QCM : Chromatine et ADN (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles lettres désignent les quatre bases présentes dans l’ADN ?

A, T, U et C
A, G, T et C
A, G, U et C
A, G, T et U

A, G, T et C

Explication

L’ADN contient quatre bases désignées par les lettres A, G, T et C. L’uracile, représenté par U, ne fait pas partie de ces quatre bases de l’ADN.

2. Quelle relation entre les concentrations des bases est observée dans l’ADN, quelle que soit l’espèce ?

La concentration en A égale celle en C, et celle en T égale celle en G.
La concentration en A égale celle en T, et celle en C égale celle en G.
La concentration en A égale celle en T, et celle en G dépasse celle en C.
La concentration en A égale celle en G, et celle en T égale celle en C.

La concentration en A égale celle en T, et celle en C égale celle en G.

Explication

Dans l’ADN, les concentrations d’adénine et de thymine sont égales, tout comme celles de cytosine et de guanine, indépendamment de l’espèce. L’égalité entre A et G proposée dans une autre relation ne correspond pas à cette règle.

3. Dans un échantillon d’ADN, comment se comparent les concentrations totales en bases puriques et pyrimidiques ?

Les bases pyrimidiques sont plus abondantes.
Les bases puriques sont plus abondantes.
Leur rapport dépend de l’espèce étudiée.
Elles sont égales.

Elles sont égales.

Explication

La concentration totale en bases puriques égale celle en bases pyrimidiques dans l’ADN. La composition globale peut varier entre espèces, mais cette variation ne signifie pas que les deux catégories totales diffèrent.

4. Qui a proposé en 1953 le modèle de la double hélice à partir de la composition en bases et de diagrammes de diffraction des rayons X ?

Franklin et Wilkins
Chargaff et Franklin
Watson et Crick
Wilkins et Crick

Watson et Crick

Explication

Watson et Crick ont proposé le modèle de la double hélice en 1953 en s’appuyant sur la composition en bases et les diagrammes de diffraction des rayons X. Franklin et Wilkins sont associés à la diffraction des rayons X, mais ne sont pas l’attribution indiquée pour cette proposition du modèle.

5. Dans la double hélice d’ADN, où se trouvent les bases hydrophobes et les chaînes de désoxyribose-phosphate ?

Les bases et les chaînes alternent au centre de l’hélice.
Les bases et les chaînes se trouvent toutes deux à l’extérieur.
Les bases sont à l’extérieur et les chaînes à l’intérieur.
Les bases sont à l’intérieur et les chaînes à l’extérieur.

Les bases sont à l’intérieur et les chaînes à l’extérieur.

Explication

Les bases hydrophobes sont disposées à l’intérieur de la double hélice, tandis que les chaînes de désoxyribose-phosphate occupent l’extérieur. L’organisation inverse placerait les chaînes et les bases du mauvais côté de l’hélice.

6. Quel énoncé décrit correctement la relation entre les deux chaînes d’ADN et leurs bases appariées ?

Elles sont identiques, avec les couples A-T et G-C sur chacune.
Elles sont différentes sans complémentarité, avec les couples A-C et G-T.
Elles sont complémentaires sans être identiques, avec les couples A-T et G-C.
Elles sont complémentaires sans être identiques, avec les couples A-G et T-C.

Elles sont complémentaires sans être identiques, avec les couples A-T et G-C.

Explication

Les chaînes sont complémentaires, mais non identiques, et les appariements sont A-T et G-C. Les couples A-G et T-C ne correspondent pas aux règles d’appariement indiquées.

7. Une chaîne d’ADN est orientée de 5′ vers 3′ ; dans quelle direction s’oriente l’autre chaîne ?

De 3′ vers 5′, car les chaînes sont antiparallèles.
De 5′ vers 3′, car les bases sont complémentaires.
De 5′ vers 3′, car les chaînes sont parallèles.
De 3′ vers 5′, car les deux chaînes sont identiques.

De 3′ vers 5′, car les chaînes sont antiparallèles.

Explication

Les deux chaînes sont antiparallèles : si l’une va de 5′ vers 3′, l’autre va de 3′ vers 5′. La complémentarité concerne les bases appariées et n’implique pas que les chaînes soient orientées dans le même sens.

8. Combien de liaisons hydrogène relient respectivement une paire A-T et une paire G-C ?

Deux pour A-T et trois pour G-C.
Trois pour A-T et trois pour G-C.
Deux pour A-T et deux pour G-C.
Trois pour A-T et deux pour G-C.

Deux pour A-T et trois pour G-C.

Explication

Une paire A-T comporte deux liaisons hydrogène, tandis qu’une paire G-C en comporte trois. L’attribution de trois liaisons à A-T et de deux à G-C inverse les nombres associés aux deux paires.

9. Pourquoi les appariements G-C sont-ils plus solides que les appariements A-T ?

Leurs bases hydrophobes sont moins empilées.
Leurs bases sont reliées par des liaisons covalentes supplémentaires.
Ils comportent davantage de liaisons hydrogène.
Ils comportent moins de liaisons hydrogène.

Ils comportent davantage de liaisons hydrogène.

Explication

Les paires G-C sont plus solides parce qu’elles comportent trois liaisons hydrogène, contre deux pour les paires A-T. Une quantité moindre de liaisons hydrogène ne peut pas expliquer leur plus grande solidité.

10. Quel phénomène se produit lorsqu’on chauffe l’ADN à 90 °C pour le dénaturer ?

Les deux brins se séparent par rupture des liaisons hydrogène, sans destruction des chaînes.
Les deux brins se séparent par rupture des chaînes, tandis que les liaisons hydrogène restent intactes.
Les deux brins restent associés, mais les bases sont retirées de leurs chaînes.
Les deux brins fusionnent par création de liaisons hydrogène entre toutes les bases.

Les deux brins se séparent par rupture des liaisons hydrogène, sans destruction des chaînes.

Explication

La dénaturation par chauffage à 90 °C sépare les deux brins en rompant leurs liaisons hydrogène sans détruire les chaînes. La rupture des chaînes elles-mêmes correspondrait à une altération différente de la séparation décrite.

11. Quel ensemble d’interactions contribue à stabiliser la double hélice d’ADN ?

Les liaisons hydrogène entre phosphates, les forces de Van der Waals entre cations et les interactions ioniques entre bases empilées.
Les liaisons covalentes entre bases, les forces de Van der Waals entre chaînes et les interactions ioniques entre bases et cations.
Les liaisons hydrogène entre bases, les forces de Van der Waals entre bases empilées et les interactions ioniques entre phosphates et cations.
Les liaisons hydrogène entre bases, les forces de Van der Waals entre phosphates et les interactions ioniques entre chaînes de sucres.

Les liaisons hydrogène entre bases, les forces de Van der Waals entre bases empilées et les interactions ioniques entre phosphates et cations.

Explication

La double hélice est stabilisée par les liaisons hydrogène entre bases, l’empilement des bases hydrophobes associé aux forces de Van der Waals et les interactions ioniques entre phosphates négatifs et cations comme Mg²⁺. Les forces de Van der Waals sont associées aux bases empilées, et non aux chaînes phosphates.

12. Quelle caractéristique décrit l’ADN B chez les eucaryotes ?

C’est une isoforme propre aux chromosomes fortement compactés.
C’est l’isoforme la plus répandue et la forme hydratée de l’ADN natif.
C’est une forme transitoire produite lors de la séparation des brins.
C’est une isoforme rare, favorisée lorsque l’ADN est déshydraté.

C’est l’isoforme la plus répandue et la forme hydratée de l’ADN natif.

Explication

L’ADN B est la forme hydratée de la molécule native et l’isoforme la plus répandue chez les eucaryotes. La déshydratation ne correspond donc pas à la caractéristique donnée pour cette forme.

13. Dans l’ADN B, de combien tourne chaque plateau de paires de bases par rapport au précédent, et combien de paires de bases compte un tour ?

Chaque plateau tourne de 34,6° et un tour comprend 10,4 paires de bases.
Chaque plateau tourne de 36° et un tour comprend 10,4 paires de bases.
Chaque plateau tourne de 34,6° et un tour comprend 12 paires de bases.
Chaque plateau tourne de 30° et un tour comprend 12 paires de bases.

Chaque plateau tourne de 34,6° et un tour comprend 10,4 paires de bases.

Explication

L’ADN B compte 10,4 paires de bases par tour, avec une rotation de 34,6° entre plateaux successifs. Une rotation de 36° associée à 10 paires de bases décrirait une géométrie différente.

14. Comment nomme-t-on deux molécules circulaires d’ADN ayant la même séquence de bases, mais un nombre d’enlacements différent ?

Des homologues
Des polymères inversés
Des nucléosomes
Des topoisomères

Des topoisomères

Explication

Ces molécules sont des topoisomères, car elles partagent leur séquence mais diffèrent par leur nombre d’enlacements. Des homologues désignent plutôt des chromosomes correspondants, pas cette relation topologique.

15. Pour un ADN relâché, quelles valeurs relient le nombre d’enlacements LL, les tours de l’axe TT et les vrilles WW ?

L=T+WL = T + W et W=TW = T
L=WL = W et T=0T = 0
L=TL = T et W=0W = 0
T=WT = W et L=0L = 0

$$L = T$$ et $$W = 0$$

Explication

Dans l’état relâché, le nombre d’enlacements est égal au nombre de tours de l’axe et le nombre de vrilles est nul. L’égalité entre enlacements et vrilles ne décrit pas cette configuration.

16. Quelle comparaison entre les topoisomérases de type I et de type II est correcte ?

Les deux types coupent un brin, mais seul le type I utilise l’ATP.
Le type I coupe un brin et n’utilise pas d’ATP, tandis que le type II coupe deux brins et utilise l’ATP.
Les deux types coupent deux brins, mais seul le type II relâche l’ADN surenroulé.
Le type I coupe deux brins et utilise l’ATP, tandis que le type II coupe un brin sans ATP.

Le type I coupe un brin et n’utilise pas d’ATP, tandis que le type II coupe deux brins et utilise l’ATP.

Explication

Le type I coupe un seul brin et relâche l’ADN surenroulé sans utiliser d’ATP, alors que le type II coupe les deux brins et utilise l’ATP. L’inversion de ces caractéristiques entre les deux types constitue une confusion fréquente.

17. À quel moment les 46 chromosomes d’une cellule humaine diploïde sont-ils visibles sous leur forme la plus compactée ?

Au moment de la division cellulaire
Pendant la réplication de l’ADN en phase S
Pendant l’interphase, lors de la transcription active
Lors de la réparation courante des lésions de l’ADN

Au moment de la division cellulaire

Explication

Les 46 chromosomes d’une cellule humaine diploïde sont visibles au moment de la division, lorsqu’ils représentent la forme la plus compactée de l’ADN. Pendant l’interphase, l’ADN n’est pas condensé sous cette forme chromosomique visible.

18. Quel ensemble constitue la chromatine dans le noyau ?

L’ADN nucléaire associé aux protéines histones et non-histones
L’ADN nucléaire associé uniquement aux histones
Les chromosomes condensés associés aux membranes nucléaires
Les nucléosomes associés uniquement aux protéines non-histones

L’ADN nucléaire associé aux protéines histones et non-histones

Explication

La chromatine est formée d’ADN nucléaire et de protéines histones et non-histones, dont la dynamique influence plusieurs processus du génome. La présence des histones seules ne suffit donc pas à décrire l’ensemble indiqué.

19. Quelle structure correspond à l’unité fondamentale de l’organisation chromosomique ?

De l’ADN enroulé autour d’un noyau d’histones
Un chromosome condensé entouré d’une membrane
Un assemblage de plusieurs molécules d’ADN non enroulées
De l’ADN associé à des protéines non-histones sans noyau protéique

De l’ADN enroulé autour d’un noyau d’histones

Explication

Le nucléosome est constitué d’ADN enroulé autour d’un noyau d’histones et représente l’unité fondamentale de l’organisation chromosomique. Un assemblage dépourvu de noyau d’histones ne correspond pas à cette définition.

20. Quel ordre de grandeur décrit la quantité totale d’ADN dans une cellule humaine ?

Environ 20 mètres et 3,2×1093{,}2 \times 10^9 paires de bases
Environ 2 mètres et 3,2×1063{,}2 \times 10^6 paires de bases
Environ 2 mètres et 3,2×1093{,}2 \times 10^9 paires de bases
Environ 2 centimètres et 3,2×1093{,}2 \times 10^9 paires de bases

Environ 2 mètres et $$3{,}2 \times 10^9$$ paires de bases

Explication

L’ADN humain mesure environ 2 mètres au total et compte 3,2×1093{,}2 \times 10^9 paires de bases. La valeur de 3,2×1063{,}2 \times 10^6 paires de bases sous-estime fortement le nombre indiqué.

21. Quelle composition caractérise le cœur du nucléosome ?

Quatre copies de H1 et quatre copies de H4
Deux copies de H2A, H2B, H3 et H4
Une copie de H2A, H2B, H3 et H4
Deux copies de H1, H2A, H2B et H3

Deux copies de H2A, H2B, H3 et H4

Explication

Le cœur du nucléosome est un octamère constitué de deux copies de chacune des histones H2A, H2B, H3 et H4. H1 intervient dans la stabilisation et la liaison des nucléosomes, mais ne fait pas partie de cet octamère.

22. Pourquoi les histones facilitent-elles l’enroulement de l’ADN autour du cœur nucléosomique ?

Leurs charges positives coupent les liaisons entre les nucléotides
Leurs charges neutres attirent les bases azotées de l’ADN
Leurs charges positives neutralisent les charges négatives des phosphates de l’ADN
Leurs charges négatives repoussent les phosphates et déplient l’ADN

Leurs charges positives neutralisent les charges négatives des phosphates de l’ADN

Explication

Les histones, riches en charges positives, neutralisent les charges négatives des phosphates de l’ADN et favorisent ainsi son enroulement. Des charges négatives sur les histones ne produiraient pas cette neutralisation favorable.

23. Quel est le rôle de l’histone H1 dans l’organisation de la chromatine ?

Elle neutralise les phosphates en remplaçant les histones du cœur
Elle stabilise l’ADN autour du cœur et relie les nucléosomes entre eux
Elle forme le cœur octamérique avec H2A, H2B, H3 et H4
Elle ajoute des groupements méthyle aux nucléosomes voisins

Elle stabilise l’ADN autour du cœur et relie les nucléosomes entre eux

Explication

H1 stabilise l’ADN enroulé autour du cœur octamérique et contribue à relier les nucléosomes entre eux. Le cœur lui-même est formé de deux copies de H2A, H2B, H3 et H4, et non de H1.

24. Dans une fibre de chromatine de 10 à 11 nm, quelle organisation de l’ADN est attendue autour des nucléosomes ?

Environ 200 paires de nucléotides par nucléosome, dont près de 50 associées au cœur et 150 dans l’ADN de liaison
Environ 150 paires de nucléotides par nucléosome, dont près de 50 associées au cœur et 100 dans l’ADN de liaison
Environ 300 paires de nucléotides par nucléosome, dont près de 200 associées au cœur et 50 à 80 dans l’ADN de liaison
Environ 200 paires de nucléotides par nucléosome, dont près de 150 associées au cœur et 50 à 80 dans l’ADN de liaison

Environ 200 paires de nucléotides par nucléosome, dont près de 150 associées au cœur et 50 à 80 dans l’ADN de liaison

Explication

La fibre de 10 à 11 nm a un aspect de collier de nucléosomes espacés d’environ 200 paires de nucléotides, avec environ 150 associées au cœur et 50 à 80 dans l’ADN de liaison. L’ADN de liaison ne représente donc pas la portion la plus importante associée à chaque nucléosome.

25. Que peut faire un complexe de remodelage de la chromatine qui consomme de l’ATP ?

Faire glisser un octamère, transférer un nucléosome ou remodeler localement l’ADN qui y reste fixé
Ajouter des groupements acétyle, méthyle et phosphate aux queues histoniques
Déméthyler les cytosines, déplacer les promoteurs ou modifier la séquence d’ADN
Détruire l’octamère, remplacer les histones et recopier les nucléosomes voisins

Faire glisser un octamère, transférer un nucléosome ou remodeler localement l’ADN qui y reste fixé

Explication

L’énergie de l’ATP permet au complexe de faire glisser l’octamère, de transférer un nucléosome vers une autre région ou de remodeler localement l’ADN qui reste associé au nucléosome. L’ajout de groupements chimiques aux queues histoniques relève des modifications post-traductionnelles, et non de ces actions de remodelage.

26. Quelles modifications covalentes peuvent toucher les queues N-terminales des histones après leur traduction ?

La dégradation, l’épissage et l’acétylation
La méthylation de l’ADN, la réplication et la phosphorylation
La glycosylation, l’hydroxylation et la carboxylation
L’acétylation, la méthylation et la phosphorylation

L’acétylation, la méthylation et la phosphorylation

Explication

Les queues N-terminales des histones peuvent notamment être acétylées, méthylées ou phosphorylées après la traduction. La méthylation de l’ADN concerne les cytosines de l’ADN et ne constitue pas une modification de ces queues histoniques.

27. Une hausse de l’acétylation des histones est observée dans une région chromatinienne : quel effet est le plus cohérent avec cette modification ?

Une neutralisation des charges négatives de l’ADN et une association directe avec la méthylation des cytosines
Une augmentation des charges positives, un renforcement des interactions avec l’ADN et une association fréquente avec la transcription réduite
Une neutralisation partielle des charges positives, un relâchement des interactions avec l’ADN et une association fréquente avec la transcription active
Une absence de changement des interactions avec l’ADN et une association fréquente avec la transcription éteinte

Une neutralisation partielle des charges positives, un relâchement des interactions avec l’ADN et une association fréquente avec la transcription active

Explication

L’acétylation neutralise une partie des charges positives des histones, relâchant leurs interactions avec l’ADN, et elle est souvent associée à une transcription active. Une augmentation de l’attraction entre les histones et l’ADN inverse l’effet décrit pour l’acétylation.

28. En quoi la méthylation de l’ADN diffère-t-elle d’une mutation de la séquence ?

Elle modifie l’état épigénétique sans changer la séquence et peut être transmise aux cellules filles
Elle supprime des gènes entiers tout en conservant leur séquence nucléotidique
Elle change la séquence des promoteurs sans être transmise aux cellules filles
Elle remplace des nucléotides et modifie la séquence lors de la division cellulaire

Elle modifie l’état épigénétique sans changer la séquence et peut être transmise aux cellules filles

Explication

La méthylation de l’ADN est une modification épigénétique qui intervient dans la régulation des gènes sans changer la séquence et peut être transmise aux cellules filles. Une mutation, au contraire, modifie la séquence de l’ADN.

29. Quel substrat les DNA méthyltransférases ciblent-elles chez les eucaryotes ?

Le carbone 5 des cytosines situées dans des doublets CpG
Le carbone 5 des cytosines situées dans des doublets ApT
Le carbone 2 des adénines situées dans des doublets GpC
Le carbone 3 des guanines situées dans des doublets CpG

Le carbone 5 des cytosines situées dans des doublets CpG

Explication

Chez les eucaryotes, les DNA méthyltransférases méthylent le carbone 5 des cytosines dans des doublets CpG. Le ciblage du carbone 3 des guanines ne correspond pas à cette modification.

30. Dans une région régulatrice, quel contraste transcriptionnel est associé à l’hyperméthylation et à l’hypométhylation ?

Les deux états sont associés à une transcription réduite, mais à des mécanismes distincts
L’hyperméthylation est associée à une transcription accrue, tandis que l’hypométhylation est associée à une activité réduite
Les deux états sont associés à une transcription accrue, mais dans des types cellulaires distincts
L’hyperméthylation est associée à une transcription réduite ou éteinte, tandis que l’hypométhylation est associée à une activité accrue

L’hyperméthylation est associée à une transcription réduite ou éteinte, tandis que l’hypométhylation est associée à une activité accrue

Explication

L’hyperméthylation des régions concernées est associée à une transcription réduite ou éteinte, tandis que l’hypométhylation est associée à une activité transcriptionnelle plus élevée. Inverser ces associations attribue à chaque état l’effet de l’autre.

31. Quelle association distingue les syndromes de Beckwith-Wiedemann et de Silver-Russel sur le plan épigénétique et de la croissance ?

Les deux syndromes associent une hyperméthylation à une croissance excessive, mais diffèrent par leurs manifestations faciales.
Beckwith-Wiedemann associe une hypométhylation à une croissance excessive, tandis que Silver-Russel associe une hyperméthylation à un retard de croissance.
Beckwith-Wiedemann associe une hyperméthylation à une croissance excessive, tandis que Silver-Russel associe une hypométhylation à un retard de croissance.
Les deux syndromes associent une hypométhylation à un retard de croissance, mais diffèrent par leur origine parentale.

Beckwith-Wiedemann associe une hyperméthylation à une croissance excessive, tandis que Silver-Russel associe une hypométhylation à un retard de croissance.

Explication

Beckwith-Wiedemann est associé à une hyperméthylation des zones contrôlant la croissance et à une croissance excessive, alors que Silver-Russel présente l’association inverse. L’inversion des profils de méthylation entre les deux syndromes constitue une confusion plausible, mais elle ne correspond pas à cette association.

32. Quel tableau clinique est compatible avec le syndrome de Silver-Russel ?

Un retard de croissance intra-utérin accompagné d’une omphalocèle, d’une hémihypertrophie et d’une tumeur de Wilms.
Une croissance excessive accompagnée d’une macroglossie, d’une organomégalie et d’une hypoglycémie néonatale.
Une croissance excessive accompagnée d’une macrocéphalie relative, d’une hémi-hypotrophie et d’une clinobrachydactylie.
Un retard de croissance intra-utérin accompagné d’un front large et bombé, d’une asymétrie corporelle et de difficultés alimentaires.

Un retard de croissance intra-utérin accompagné d’un front large et bombé, d’une asymétrie corporelle et de difficultés alimentaires.

Explication

Le syndrome de Silver-Russel peut associer retard de croissance intra-utérin, dysmorphie faciale avec front large et bombé, asymétrie corporelle et difficultés alimentaires. La macroglossie et l’organomégalie évoquent plutôt des manifestations rapportées pour le syndrome de Beckwith-Wiedemann.

33. Lors d’une électrophorèse, dans quelle direction migrent les acides nucléiques chargés négativement et de quels facteurs leur migration dépend-elle ?

Ils migrent vers le pôle positif, et leur déplacement dépend surtout de leur concentration et de la température du gel.
Ils migrent vers le pôle positif, et leur déplacement dépend notamment de leur taille, de leur charge et de leur forme.
Ils migrent vers le pôle négatif, et leur déplacement dépend notamment de leur taille, de leur charge et de leur forme.
Ils migrent vers le pôle négatif, et leur déplacement dépend surtout de la longueur du gel et de son éclairage.

Ils migrent vers le pôle positif, et leur déplacement dépend notamment de leur taille, de leur charge et de leur forme.

Explication

La charge négative entraîne la migration des acides nucléiques vers le pôle positif, et leur migration dépend notamment de leur taille, de leur charge et de leur forme. Le pôle négatif est un distracteur plausible, mais il attirerait des molécules chargées positivement plutôt que ces acides nucléiques.

34. À quelle longueur d’onde mesure-t-on l’absorbance des acides nucléiques pour estimer leur concentration ?

À 260 nm, car les acides nucléiques présentent leur maximum d’absorption dans l’ultraviolet à cette longueur d’onde.
À 230 nm, car les acides nucléiques présentent leur maximum d’absorption dans l’ultraviolet à cette longueur d’onde.
À 340 nm, car les acides nucléiques présentent leur maximum d’absorption dans l’ultraviolet à cette longueur d’onde.
À 280 nm, car les acides nucléiques présentent leur maximum d’absorption dans l’ultraviolet à cette longueur d’onde.

À 260 nm, car les acides nucléiques présentent leur maximum d’absorption dans l’ultraviolet à cette longueur d’onde.

Explication

Les acides nucléiques absorbent les ultraviolets avec un maximum à 260 nm, propriété utilisée pour déterminer leur concentration. La longueur d’onde de 280 nm est un distracteur plausible, mais elle ne correspond pas au maximum d’absorption des acides nucléiques indiqué ici.

35. Que représente la température de fusion Tm de l’ADN ?

La température à laquelle l’ADN commence à absorber les ultraviolets.
La température à laquelle la moitié d’une quantité d’ADN est répliquée.
La température à laquelle la moitié d’une quantité d’ADN est dénaturée.
La température à laquelle la totalité d’une quantité d’ADN est dénaturée.

La température à laquelle la moitié d’une quantité d’ADN est dénaturée.

Explication

La Tm correspond à la température à laquelle 50 % d’une quantité d’ADN est dénaturée. La dénaturation complète est une autre étape du processus et ne définit pas cette température.

36. Deux brins d’ADN comparables diffèrent par leur teneur en GC et leur longueur : lequel devrait avoir la Tm la plus élevée ?

Celui qui est plus pauvre en GC et plus long.
Celui qui est plus pauvre en GC et plus court.
Celui qui est plus riche en GC et plus court.
Celui qui est plus riche en GC et plus long.

Celui qui est plus riche en GC et plus long.

Explication

La Tm augmente avec la teneur en GC et avec la longueur du brin d’ADN ; le brin plus riche en GC et plus long devrait donc avoir la Tm la plus élevée. Un brin plus riche en GC mais plus court ne réunit pas les deux caractéristiques qui augmentent la Tm.

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Quelles sont les quatre bases de l’ADN ?

A, G, T et C.

Dans l’ADN, quelles concentrations sont égales quelle que soit l’espèce ?

L’adénine égale la thymine, et la cytosine égale la guanine.

Dans l’ADN, quelles concentrations totales sont égales ?

Celles des bases puriques et des bases pyrimidiques.

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