QCM : Hyperkaliémie : causes et traitement (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la répartition du potassium dans l’organisme :

Le potassium est le principal cation intracellulaire, à une concentration de 100 à 150 mEq/L.
Moins de 2 % du potassium total se trouve dans le compartiment extracellulaire.
Chez un homme de 70 kg, environ 90 % du potassium se trouve dans les cellules.
La kaliémie physiologique se maintient entre 2,5 et 4 mmol/L.
Chez un homme de 70 kg, le stock potassique total avoisine 3 750 mmol.

Le potassium est le principal cation intracellulaire, à une concentration de 100 à 150 mEq/L. · Moins de 2 % du potassium total se trouve dans le compartiment extracellulaire. · Chez un homme de 70 kg, le stock potassique total avoisine 3 750 mmol.

Explication

Le potassium est le principal cation intracellulaire et sa concentration y est de 100 à 150 mEq/L ; le stock total est d’environ 3 750 mmol, dont 98 % intracellulaires. La kaliémie normale se situe entre 3,5 et 5 mmol/L, et moins de 2 % du potassium total est extracellulaire.

2. Un patient insuffisant rénal chronique sous traitement susceptible d’altérer le potassium présente une kaliémie élevée et un ECG normal. Quelles propositions sont exactes ?

L’insuffisance rénale chronique constitue une indication fréquente de dosage de la kaliémie.
Les AINS ne font pas partie des médicaments pouvant motiver une surveillance de la kaliémie.
Un contrôle peut être réalisé par prélèvement à la seringue, sans vide et sans garrot.
Une faiblesse musculaire peut précéder les brûlures ou paresthésies des extrémités.
Les manifestations sensitives typiques débutent par une paralysie flasque ascendante.

L’insuffisance rénale chronique constitue une indication fréquente de dosage de la kaliémie. · Un contrôle peut être réalisé par prélèvement à la seringue, sans vide et sans garrot.

Explication

En cas de doute sur une fausse hyperkaliémie avec ECG normal, il faut contrôler la kaliémie par prélèvement à la seringue, sans vide ni garrot ; l’insuffisance rénale chronique motive fréquemment son dosage. Les manifestations sensitives peuvent comprendre brûlures et paresthésies avant l’apparition éventuelle d’une faiblesse ou d’une paralysie ascendante, et les AINS font partie des médicaments concernés.

3. Concernant l’évolution des manifestations cardiaques de l’hyperkaliémie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une hypocalcémie modérée est citée comme facteur favorisant les arythmies ventriculaires.
Les anomalies peuvent évoluer des ondes T amples vers la disparition de l’onde P.
Une bradycardie à QRS larges peut précéder l’asystolie dans l’évolution électrocardiographique.
L’élargissement des QRS précède habituellement les anomalies de l’onde P.
Une ischémie myocardique associée peut favoriser des arythmies ventriculaires.

Les anomalies peuvent évoluer des ondes T amples vers la disparition de l’onde P. · Une bradycardie à QRS larges peut précéder l’asystolie dans l’évolution électrocardiographique. · Une ischémie myocardique associée peut favoriser des arythmies ventriculaires.

Explication

L’évolution décrite va des ondes T amples aux anomalies de l’onde P, puis à l’élargissement des QRS et à la bradycardie à QRS larges avant l’asystolie. Une ischémie myocardique et une hypocalcémie sévère peuvent favoriser des arythmies ventriculaires ; l’élargissement des QRS ne précède pas les troubles de l’onde P, et le facteur cité est une hypocalcémie sévère.

4. Chez un patient présentant une kaliémie élevée sans augmentation de l’amplitude des ondes T, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Une disparition de l’onde P suffit à écarter une fausse hyperkaliémie.
Cette discordance fait suspecter une fausse hyperkaliémie.
Cette présentation permet de conclure à une hyperkaliémie avec anomalies typiques.
L’élargissement des QRS rend cette discordance attendue dans une hyperkaliémie vraie.
L’absence d’ondes T amples confirme une hyperkaliémie authentique.

Cette discordance fait suspecter une fausse hyperkaliémie.

Explication

Une hyperkaliémie sans augmentation de l’amplitude des ondes T fait suspecter une fausse hyperkaliémie. L’absence de cette anomalie ne confirme donc pas une hyperkaliémie authentique, et les autres troubles ECG ne remplacent pas ce signe constant.

5. Parmi les propositions suivantes concernant les causes médicamenteuses et rénales d’hyperkaliémie, lesquelles sont exactes ?

L’intoxication digitalique peut accroître le potassium extracellulaire en inhibant la pompe Na-K-ATPase.
Les bêtabloquants non sélectifs peuvent favoriser un transfert extracellulaire du potassium.
Une insuffisance rénale aiguë avec anurie peut provoquer une hyperkaliémie sévère.
Une insuffisance rénale aiguë liée à une rhabdomyolyse peut aggraver l’hyperkaliémie.
Dans l’insuffisance rénale chronique, l’homéostasie potassique persiste jusqu’à un stade avancé.

L’intoxication digitalique peut accroître le potassium extracellulaire en inhibant la pompe Na-K-ATPase. · Les bêtabloquants non sélectifs peuvent favoriser un transfert extracellulaire du potassium. · Une insuffisance rénale aiguë avec anurie peut provoquer une hyperkaliémie sévère. · Une insuffisance rénale aiguë liée à une rhabdomyolyse peut aggraver l’hyperkaliémie. · Dans l’insuffisance rénale chronique, l’homéostasie potassique persiste jusqu’à un stade avancé.

Explication

Les bêtabloquants non sélectifs et l’intoxication digitalique font partie des causes médicamenteuses de transfert extracellulaire du potassium. L’insuffisance rénale aiguë, notamment avec anurie ou associée à une rhabdomyolyse, peut entraîner une hyperkaliémie sévère ; dans l’insuffisance rénale chronique, l’adaptation des excrétions rénale et digestive maintient l’homéostasie jusqu’à un stade avancé.

6. Concernant les causes iatrogènes de déficit en minéralocorticoïdes :

Les IEC et les ARA2 favorisent l’hyperkaliémie surtout en augmentant la sécrétion d’aldostérone.
Les inhibiteurs calciques font partie des médicaments cités comme responsables de ce déficit.
La spironolactone et l’éplérénone stimulent l’action de l’aldostérone sur ses récepteurs.
Les AINS, y compris les inhibiteurs de COX 2, figurent parmi ces causes iatrogènes.
Les bêtabloquants, plutôt que les AINS, constituent une cause médicamenteuse de ce déficit.

Les AINS, y compris les inhibiteurs de COX 2, figurent parmi ces causes iatrogènes.

Explication

Les AINS, y compris les inhibiteurs de COX 2, font partie des causes iatrogènes de déficit en minéralocorticoïdes. Les bêtabloquants et les inhibiteurs calciques ne figurent pas dans la liste, et les IEC/ARA2 ou les antagonistes de l’aldostérone ne favorisent pas ce déficit par les mécanismes indiqués.

7. Pour rechercher l’origine d’une hyperkaliémie, quelle(s) démarche(s) étiologique(s) est(sont) exacte(s) ?

L’évaluation des apports potassiques remplace la recherche d’une lyse cellulaire.
Le bilan se limite à doser la kaliémie et à réaliser un ECG de contrôle.
La recherche étiologique exclut les transferts de potassium entre secteurs cellulaires.
La démarche recherche une fausse hyperkaliémie et évalue les apports potassiques du patient.
La mesure de la kaliurèse et la recherche de facteurs favorisants font partie du bilan étiologique.

La démarche recherche une fausse hyperkaliémie et évalue les apports potassiques du patient. · La mesure de la kaliurèse et la recherche de facteurs favorisants font partie du bilan étiologique.

Explication

Le bilan étiologique comprend la recherche d’une fausse hyperkaliémie, l’évaluation des apports, la mesure de la kaliurèse et la recherche de facteurs favorisants. Il recherche aussi les transferts intracellulaires vers l’extracellulaire, dont la lyse cellulaire : le bilan ne se limite donc pas à la kaliémie et à l’ECG.

8. Une hyperkaliémie sévère s’accompagne d’anomalies électrocardiographiques ; parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

L’arrêt des médicaments hyperkaliémiants peut être différé après la correction biologique.
La vitesse d’installation ne participe pas au choix des modalités de traitement.
Une kaliémie inférieure à 7 mmol/L écarte l’urgence malgré une disparition de l’onde P.
Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L justifie un traitement en extrême urgence.
Le choix thérapeutique dépend du seul niveau de kaliémie, indépendamment du contexte clinique.

Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L justifie un traitement en extrême urgence.

Explication

Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L justifie un traitement en extrême urgence. Les modalités dépendent aussi de la vitesse d’installation, du retentissement ECG et des signes neuromusculaires ; l’arrêt des médicaments hyperkaliémiants est indispensable, et une disparition de l’onde P impose également l’urgence.

9. Après injection de sels de calcium pour une hyperkaliémie, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le gluconate de calcium à 10 % est moins veinotoxique que le chlorure de calcium.
La durée d’action du gluconate de calcium à 10 % atteint son maximum en 5 minutes.
Une injection intraveineuse en 2 à 3 minutes peut améliorer la conduction cardiaque en 1 à 3 minutes.
L’amélioration des anomalies de conduction débute généralement après 30 à 60 minutes.
Si l’effet reste insuffisant après 5 minutes, une nouvelle injection peut être réalisée sous surveillance ECG.

Le gluconate de calcium à 10 % est moins veinotoxique que le chlorure de calcium. · Une injection intraveineuse en 2 à 3 minutes peut améliorer la conduction cardiaque en 1 à 3 minutes. · Si l’effet reste insuffisant après 5 minutes, une nouvelle injection peut être réalisée sous surveillance ECG.

Explication

Les sels de calcium sont injectés par voie intraveineuse en 2 à 3 minutes et peuvent améliorer la conduction en 1 à 3 minutes. Le gluconate de calcium à 10 % est moins veinotoxique que le chlorure de calcium ; sa durée d’action maximale est de 30 à 60 minutes, et une nouvelle injection peut être envisagée après 5 minutes d’inefficacité sous surveillance ECG.

10. Chez une personne traitée par digitaliques et présentant une hyperkaliémie, quelles propositions concernant les sels de calcium sont exactes ?

L’association avec des digitaliques constitue une indication privilégiée aux sels de calcium.
Les sels de calcium ne doivent pas être mélangés au soluté de bicarbonate de sodium.
En cas de traitement digitalique, le chlorure de magnésium peut être utilisé à la place des sels de calcium.
Les sels de calcium abaissent la kaliémie en corrigeant les troubles de conduction cardiaque.
Les sels de calcium améliorent les anomalies de conduction cardiaque sans faire baisser la kaliémie.

Les sels de calcium ne doivent pas être mélangés au soluté de bicarbonate de sodium. · En cas de traitement digitalique, le chlorure de magnésium peut être utilisé à la place des sels de calcium. · Les sels de calcium améliorent les anomalies de conduction cardiaque sans faire baisser la kaliémie.

Explication

Les sels de calcium améliorent la conduction cardiaque, mais ne diminuent pas la kaliémie. Ils sont contre-indiqués en cas de traitement par digitaliques, situation où le chlorure de magnésium peut être utilisé, et ne doivent pas être mélangés au bicarbonate de sodium.

11. Une hyperkaliémie sévère nécessite un transfert rapide du potassium dans les cellules :

L’insuline stimule la Na-K-ATPase et favorise ainsi la captation cellulaire du potassium.
L’insuline augmente la kaliémie en ralentissant l’activité de la Na-K-ATPase.
Le schéma proposé associe 500 mL de glucose à 10 % et 10 à 15 UI d’insuline ordinaire.
La perfusion de glucose accompagne l’insuline afin de prévenir une hypoglycémie.
Le schéma proposé utilise 500 mL de glucose à 5 % avec 10 à 15 UI d’insuline.

L’insuline stimule la Na-K-ATPase et favorise ainsi la captation cellulaire du potassium. · Le schéma proposé associe 500 mL de glucose à 10 % et 10 à 15 UI d’insuline ordinaire. · La perfusion de glucose accompagne l’insuline afin de prévenir une hypoglycémie.

Explication

L’insuline active la Na-K-ATPase, ce qui favorise l’entrée du potassium dans les cellules, et le glucose prévient l’hypoglycémie. Le schéma proposé emploie 500 mL de glucose à 10 % avec 10 à 15 UI d’insuline ; remplacer la concentration par 5 % est incorrect, tout comme attribuer à l’insuline une hausse de la kaliémie.

12. Lors d’un traitement urgent de l’hyperkaliémie, quelles propositions sont exactes concernant l’insuline, le salbutamol et l’alcalinisation ?

L’alcalinisation plasmatique est indiquée lors d’une acidose métabolique aiguë à trou anionique élevé.
L’alcalinisation favorise le transfert intracellulaire du potassium lors d’une acidose aiguë à trou anionique normal.
La dose théorique de salbutamol nébulisé correspond à deux fois celle utilisée dans l’asthme.
Le salbutamol nébulisé active la Na-K-ATPase et son effet s’ajoute à celui de l’insuline.
L’insuline peut réduire la kaliémie de 0,5 à 1,2 mmol/L en une à deux heures.

L’alcalinisation favorise le transfert intracellulaire du potassium lors d’une acidose aiguë à trou anionique normal. · Le salbutamol nébulisé active la Na-K-ATPase et son effet s’ajoute à celui de l’insuline. · L’insuline peut réduire la kaliémie de 0,5 à 1,2 mmol/L en une à deux heures.

Explication

L’insuline abaisse la kaliémie de 0,5 à 1,2 mmol/L en une à deux heures, et le salbutamol active la Na-K-ATPase avec un effet additionnel. La dose théorique de salbutamol est quatre fois la dose utilisée dans l’asthme. L’alcalinisation est préconisée en cas d’acidose aiguë à trou anionique normal, et non élevé.

13. Une équipe prépare le traitement urgent d’une hyperkaliémie et envisage du bicarbonate, du calcium et un diurétique de l’anse :

Le bicarbonate intraveineux peut être administré à 14 g/L, 42 g/L ou 84 g/L.
Les diurétiques de l’anse sont indiqués en cas de déshydratation extracellulaire associée.
Le furosémide augmente l’excrétion rénale du potassium et agit généralement en une à quatre heures.
Le bicarbonate et le calcium ne doivent pas être perfusés simultanément en raison d’un risque de précipitation.
Le bicarbonate expose à une surcharge hydrosodée, particulièrement préoccupante en cas de déshydratation extracellulaire.

Le bicarbonate intraveineux peut être administré à 14 g/L, 42 g/L ou 84 g/L. · Le furosémide augmente l’excrétion rénale du potassium et agit généralement en une à quatre heures. · Le bicarbonate et le calcium ne doivent pas être perfusés simultanément en raison d’un risque de précipitation.

Explication

Les concentrations de bicarbonate mentionnées sont 14, 42 et 84 g/L, et sa perfusion simultanée avec le calcium expose à une précipitation. La surcharge hydrosodée liée au bicarbonate est particulièrement à éviter en cas d’œdème aigu du poumon, pas de déshydratation extracellulaire. Le furosémide favorise l’excrétion rénale du potassium, tandis que la déshydratation extracellulaire contre-indique les diurétiques de l’anse.

14. Un patient présente une hyperkaliémie sévère et symptomatique avec insuffisance rénale anurique et anomalies menaçantes à l’ECG :

L’hémodialyse est le moyen le plus rapide et le plus efficace dans cette situation clinique.
L’association d’anurie et d’hyperkaliémie menaçante à l’ECG rend l’hémodialyse impérative.
Les résines échangeuses d’ions éliminent le potassium par échange au niveau de la muqueuse gastrique.
Le sulfonate de polystyrène sodique échange un ion potassium contre un ion calcium.
Avec un bain pauvre en potassium, l’hémodialyse peut extraire 20 à 25 mmol durant sa première heure.

L’hémodialyse est le moyen le plus rapide et le plus efficace dans cette situation clinique. · L’association d’anurie et d’hyperkaliémie menaçante à l’ECG rend l’hémodialyse impérative.

Explication

L’hémodialyse est le moyen le plus rapide et le plus efficace pour une hyperkaliémie sévère et symptomatique ; l’anurie associée à une hyperkaliémie menaçante à l’ECG en constitue une indication impérative. Les résines agissent au niveau de la muqueuse colique, et le sulfonate de polystyrène sodique échange le potassium contre du sodium. Durant la première heure avec un bain pauvre en potassium, l’extraction rapportée est de 30 à 40 mmol, non de 20 à 25 mmol.

15. Un patient a une kaliémie de 7,4 mmol/L, une acidose hyperchlorémique et un œdème aigu du poumon :

En l’absence de réponse au furosémide, l’hémodialyse doit attendre une amélioration rénale.
Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L définit une hyperkaliémie sévère relevant d’une urgence absolue.
Une hyperkaliémie devient une urgence absolue à partir d’une kaliémie supérieure à 6 mmol/L.
En cas d’œdème aigu du poumon, le furosémide est administré à fortes doses.
Le bicarbonate est indiqué pour l’acidose hyperchlorémique malgré la présence d’un œdème aigu du poumon.

Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L définit une hyperkaliémie sévère relevant d’une urgence absolue. · En cas d’œdème aigu du poumon, le furosémide est administré à fortes doses.

Explication

Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L définit une hyperkaliémie sévère, qui constitue une urgence absolue. Le bicarbonate est envisagé en cas d’acidose hyperchlorémique en l’absence d’œdème aigu du poumon ; cet œdème conduit plutôt à administrer du furosémide à fortes doses. En l’absence de réponse au diurétique, une hémodialyse doit être débutée rapidement.

16. Chez un patient présentant une hyperkaliémie chronique modérée avec insuffisance rénale chronique, quelle proposition est exacte ?

Les résines orales et les diurétiques de l’anse ou thiazidiques peuvent prévenir ou traiter cette hyperkaliémie.
Les hyperkaliémies chroniques modérées relèvent principalement du salbutamol nébulisé et du calcium intraveineux.
Pour une kaliémie comprise entre 6 et 7 mmol/L, le salbutamol nébulisé est remplacé par les résines orales.
En cas d’œdème aigu du poumon, les solutés contenant du sodium sont recommandés pour corriger l’hyperkaliémie.
En cas d’hyperkaliémie aiguë modérée, le bicarbonate oral est administré à raison de 10 à 15 g par jour.

Les résines orales et les diurétiques de l’anse ou thiazidiques peuvent prévenir ou traiter cette hyperkaliémie.

Explication

La prévention ou le traitement de l’hyperkaliémie chronique modérée, notamment en cas d’insuffisance rénale chronique, repose sur les résines orales et/ou les diurétiques de l’anse ou thiazidiques. Les solutés contenant du sodium sont contre-indiqués en cas d’œdème aigu du poumon. Dans l’hyperkaliémie aiguë modérée, le bicarbonate oral est dosé à 2 à 4 g/j, et le salbutamol peut être associé aux autres mesures lorsque la kaliémie est comprise entre 6 et 7 mmol/L.

17. Parmi les propositions suivantes concernant les manifestations cardiaques de l’hypokaliémie, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

Les anomalies ECG peuvent associer dépression du segment ST, inversion de T, onde U, QT prolongé puis troubles du rythme.
Une hypokaliémie chronique peut rester sans anomalie ECG malgré une kaliémie inférieure à 3 mmol/L.
Le retard de repolarisation ventriculaire raccourcit la période réfractaire et réduit l’hyperexcitabilité cardiaque.
Les troubles du rythme ventriculaires précèdent habituellement les anomalies de l’onde T et de l’onde U.
L’hypomagnésémie favorise les arythmies hypokaliémiques en protégeant contre les torsades de pointe.

Les anomalies ECG peuvent associer dépression du segment ST, inversion de T, onde U, QT prolongé puis troubles du rythme. · Une hypokaliémie chronique peut rester sans anomalie ECG malgré une kaliémie inférieure à 3 mmol/L.

Explication

Les anomalies ECG décrites progressent de la dépression du ST et des modifications de T et U vers l’allongement du QT puis les troubles du rythme. Le retard de repolarisation prolonge la période réfractaire et favorise l’hyperexcitabilité, plutôt que de la réduire. Dans l’hypokaliémie chronique, notamment lors d’anorexie mentale, l’ECG peut rester normal malgré une kaliémie inférieure à 3 mmol/L ; l’hypomagnésémie favorise les torsades, et les troubles du rythme viennent après les anomalies de repolarisation.

18. Une patiente atteinte d’anorexie mentale présente une hypokaliémie et reçoit une nutrition artificielle. Concernant les mécanismes de carence d’apport :

Les mécanismes comprennent carence d’apport, transfert intracellulaire excessif et augmentation des pertes potassiques.
Une nutrition artificielle exclusive peut entraîner une carence si l’apport de potassium n’est pas maintenu à 3 g/jour.
En cas d’anorexie mentale, des vomissements, laxatifs ou diurétiques doivent aussi être recherchés.
Une carence d’apport suffit fréquemment, à elle seule, à provoquer une hypokaliémie.
Un apport potassique de 3 g par jour favorise une carence pendant la nutrition artificielle exclusive.

Les mécanismes comprennent carence d’apport, transfert intracellulaire excessif et augmentation des pertes potassiques. · Une nutrition artificielle exclusive peut entraîner une carence si l’apport de potassium n’est pas maintenu à 3 g/jour. · En cas d’anorexie mentale, des vomissements, laxatifs ou diurétiques doivent aussi être recherchés.

Explication

L’hypokaliémie relève de trois mécanismes : carence d’apport, transfert intracellulaire et pertes accrues ; la carence d’apport est rarement suffisante seule, mais peut contribuer si des pertes ou un transfert s’y ajoutent. Chez une personne anorexique, il faut rechercher vomissements, laxatifs ou diurétiques. La nutrition artificielle exclusive expose à une carence si l’apport de 3 g/jour n’est pas maintenu, et non lorsqu’il est maintenu.

19. Après une élévation de 0,2 unité du pH extracellulaire, un patient reçoit aussi de l’insuline et du salbutamol. Concernant les transferts de potassium :

Le salbutamol peut favoriser un transfert intracellulaire de potassium par son effet bêta-adrénergique.
Une élévation de 0,2 unité du pH s’accompagne d’une baisse de kaliémie d’environ 1 mmol/L.
Une alcalose favorise l’entrée du potassium extracellulaire dans les cellules en échange de protons.
Les agents bêta-adrénergiques favorisent le transfert du potassium vers le compartiment extracellulaire.
L’insuline provoque une sortie du potassium des cellules vers le compartiment extracellulaire.

Le salbutamol peut favoriser un transfert intracellulaire de potassium par son effet bêta-adrénergique. · Une élévation de 0,2 unité du pH s’accompagne d’une baisse de kaliémie d’environ 1 mmol/L. · Une alcalose favorise l’entrée du potassium extracellulaire dans les cellules en échange de protons.

Explication

L’alcalose fait entrer le potassium dans les cellules en échange de protons ; une hausse du pH de 0,2 unité correspond approximativement à une baisse de kaliémie de 1 mmol/L. L’insuline et les agents bêta-adrénergiques, dont le salbutamol, favorisent eux aussi le transfert intracellulaire, et non la sortie du potassium vers le secteur extracellulaire.

20. Une hypokaliémie est accompagnée d’une kaliurèse de 25 mmol/L ; un autre patient présente des pertes digestives basses. Concernant l’orientation étiologique :

Une kaliurèse inférieure à 20 mmol/L oriente vers des pertes rénales plutôt que digestives.
Une forte stimulation de l’hématopoïèse peut transférer le potassium dans les cellules.
Le liquide gastrique contient environ 10 mmol/L de potassium, moins que les sécrétions digestives basses.
Les liquides digestifs d’origine basse contiennent environ 40 à 80 mmol/L de potassium.
Une kaliurèse supérieure à 20 mmol/L oriente vers des pertes rénales de potassium.

Une forte stimulation de l’hématopoïèse peut transférer le potassium dans les cellules. · Le liquide gastrique contient environ 10 mmol/L de potassium, moins que les sécrétions digestives basses. · Les liquides digestifs d’origine basse contiennent environ 40 à 80 mmol/L de potassium. · Une kaliurèse supérieure à 20 mmol/L oriente vers des pertes rénales de potassium.

Explication

Une kaliurèse supérieure à 20 mmol/L oriente vers des pertes rénales, tandis qu’une kaliurèse inférieure à ce seuil est une réponse rénale adaptée orientant notamment vers des pertes digestives. Les liquides digestifs bas contiennent 40 à 80 mmol/L de potassium, contre environ 10 mmol/L dans le liquide gastrique. Une stimulation importante de l’hématopoïèse peut favoriser le transfert intracellulaire du potassium.

21. Chez une personne présentant une hypokaliémie avec fuite urinaire de potassium et hypertension artérielle, comment interpréter les éléments étiologiques suivants ?

Les diarrhées chroniques liées aux laxatifs provoquent plus souvent une acidose métabolique.
L’hyperaldostéronisme primitif correspond à un adénome surrénalien dans un tiers des cas.
Une rénine élevée oriente vers un hyperaldostéronisme secondaire dans ce contexte clinique.
Les diarrhées aiguës sont plus souvent associées à une alcalose métabolique de contraction.
Une rénine basse oriente vers un hyperaldostéronisme secondaire avec fuite urinaire de potassium.

Une rénine élevée oriente vers un hyperaldostéronisme secondaire dans ce contexte clinique.

Explication

Une rénine élevée oriente vers un hyperaldostéronisme secondaire ; une rénine basse évoque plutôt un hyperaldostéronisme primitif ou un hyperminéralocorticisme. Les diarrhées aiguës sont associées à une acidose métabolique, les diarrhées chroniques liées aux laxatifs à une alcalose de contraction, et l’adénome surrénalien représente deux tiers des cas d’hyperaldostéronisme primitif.

22. Lors du bilan d’une hypokaliémie, quelle démarche permet d’orienter l’exploration étiologique ?

Après avoir écarté une redistribution, l’évaluation de la kaliurèse précède l’interprétation de la pression artérielle.
Une kaliurèse inférieure à 20 mmol/L suggère une réponse rénale adaptée et des pertes extrarénales.
Une kaliurèse maintenue correspond à une réponse rénale adaptée orientant vers des pertes digestives.
En cas d’alcalose métabolique, la chlorurie s’interprète avant l’évaluation de la kaliurèse.
Une kaliurèse maintenue avec hypertension artérielle oriente vers une cause digestive de l’hypokaliémie.

Après avoir écarté une redistribution, l’évaluation de la kaliurèse précède l’interprétation de la pression artérielle. · Une kaliurèse inférieure à 20 mmol/L suggère une réponse rénale adaptée et des pertes extrarénales.

Explication

La démarche écarte d’abord une redistribution, puis évalue la kaliurèse avant d’interpréter la pression artérielle et, en cas d’alcalose, la chlorurie. Une kaliurèse basse indique une réponse adaptée et oriente vers des pertes extrarénales ; une kaliurèse maintenue traduit une réponse inadaptée, et l’hypertension suggère une cause endocrinienne ou vasculo-rénale.

23. Chez un patient hypokaliémique sans hypertension, avec kaliurèse maintenue et alcalose métabolique, quelle interprétation est correcte ?

Une chlorurie basse indique une perte rénale de chlore responsable de la perte potassique.
Une néphropathie, la prise de diurétiques ou une anomalie génétique peuvent expliquer la fuite rénale de potassium.
Une chlorurie basse évoque une perte extrarénale de chlore associée à l’alcalose métabolique.
Le syndrome de Gitelman mime une prise chronique de diurétiques de l’anse.
Le syndrome de Bartter mime une prise chronique de diurétiques thiazidiques.

Une néphropathie, la prise de diurétiques ou une anomalie génétique peuvent expliquer la fuite rénale de potassium. · Une chlorurie basse évoque une perte extrarénale de chlore associée à l’alcalose métabolique.

Explication

Sans hypertension, une kaliurèse maintenue peut s’expliquer par une néphropathie, des diurétiques ou une anomalie génétique telle que Gitelman ou Bartter. Une chlorurie basse indique une perte extrarénale de chlore, à l’origine d’une alcalose secondaire qui entraîne la perte rénale de potassium ; Gitelman mime les thiazidiques et Bartter les diurétiques de l’anse.

24. Une hypokaliémie modérée ne s’accompagne d’aucune anomalie à l’ECG. Quelles mesures correspondent aux principes de prise en charge ?

Des aliments riches en potassium peuvent contribuer à la correction de l’hypokaliémie modérée.
Une supplémentation orale est généralement suffisante dans cette situation sans signe ECG.
L’évaluation du retentissement myocardique peut s’appuyer sur la réalisation d’un ECG.
La recherche de la cause de l’hypokaliémie constitue un volet essentiel de son traitement.
Le chlorure de potassium fait partie des sels utilisés pour une supplémentation orale.

Des aliments riches en potassium peuvent contribuer à la correction de l’hypokaliémie modérée. · Une supplémentation orale est généralement suffisante dans cette situation sans signe ECG. · L’évaluation du retentissement myocardique peut s’appuyer sur la réalisation d’un ECG. · La recherche de la cause de l’hypokaliémie constitue un volet essentiel de son traitement. · Le chlorure de potassium fait partie des sels utilisés pour une supplémentation orale.

Explication

Le traitement est avant tout étiologique, et l’évaluation symptomatique commence par l’appréciation du retentissement, notamment myocardique par ECG. Pour une forme modérée sans signe ECG, la supplémentation orale est généralement suffisante ; elle peut inclure des aliments riches en potassium ou des sels tels que le chlorure de potassium.

25. Une hypokaliémie sévère s’accompagne de troubles cardiaques. Quelles propositions décrivent sa prise en charge ?

La voie intraveineuse est recommandée pour rétablir rapidement une kaliémie supérieure à 3 mmol/L.
Les fruits frais et secs cités comme aliments riches en potassium sont remplacés par les céréales.
Une supplémentation orale est recommandée dans cette forme compliquée de troubles cardiaques.
L’objectif de correction rapide est d’obtenir une kaliémie inférieure à 3 mmol/L.
Le chocolat cité parmi les aliments riches en potassium est remplacé par les produits laitiers.

La voie intraveineuse est recommandée pour rétablir rapidement une kaliémie supérieure à 3 mmol/L.

Explication

Une forme sévère ou compliquée de troubles cardiaques recommande la voie intraveineuse, avec pour objectif une kaliémie rapidement supérieure à 3 mmol/L. Les aliments cités comme riches en potassium comprennent les fruits frais et secs, les légumes, les viandes et le chocolat ; la supplémentation orale concerne plutôt les formes modérées sans signe ECG.

26. Lors d’une perfusion intraveineuse de chlorure de potassium pour hypokaliémie sévère, quelles précautions faut-il appliquer ?

Le débit de perfusion du chlorure de potassium ne dépasse pas 1,5 g par heure.
Le débit de perfusion peut atteindre 2 g par heure sous surveillance de la kaliémie.
Les solutés glucosés sont privilégiés au début, car l’insuline réduit la perte potassique.
Le chlorure de potassium est dilué dans un soluté salé avant sa perfusion intraveineuse.
Les solutés glucosés sont évités au début, car l’insuline peut majorer l’hypokaliémie.

Le débit de perfusion du chlorure de potassium ne dépasse pas 1,5 g par heure. · Le chlorure de potassium est dilué dans un soluté salé avant sa perfusion intraveineuse. · Les solutés glucosés sont évités au début, car l’insuline peut majorer l’hypokaliémie.

Explication

Le chlorure de potassium intraveineux est dilué dans du soluté salé et perfusé à un débit maximal de 1,5 g par heure, avec surveillance de la kaliémie, du rythme cardiaque et de la veine. Les solutés glucosés sont à éviter au début, car la sécrétion d’insuline peut aggraver l’hypokaliémie.

27. Lors d’un exercice physique intense, quelles propositions décrivent le recrutement des pompes et la régulation de leur activité ?

Les seconds messagers intracellulaires modulent leur activité en environ une minute.
Leur niveau d’expression membranaire s’ajuste plus rapidement que leur activité immédiate.
Le recrutement des pompes peut atteindre la totalité de leur population disponible.
Les événements transcriptionnels règlent leur activité en quelques secondes.
Le recrutement reste plafonné à la moitié des pompes présentes dans les cellules.

Les seconds messagers intracellulaires modulent leur activité en environ une minute. · Le recrutement des pompes peut atteindre la totalité de leur population disponible.

Explication

À l’exercice, jusqu’à 100 % des pompes peuvent être recrutées. Les seconds messagers intracellulaires régulent leur activité dans la minute; le recrutement n’est pas plafonné à la moitié, et l’expression membranaire relève d’événements transcriptionnels plus lents plutôt que d’un ajustement en quelques secondes.

28. Un patient présente une hausse de kaliémie : quelles propositions décrivent la régulation rénale et hormonale du potassium ?

Le tube proximal et l’anse de Henle réabsorbent environ 5 % du potassium filtré.
Le rein filtre quotidiennement entre 600 et 850 mmol de potassium.
La hausse de kaliémie stimule l’aldostérone, qui accroît indirectement la kaliurèse via ROMK.
L’excrétion urinaire dépend du rapport absorption-sécrétion dans les segments distaux.
Les canaux ROMK assurent la réabsorption des 95 % filtrés dans le tube proximal.

Le rein filtre quotidiennement entre 600 et 850 mmol de potassium. · La hausse de kaliémie stimule l’aldostérone, qui accroît indirectement la kaliurèse via ROMK. · L’excrétion urinaire dépend du rapport absorption-sécrétion dans les segments distaux.

Explication

La filtration rénale quotidienne est de 600 à 850 mmol, et 95 % sont réabsorbés en amont; les 5 % distaux déterminent l’excrétion selon le rapport absorption-sécrétion, notamment via ROMK. Une hausse de kaliémie stimule l’aldostérone, qui augmente indirectement la kaliurèse; les segments proximaux et l’anse, non ROMK, assurent la réabsorption majoritaire.

29. Après un repas riche en potassium, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant la kaliurèse ?

Une quantité distale de sodium accrue réduit la sécrétion urinaire de potassium.
Un flux urinaire distal accru peut augmenter la sécrétion urinaire de potassium.
Ce réflexe provoque une kaliurèse sans dépendre de l’aldostérone.
Les agonistes des minéralocorticoïdes diminuent la sécrétion distale de potassium.
Le réflexe kaliurétique anticipe l’élévation de la kaliémie après l’apport alimentaire.

Un flux urinaire distal accru peut augmenter la sécrétion urinaire de potassium. · Ce réflexe provoque une kaliurèse sans dépendre de l’aldostérone. · Le réflexe kaliurétique anticipe l’élévation de la kaliémie après l’apport alimentaire.

Explication

Un flux urinaire accru et une quantité distale de sodium accrue favorisent la sécrétion urinaire de potassium; les agonistes des minéralocorticoïdes l’augmentent également. Le réflexe kaliurétique anticipe l’élévation de la kaliémie après un repas et induit une kaliurèse indépendamment de l’aldostérone.

30. À propos du réflexe kaliurétique et du rythme de sécrétion du potassium :

La sécrétion de potassium atteint son maximum à minuit et son minimum à midi.
La sécrétion potassique présente un maximum à midi et un minimum à minuit.
Des capteurs intestinaux, du tronc porte et du foie détectent l’apport alimentaire de potassium.
Le nerf vague transmettrait l’information vers l’hypophyse.
Les capteurs du réflexe kaliurétique se trouvent dans les reins, plutôt que dans l’intestin.

La sécrétion potassique présente un maximum à midi et un minimum à minuit. · Des capteurs intestinaux, du tronc porte et du foie détectent l’apport alimentaire de potassium. · Le nerf vague transmettrait l’information vers l’hypophyse.

Explication

Les capteurs intestinaux, portaux et hépatiques détectent l’apport potassique; l’information serait transmise par le nerf vague à l’hypophyse. La sécrétion suit un rythme circadien avec un maximum à midi et un minimum à minuit, et non l’inverse.

31. Un patient présente des paralysies brutales après un repas riche en glucose; quelles propositions caractérisent les mécanismes potassiques en cause ?

Elle est associée à une anomalie de la sous-unité α-1 de canaux calciques musculaires sensibles à la dihydropyridine.
Cette affection est autosomique dominante et touche brutalement les membres inférieurs et le tronc.
La paralysie périodique familiale peut transférer du potassium extracellulaire vers l’intérieur des cellules.
Une kaliurèse supérieure à 20 mmol/L indique un transfert intracellulaire familial plutôt qu’une perte rénale.
L’exercice musculaire protège de ces épisodes, contrairement aux repas riches en glucose.

Elle est associée à une anomalie de la sous-unité α-1 de canaux calciques musculaires sensibles à la dihydropyridine. · Cette affection est autosomique dominante et touche brutalement les membres inférieurs et le tronc. · La paralysie périodique familiale peut transférer du potassium extracellulaire vers l’intérieur des cellules.

Explication

La paralysie périodique familiale peut entraîner un transfert excessif de potassium vers le compartiment intracellulaire; elle est autosomique dominante et provoque des paralysies brutales, favorisées notamment par un repas riche en glucose ou l’exercice. Elle implique une anomalie de la sous-unité α-1 de canaux calciques musculaires; une kaliurèse supérieure à 20 mmol/L caractérise plutôt une perte rénale, et l’exercice peut favoriser les épisodes.

32. Chez une personne présentant une hypokaliémie avec fuite urinaire de potassium et hypertension, comment interpréter les résultats de rénine et les causes possibles ?

Le syndrome d’Ulick correspond à une forme acquise du déficit en 11β-hydroxydéshydrogénase de type 2.
Le déficit en 11β-hydroxydéshydrogénase de type 2 appartient à ce groupe de causes.
Une rénine élevée oriente notamment vers une tumeur à rénine dans ce contexte clinique.
Le syndrome de Cushing figure parmi les causes d’hyperminéralocorticisme sans hyperaldostéronisme.
Les syndromes adrénogénitaux sont exclus des causes d’hyperminéralocorticisme sans hyperaldostéronisme.

Le déficit en 11β-hydroxydéshydrogénase de type 2 appartient à ce groupe de causes. · Une rénine élevée oriente notamment vers une tumeur à rénine dans ce contexte clinique. · Le syndrome de Cushing figure parmi les causes d’hyperminéralocorticisme sans hyperaldostéronisme.

Explication

Une rénine élevée oriente notamment vers une tumeur à rénine, tandis qu’une rénine basse évoque un hyperminéralocorticisme sans hyperaldostéronisme ou un syndrome de Liddle. Le déficit en 11β-hydroxydéshydrogénase de type 2 fait partie des causes d’hyperminéralocorticisme sans hyperaldostéronisme ; le syndrome d’Ulick en est une forme génétique autosomique récessive. Le syndrome de Cushing et les syndromes adrénogénitaux figurent également parmi ces causes.

33. Une personne présente une kaliémie à 5,4 mmol/L avec des anomalies de conduction cardiaque et une faiblesse des membres inférieurs. Concernant l’hyperkaliémie :

Une kaliémie plasmatique de 5,4 mmol/L répond à la définition de l’hyperkaliémie.
Une faiblesse musculaire et une paralysie des membres inférieurs peuvent survenir.
Dans les formes sévères, l’hypotension résulte d’une hyperexcitabilité cardiaque accrue.
Des ondes T amples et pointues peuvent figurer parmi les signes électrocardiographiques.
L’évolution électrocardiographique sévère se caractérise par une onde sinusoïdale puis une onde P ample.

Une kaliémie plasmatique de 5,4 mmol/L répond à la définition de l’hyperkaliémie. · Une faiblesse musculaire et une paralysie des membres inférieurs peuvent survenir. · Des ondes T amples et pointues peuvent figurer parmi les signes électrocardiographiques.

Explication

L’hyperkaliémie est définie par une kaliémie supérieure à 5,0 mmol/L, et ses signes incluent des ondes T amples et pointues ainsi qu’une faiblesse pouvant aller jusqu’à la paralysie des membres inférieurs. Les formes sévères peuvent entraîner une hypotension par hypoexcitabilité et hypocontractilité cardiaques; l’évolution ECG peut comporter une onde sinusoïdale puis une asystolie.

34. Une personne atteinte de diabète présente une hyperkaliémie, une insuffisance rénale chronique et prend de la spironolactone. Quelles propositions concernant les causes d’hyperkaliémie sont exactes ?

La spironolactone fait partie des traitements iatrogènes fréquemment associés à l’hyperkaliémie.
Un hyporéninisme-hypoaldostéronisme associé au diabète peut provoquer une hyperkaliémie.
L’insuffisance rénale aiguë peut diminuer l’excrétion potassique, contrairement à l’insuffisance rénale chronique.
Les IEC augmentent l’excrétion rénale du potassium et protègent contre l’hyperkaliémie.
Une insuffisance rénale chronique peut réduire l’excrétion potassique et favoriser l’hyperkaliémie.

La spironolactone fait partie des traitements iatrogènes fréquemment associés à l’hyperkaliémie. · Un hyporéninisme-hypoaldostéronisme associé au diabète peut provoquer une hyperkaliémie. · Une insuffisance rénale chronique peut réduire l’excrétion potassique et favoriser l’hyperkaliémie.

Explication

Les insuffisances rénales aiguë et chronique peuvent réduire l’excrétion du potassium, et le diabète peut s’accompagner d’un hyporéninisme-hypoaldostéronisme responsable d’hyperkaliémie. La spironolactone et les IEC figurent parmi les causes iatrogènes; les IEC ne protègent donc pas contre ce trouble.

35. Chez une personne hyperkaliémique sous digitaliques et présentant une acidose métabolique à trou anionique normal, quelles mesures thérapeutiques sont adaptées ?

La prise en charge comprend l’arrêt des médicaments hyperkaliémiants et l’élimination de l’excès potassique.
L’insuline-glucose peut favoriser le transfert intracellulaire du potassium.
Le salbutamol en nébulisation à 20 mg peut contribuer au transfert intracellulaire du potassium.
En présence de digitaliques, un sel de magnésium est utilisé plutôt que des sels de calcium intraveineux.
Le bicarbonate de sodium est indiqué en cas d’œdème aigu du poumon associé à l’hyperkaliémie.

La prise en charge comprend l’arrêt des médicaments hyperkaliémiants et l’élimination de l’excès potassique. · L’insuline-glucose peut favoriser le transfert intracellulaire du potassium. · Le salbutamol en nébulisation à 20 mg peut contribuer au transfert intracellulaire du potassium. · En présence de digitaliques, un sel de magnésium est utilisé plutôt que des sels de calcium intraveineux.

Explication

La prise en charge associe l’arrêt des médicaments hyperkaliémiants, la protection membranaire, le transfert intracellulaire et l’élimination du potassium. Sous digitaliques, un sel de magnésium remplace les sels de calcium; l’insuline-glucose et le salbutamol favorisent le transfert intracellulaire. Le bicarbonate est contre-indiqué en cas d’œdème aigu du poumon.

36. Une personne présente une kaliémie à 7,2 mmol/L avec des signes ECG et un œdème aigu du poumon. Quelles propositions concernant la conduite thérapeutique sont exactes ?

L’hémodialyse constitue le traitement de choix pour éliminer le potassium en cas d’anurie.
L’œdème aigu du poumon contre-indique l’alcalinisation par bicarbonate de sodium.
Les résines échangeuses d’ions sont réservées à l’hyperkaliémie aiguë symptomatique.
Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L et des signes ECG imposent une prise en charge en urgence absolue.
La sévérité de l’hyperkaliémie et l’ECG ne participent pas à l’orientation du traitement.

L’hémodialyse constitue le traitement de choix pour éliminer le potassium en cas d’anurie. · L’œdème aigu du poumon contre-indique l’alcalinisation par bicarbonate de sodium. · Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L et des signes ECG imposent une prise en charge en urgence absolue.

Explication

Une kaliémie supérieure à 7 mmol/L et/ou des signes ECG caractérisent une urgence absolue; la sévérité et l’ECG guident la prise en charge. L’œdème aigu du poumon contre-indique le bicarbonate, et l’hémodialyse est le traitement de choix en cas d’anurie. Les résines peuvent notamment être administrées par voie orale dans l’hyperkaliémie chronique asymptomatique.

37. Concernant l’hypokaliémie :

Un aplatissement de l’onde T peut apparaître sur l’électrocardiogramme.
Une faiblesse musculaire peut évoluer vers une paralysie ascendante.
Une hypokaliémie chronique provoque une acidose métabolique par résistance tubulaire à l’ADH.
L’hypokaliémie correspond à une kaliémie inférieure à 4,5 mmol/L.
Une kaliémie mesurée à 3,2 mmol/L répond à la définition de l’hypokaliémie.

Un aplatissement de l’onde T peut apparaître sur l’électrocardiogramme. · Une faiblesse musculaire peut évoluer vers une paralysie ascendante. · Une kaliémie mesurée à 3,2 mmol/L répond à la définition de l’hypokaliémie.

Explication

L’hypokaliémie correspond à une kaliémie inférieure à 3,5 mmol/L, et peut donc être retenue à 3,2 mmol/L, mais pas à 4,5 mmol/L. Elle peut aplatir l’onde T et entraîner une faiblesse musculaire pouvant progresser vers une paralysie ascendante. La résistance tubulaire à l’ADH s’associe à une alcalose métabolique, et non à une acidose.

38. Un patient présente une hypokaliémie sévère avec QT augmenté et signes neuromusculaires. Quelles sont les réponses exactes au sujet de sa correction ?

La cible de correction intraveineuse est une kaliémie supérieure à 4 mmol/L.
La kaliémie doit être rétablie au-dessus de 3 mmol/L par voie intraveineuse.
Les apports en glucose sont à éviter lors de la correction initiale sévère.
La correction intraveineuse du potassium se réalise à 1,5 à 2,5 g par heure.
La perfusion de potassium peut être administrée à raison de 0,5 à 1,5 g par heure.

La kaliémie doit être rétablie au-dessus de 3 mmol/L par voie intraveineuse. · Les apports en glucose sont à éviter lors de la correction initiale sévère. · La perfusion de potassium peut être administrée à raison de 0,5 à 1,5 g par heure.

Explication

Une hypokaliémie sévère avec QT augmenté ou signes neuromusculaires impose une correction intraveineuse visant une kaliémie supérieure à 3 mmol/L. Le glucose est évité initialement, car l’insuline qu’il induit peut aggraver l’hypokaliémie, et le débit indiqué est de 0,5 à 1,5 g par heure. Les cibles de 4 mmol/L et le débit de 1,5 à 2,5 g par heure ne correspondent pas aux valeurs retenues.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Hyperkaliémie : causes et traitement.

Quelle est la concentration intracellulaire du potassium ?

De 100 à 150 mEq/L.

Quel effet l’insuline exerce-t-elle sur le potassium cellulaire ?

Elle stimule l’entrée cellulaire du potassium.

Quelles acidoses induisent une hyperkaliémie de transfert ?

Les acidoses métaboliques liées à un excès d’HCl d’origine épithéliale, digestive ou rénale.

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Consultez la fiche de révision complète sur Hyperkaliémie : causes et traitement.

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