QCM : Greffes cutanées des brûlures (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En France, sur environ 400 000 personnes qui se brûlent chaque année, quel ordre de grandeur correspond aux décès annuels liés aux brûlures ?

Environ 8 000 à 9 000 décès
Environ 2,5 décès
Environ 12 000 décès
Environ 200 décès

Environ 200 décès

Explication

Le bilan annuel est d’environ 200 décès, ce qui correspond à une mortalité de 2,5 %. Les 12 000 personnes représentent les passages aux urgences, les 8 000 à 9 000 les hospitalisations graves, et 2,5 est un pourcentage plutôt qu’un nombre de décès.

2. Dans une enquête portant sur les causes de brûlures, quel profil correspond aux données observées chez les enfants de 0 à 14 ans ?

Le feu, les flammes et les fumées sont la première cause
Les liquides chauds sont la première cause
Les solides chauds sont la première cause
Les produits chimiques sont la première cause

Les liquides chauds sont la première cause

Explication

Chez les 0-14 ans, les liquides chauds constituent la première cause de brûlure. Les solides chauds sont la deuxième cause chez les moins de 5 ans, tandis que le feu, les flammes et les fumées occupent le deuxième rang en population générale.

3. Une personne de 4 ans présente une brûlure couvrant 21 % de sa surface corporelle, sans atteinte des voies respiratoires. Comment classer cette brûlure selon le critère de gravité lié à l’étendue ?

Grave, car le seuil est de 20 % avant 5 ans
Non grave, car le seuil doit dépasser 21 % avant 5 ans
Non grave, car le seuil est de 30 % à tout âge
Non grave, car l’absence d’atteinte respiratoire écarte la gravité

Grave, car le seuil est de 20 % avant 5 ans

Explication

Chez un enfant de moins de 5 ans, une brûlure est grave à partir de 20 % de la surface corporelle ; 21 % franchit donc ce seuil. Le seuil de 30 % concerne les personnes de plus de 5 ans, et une atteinte des voies respiratoires constitue un critère distinct.

4. Deux patients présentent des brûlures du deuxième degré : chez le premier, la lésion atteint le derme profond ; chez le second, elle atteint le derme superficiel. Quelle comparaison des prises en charge et de la guérison est correcte ?

Les deux nécessitent une greffe en raison de l’atteinte du derme
Le premier nécessite une greffe ; le second guérit en environ 15 jours
Les deux guérissent en environ 15 jours sans greffe
Le premier guérit en environ 15 jours ; le second nécessite une greffe

Le premier nécessite une greffe ; le second guérit en environ 15 jours

Explication

Le deuxième degré profond atteint le derme profond et nécessite une greffe, alors que le deuxième degré superficiel atteint le derme superficiel et guérit en environ 15 jours. Inverser ces profondeurs revient à confondre les deux formes et leurs évolutions.

5. Quel est le rôle principal de la jonction dermo-épidermique dans la peau ?

Elle forme une barrière contre les pathogènes et limite la déshydratation.
Elle génère les kératinocytes qui se différencient pour former l’épiderme pluristratifié.
Elle produit la matrice extracellulaire qui confère fermeté et élasticité au derme.
Elle assure l’adhérence entre les kératinocytes basaux et le derme superficiel.

Elle assure l’adhérence entre les kératinocytes basaux et le derme superficiel.

Explication

La jonction dermo-épidermique relie les kératinocytes basaux au derme superficiel grâce à plusieurs composants d’ancrage. La production de matrice extracellulaire est plutôt une fonction des fibroblastes dermiques.

6. Lors de la phase de maturation d’une plaie, quel changement caractérise le remodelage de la matrice extracellulaire ?

Le collagène I est remplacé par du collagène III et de la fibrine.
L’élastine est remplacée par du collagène IV et du collagène VII.
Le collagène III est remplacé par du collagène I et de l’élastine.
La fibrine est remplacée par du collagène III et de la kératine.

Le collagène III est remplacé par du collagène I et de l’élastine.

Explication

Pendant la maturation, la matrice est remodelée et le collagène III est remplacé par du collagène I et de l’élastine, tandis que les fibres se réorganisent. Le collagène III ne remplace pas le collagène I à cette étape : c’est le sens inverse qui est décrit.

7. Quel rôle jouent les récepteurs PRR lorsqu’ils reconnaissent des DAMPs ou des PAMPs dans la peau ?

Ils assurent la phagocytose des agents pathogènes et participent au remodelage de la plaie.
Ils présentent directement des antigènes aux lymphocytes T naïfs par l’intermédiaire du CMH II.
Ils activent les voies NF-κB et MAPK, déclenchant la production de cytokines et de chimiokines.
Ils déclenchent la différenciation des kératinocytes afin de reconstruire l’épiderme.

Ils activent les voies NF-κB et MAPK, déclenchant la production de cytokines et de chimiokines.

Explication

La reconnaissance des signaux de danger par les PRR active les voies NF-κB et MAPK, ce qui entraîne la production de médiateurs inflammatoires. La présentation d’antigènes aux lymphocytes T naïfs est notamment assurée par les cellules de Langerhans, et non par les PRR eux-mêmes.

8. Dans quel ordre les étapes principales de la prise en charge d’une brûlure se succèdent-elles après les premiers soins ?

Désinfecter et décaper la plaie, réaliser une excision-greffe, immobiliser par attelle, puis entreprendre la rééducation et l’ergothérapie.
Immobiliser par attelle, désinfecter et décaper la plaie, entreprendre la rééducation, puis réaliser une excision-greffe.
Désinfecter et décaper la plaie, immobiliser par attelle, réaliser une excision-greffe, puis entreprendre la rééducation et l’ergothérapie.
Réaliser une excision-greffe, désinfecter et décaper la plaie, entreprendre la rééducation, puis immobiliser par attelle.

Désinfecter et décaper la plaie, réaliser une excision-greffe, immobiliser par attelle, puis entreprendre la rééducation et l’ergothérapie.

Explication

La prise en charge suit une progression allant du nettoyage de la plaie à l’excision-greffe, puis à l’immobilisation avant la rééducation et l’ergothérapie. L’immobilisation ne précède pas l’intervention chirurgicale dans cet ordre.

9. En quoi l’autogreffe se distingue-t-elle de la xénogreffe dans la prise en charge d’une brûlure grave ?

L’autogreffe provient d’un animal et couvre temporairement la plaie, tandis que la xénogreffe est prélevée sur le patient.
L’autogreffe utilise la peau d’un donneur humain, tandis que la xénogreffe provient d’un autre patient et assure une couverture durable.
L’autogreffe utilise des kératinocytes cultivés, tandis que la xénogreffe provient du patient et remplace définitivement la peau.
L’autogreffe utilise la peau du patient, tandis que la xénogreffe provient d’une autre espèce et assure une couverture temporaire.

L’autogreffe utilise la peau du patient, tandis que la xénogreffe provient d’une autre espèce et assure une couverture temporaire.

Explication

L’autogreffe est prélevée sur une zone saine du patient, alors que la xénogreffe provient d’une autre espèce, comme le porc ou le poisson, et sert de couverture temporaire. Une greffe provenant d’un autre donneur humain correspond à une allogreffe, et non à une xénogreffe.

10. À qui est attribuée la description, en 1975, d’une méthode de culture épithéliale autologue à partir de kératinocytes prélevés sur une petite biopsie ?

Rheinwald et Green
C3 et AVITA Medical
Billingham et Hunyadi
Reverdin et Gabarro

Rheinwald et Green

Explication

Rheinwald et Green ont décrit en 1975 la culture de kératinocytes autologues amplifiés sur des fibroblastes murins NIH3T3 irradiés. Reverdin et Gabarro sont associés aux microgreffes, et non à cette méthode de culture.

11. Pourquoi les cellules préconfluentes de CellSpray® peuvent-elles accélérer la couverture d’une brûlure par rapport aux feuillets cellulaires ?

Elles nécessitent une culture plus longue, mais réduisent le risque d’infection.
Elles peuvent être appliquées après 4 à 13 jours, contre 17 à 30 jours pour les feuillets.
Elles permettent une expansion supérieure à celle des feuillets grâce à une maturation plus tardive.
Elles proviennent d’un donneur différent, ce qui évite le délai de préparation des cellules.

Elles peuvent être appliquées après 4 à 13 jours, contre 17 à 30 jours pour les feuillets.

Explication

Les cellules préconfluentes en suspension de CellSpray® sont utilisables après 4 à 13 jours, alors que les feuillets demandent 17 à 30 jours, ce qui réduit le délai avant leur application. La différence ne tient pas à un donneur distinct : les cellules sont préparées à partir du patient.

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Combien de personnes se brûlent chaque année en France ?

Environ 400 000 personnes.

Quel seuil de surface corporelle brûlée rend une brûlure grave chez un enfant de moins de 5 ans ?

Au moins 20 % de la surface corporelle.

Quel rapport décrit la fréquence des brûlures chez les hommes et les femmes ?

Environ cinq hommes pour trois femmes.

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