QCM : Communication et relation soignant-soigné (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. La communication désigne le passage ou l’échange de messages entre des sujets :

Un sujet émetteur et un sujet récepteur échangent des messages au moyen de gestes uniquement.
Un sujet émetteur transmet un message à un sujet récepteur par des signes ou des signaux.
Un sujet récepteur transmet un message à un sujet émetteur par des signes ou des signaux.
Deux sujets récepteurs échangent des messages au moyen de signes ou de signaux.
Un sujet émetteur et un sujet récepteur échangent des messages au moyen de signes ou de signaux.

Un sujet émetteur transmet un message à un sujet récepteur par des signes ou des signaux. · Un sujet émetteur et un sujet récepteur échangent des messages au moyen de signes ou de signaux.

Explication

La définition implique un sujet émetteur, un sujet récepteur et des messages transmis ou échangés au moyen de signes ou de signaux. La remplacer par deux récepteurs, par des gestes uniquement ou par des rôles inversés ne correspond pas aux éléments de cette définition.

2. Parmi les fonctions de la communication, lesquelles sont exactes ?

La communication sert à conforter l’identité, mais pas à satisfaire des besoins.
La communication transmet des informations, mais ne contribue pas aux relations.
La communication permet de partager des émotions et de transmettre des informations.
La communication peut contribuer à exprimer et satisfaire des besoins.
La communication peut aider à nouer des relations et à partager des expériences.

La communication permet de partager des émotions et de transmettre des informations. · La communication peut contribuer à exprimer et satisfaire des besoins. · La communication peut aider à nouer des relations et à partager des expériences.

Explication

La communication sert notamment à créer des relations, partager des émotions et des expériences, transmettre des informations, satisfaire des besoins et conforter l’identité. Les deux propositions fausses excluent à tort certaines fonctions explicitement associées à la communication.

3. Une personne ajuste la distance qu’elle maintient avec autrui selon leur relation et mobilise gestes, regard et voix. Quelles propositions décrivent correctement ces notions ?

La proxémie désigne la distance fixe maintenue entre les personnes, indépendamment de leur relation.
L’ajustement de la distance interpersonnelle relève de la proxémie décrite par Edward T. Hall.
Les formes présentées comprennent la communication verbale, non verbale et symbolique.
Les gestes, les mimiques, le regard, la voix et le toucher relèvent du non-verbal.
Les formes présentées comprennent la communication verbale, gestuelle et émotionnelle.

L’ajustement de la distance interpersonnelle relève de la proxémie décrite par Edward T. Hall. · Les formes présentées comprennent la communication verbale, non verbale et symbolique. · Les gestes, les mimiques, le regard, la voix et le toucher relèvent du non-verbal.

Explication

La proxémie désigne la bulle invisible maintenue autour du corps en fonction du type de relation. Les gestes, mimiques, regard, voix et toucher sont des éléments non verbaux, et les formes citées sont verbale, non verbale et symbolique ; la distance n’est pas définie comme fixe et les formes ne remplacent pas le symbolique par l’émotionnel.

4. Concernant la perception et les obstacles à la communication :

La perception figure parmi les obstacles susceptibles d’entraver la communication entre interlocuteurs.
Le contexte et la culture font également partie des obstacles possibles à la communication.
Le codage et le décodage sont des facteurs qui rendent la perception objective pour tous.
Les expériences influencent la perception, tandis que les sens n’y jouent pas de rôle notable.
Les émotions et les expériences contribuent au caractère subjectif de la perception individuelle.

La perception figure parmi les obstacles susceptibles d’entraver la communication entre interlocuteurs. · Le contexte et la culture font également partie des obstacles possibles à la communication. · Les émotions et les expériences contribuent au caractère subjectif de la perception individuelle.

Explication

La perception est un obstacle à la communication, et son caractère subjectif dépend notamment des émotions, des expériences et des sens. Le codage-décodage, le contexte et la culture sont aussi des obstacles ; les sens participent bien à la perception.

5. Deux soignants décrivent différemment une même affiche, puis interprètent une consigne incomplète dans son contexte. Quelles propositions sont exactes ?

Les formes et les couleurs peuvent orienter l’organisation visuelle de l’information perçue.
L’organisation perceptive privilégie les sons et les odeurs plutôt que les formes visuelles.
Le contexte contribue à l’interprétation des éléments incomplets d’une consigne.
Des contrastes différents peuvent conduire deux personnes à ne pas voir la même chose.
Compléter une information manquante à partir du contexte peut favoriser un malentendu.

Les formes et les couleurs peuvent orienter l’organisation visuelle de l’information perçue. · Le contexte contribue à l’interprétation des éléments incomplets d’une consigne. · Des contrastes différents peuvent conduire deux personnes à ne pas voir la même chose. · Compléter une information manquante à partir du contexte peut favoriser un malentendu.

Explication

L’organisation privilégie notamment les formes, les couleurs et les contrastes, ce qui peut conduire deux personnes à ne pas voir la même chose. L’interprétation complète les informations manquantes et dépend du contexte, devenant ainsi une source majeure de malentendus ; les sons et les odeurs ne sont pas les éléments indiqués pour l’organisation.

6. Un soignant échange avec une personne dont les références culturelles diffèrent des siennes. Concernant une communication thérapeutique adaptée :

Partager de l’empathie peut faire partie des appuis de la communication thérapeutique.
Prendre en compte les différences culturelles relève de la perception, pas de l’échange soignant-soigné.
Le contact constitue un appui possible, contrairement au silence dans la relation thérapeutique.
Vérifier la compréhension peut être remplacé par la seule transmission d’informations.
Adapter son langage peut faciliter l’échange entre le soignant et la personne soignée.

Partager de l’empathie peut faire partie des appuis de la communication thérapeutique. · Adapter son langage peut faciliter l’échange entre le soignant et la personne soignée.

Explication

Adapter le langage et tenir compte des différences culturelles favorisent la communication soignant-soigné ; partager l’empathie est un appui thérapeutique. La compréhension doit être vérifiée, et le silence peut aussi soutenir la communication thérapeutique.

7. Parmi les propositions suivantes concernant l’écoute active et les attitudes relationnelles, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

La sympathie figure parmi les attitudes classées comme non thérapeutiques dans la relation de soin.
L’empathie est classée parmi les attitudes non thérapeutiques, comme la sympathie.
Une réponse automatique constitue une pratique thérapeutique de l’écoute active.
Une demande d’explications fait partie des attitudes non thérapeutiques recensées en communication.
L’écoute active est une technique d’entretien favorisant une compréhension de soi plus claire chez le patient.

La sympathie figure parmi les attitudes classées comme non thérapeutiques dans la relation de soin. · Une demande d’explications fait partie des attitudes non thérapeutiques recensées en communication. · L’écoute active est une technique d’entretien favorisant une compréhension de soi plus claire chez le patient.

Explication

L’écoute active est une technique d’entretien qui aide le patient à mieux se comprendre. La sympathie et les demandes d’explications figurent parmi les attitudes non thérapeutiques ; l’empathie est au contraire thérapeutique, et les réponses automatiques sont classées comme non thérapeutiques.

8. Concernant les outils de l’écoute active :

La reformulation permet de reprendre les propos du patient pour en clarifier le sens.
Le questionnement figure parmi les outils de l’écoute active décrits par Carl Rogers.
L’empathie, le silence et le contact forment les trois outils de cette écoute.
Le questionnement, la synthèse et le conseil composent les outils de cette écoute.
L’observation, la reformulation et la synthèse constituent les trois outils principaux.

La reformulation permet de reprendre les propos du patient pour en clarifier le sens. · Le questionnement figure parmi les outils de l’écoute active décrits par Carl Rogers.

Explication

Le questionnement, la reformulation et la synthèse sont les trois outils indiqués. L’observation, l’empathie, le silence, le contact et le conseil ne remplacent pas ces outils dans la liste donnée.

9. Lors d’un échange avec une personne présentant une altération cognitive et une déficience auditive, quelles adaptations conviennent ?

Le soignant privilégie les questions multiples et des phrases longues.
Le soignant pose une question à la fois et emploie des phrases simples.
Le soignant se place face au patient et vérifie la présence d’aides auditives.
Le soignant réduit les distractions et laisse au patient du temps pour répondre.
Le soignant maintient un bruit ambiant soutenu pour stimuler les réponses.

Le soignant pose une question à la fois et emploie des phrases simples. · Le soignant se place face au patient et vérifie la présence d’aides auditives. · Le soignant réduit les distractions et laisse au patient du temps pour répondre.

Explication

Pour l’altération cognitive, il est conseillé de réduire les distractions, de laisser du temps, de poser une question à la fois et d’utiliser des phrases simples. Pour les troubles auditifs, il faut se placer face au patient et vérifier ses aides auditives. Un bruit ambiant soutenu et des questions multiples avec des phrases longues vont à l’encontre de ces adaptations.

10. Une personne malentendante et porteuse de troubles visuels est reçue en consultation. Quelles conduites sont appropriées ?

Le soignant peut solliciter un interprète en langue des signes pour l’échange.
Le soignant s’appuie surtout sur les gestes et expressions pour communiquer avec elle.
Le soignant parle à intensité normale et reformule légèrement en cas d’incompréhension.
Le soignant crie pour être mieux entendu et conserve la même formulation.
Le soignant vérifie l’usage des lunettes et privilégie une lumière indirecte.

Le soignant peut solliciter un interprète en langue des signes pour l’échange. · Le soignant parle à intensité normale et reformule légèrement en cas d’incompréhension. · Le soignant vérifie l’usage des lunettes et privilégie une lumière indirecte.

Explication

Pour les troubles visuels, il faut vérifier l’usage des lunettes ou lentilles et éviter l’éblouissement grâce à une lumière indirecte. Avec une déficience auditive, l’intensité reste normale, la phrase peut être légèrement modifiée en cas d’incompréhension, et un interprète en langue des signes peut être sollicité. La communication non verbale ne doit pas être privilégiée chez une personne malvoyante, et crier n’est pas recommandé.

11. Un patient ne répond pas aux sollicitations et présente aussi des troubles visuels. Quelles pratiques de communication sont adaptées ?

Le soignant discute de son état avec l’équipe en sa présence sans s’adresser à lui.
Le soignant l’appelle par son nom et précise le lieu, la date et l’heure.
Le soignant lui parle comme s’il pouvait entendre et utilise aussi le contact.
Le soignant s’identifie en entrant et en sortant, avec une intonation normale.
Le soignant réserve les explications des procédures aux moments où il répond.

Le soignant l’appelle par son nom et précise le lieu, la date et l’heure. · Le soignant lui parle comme s’il pouvait entendre et utilise aussi le contact. · Le soignant s’identifie en entrant et en sortant, avec une intonation normale.

Explication

Pour un patient qui ne répond pas, il convient d’utiliser son nom, d’expliquer les procédures et les sensations et de donner des repères temporels et spatiaux. En cas de troubles visuels, le soignant s’identifie lors de ses entrées et sorties et conserve une intonation normale. Il faut aussi communiquer verbalement et par le contact, en s’adressant au patient comme s’il pouvait entendre; les explications ne dépendent pas de sa réponse, et il faut éviter de parler de lui aux autres en sa présence.

12. Une équipe accueille une patiente qui ne parle pas français. Concernant sa communication, quelles propositions sont exactes ?

L’équipe adopte une intonation exagérée pour compenser la difficulté linguistique.
L’équipe parle avec une intonation normale et sollicite un interprète pour faciliter l’échange.
Une liste de mots traduits peut aider à répondre aux demandes de base de la patiente.
L’équipe privilégie les enfants de la famille pour traduire les échanges de soins.
Une méthode de signalement du besoin de communiquer ne peut pas être mise en place.

L’équipe parle avec une intonation normale et sollicite un interprète pour faciliter l’échange. · Une liste de mots traduits peut aider à répondre aux demandes de base de la patiente.

Explication

Une intonation normale et le recours à un interprète sont recommandés ; une liste de mots traduits peut soutenir les demandes de base. Le recours à la famille, particulièrement aux enfants, est à éviter, et la patiente peut disposer d’une méthode pour signaler son désir de communiquer ; une intonation exagérée n’est pas préconisée.

13. Pour échanger avec un patient non francophone, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les cartes sont déconseillées lorsque le patient ne parle pas français.
Un tableau de communication peut servir de support aux échanges avec le patient.
Un dictionnaire peut remplacer les images et les cartes dans les outils proposés.
Il est possible de se procurer un dictionnaire pour soutenir la communication.
Des images peuvent être utilisées pour faciliter la communication avec le patient.

Un tableau de communication peut servir de support aux échanges avec le patient. · Il est possible de se procurer un dictionnaire pour soutenir la communication. · Des images peuvent être utilisées pour faciliter la communication avec le patient.

Explication

Le tableau, les images et les cartes font partie des supports possibles, et un dictionnaire peut être obtenu pour aider la communication. Le dictionnaire ne remplace pas nécessairement les supports visuels : ces moyens peuvent être utilisés conjointement.

14. Dans une unité de soins, les interruptions se multiplient, plusieurs professionnels interviennent et les responsabilités sont floues. Concernant les facteurs de risque pour la communication en équipe, quelles propositions sont exactes ?

Les interruptions fréquentes associées aux tâches multiples constituent un facteur de risque communicationnel.
L’ambiguïté des rôles et responsabilités figure parmi les facteurs de risque identifiés.
La stabilité des membres de l’équipe constitue un facteur de risque au même titre que leur changement.
Les distractions auditives et visuelles favorisent la transmission claire des informations.
L’intervention de plusieurs professionnels peut compliquer la communication au sein de l’équipe.

Les interruptions fréquentes associées aux tâches multiples constituent un facteur de risque communicationnel. · L’ambiguïté des rôles et responsabilités figure parmi les facteurs de risque identifiés. · L’intervention de plusieurs professionnels peut compliquer la communication au sein de l’équipe.

Explication

La conciliation de tâches multiples avec des interruptions, l’intervention de plusieurs professionnels et l’ambiguïté des rôles sont des facteurs de risque. C’est le changement dans la composition de l’équipe qui est cité, et les distractions auditives et visuelles constituent un risque plutôt qu’un facteur facilitant.

15. À propos de la référence bibliographique sur la communication en soins infirmiers, quelles propositions sont exactes ?

L’article est cité dans la revue « Sciences humaines et sociales - Universalis Edu ».
La référence indique la revue « Savoirs et soins infirmiers » pour cet article.
La référence mentionne C. Terrier comme auteur de l’article intitulé « Communication ».
L’éditeur mentionné pour cette référence est Elsevier Masson Éditions.
L’année de publication indiquée pour l’article est 2014.

La référence indique la revue « Savoirs et soins infirmiers » pour cet article. · La référence mentionne C. Terrier comme auteur de l’article intitulé « Communication ».

Explication

La référence attribue l’article « Communication » à C. Terrier et le situe dans la revue « Savoirs et soins infirmiers ». Elle indique 2009 et Elsevier Masson SAS ; « Sciences humaines et sociales - Universalis Edu » est une référence distincte.

Révisez avec les flashcards

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Quel est le sens le plus ancien de la communication ?

Le partage.

Quel est le sens plus récent de la communication ?

La transmission.

Comment le Petit Robert définit-il la communication ?

Le passage ou l’échange de messages entre un sujet émetteur et un sujet récepteur au moyen de signes ou de signaux.

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