QCM : Biguanides et metformine (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle place la metformine occupe-t-elle dans le traitement du diabète de type 2 et dans la classe des biguanides ?

Elle est un biguanide parmi plusieurs et un traitement de deuxième intention du diabète de type 2.
Elle est le seul biguanide et le traitement de première intention du diabète de type 2.
Elle est un biguanide parmi plusieurs et un traitement de première intention du diabète de type 1.
Elle est le seul biguanide et un traitement réservé aux formes avancées du diabète de type 2.

Elle est le seul biguanide et le traitement de première intention du diabète de type 2.

Explication

La metformine est le seul médicament de la classe des biguanides et constitue le traitement de première intention du diabète de type 2. La proposition qui la situe en deuxième intention est erronée, car elle est utilisée en première intention.

2. Quelle enzyme mitochondriale la metformine inhibe-t-elle, modifiant ainsi l’équilibre redox cellulaire ?

La glycerophosphate deshydrogenase mitochondriale (mGPD).
La pyruvate déshydrogénase mitochondriale, modifiant principalement la production d’ATP.
La succinate déshydrogénase mitochondriale, modifiant principalement la chaîne respiratoire.
La glucose-6-phosphatase hépatique, modifiant principalement la glycogénolyse.

La glycerophosphate deshydrogenase mitochondriale (mGPD).

Explication

La metformine inhibe la glycerophosphate deshydrogenase mitochondriale (mGPD), ce qui modifie l’équilibre redox cellulaire. La succinate déshydrogénase est une autre enzyme mitochondriale, mais ce n’est pas la cible indiquée ici.

3. Quels changements métaboliques contribuent aux effets de la metformine sur la glycémie ?

Elle diminue la production hépatique de glucose et améliore l’insulinosensibilité.
Elle augmente la production hépatique de glucose et améliore l’insulinosensibilité.
Elle diminue la production hépatique de glucose et réduit l’insulinosensibilité.
Elle augmente la production hépatique de glucose et réduit l’insulinosensibilité.

Elle diminue la production hépatique de glucose et améliore l’insulinosensibilité.

Explication

La metformine réduit la production hépatique de glucose et améliore la sensibilité des tissus à l’insuline. L’augmentation de la production hépatique décrite dans une autre réponse va à l’encontre de son effet.

4. Quel effet la metformine a-t-elle sur la glycémie d’une personne normoglycémique et sur l’insulinosécrétion ?

Elle a peu d’effet sur la glycémie et stimule l’insulinosécrétion.
Elle abaisse fortement la glycémie et réduit l’insulinosécrétion.
Elle abaisse fortement la glycémie et stimule l’insulinosécrétion.
Elle a peu d’effet sur la glycémie et ne modifie pas l’insulinosécrétion.

Elle a peu d’effet sur la glycémie et ne modifie pas l’insulinosécrétion.

Explication

Chez une personne normoglycémique, la metformine a peu d’effet sur la glycémie et n’affecte pas l’insulinosécrétion. L’idée qu’elle stimule cette sécrétion confond son action avec celle de médicaments insulinotropes.

5. Quelle mesure peut améliorer la tolérance aux troubles digestifs fréquents causés par la metformine ?

Interrompre le médicament dès l’apparition d’un trouble digestif.
Prendre le médicament à jeun avant le repas.
Prendre le médicament pendant ou à la fin du repas.
Répartir la prise uniquement au coucher, sans lien avec les repas.

Prendre le médicament pendant ou à la fin du repas.

Explication

Les troubles digestifs surviennent fréquemment et leur tolérance s’améliore lorsque la metformine est prise pendant ou à la fin du repas. Une prise à jeun ne correspond pas à la mesure recommandée pour améliorer cette tolérance.

6. Comment caractériser l’acidose lactique associée à la metformine en matière de gravité et de fréquence ?

C’est un effet bénin et très rare, observé à raison de 3 à 6 cas pour 100 000 années-patients.
C’est un effet grave et très rare, observé à raison de 3 à 6 cas pour 100 000 années-patients.
C’est un effet grave et fréquent, observé à raison de 3 à 6 cas pour 100 années-patients.
C’est un effet bénin et fréquent, observé à raison de 3 à 6 cas pour 100 années-patients.

C’est un effet grave et très rare, observé à raison de 3 à 6 cas pour 100 000 années-patients.

Explication

L’acidose lactique est un effet indésirable grave, mais très rare, avec 3 à 6 cas pour 100 000 années-patients. Les troubles digestifs sont, à l’inverse, fréquents et ne doivent pas conduire à qualifier l’acidose de fréquente.

7. Quel suivi rénal est recommandé pour un patient traité par biguanide, et quelle situation constitue une contre-indication ?

Surveiller la fonction rénale chaque année et éviter les biguanides en cas d’insuffisance hépatique sévère.
Surveiller la fonction rénale chaque année et éviter les biguanides en cas d’insuffisance rénale sévère.
Surveiller la fonction rénale tous les trois mois et éviter les biguanides en cas d’insuffisance rénale légère.
Surveiller la fonction rénale tous les six mois et éviter les biguanides en cas d’insuffisance cardiaque sévère.

Surveiller la fonction rénale chaque année et éviter les biguanides en cas d’insuffisance rénale sévère.

Explication

L’insuffisance rénale sévère contre-indique les biguanides, et la fonction rénale doit être surveillée annuellement. Une surveillance trimestrielle correspond aux précautions chez les sujets âgés, et non à la règle générale de cette unité.

8. Avant une intervention chirurgicale, quand faut-il interrompre un biguanide ?

Vingt-quatre heures avant l’intervention et jusqu’à quarante-huit heures après celle-ci.
Quarante-huit heures avant l’intervention et jusqu’à quarante-huit heures après celle-ci.
Le jour de l’intervention et jusqu’à vingt-quatre heures après celle-ci.
Quarante-huit heures avant l’intervention et jusqu’à vingt-quatre heures après celle-ci.

Quarante-huit heures avant l’intervention et jusqu’à quarante-huit heures après celle-ci.

Explication

Le biguanide doit être arrêté 48 heures avant et après une intervention chirurgicale. Un arrêt limité au jour de l’intervention est la consigne associée aux produits de contraste iodés, pas à la chirurgie.

9. Quel effet peut résulter de l’association d’un biguanide avec un médicament hypoglycémiant ou hyperglycémiant ?

Une baisse du risque d’acidose lactique par modification de l’alcoolémie.
Un déséquilibre glycémique au cours du traitement.
Une acidose lactique liée à l’altération de la fonction rénale.
Une contre-indication liée à une insuffisance rénale sévère.

Un déséquilibre glycémique au cours du traitement.

Explication

Les médicaments hypoglycémiants et hyperglycémiants peuvent perturber l’équilibre glycémique pendant un traitement par biguanides. L’acidose lactique est plutôt favorisée par les médicaments altérant la fonction rénale ou par une intoxication aiguë par l’alcool.

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Quel médicament est le seul représentant de la classe des biguanides ?

La metformine.

Quel est le traitement de première intention du diabète de type 2 ?

La metformine.

Quelle enzyme mitochondriale la metformine inhibe-t-elle ?

La glycér olphosphate déshydrogénase mitochondriale (mGPD).

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