QCM : Hygiène et prévention des infections associées aux soins (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit les infections associées aux soins (IAS) en matière de prévention ?

Leur prévention concerne principalement les infections apparues pendant une hospitalisation complète.
Leur prévention dépend du lieu où le soin est réalisé plutôt que du parcours du patient.
Leur prévention mobilise les professionnels de santé tout au long du parcours de soins, quel que soit le lieu de prise en charge.
Leur prévention relève des équipes médicales uniquement lorsque le diagnostic infectieux est confirmé.

Leur prévention mobilise les professionnels de santé tout au long du parcours de soins, quel que soit le lieu de prise en charge.

Explication

La prévention des IAS mobilise les professionnels de santé à chaque étape du parcours, indépendamment du lieu de prise en charge. Restreindre cette prévention à l’hospitalisation complète exclurait d’autres situations de soins.

2. Une équipe organise la prévention du risque infectieux pour des patients suivis à domicile et en EHPAD ; quelle approche correspond au périmètre concerné ?

Inclure les EHPAD, mais confier la prévention à domicile aux patients eux-mêmes.
Appliquer la prévention dans les cabinets infirmiers, mais pas dans les structures médico-sociales.
Inclure ces lieux avec les hôpitaux, les cliniques et les autres structures de soins.
Concentrer les efforts sur les établissements hospitaliers et laisser les autres lieux hors du dispositif.

Inclure ces lieux avec les hôpitaux, les cliniques et les autres structures de soins.

Explication

Le périmètre comprend notamment les hôpitaux, les cliniques, les EHPAD, les structures médico-sociales, les cabinets infirmiers et le domicile. Réserver les efforts aux établissements hospitaliers écarterait plusieurs lieux concernés.

3. Lors d’un soin courant, quelle conduite attend-on de chaque professionnel pour contribuer à la lutte contre les IAS ?

Appliquer rigoureusement les règles d’hygiène, notamment les précautions standard dans toutes les situations de soins.
Appliquer les règles d’hygiène selon les protocoles propres à son service, sans référence aux précautions standard.
Transférer la responsabilité des mesures d’hygiène à l’équipe spécialisée en prévention des infections.
Renforcer les précautions d’hygiène lorsque le patient présente des signes d’infection.

Appliquer rigoureusement les règles d’hygiène, notamment les précautions standard dans toutes les situations de soins.

Explication

Chaque professionnel participe à la lutte contre les IAS en respectant rigoureusement les règles d’hygiène, notamment les précautions standard. Réserver les précautions renforcées aux patients symptomatiques ne reprend pas cette exigence générale.

4. Quel changement la réécriture du Code de la santé publique en 2010 a-t-elle introduit dans les établissements de santé ?

Elle a remplacé le dispositif de lutte contre les infections par une surveillance des seules erreurs médicamenteuses.
Elle a transféré aux agences régionales la responsabilité de définir le dispositif national.
Elle a étendu le dispositif à l’ensemble des événements indésirables associés aux soins.
Elle a limité le dispositif aux infections nosocomiales déclarées dans les services hospitaliers.

Elle a étendu le dispositif à l’ensemble des événements indésirables associés aux soins.

Explication

En 2010, le dispositif a été élargi à l’ensemble des événements indésirables associés aux soins en établissement de santé. Le limiter aux seules infections nosocomiales méconnaît cette extension.

5. Quel ensemble de leviers soutient la lutte contre les infections nosocomiales ?

Des règles d’hygiène hospitalière, des campagnes d’information destinées au public et des protocoles de prescription antibiotique.
Un cadre législatif et réglementaire, des programmes nationaux spécifiques et des recommandations ou guides de bonnes pratiques d’hygiène.
Des programmes locaux de surveillance, des formations professionnelles et des évaluations périodiques des établissements.
Des inspections administratives, des indicateurs de qualité et des plans de gestion des risques propres à chaque établissement.

Un cadre législatif et réglementaire, des programmes nationaux spécifiques et des recommandations ou guides de bonnes pratiques d’hygiène.

Explication

La lutte s’appuie sur un dispositif législatif et réglementaire, des programmes nationaux spécifiques et la diffusion de recommandations et de guides d’hygiène. Les formations et évaluations peuvent être utiles, mais elles ne remplacent pas cet ensemble de leviers.

6. Quelle répartition des missions est correcte au niveau national pour la prévention des IAS ?

Le ministère coordonne le réseau régional, Santé publique France évalue les établissements, la HAS surveille les infections, et le CPias France pilote la politique.
Le ministère pilote la politique, Santé publique France surveille les infections, la HAS produit des recommandations et évalue les établissements, et le CPias France coordonne le réseau régional.
Le ministère élabore les recommandations, Santé publique France coordonne la stratégie contre l’antibiorésistance, la HAS pilote la politique, et SPARES surveille les infections.
Le ministère surveille les infections, Santé publique France pilote la politique, la HAS coordonne le réseau régional, et le CPias France évalue les établissements.

Le ministère pilote la politique, Santé publique France surveille les infections, la HAS produit des recommandations et évalue les établissements, et le CPias France coordonne le réseau régional.

Explication

Au niveau national, ces missions sont réparties entre le ministère, Santé publique France, la HAS et le CPias France comme indiqué dans la réponse correcte. Attribuer le pilotage de la politique à Santé publique France confond ce rôle avec sa mission de surveillance épidémiologique.

7. Dans une région, quel acteur contribue à la prévention des IAS en apportant conseil, formation et appui aux établissements ?

Le CPias, tandis que l’OMEDIT décline la politique nationale et que l’ARS coordonne le bon usage des antibiotiques.
Le CPias, tandis que l’ARS décline la politique nationale et que l’OMEDIT contribue au bon usage des antibiotiques.
L’ARS, tandis que le CPias décline la politique nationale et que l’OMEDIT coordonne les actions régionales.
L’OMEDIT, tandis que l’ARS apporte conseil et formation et que le CPias contribue au bon usage des antibiotiques.

Le CPias, tandis que l’ARS décline la politique nationale et que l’OMEDIT contribue au bon usage des antibiotiques.

Explication

Le CPias apporte conseil, formation et appui aux établissements ; l’ARS décline la politique nationale et l’OMEDIT contribue au bon usage des antibiotiques. Attribuer à l’ARS la mission d’appui aux établissements confond son rôle de coordination régionale avec celui du CPias.

8. Dans un établissement de santé, quel rôle revient à l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) ?

Relayer les bonnes pratiques auprès des équipes, tandis que les référents mettent en œuvre les actions de prévention.
Mettre en œuvre les actions de prévention des IAS, avec le soutien de la direction et la contribution de la CME à la politique.
Définir et suivre la politique de prévention, tandis que la CME met directement en œuvre les actions de terrain.
Proposer les actions correctives et suivre les programmes, tandis que le CLIN réalise les actions de prévention au quotidien.

Mettre en œuvre les actions de prévention des IAS, avec le soutien de la direction et la contribution de la CME à la politique.

Explication

L’EOH met en œuvre les actions de prévention dans l’établissement ; la direction soutient la politique et la CME contribue à sa définition et à son suivi. Le suivi des programmes et la proposition d’actions correctives relèvent plutôt du CLIN.

9. Pourquoi les infections associées aux soins (IAS) constituent-elles un problème de santé publique ?

Elles affectent la santé des patients, engendrent des coûts pour le système de soins et nécessitent surveillance, lutte et prévention.
Elles posent avant tout un problème de disponibilité des lits, indépendamment de leurs conséquences sanitaires et économiques.
Elles concernent principalement les dépenses liées aux antibiotiques, sans conséquence directe sur la santé des patients.
Elles augmentent surtout la durée des séjours, sans entraîner d’enjeu notable pour la prévention ou la surveillance.

Elles affectent la santé des patients, engendrent des coûts pour le système de soins et nécessitent surveillance, lutte et prévention.

Explication

Les IAS sont un enjeu de santé publique en raison de leurs effets sur les patients, de leur coût et des besoins de surveillance, de lutte et de prévention. Réduire cet enjeu aux dépenses d’antibiotiques néglige les conséquences sanitaires et les autres coûts pour le système de soins.

10. Depuis quelle année les plans nationaux de lutte visent-ils à réduire la fréquence des infections nosocomiales et le portage des bactéries multirésistantes dans les établissements de santé ?

Depuis 2009, avec un objectif portant sur les infections nosocomiales et le portage des BMR.
Depuis 1995, avec un objectif portant sur les infections nosocomiales, mais pas sur le portage des BMR.
Depuis 1995, avec un objectif portant sur les infections nosocomiales et le portage des BMR.
Depuis 2001, avec un objectif portant sur les infections nosocomiales et le portage des BMR.

Depuis 1995, avec un objectif portant sur les infections nosocomiales et le portage des BMR.

Explication

Ces plans sont engagés depuis 1995 et visent à réduire à la fois la fréquence des infections nosocomiales et le portage des bactéries multirésistantes aux antibiotiques. L’année 2009 correspond à un programme national ultérieur, et non au début de ces plans.

11. Un établissement souhaite évaluer ses actions de contrôle et de prévention des infections nosocomiales à l’aide d’un indicateur composite de moyens. Quel indicateur correspond à cet objectif ?

ICSHA, qui rapporte le volume de produits hydro-alcooliques aux journées-patients.
SURVISO, qui mesure la fréquence des infections du site opératoire après une intervention.
ICALIN, qui évalue les actions de contrôle et de prévention des infections nosocomiales.
ICATB, qui évalue les moyens et les actions consacrés au bon usage des antibiotiques.

ICALIN, qui évalue les actions de contrôle et de prévention des infections nosocomiales.

Explication

ICALIN est un indicateur composite de moyens centré sur les actions de contrôle et de prévention des infections nosocomiales. ICATB concerne le bon usage des antibiotiques, et non l’évaluation générale de ces actions de prévention.

12. Quel calcul correspond à la mesure réalisée par ICSHA ?

Le nombre annuel de frictions hydro-alcooliques rapporté au nombre d’interventions chirurgicales.
Le nombre annuel d’infections du site opératoire rapporté au nombre de patients opérés.
Le volume annuel de produits hydro-alcooliques rapporté au nombre de journées-patients.
Le volume annuel d’antibiotiques rapporté au nombre de journées-patients.

Le volume annuel de produits hydro-alcooliques rapporté au nombre de journées-patients.

Explication

ICSHA rapporte le volume annuel de produits hydro-alcooliques aux journées-patients. Le nombre minimal de frictions est une exigence qui varie selon les spécialités, mais ce n’est pas le calcul constitutif de l’indicateur.

13. Après une intervention chirurgicale, quel indicateur sert à surveiller les patients et à mesurer la fréquence des infections du site opératoire ?

SURVISO, indicateur de surveillance épidémiologique après une intervention chirurgicale.
ICSHA, indicateur du volume de produits hydro-alcooliques par journée-patient.
ICALIN, indicateur composite des actions de contrôle et de prévention des infections nosocomiales.
ICATB, indice composite du bon usage des antibiotiques.

SURVISO, indicateur de surveillance épidémiologique après une intervention chirurgicale.

Explication

SURVISO assure une surveillance épidémiologique après une intervention et mesure la fréquence des infections du site opératoire. ICALIN porte sur les actions de prévention et de contrôle, pas sur le suivi épidémiologique des patients opérés.

14. Quel indicateur composite évalue le bon usage des antibiotiques en tenant compte des moyens et des actions mis en œuvre ?

ICSHA, qui rapporte le volume de produits hydro-alcooliques aux journées-patients.
ICATB, qui combine les moyens et les actions consacrés au bon usage des antibiotiques.
ICALIN, qui combine les actions de contrôle et de prévention des infections nosocomiales.
SURVISO, qui suit les infections du site opératoire après une intervention.

ICATB, qui combine les moyens et les actions consacrés au bon usage des antibiotiques.

Explication

ICATB est l’indice composite consacré au bon usage des antibiotiques et tient compte des moyens comme des actions. ICALIN est également composite, mais il porte sur le contrôle et la prévention des infections nosocomiales.

15. Quels objectifs associe le programme national PROPIAS 2009-2013 à la prévention des infections associées aux soins ?

Structurer la prévention, l’étendre à de nouveaux lieux et pratiques de soins, et agir sur les causes des infections et de l’antibiorésistance.
Structurer la prévention dans les établissements de santé, sans l’étendre à d’autres lieux ou pratiques de soins.
Réduire le portage des bactéries multirésistantes par la consommation d’antibiotiques, sans agir sur les causes des infections.
Étendre la surveillance aux nouveaux lieux de soins et agir sur l’antibiorésistance, sans structurer la prévention.

Structurer la prévention, l’étendre à de nouveaux lieux et pratiques de soins, et agir sur les causes des infections et de l’antibiorésistance.

Explication

PROPIAS 2009-2013 vise à structurer la prévention, à l’étendre à de nouveaux lieux et pratiques de soins et à agir sur les causes des infections et de l’antibiorésistance. Se limiter aux établissements de santé omet l’extension prévue à de nouveaux lieux et pratiques.

16. Un dispositif inspiré de PROPIAS cherche à renforcer la prévention dans des lieux et pratiques de soins nouvellement concernés, tout en s’attaquant aux causes des infections et de l’antibiorésistance. Quelle orientation du programme reprend-il ?

Concentrer la prévention sur les interventions chirurgicales et le suivi des infections du site opératoire.
Renforcer la surveillance des infections nosocomiales, sans élargir les lieux et pratiques concernés.
Développer les actions sur le bon usage des antibiotiques, sans traiter les causes des infections.
Structurer et étendre la prévention, tout en agissant sur les causes des infections et de l’antibiorésistance.

Structurer et étendre la prévention, tout en agissant sur les causes des infections et de l’antibiorésistance.

Explication

Cette orientation reprend les trois axes de PROPIAS : structurer la prévention, l’étendre à de nouveaux lieux et pratiques de soins, et agir sur les causes des infections et de l’antibiorésistance. Une approche limitée aux interventions chirurgicales ne couvre pas l’extension plus large prévue par le programme.

17. Lors d’une enquête réalisée à une date précise dans un hôpital, quelle mesure obtient-on en recensant les patients hospitalisés qui présentent une infection ?

Le nombre de nouveaux cas apparus pendant une période donnée
La durée moyenne des infections chez les patients hospitalisés
La proportion de patients hospitalisés infectés à cette date
La proportion de patients ayant reçu un traitement antibiotique pendant l’année

La proportion de patients hospitalisés infectés à cette date

Explication

Une enquête de prévalence mesure la proportion de patients hospitalisés présentant une infection à un jour donné. Le nombre de nouveaux cas apparus pendant une période relève plutôt d’une enquête d’incidence.

18. Pour estimer les nouveaux cas de maladie apparus dans une population au cours d’un trimestre, quel type d’enquête convient ?

Une enquête de prévalence
Un audit de conformité des dossiers
Une enquête d’incidence
Une évaluation des pratiques professionnelles

Une enquête d’incidence

Explication

L’enquête d’incidence estime le nombre de nouveaux cas survenus dans une population pendant une période définie. Une enquête de prévalence décrit plutôt la proportion de personnes atteintes à un moment donné.

19. Une équipe confronte son activité clinique aux recommandations professionnelles disponibles et actualisées afin de l’analyser. De quelle démarche s’agit-il ?

D’un audit portant sur un objet déterminé
D’une évaluation des pratiques professionnelles
D’une enquête de prévalence des infections
D’une enquête d’incidence des maladies

D’une évaluation des pratiques professionnelles

Explication

L’EPP analyse l’activité clinique au regard des recommandations professionnelles disponibles et actualisées. Un audit peut porter sur différents objets et ne désigne pas précisément cette analyse de l’activité clinique selon les recommandations.

20. Quel cadre stratégique a remplacé le PROPIAS et a été prolongé jusqu’en 2027 ?

Le programme national de réduction des prescriptions antibiotiques 2022-2025
La stratégie nationale de prévention des infections 2018-2022
Le cadre national de certification des établissements prolongé jusqu’en 2025
La stratégie nationale 2022-2025 de prévention des infections et de l’antibiorésistance

La stratégie nationale 2022-2025 de prévention des infections et de l’antibiorésistance

Explication

La SNPINA, stratégie nationale 2022-2025 de prévention des infections et de l’antibiorésistance, a remplacé le PROPIAS et a été prolongée jusqu’en 2027. Le PROPIAS est le cadre remplacé, et non la stratégie prolongée.

21. Un établissement actualise ses repères en matière de prévention des infections et d’antibiorésistance après le remplacement du PROPIAS. Jusqu’à quelle année la stratégie nationale en vigueur a-t-elle été prolongée ?

Jusqu’en 2025
Jusqu’en 2030
Jusqu’en 2022
Jusqu’en 2027

Jusqu’en 2027

Explication

La stratégie nationale 2022-2025 a été prolongée jusqu’en 2027 après avoir remplacé le PROPIAS. L’année 2025 correspond à la période initialement indiquée dans son intitulé, pas à la prolongation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 32 flashcards sur Hygiène et prévention des infections associées aux soins.

Que sont les infections associées aux soins (IAS) ?

Les infections dont la prévention mobilise les professionnels de santé tout au long du parcours de soins, quel que soit le lieu de prise en charge.

Quels lieux sont concernés par la prévention du risque infectieux ?

Les hôpitaux, cliniques, EHPAD, structures médico-sociales, cabinets infirmiers et domiciles des patients.

Comment chaque professionnel de santé contribue-t-il à lutter contre les IAS ?

En appliquant rigoureusement les règles d’hygiène, notamment les précautions standard dans toutes les situations de soins.

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