QCM : Traumatismes du système locomoteur (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour décrire les os qui composent la ceinture pelvienne, quels éléments faut-il compter ?

Le sacrum, le coccyx et un os coxal
Le sacrum, le coccyx, deux os coxaux et les côtes
Le sacrum et deux os coxaux
Le sacrum, le coccyx et deux os coxaux

Le sacrum, le coccyx et deux os coxaux

Explication

La ceinture pelvienne comprend quatre os : le sacrum, le coccyx et deux os coxaux. Le décompte sans coccyx omet un élément, celui avec un seul os coxal en omet un autre, et les côtes ne font pas partie du bassin.

2. Une fracture est remise en place manuellement avant le traitement : quelle prise en charge correspond à cette intervention ?

Une fracture sans réduction
Une fracture immobilisée par résine sans réduction
Une fracture traitée par plâtre sans remise en place
Une fracture avec réduction

Une fracture avec réduction

Explication

Une fracture avec réduction est remise en place manuellement ou chirurgicalement. L’immobilisation par résine ou plâtre caractérise le traitement sans réduction, et le simple recours à un plâtre ne constitue pas une remise en place.

3. Après une fracture, l’os consolide avec une excroissance située dans une position anormale : comment nomme-t-on cette complication ?

Une pseudarthrose
Un cal vicieux
Une fracture
Un cal osseux

Un cal vicieux

Explication

Le cal vicieux désigne une consolidation en position anormale après une fracture. Le cal osseux est le tissu formé au foyer de fracture, tandis que la pseudarthrose correspond à une absence de consolidation.

4. Une pression anormalement élevée apparaît dans un compartiment musculaire et compromet les tissus qu’il contient. Quel mécanisme caractérise cette situation ?

Une compression nerveuse isolée sans souffrance musculaire
Une pression élevée provoquant une souffrance musculaire et nerveuse
Une fracture osseuse provoquant une inflammation du compartiment
Une infection musculaire entraînant une destruction des tissus

Une pression élevée provoquant une souffrance musculaire et nerveuse

Explication

Le syndrome des loges correspond à une élévation pathologique de la pression dans un compartiment, susceptible de compromettre la fonction et la viabilité des tissus. Une fracture, une infection ou une atteinte nerveuse isolée ne définit pas ce mécanisme.

5. Après une blessure, un patient présente une douleur qui augmente lorsque son membre est surélevé, ainsi que des déficits sensitifs et moteurs. Quel tableau ces signes évoquent-ils ?

Un syndrome des loges
Une arthrose aiguë
Une ostéoporose symptomatique
Un syndrome de Volkman constitué

Un syndrome des loges

Explication

La douleur aggravée par la surélévation, le déficit de sensibilité et le déficit moteur font partie des signes du syndrome des loges. Une rétraction définitive évoque plutôt le syndrome de Volkman, tandis que l’arthrose et l’ostéoporose ne correspondent pas à ce tableau.

6. Après une ischémie compliquant un syndrome des loges, une nécrose des muscles fléchisseurs de l’avant-bras entraîne une rétraction définitive. Comment nomme-t-on cette complication ?

Le syndrome de Volkman
Une ostéoporose de l’avant-bras
Une rupture des tendons fléchisseurs
Le syndrome des loges aigu

Le syndrome de Volkman

Explication

Le syndrome de Volkman est une rétraction définitive des muscles de l’avant-bras due à la nécrose des fléchisseurs après une ischémie, comme complication ultime du syndrome des loges. Le syndrome des loges désigne l’élévation de pression initiale, et les autres réponses ne décrivent pas cette complication.

7. Une personne subit une fracture après un traumatisme léger. Quel mécanisme lié à l’ostéoporose peut expliquer cette fragilité ?

Une densité osseuse augmentée et une structure renforcée
Une pression accrue dans un compartiment musculaire
Une densité minérale diminuée et une structure osseuse altérée
Une inflammation du cartilage accompagnée d’une raideur articulaire

Une densité minérale diminuée et une structure osseuse altérée

Explication

L’ostéoporose diminue la densité minérale osseuse et altère la structure des os, ce qui augmente le risque de fracture même après un traumatisme léger. La pression musculaire relève du syndrome des loges, et une densité accrue ne correspond pas à l’ostéoporose.

8. Une personne souhaite réduire son risque d’ostéoporose et de fractures. Quelle stratégie correspond aux mesures de prévention indiquées ?

Corticoïdes au long cours, réduction de l’activité et supplémentation sans changement alimentaire
Activité adaptée, alimentation riche en calcium, vitamine D suffisante et prévention des chutes
Repos prolongé, alimentation pauvre en calcium et limitation de la vitamine D
Activité intense sans adaptation, alimentation équilibrée et absence de prévention des chutes

Activité adaptée, alimentation riche en calcium, vitamine D suffisante et prévention des chutes

Explication

La prévention associe une activité physique adaptée, une alimentation équilibrée riche en calcium, un apport suffisant en vitamine D et la prévention des chutes. Négliger le calcium ou les chutes, réduire les mouvements et utiliser des corticoïdes au long cours ne constituent pas la stratégie préventive décrite.

9. Quelle affection articulaire chronique se caractérise par une dégradation progressive du cartilage et peut provoquer douleur, raideur et limitation des mouvements ?

L’ostéoporose
Une entorse articulaire
Une tendinopathie
L’arthrose

L’arthrose

Explication

L’arthrose est une maladie chronique marquée par la dégradation progressive du cartilage et des modifications articulaires pouvant limiter les mouvements. L’ostéoporose concerne la fragilité osseuse, l’entorse est une lésion aiguë et la tendinopathie touche un tendon.

10. Chez une personne, la dégradation du cartilage dépasse son renouvellement et celui-ci perd progressivement son élasticité. Quelle évolution correspond au mécanisme de l’arthrose ?

Un renouvellement accru du cartilage, puis une mobilité restaurée
Une inflammation locale initiale, puis un cartilage devenu plus résistant
Une réparation osseuse complète, puis une disparition des symptômes
Un remaniement osseux et une inflammation locale, puis douleur et raideur

Un remaniement osseux et une inflammation locale, puis douleur et raideur

Explication

Lorsque la dégradation dépasse le renouvellement, le cartilage perd ses propriétés, puis apparaissent un remaniement osseux et une inflammation locale, associés à la douleur et à la raideur. Un renouvellement accru inverse le mécanisme, tandis qu’une inflammation initiale ou une réparation complète ne correspond pas à cette évolution.

11. Après une fracture de la diaphyse humérale, quel nerf faut-il particulièrement surveiller, notamment en raison de son rôle dans le relèvement du poignet ?

Le nerf radial
Le nerf ulnaire
Le nerf axillaire
Le nerf médian

Le nerf radial

Explication

Une fracture de la diaphyse humérale expose principalement à une lésion du nerf radial, qui permet de relever le poignet. Le nerf médian, le nerf ulnaire et le nerf axillaire ne sont pas le nerf principalement associé à ce risque.

12. Une radiographie montre une fracture du radius et une luxation de la partie distale du cubitus. De quelle fracture s’agit-il ?

Une fracture isolée de la diaphyse radiale
Une fracture de Pouteau-Colles
Une fracture de Galeazzi
Une fracture de Monteggia

Une fracture de Galeazzi

Explication

La fracture de Galeazzi associe une fracture du radius à une luxation de la partie distale du cubitus. Monteggia concerne une fracture du cubitus avec luxation de la tête radiale, tandis que Pouteau-Colles désigne une fracture de l’extrémité distale du radius.

13. Lors de l’immobilisation du bras d’une personne, ses doigts deviennent pâles et l’équipe doute de la bonne vascularisation. Quelle conduite est appropriée ?

Abaisser le membre et attendre l’évolution de la coloration
Conserver l’immobilisation et vérifier seulement la douleur
Élargir ou changer l’immobilisation et surveiller les doigts
Ajouter un rembourrage sans réévaluer la vascularisation

Élargir ou changer l’immobilisation et surveiller les doigts

Explication

Un doute sur la vascularisation impose de surveiller les doigts et d’élargir ou de changer l’immobilisation. Vérifier seulement la douleur, abaisser le membre ou ajouter du rembourrage sans réévaluation ne répond pas au signe d’alerte.

14. Une radiographie montre un trait de fracture passant par le massif des trochanters, sous l’articulation. Comment classer cette fracture ?

Comme une fracture cervicale vraie extra-articulaire
Comme une fracture cervicale vraie intra-articulaire
Comme une fracture pertrochantérienne intra-articulaire
Comme une fracture pertrochantérienne extra-articulaire

Comme une fracture pertrochantérienne extra-articulaire

Explication

Une fracture qui passe par le massif des trochanters est pertrochantérienne et extra-articulaire. La fracture cervicale vraie passe au-dessus du massif trochantérien et est intra-articulaire; les autres choix inversent ces caractéristiques.

15. Après une fracture du col du fémur, quelle conduite associe les éléments essentiels de la prise en charge ?

Chirurgie, appui différé, recherche de la cause de la chute, rééducation intensive, prévention des complications et accompagnement psychologique
Chirurgie, reprise précoce de l’appui, absence de recherche de la cause, rééducation douce et aide à la marche
Traitement orthopédique, reprise précoce de l’appui, recherche de la cause de la chute, rééducation douce et accompagnement psychologique
Chirurgie, reprise précoce de l’appui, recherche de la cause de la chute, rééducation douce, prévention des complications et accompagnement psychologique

Chirurgie, reprise précoce de l’appui, recherche de la cause de la chute, rééducation douce, prévention des complications et accompagnement psychologique

Explication

La prise en charge combine chirurgie, reprise précoce de l’appui, recherche de la cause de la chute, rééducation douce avec aide à la marche, prévention des complications du décubitus et soutien psychologique. L’appui différé, le traitement orthopédique ou l’omission d’étapes négligent des éléments essentiels.

16. Un patient présente une fracture de la diaphyse fémorale après un choc violent. Quelle complication immédiate doit particulièrement faire craindre un saignement important ?

Un risque neurovasculaire
Une embolie graisseuse
Un état de choc
Une lésion ligamentaire

Un état de choc

Explication

Une fracture de la diaphyse fémorale peut provoquer un saignement important et entraîner un état de choc. Le risque neurovasculaire concerne notamment l’extrémité distale du fémur; l’embolie graisseuse et la lésion ligamentaire sont d’autres complications, mais ne désignent pas ici le choc lié au saignement.

17. Après une fracture de la diaphyse fémorale, un patient présente des manifestations respiratoires, neurologiques et cutanées liées à des tissus graisseux ayant migré vers les vaisseaux pulmonaires. De quelle complication s’agit-il ?

D’une embolie thrombotique issue d’une veine profonde
D’un état de choc dû à une hémorragie fémorale
D’une embolie graisseuse issue de la moelle osseuse
D’une infection pulmonaire consécutive à l’alitement

D’une embolie graisseuse issue de la moelle osseuse

Explication

L’embolie graisseuse correspond à la migration de tissus graisseux provenant de la moelle de la diaphyse fémorale vers les vaisseaux pulmonaires; elle peut provoquer des manifestations respiratoires, neurologiques et cutanées. Le thrombus, l’hémorragie et l’infection pulmonaire relèvent d’autres mécanismes.

18. Un patient porteur d’une prothèse totale de hanche s’apprête à s’asseoir sur un siège très bas. Quelle consigne réduit le risque de luxation ?

Éviter le siège bas et choisir une assise plus haute
Garder les jambes croisées pour stabiliser la prothèse
Éviter tout appui sur la jambe opérée pendant la marche
Privilégier le siège bas pour maintenir la hanche fléchie

Éviter le siège bas et choisir une assise plus haute

Explication

Après une prothèse totale de hanche, le patient doit éviter de s’asseoir sur un siège trop bas, car cette position peut favoriser une luxation. L’interdiction de tout appui confond cette précaution avec une restriction générale de marche; le siège bas et les jambes croisées sont des gestes à éviter.

19. Après une torsion de cheville en varus forcé, sans fracture, quelle lésion correspond au diagnostic d’entorse de la cheville ?

Une lésion ligamentaire pure
Une fracture de la cheville
Une luxation de la cheville
Une lésion tendineuse pure

Une lésion ligamentaire pure

Explication

L’entorse de la cheville est une lésion ligamentaire pure provoquée par un varus forcé. Une atteinte tendineuse, une fracture ou une luxation désigne une autre lésion.

20. Après une fracture du tibia, quelles complications secondaires doivent notamment être envisagées ?

Un craquement articulaire ou un œdème localisé
Un syndrome des loges ou une embolie graisseuse
Une rupture ligamentaire ou une paralysie nerveuse
Une infection de la plaie ou une luxation du genou

Un syndrome des loges ou une embolie graisseuse

Explication

Les fractures de la jambe, en particulier celles du tibia, peuvent se compliquer d’un syndrome des loges ou d’une embolie graisseuse. Les ruptures ligamentaires et les atteintes nerveuses sont d’autres lésions, tandis que le craquement et l’œdème évoquent des signes locaux.

21. Une section accidentelle d’une partie d’un membre, détachée du reste du corps mais non complète, est quel type de lésion ?

Une amputation totale
Une lésion sans amputation
Une amputation chirurgicale
Une amputation partielle

Une amputation partielle

Explication

Une amputation est la section d’un membre ou d’un segment de membre qui le détache du reste du corps, et elle peut être partielle. Une section totale concerne l’ensemble du membre, une amputation chirurgicale relève de son mode de survenue, et une lésion sans détachement ne répond pas à la définition.

22. Après l’arrachement accidentel d’un membre, quelle atteinte et quel risque majeur doivent être considérés ?

Atteintes des articulations et des muscles, avec un risque neurologique majeur
Atteintes des os et des ligaments, avec un risque de syndrome des loges majeur
Atteintes de la peau et des tendons, avec un risque infectieux majeur
Atteintes de l’os, des parties molles et des structures vasculonerveuses, avec un risque hémorragique majeur

Atteintes de l’os, des parties molles et des structures vasculonerveuses, avec un risque hémorragique majeur

Explication

Une amputation lèse l’os, les parties molles et les structures vasculonerveuses ; en cas d’amputation accidentelle, le risque majeur est hémorragique. L’infection, les lésions articulaires ou le syndrome des loges ne remplacent pas ce risque prioritaire.

23. Lors de la prise en charge initiale d’une amputation, quelle conduite associe les mesures essentielles décrites ?

Contrôler l’hémorragie, évaluer et traiter la douleur, protéger stérilement la zone et apporter un soutien psychologique
Protéger la zone, éviter le soutien psychologique et réserver l’information à l’entourage
Nettoyer la zone, différer le contrôle de l’hémorragie, puis limiter l’intervention aux soins physiques
Contrôler la douleur, laisser la zone sans protection et attendre l’arrivée de l’entourage

Contrôler l’hémorragie, évaluer et traiter la douleur, protéger stérilement la zone et apporter un soutien psychologique

Explication

La prise en charge prévoit le contrôle de l’hémorragie, l’évaluation et le traitement de la douleur, le nettoyage et la protection stérile, ainsi qu’un soutien psychologique et une information adaptée. Reporter l’hémostase, omettre l’analgésie ou écarter le soutien psychologique revient à négliger des composantes essentielles.

24. Après une amputation, une personne perçoit son pied absent sans douleur, puis ressent une douleur dans la jambe fantôme. Comment distinguer ces deux phénomènes ?

La première est une hallucinose et la seconde une algohallucinose
La première est une douleur du moignon et la seconde une hallucinose
La première est une algohallucinose et la seconde une hallucinose
La première est une douleur du moignon et la seconde une algohallucinose

La première est une hallucinose et la seconde une algohallucinose

Explication

L’hallucinose est une perception non douloureuse du membre amputé, tandis que l’algohallucinose est une douleur ressentie dans le membre fantôme. La douleur du moignon, elle, est liée à l’amputation et aux sections nerveuses.

25. Quelle répartition correspond au nombre généralement admis de vertèbres dans le rachis ?

7 cervicales, 12 thoraciques, 6 lombaires, 5 sacrées et 3 coccygiennes
7 cervicales, 12 thoraciques, 5 lombaires, 5 sacrées et 4 coccygiennes
12 cervicales, 7 thoraciques, 5 lombaires, 5 sacrées et 4 coccygiennes
7 cervicales, 12 thoraciques, 5 lombaires, 4 sacrées et 5 coccygiennes

7 cervicales, 12 thoraciques, 5 lombaires, 5 sacrées et 4 coccygiennes

Explication

La répartition habituelle est de 7 vertèbres cervicales, 12 thoraciques, 5 lombaires, 5 éléments sacrés et 4 coccygiens. Les autres propositions intervertissent certains nombres régionaux ou modifient le compte lombaire, sacré ou coccygien.

26. Après une luxation de la tête fémorale, quelle lésion vasculaire explique le risque de nécrose de cette tête ?

Une lésion de l’artère circonflexe fémorale latérale, principale source de vascularisation
Une lésion des artères iliaques, principales sources de vascularisation de la tête
Une lésion de l’artère circonflexe fémorale médiale, seule source de vascularisation
Une lésion de l’artère circonflexe fémorale médiale, principale source de vascularisation

Une lésion de l’artère circonflexe fémorale médiale, principale source de vascularisation

Explication

La lésion de l’artère circonflexe fémorale médiale, principale source de vascularisation de la tête fémorale, peut entraîner sa nécrose après une luxation. La circonflexe latérale n’est pas la source principale, les artères iliaques ne correspondent pas à ce mécanisme, et l’artère médiale n’est pas l’unique apport vasculaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Traumatismes du système locomoteur.

Qu’est-ce qu’une fracture ?

Une rupture de la continuité d’un os.

Comment traite-t-on une fracture avec réduction ?

En remettant l’os en place manuellement ou chirurgicalement.

Comment traite-t-on une fracture sans réduction ?

Par immobilisation avec résine ou plâtre.

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Consultez la fiche de révision complète sur Traumatismes du système locomoteur.

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