qui caractérise la pression intraoculaire cible dans le glaucome ?

C’est la pression la plus basse mesurable, indépendamment de la tolérance du patient
C’est une limite fixe identique pour tous les patients, établie dès le diagnostic
C’est une valeur individualisée assez basse pour limiter le risque de progression, à réévaluer si la maladie évolue
C’est une valeur déterminée uniquement par la gravité initiale, sans révision ultérieure

C’est une valeur individualisée assez basse pour limiter le risque de progression, à réévaluer si la maladie évolue

Explication

La pression cible est choisie pour maintenir un faible risque de progression chez un patient donné et doit être réévaluée si la maladie progresse. Une limite fixe commune à tous ne tient pas compte de cette individualisation.

25. Deux patients présentent un glaucome, mais diffèrent par leur âge, la gravité de la maladie et leur tolérance aux médicaments : pourquoi leurs pressions cibles peuvent-elles différer ?

Parce que la pression cible dépend principalement du programme de champ visuel utilisé lors du diagnostic
Parce que la pression cible tient compte de l’âge, de la gravité et de l’évolution du glaucome, ainsi que de la tolérance aux traitements
Parce que la pression cible est fixée par la présence de pigments dans l’angle, sans considération clinique supplémentaire
Parce que la pression cible est calculée à partir de la profondeur périphérique de la chambre antérieure

Parce que la pression cible tient compte de l’âge, de la gravité et de l’évolution du glaucome, ainsi que de la tolérance aux traitements

Explication

L’âge, la gravité et l’évolution du glaucome, ainsi que la tolérance aux traitements, font partie des facteurs qui déterminent la pression cible. Le programme de champ visuel sert à évaluer la fonction et ne détermine pas, à lui seul, cette cible.

26. Quel ensemble d’objectifs doit guider le traitement du glaucome ?

Obtenir une baisse temporaire de pression, même si la progression se poursuit et l’autonomie diminue
Abaisser la pression jusqu’à une cible, ralentir ou arrêter la progression et préserver la qualité de vie et l’autonomie
Élargir l’angle iridocornéen, améliorer la vision centrale et remplacer l’évaluation fonctionnelle
Normaliser le champ visuel, supprimer les anomalies anatomiques et éviter tout suivi ultérieur

Abaisser la pression jusqu’à une cible, ralentir ou arrêter la progression et préserver la qualité de vie et l’autonomie

Explication

Le traitement vise une baisse de la pression jusqu’à la cible, le ralentissement ou l’arrêt de la progression et la préservation de la qualité de vie et de l’autonomie. Une baisse temporaire de pression sans maîtrise de la progression ni préservation de l’autonomie ne répond pas à l’ensemble de ces objectifs.

27. Quel mécanisme explique l’élévation importante de la pression intraoculaire dans le glaucome pseudo-exfoliatif ?

Une fermeture de l’angle par déplacement postérieur du cristallin bloque l’évacuation de l’humeur aqueuse.
Des dépôts blanchâtres transportés par l’humeur aqueuse s’accumulent dans l’angle et réduisent sa perméabilité.
Une inflammation de la surface oculaire diminue la perméabilité de la cornée et élève la pression intraoculaire.
Une accumulation de dépôts dans la zonule augmente la production d’humeur aqueuse par le corps ciliaire.

Des dépôts blanchâtres transportés par l’humeur aqueuse s’accumulent dans l’angle et réduisent sa perméabilité.

Explication

Les dépôts pseudo-exfoliatifs peuvent obstruer l’angle et gêner l’écoulement de l’humeur aqueuse, ce qui élève fortement la pression intraoculaire. L’accumulation sur la zonule peut la fragiliser et déplacer le cristallin vers l’avant, mais ce n’est pas le mécanisme décrit pour la hausse de pression.

28. Un patient myope et glaucomateux reçoit un traitement corticoïde prolongé ; quel effet oculaire doit être surveillé ?

Une diminution de la perméabilité trabéculaire pouvant élever la pression intraoculaire.
Une diminution de la production d’humeur aqueuse pouvant provoquer une hypotonie.
Une augmentation de la perméabilité trabéculaire pouvant abaisser la pression intraoculaire.
Une fragilisation de la zonule pouvant déplacer le cristallin vers l’avant.

Une diminution de la perméabilité trabéculaire pouvant élever la pression intraoculaire.

Explication

Les corticoïdes peuvent réduire la perméabilité trabéculaire et faire monter la pression intraoculaire, avec un risque accru notamment chez les patients glaucomateux ou myopes. Une baisse de pression liée à une diminution de production d’humeur aqueuse correspond à un autre mécanisme, comme celui recherché par la cyclodestruction.

29. Une patiente enceinte traitée pour un glaucome envisage d’interrompre ses collyres ; quelle conduite est la plus appropriée ?

Interrompre les collyres dès le début de la grossesse, puis reprendre le traitement après l’accouchement.
Remplacer les collyres par une intervention, car les traitements médicamenteux ne conviennent pas pendant la grossesse.
Maintenir chaque traitement sans réévaluation jusqu’à l’accouchement, afin de préserver le contrôle de la pression.
Réévaluer chaque traitement selon la molécule et le trimestre, en coordonnant les soignants, sans arrêt décidé seule.

Réévaluer chaque traitement selon la molécule et le trimestre, en coordonnant les soignants, sans arrêt décidé seule.

Explication

La nécessité de chaque traitement doit être réévaluée en fonction de la molécule et du trimestre, en concertation avec les soignants, et la patiente ne doit pas arrêter seule son traitement. Le maintien systématique de tous les traitements sans réévaluation ne tient pas compte de ces facteurs.

30. Après un LASIK, la mesure de la pression intraoculaire paraît plus basse que prévu ; comment interpréter ce résultat et adapter le suivi ?

La cornée modifiée fausse surtout l’OCT, tandis que la mesure de pression reste fiable ; il faut réduire le suivi fonctionnel.
L’amincissement et les changements biomécaniques cornéens peuvent sous-estimer la pression ; il faut garder les données préopératoires et renforcer l’évaluation structurale et fonctionnelle.
La pression diminue nécessairement après la chirurgie ; il suffit de comparer les mesures postopératoires entre elles.
La chirurgie augmente la rigidité cornéenne et surestime la pression ; il faut privilégier les mesures postopératoires isolées.

L’amincissement et les changements biomécaniques cornéens peuvent sous-estimer la pression ; il faut garder les données préopératoires et renforcer l’évaluation structurale et fonctionnelle.

Explication

Après un LASIK ou une PKR, les modifications cornéennes peuvent produire une sous-estimation artificielle de la pression intraoculaire ; les données préopératoires doivent donc être conservées et l’analyse papillaire, l’OCT et l’évaluation fonctionnelle renforcés. Se fier aux seules mesures postopératoires risquerait de méconnaître cette sous-estimation.

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Qu'est-ce que le glaucome ?

Une neuropathie optique chronique et progressive.

Quelles structures le glaucome détruit-il ?

Les cellules ganglionnaires rétiniennes et leurs axones.

Quelles altérations caractérisent le glaucome ?

Une altération de la papille et du champ visuel.

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