QCM : Leucémies et lymphomes pédiatriques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond à une leucémie aiguë ?

Prolifération médullaire d’un clone lymphocytaire ou myéloïde bloqué dans sa différenciation, avec possibilité de passage sanguin et d’infiltration d’organes
Prolifération médullaire de cellules lymphocytaires ou myéloïdes qui poursuivent leur différenciation sans pouvoir gagner le sang
Prolifération d’un clone épithélial dans la moelle osseuse, pouvant passer dans le sang et envahir différents organes
Prolifération sanguine d’un clone lymphocytaire ou myéloïde qui mûrit normalement avant d’envahir la moelle osseuse

Prolifération médullaire d’un clone lymphocytaire ou myéloïde bloqué dans sa différenciation, avec possibilité de passage sanguin et d’infiltration d’organes

Explication

Une leucémie aiguë correspond à la prolifération médullaire d’un clone lymphocytaire ou myéloïde bloqué à un stade de différenciation, dont les cellules peuvent circuler et infiltrer des organes. La « prolifération sanguine initiale » inverse le siège de départ, la « différenciation normale » omet le blocage et le « clone épithélial » substitue une autre lignée.

2. Dans une série de 100 leucémies aiguës pédiatriques, quelle répartition est la plus conforme aux proportions observées ?

Environ 15 à 20 LAL et 80 à 85 LAM
Environ 30 à 35 LAL et 65 à 70 LAM
Environ 30 à 35 LAM et 65 à 70 LAL
Environ 80 à 85 LAL et 15 à 20 LAM

Environ 80 à 85 LAL et 15 à 20 LAM

Explication

Les LAL constituent 80 à 85 % des leucémies aiguës pédiatriques, contre 15 à 20 % pour les LAM. L’option « 15 à 20 LAL » inverse les proportions, « 30 à 35 LAL » reprend la part des leucémies aiguës dans l’ensemble des cancers de l’enfant, et « 30 à 35 LAM » attribue cette proportion aux LAM.

3. Un enfant présente pâleur, asthénie et fièvre apparues en neuf jours. À quel mode de début ce délai correspond-il ?

Un début progressif
Un début retardé au-delà de trois mois
Un début apparemment brutal
Un début sans symptômes généraux

Un début apparemment brutal

Explication

Un début brutal peut se manifester en 8 à 10 jours par une pâleur, une asthénie, de la fièvre et/ou des hémorragies cutanéo-muqueuses. Le « début progressif » correspond à un intervalle de 1 à 3 mois, tandis que les deux autres réponses ne décrivent pas les délais et manifestations du tableau.

4. Un frottis sanguin révèle des blastes chez un enfant présentant des signes pouvant évoquer une leucémie aiguë. Quelle conclusion diagnostique faut-il en tirer ?

Le résultat confirme définitivement la leucémie aiguë
Le résultat exclut la leucémie aiguë si une infection virale est envisagée
Le résultat est évocateur, mais ne confirme pas à lui seul la leucémie aiguë
Le résultat établit le diagnostic au même titre que le myélogramme

Le résultat est évocateur, mais ne confirme pas à lui seul la leucémie aiguë

Explication

La présence de blastes circulants ne suffit pas à établir définitivement le diagnostic, car certaines infections virales, notamment la mononucléose infectieuse, peuvent être trompeuses. « Confirme définitivement » surestime le frottis, « exclut » transforme une possibilité de confusion en exclusion, et « au même titre que le myélogramme » confond l’examen sanguin avec l’examen médullaire de certitude.

5. Quel élément permet de distinguer une leucémie aiguë d’une leucémie chronique ?

L’absence de blastes médullaires et une atteinte limitée aux organes
L’envahissement médullaire par des cellules immatures et l’évolution spontanée rapide
La présence de cellules plus matures et une évolution généralement moins rapide
La prédominance d’adénopathies périphériques et une évolution spontanée lente

L’envahissement médullaire par des cellules immatures et l’évolution spontanée rapide

Explication

Une leucémie aiguë se caractérise par des cellules envahissantes immatures et une évolution spontanée rapide. À l’inverse, une leucémie chronique comporte des cellules plus matures et évolue généralement moins vite.

6. Quelle réaction cytochimique distingue les LAM des LAL dans la caractérisation des blastes ?

Les LAM sont positives pour le noir soudan et la peroxydase, tandis que les LAL sont négatives pour ces deux réactions.
Les LAL et les LAM sont positives pour le PAS, mais négatives pour le noir soudan et la peroxydase.
Les LAM sont positives pour le PAS et le noir soudan, tandis que les LAL sont positives pour la peroxydase.
Les LAL sont positives pour le noir soudan et la peroxydase, tandis que les LAM sont négatives pour ces réactions.

Les LAM sont positives pour le noir soudan et la peroxydase, tandis que les LAL sont négatives pour ces deux réactions.

Explication

Les blastes des LAM donnent une réaction positive au noir soudan et à la peroxydase, alors que ceux des LAL sont négatifs pour ces marqueurs cytochimiques. Le PAS ne constitue pas la distinction proposée, car les deux types de leucémie sont décrits comme négatifs pour cette réaction.

7. Quel est le rôle de l’échographie cardiaque dans le bilan préthérapeutique d’une leucémie aiguë ?

Rechercher une infiltration leucémique du muscle cardiaque
Écarter une contre-indication à l’utilisation des anthracyclines
Évaluer l’extension des localisations thoraciques leucémiques
Mesurer l’impact métabolique de la leucémie sur le cœur

Écarter une contre-indication à l’utilisation des anthracyclines

Explication

L’échographie cardiaque sert à vérifier que les anthracyclines peuvent être utilisées sans contre-indication cardiaque identifiée. Elle ne vise pas à rechercher une infiltration leucémique du cœur, qui n’est pas l’objectif indiqué pour cet examen.

8. Dans la prévention du syndrome de lyse tumorale, quand l’hyperhydratation doit-elle commencer par rapport à la chimiothérapie ?

La veille de la fin de la chimiothérapie d’induction
Dans les 12 heures suivant la première cure de chimiothérapie
Au moins 12 heures avant le début de la chimiothérapie
Au moment de la première administration de chimiothérapie

Au moins 12 heures avant le début de la chimiothérapie

Explication

L’hyperhydratation préventive est commencée au moins 12 heures avant la chimiothérapie afin de limiter les conséquences de la lyse tumorale. La débuter lors de la première administration ne respecte pas ce délai préventif.

9. En fin d’induction d’une LAL, en quoi la rémission complète diffère-t-elle de la réponse évaluée au septième jour de la préphase ?

Elle se définit par moins de 10³ blastes par mm³ dans le sang périphérique, sans seuil médullaire précisé.
Elle se définit par plus de 1 000 polynucléaires neutrophiles et plus de 100 000 plaquettes, sans évaluer les blastes.
Elle se définit par l’absence de blastes dans le sang périphérique et au plus 5 % de blastes médullaires.
Elle se définit par une disparition des blastes médullaires, même si des blastes circulent encore dans le sang.

Elle se définit par l’absence de blastes dans le sang périphérique et au plus 5 % de blastes médullaires.

Explication

La rémission complète en fin d’induction repose sur l’absence de blastes sanguins et sur un taux médullaire maximal de 5 %. La réponse à J7 est évaluée notamment par le nombre de blastes circulants et constitue un facteur pronostique, mais elle ne définit pas la rémission complète.

10. Quel sous-type de la classification FAB des LAL est caractérisé par de grandes cellules homogènes, une basophilie intense et de volumineuses vacuoles ?

Le sous-type L1, composé de petites cellules à chromatine finement dispersée
Le sous-type L2, défini par des cellules hétérogènes et un noyau irrégulier
Le sous-type L3, associé à une morphologie de type Burkitt
Le sous-type LAM 3, caractérisé par des granulations azurophiles et des corps d’Auer

Le sous-type L3, associé à une morphologie de type Burkitt

Explication

Le sous-type L3 associe de grandes cellules homogènes à une basophilie intense et à de volumineuses vacuoles, avec une morphologie de type Burkitt. Le sous-type L2 comporte plutôt des cellules hétérogènes et des noyaux irréguliers.

11. Pourquoi les lymphomes malins non hodgkiniens pédiatriques sont-ils considérés comme des urgences diagnostiques et thérapeutiques ?

Leur évolution lente retarde l’apparition des signes cliniques.
Leur croissance rapide favorise une dissémination précoce de la maladie.
Leur faible sensibilité à la chimiothérapie limite les options thérapeutiques.
Leur origine ganglionnaire retarde généralement l’extension tumorale.

Leur croissance rapide favorise une dissémination précoce de la maladie.

Explication

Chez l’enfant, ces lymphomes évoluent rapidement et se disséminent précocement, ce qui impose d’accélérer le diagnostic et le traitement. Leur chimiosensibilité est élevée, et non faible, contrairement à ce que suggère un distracteur.

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Qu’est-ce qu’une leucémie aiguë ?

Une prolifération médullaire anormale de cellules lymphocytaires ou myéloïdes bloquées dans leur différenciation.

Quelle proportion des cancers de l’enfant représentent les leucémies aiguës ?

30 à 35 %.

Quel délai caractérise le début brutal d’une leucémie aiguë ?

Les symptômes apparaissent en 8 à 10 jours.

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