QCM : Réanimation néonatale en salle de naissance (54 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi la température du nouveau-né est-elle surveillée systématiquement en salle de naissance ?

Parce que la surveillance thermique permet de mesurer l’adaptation par le score d’Apgar
Parce que la température sert principalement à décider du moment du clampage du cordon
Parce qu’une température basse indique directement un besoin de stimulation respiratoire
Parce que l’hypothermie accroît la morbi-mortalité et que la température renseigne sur la qualité et le pronostic

Parce que l’hypothermie accroît la morbi-mortalité et que la température renseigne sur la qualité et le pronostic

Explication

La surveillance thermique est systématique, car l’hypothermie augmente la morbi-mortalité néonatale et la température constitue un indicateur de qualité et de pronostic. La stimulation respiratoire relève de l’évaluation initiale, le clampage est un autre soin et l’Apgar évalue l’adaptation.

2. Un nouveau-né est installé dans une salle de naissance à 24 °C. Quelle cible thermique convient pour sa prise en charge ?

Une température comprise entre 36,5 et 37,5 °C
Une température comprise entre 36,0 et 37,0 °C
Une température comprise entre 23 et 25 °C
Une température comprise entre 37,0 et 38,0 °C

Une température comprise entre 36,5 et 37,5 °C

Explication

La température cible du nouveau-né se situe entre 36,5 et 37,5 °C, tandis que 23 à 25 °C correspond à la température de la pièce. Les deux autres plages déplacent les bornes de la cible thermique.

3. Deux nouveau-nés doivent bénéficier de mesures de prévention de l’hypothermie : l’un est né à 34 SA et l’autre à 30 SA. Quelle répartition des soins est adaptée ?

À 34 SA : bonnet, lange chaud et table radiante ; à 30 SA : séchage, sac de polyéthylène et peau-à-peau
À 34 SA : pas de séchage, sac de polyéthylène et table radiante ; à 30 SA : séchage, bonnet, lange chaud et peau-à-peau
À 34 SA : séchage, bonnet, lange chaud et peau-à-peau ; à 30 SA : pas de séchage, sac de polyéthylène et table radiante
À 34 SA : séchage, sac de polyéthylène et table radiante ; à 30 SA : bonnet, lange chaud et peau-à-peau

À 34 SA : séchage, bonnet, lange chaud et peau-à-peau ; à 30 SA : pas de séchage, sac de polyéthylène et table radiante

Explication

Au-delà de 32 SA, la prévention repose sur le séchage, le bonnet, le lange chaud et le peau-à-peau ; à 32 SA ou moins, elle associe l’absence de séchage, le sac de polyéthylène et la table radiante. Les autres répartitions inversent ou mélangent les stratégies propres à ces groupes.

4. Dans l’algorithme ABCDE appliqué à un nouveau-né, quelle action correspond à la lettre E ?

Administrer les médicaments nécessaires à la réanimation
Provoquer les mouvements respiratoires
Assurer une circulation minimale efficace
Maintenir un environnement adapté, notamment la normothermie, la normoglycémie et la présence de la famille

Maintenir un environnement adapté, notamment la normothermie, la normoglycémie et la présence de la famille

Explication

La lettre E désigne l’environnement adapté, incluant la normothermie, la normoglycémie et la famille. Les médicaments relèvent de D, la circulation de C et les mouvements respiratoires de B.

5. Un nouveau-né doit être positionné pour faciliter l’ouverture de ses voies aériennes supérieures. Quelle position faut-il adopter ?

Décubitus latéral avec la tête tournée sur le côté
Décubitus dorsal avec la tête en extension
Décubitus dorsal avec la tête en position neutre
Décubitus ventral avec la tête en position neutre

Décubitus dorsal avec la tête en position neutre

Explication

L’ouverture des voies aériennes supérieures se réalise en décubitus dorsal, la tête en position neutre. L’extension, le décubitus ventral et la position latérale ne correspondent pas à la position recommandée.

6. Un nouveau-né vient de naître avec du liquide méconial, mais aucune obstruction ne justifie une intervention immédiate. Quelle conduite est appropriée ?

Aspirer pour prévenir une bradycardie réflexe
Retarder la ventilation jusqu’à ce que les voies aériennes soient aspirées
Ne pas aspirer systématiquement et éviter de retarder la ventilation
Aspirer systématiquement avant de commencer la ventilation

Ne pas aspirer systématiquement et éviter de retarder la ventilation

Explication

La présence de liquide méconial ne justifie pas à elle seule une aspiration systématique : celle-ci peut retarder la ventilation et provoquer une bradycardie par stimulation du pharynx. L’aspiration préventive et le retard de ventilation reposent donc sur une interprétation erronée de ces risques.

7. La ventilation d’un nouveau-né débute 40 secondes après la naissance. Quel déroulement respecte le protocole initial ?

Donner 5 insufflations de 2 à 3 secondes, poursuivre à 30 par minute avec des insufflations de moins d’une seconde, puis réévaluer toutes les 60 secondes
Donner 5 insufflations de 2 à 3 secondes, poursuivre à 30 par minute avec des insufflations de moins d’une seconde, puis réévaluer toutes les 30 secondes
Donner 5 insufflations de 2 à 3 secondes, poursuivre à 30 par seconde avec des insufflations de moins d’une seconde, puis réévaluer toutes les 30 secondes
Donner 5 insufflations de moins d’une seconde, poursuivre à 30 par minute avec des insufflations de 2 à 3 secondes, puis réévaluer toutes les 30 secondes

Donner 5 insufflations de 2 à 3 secondes, poursuivre à 30 par minute avec des insufflations de moins d’une seconde, puis réévaluer toutes les 30 secondes

Explication

La ventilation débute dans les 60 secondes par 5 insufflations prolongées de 2 à 3 secondes, puis se poursuit à 30 insufflations par minute, chacune durant moins d’une seconde, avec une réévaluation toutes les 30 secondes. Les autres réponses inversent les durées, confondent la fréquence par minute avec une fréquence par seconde ou espacent trop les réévaluations.

8. Après 30 secondes de ventilation efficace, la fréquence cardiaque d’un nouveau-né reste à 54 bpm. Quelle intervention est indiquée ?

Administrer de l’adrénaline
Commencer les compressions thoraciques
Poursuivre la ventilation seule
Commencer une expansion volémique

Commencer les compressions thoraciques

Explication

Des compressions thoraciques sont indiquées si la fréquence cardiaque reste inférieure à 60 bpm malgré 30 secondes de ventilation efficace. La ventilation seule ne suffit pas ici, le seuil est de 60 bpm et l’adrénaline intervient après une période de compressions et d’insufflations.

9. Après 30 secondes de compressions thoraciques et d’insufflations, la fréquence cardiaque d’un nouveau-né est encore de 58 bpm. Quelle décision respecte l’indication et l’organisation requises pour l’adrénaline ?

Poursuivre les compressions, sans indiquer encore l’adrénaline
Indiquer l’adrénaline dès la ventilation et mobiliser trois personnes
Indiquer l’adrénaline après les compressions avec deux personnes
Indiquer l’adrénaline et mobiliser au minimum quatre personnes

Indiquer l’adrénaline et mobiliser au minimum quatre personnes

Explication

L’adrénaline est indiquée si la fréquence cardiaque demeure inférieure à 60 bpm après 30 secondes de compressions et d’insufflations, et son administration nécessite au minimum quatre personnes. Attendre 50 bpm modifie le seuil, tandis que la ventilation seule ne remplit pas la condition préalable.

10. Les parents d’un nourrisson de deux mois s’inquiètent de sa respiration nasale, silencieuse et régulière, à 50 mouvements par minute. Quelle interprétation est la plus appropriée ?

Cette respiration est anormale, car la fréquence normale est inférieure à 40 par minute
Cette respiration indique une lutte respiratoire malgré son rythme régulier
Cette respiration correspond au profil normal du nouveau-né
Cette respiration est anormale, car le nourrisson respire normalement par la bouche

Cette respiration correspond au profil normal du nouveau-né

Explication

La respiration normale du nouveau-né est nasale, silencieuse et régulière, avec 40 à 60 mouvements par minute; la respiration reste exclusivement nasale jusqu’à environ six mois. Une fréquence de 50 se situe dans la plage normale, et le caractère silencieux n’est pas en soi un signe de lutte.

11. Lors d’un examen néonatal, à quoi sert le score de Silverman ?

À évaluer les signes de lutte respiratoire
À évaluer la fréquence cardiaque
À dépister une obstruction des choanes
À mesurer la saturation en oxygène

À évaluer les signes de lutte respiratoire

Explication

Le score de Silverman sert à évaluer les signes de lutte respiratoire du nouveau-né. Il ne mesure pas la saturation, n’évalue pas la fréquence cardiaque et ne constitue pas un dépistage anatomique des choanes.

12. Un nouveau-né obtient un score de Silverman de 5. À quel degré de détresse respiratoire ce résultat correspond-il ?

À un résultat qui ne permet pas de classer la détresse
À une détresse respiratoire majeure
À l’absence de détresse respiratoire
À une détresse respiratoire modérée

À une détresse respiratoire majeure

Explication

Un score de Silverman supérieur ou égal à 5 indique une détresse respiratoire majeure. La catégorie modérée va de 1 à 4, tandis que l’absence de détresse correspond au score 0.

13. Un nouveau-né respire spontanément, mais présente des signes de lutte. Quelle assistance respiratoire convient à cette situation ?

Mettre en place une pression expiratoire positive
Commencer une ventilation parce qu’il respire avec difficulté
Aspirer systématiquement avant toute assistance
Ne fournir aucune assistance puisqu’il respire

Mettre en place une pression expiratoire positive

Explication

Chez un nouveau-né qui respire mais présente des signes de lutte, on met en place une pression expiratoire positive; la ventilation est nécessaire s’il ne respire pas. Choisir la ventilation malgré une respiration présente confond les deux indications, et l’aspiration n’est pas le soutien indiqué par cette règle.

14. Un nouveau-né à terme présente une détresse respiratoire après une césarienne réalisée avant le début du travail. La radiographie thoracique ne montre pas d’anomalie notable. Quel diagnostic est le plus probable ?

Un retard de résorption du liquide pulmonaire
Une inhalation de liquide méconial
Un pneumothorax néonatal
Un syndrome de détresse respiratoire néonatale

Un retard de résorption du liquide pulmonaire

Explication

Après une césarienne à terme avant le travail, une détresse respiratoire avec une radiographie sans anomalie notable évoque un retard de résorption du liquide pulmonaire. L’inhalation méconiale suppose un contexte et des opacités caractéristiques, tandis que le déficit en surfactant et le pneumothorax correspondent à d’autres mécanismes.

15. Un nouveau-né développe une détresse respiratoire dans les deux premières heures de vie, reste dépendant de l’oxygène après douze heures et présente des opacités en motte à la radiographie. Quel diagnostic correspond à ce tableau ?

Un syndrome interstitiel transitoire
Une maladie des membranes hyalines
Une inhalation méconiale
Un retard de résorption du liquide pulmonaire

Une inhalation méconiale

Explication

L’inhalation méconiale associe un début dans les deux premières heures, une détresse persistant au moins douze heures, une oxygéno-dépendance et des opacités en motte. Le retard de résorption s’améliore en quelques heures, tandis que les membranes hyalines sont liées à l’immaturité et au déficit en surfactant.

16. Quelle propriété du surfactant explique qu’il contribue à maintenir les alvéoles ouvertes tout en réduisant le travail respiratoire ?

C’est une sécrétion alvéolaire qui favorise leur fermeture
C’est un liquide tensioactif qui augmente la tension des alvéoles
C’est un film protéique produit par les pneumocytes de type I
C’est un film phospholipidique produit par les pneumocytes de type II

C’est un film phospholipidique produit par les pneumocytes de type II

Explication

Le surfactant est un film composé de phospholipides et de protéines, produit par les pneumocytes de type II ; il recouvre les alvéoles, les maintient ouvertes et diminue le travail respiratoire. L’attribution aux pneumocytes de type I et l’effet d’augmentation de la tension alvéolaire confondent ses caractéristiques avec d’autres notions.

17. Un nouveau-né présente une détresse respiratoire immédiate après une césarienne avant le travail. Les gaz du sang sont normaux, la radiographie montre un syndrome interstitiel et l’état s’améliore en quelques heures. Quel diagnostic s’accorde le mieux avec ces éléments ?

Une inhalation méconiale
Un retard de résorption du liquide pulmonaire
Une maladie des membranes hyalines
Un pneumothorax favorisé par la ventilation

Un retard de résorption du liquide pulmonaire

Explication

Le retard de résorption survient surtout après une césarienne, notamment avant le travail, et associe détresse immédiate, syndrome interstitiel, gaz du sang normaux et amélioration en quelques heures. Les membranes hyalines sont liées à l’immaturité pulmonaire et au déficit en surfactant ; une évolution rapidement favorable ne caractérise pas une détresse potentiellement grave.

18. Lors du dépistage d’une cardiopathie congénitale, un nouveau-né a une SpO2 de 96 % à la main droite et de 92 % au pied, mesurées entre H6 et H24. Comment interpréter ce résultat ?

Le dépistage est anormal puisque les deux mesures sont sous 95 %
Le dépistage est anormal en raison du différentiel de 4 %
Le dépistage est normal puisque le différentiel doit dépasser 4 %
Le dépistage est normal puisque la mesure à la main dépasse 95 %

Le dépistage est anormal en raison du différentiel de 4 %

Explication

Le dépistage est anormal si la SpO2 est inférieure à 95 % sur l’un ou l’autre site, ou si le différentiel atteint au moins 4 %. Ici, les valeurs ne sont pas toutes deux sous 95 %, mais leur différentiel de 4 % suffit à rendre le résultat anormal.

19. Un nouveau-né présente une cyanose réfractaire sans autre signe distinctif. Quelle cardiopathie faut-il évoquer en priorité, caractérisée par une discordance ventriculo-artérielle et des circulations systémique et pulmonaire indépendantes ?

Une origine centrale de détresse respiratoire
Une transposition des gros vaisseaux
Un retour veineux pulmonaire anormal total
Une tétralogie de Fallot

Une transposition des gros vaisseaux

Explication

Une cyanose réfractaire isolée évoque une transposition des gros vaisseaux, dans laquelle la discordance ventriculo-artérielle rend les circulations systémique et pulmonaire indépendantes. Le retour veineux pulmonaire anormal total est plutôt associé à une détresse respiratoire, tandis qu’un souffle oriente vers un obstacle droit.

20. Un nouveau-né présente une cyanose réfractaire accompagnée d’une détresse respiratoire. Quelle anomalie circulatoire correspond le mieux à cette association ?

Un retour veineux pulmonaire normal vers l’oreillette gauche
Un obstacle droit tel qu’une sténose pulmonaire avec souffle
Une transposition des gros vaisseaux avec circulations indépendantes
Un retour veineux pulmonaire anormal total vers l’oreillette droite

Un retour veineux pulmonaire anormal total vers l’oreillette droite

Explication

L’association d’une cyanose réfractaire et d’une détresse respiratoire évoque un retour veineux pulmonaire anormal total : les veines pulmonaires rejoignent l’oreillette droite par un collecteur, surchargeant le cœur droit au détriment du gauche. Le retour normal se fait vers l’oreillette gauche ; la transposition est associée à une cyanose réfractaire isolée.

21. Un nouveau-né hypotonique ne déclenche pas de mouvements respiratoires. L’évaluation met en évidence une atteinte neuromusculaire. Quelle origine du défaut de commande respiratoire cette situation indique-t-elle ?

Une origine périphérique de la commande respiratoire
Une origine centrale liée à une acidose
Une origine centrale liée à une encéphalopathie anoxo-ischémique
Une origine centrale liée à une pathologie génétique

Une origine périphérique de la commande respiratoire

Explication

Une pathologie neuromusculaire, comme l’amyotrophie spinale infantile ou la maladie de Steinert, relève d’une origine périphérique du défaut de commande respiratoire. L’acidose, l’encéphalopathie anoxo-ischémique et certaines pathologies génétiques sont des exemples d’origine centrale.

22. Un nouveau-né a uriné à H20 et émis son premier méconium à H30. Malgré le méconium dans sa couche, que peut-on conclure sur la perméabilité anale ?

Elle n’est pas confirmée par la seule présence de méconium dans la couche.
Elle est préoccupante car les premières urines devraient survenir avant H12.
Elle est préoccupante car le méconium devrait précéder les urines.
Elle est confirmée par l’émission de méconium avant H48.

Elle n’est pas confirmée par la seule présence de méconium dans la couche.

Explication

Les premières urines sont attendues avant H24 et le premier méconium avant H48, mais le méconium dans la couche ne suffit pas à démontrer la perméabilité anale. L’émission de méconium ne constitue donc pas une preuve, tandis que H20 et H30 respectent les délais indiqués.

23. Lors de l’examen abdominal d’un nouveau-né, quel ensemble de constatations correspond aux éléments recherchés ?

Abdomen souple et non sensible, peau cyanosée, absence de circulation collatérale, anus perméable et bruits hydro-aériques.
Abdomen souple et non sensible, peau rose, absence de circulation collatérale, anus perméable et bruits hydro-aériques.
Abdomen tendu et sensible, peau rose, circulation collatérale, anus perméable et bruits hydro-aériques.
Abdomen souple et non sensible, peau rose, absence de circulation collatérale, gonades palpables et jet mictionnel.

Abdomen souple et non sensible, peau rose, absence de circulation collatérale, anus perméable et bruits hydro-aériques.

Explication

L’examen recherche notamment un abdomen souple et non sensible, une coloration rose, l’absence de circulation collatérale, la perméabilité anale et des bruits hydro-aériques. Un abdomen tendu, une cyanose ou le remplacement de l’auscultation par l’examen génital ne correspondent pas à cet ensemble.

24. Chez un nouveau-né présentant une atrésie de l’œsophage, quelle anomalie anatomique définit cette affection ?

Une interruption de l’intestin formant deux culs-de-sac, avec ou sans fistule vers la trachée.
Une interruption de l’œsophage formant deux culs-de-sac, avec ou sans fistule vers la trachée.
Une hernie médiane des viscères à travers l’orifice ombilical, recouverte de membranes.
Une fistule entre l’œsophage et la trachée sans interruption de la continuité œsophagienne.

Une interruption de l’œsophage formant deux culs-de-sac, avec ou sans fistule vers la trachée.

Explication

L’atrésie correspond à une interruption de la continuité de l’œsophage, qui laisse deux culs-de-sac séparés et peut s’accompagner ou non d’une fistule trachéo-œsophagienne. L’obstruction intestinale, la fistule sans interruption et la hernie ombilicale décrivent d’autres situations.

25. Dans une cohorte de 100 nouveau-nés atteints d’atrésie de l’œsophage, quelle répartition correspond aux formes isolées, syndromiques et associées à d’autres malformations ?

50 formes isolées, 30 syndromiques et 20 avec d’autres malformations.
30 formes isolées, 20 syndromiques et 50 avec d’autres malformations.
20 formes isolées, 50 syndromiques et 30 avec d’autres malformations.
50 formes isolées, 20 syndromiques et 30 avec d’autres malformations.

50 formes isolées, 20 syndromiques et 30 avec d’autres malformations.

Explication

La répartition attendue est de 50 % de formes isolées, 20 % de formes syndromiques et 30 % associées à d’autres malformations. Les autres répartitions permutent les proportions attribuées à ces catégories.

26. Un nouveau-né atteint d’atrésie de l’œsophage attend l’évaluation chirurgicale. Quelle conduite initiale est adaptée ?

Le mettre à plat et à jeun, poser une voie veineuse et une sonde de Replogle en aspiration continue.
Le mettre en proclive et l’alimenter par voie orale, poser une voie veineuse et une sonde de Replogle en aspiration continue.
Le mettre en proclive et à jeun, poser une voie veineuse et une sonde de Replogle en aspiration continue.
Le mettre en proclive et à jeun, poser une voie veineuse et une sonde de Replogle en aspiration intermittente.

Le mettre en proclive et à jeun, poser une voie veineuse et une sonde de Replogle en aspiration continue.

Explication

La prise en charge initiale associe la position proclive, le jeûne, une voie veineuse et une sonde de Replogle à double courant en aspiration continue, avant une chirurgie dont le moment dépend du type d’atrésie et de la faisabilité opératoire. L’aspiration intermittente, l’alimentation orale ou la position à plat s’écartent de cette conduite.

27. Un nouveau-né présente une omphalocèle et doit être pris en charge dès la naissance. Quelle stratégie correspond aux mesures néonatales prévues ?

Prévoir une naissance en niveau III, éviter la prématurité consentie, prévenir hypothermie, déshydratation et infection, puis poser une sonde de Replogle en aspiration continue.
Prévoir une naissance en niveau III, éviter la prématurité consentie, prévenir hypothermie et infection, puis placer l’enfant dans un sac à grêle.
Prévoir une naissance en niveau III, éviter la prématurité consentie, prévenir hypothermie, déshydratation et infection, puis placer l’enfant dans un sac à grêle.
Prévoir une naissance en niveau III, programmer une prématurité consentie, prévenir hypothermie, déshydratation et infection, puis placer l’enfant dans un sac à grêle.

Prévoir une naissance en niveau III, éviter la prématurité consentie, prévenir hypothermie, déshydratation et infection, puis placer l’enfant dans un sac à grêle.

Explication

La prise en charge de l’omphalocèle prévoit une naissance en niveau III, l’évitement de la prématurité consentie, la prévention de l’hypothermie, de la déshydratation et de l’infection, ainsi que le placement dans un sac à grêle. L’omission de la prévention de la déshydratation, la prématurité consentie ou la sonde de Replogle ne correspondent pas à ces mesures.

28. Un nouveau-né présente des viscères éviscérés à travers un orifice para-ombilical droit, sans enveloppe. Quelle anomalie décrit ce tableau ?

Un laparoschisis
Une hernie inguinale
Une atrésie intestinale
Une omphalocèle

Un laparoschisis

Explication

Le laparoschisis correspond à un défaut de fermeture de la paroi abdominale formant un orifice para-ombilical par lequel les viscères sont extériorisés sans enveloppe. L’omphalocèle renvoie à un défaut ombilical, la hernie inguinale à une protrusion dans l’aine et l’atrésie intestinale à une obstruction de la lumière digestive.

29. À l’examen d’un nouveau-né dont les viscères sont extériorisés, le foie est visible à l’extérieur de l’abdomen. Quel diagnostic cette observation doit-elle faire évoquer ?

Une atrésie duodénale
Un volvulus du grêle
Un laparoschisis typique
Une omphalocèle rompue

Une omphalocèle rompue

Explication

Dans le laparoschisis, le foie n’est pas extériorisé ; sa présence à l’extérieur oriente plutôt vers une omphalocèle rompue. Le laparoschisis typique exclut cette observation, tandis que l’atrésie duodénale et le volvulus sont des causes d’occlusion.

30. Un nouveau-né atteint de laparoschisis vient de naître. Quelle conduite initiale correspond à sa prise en charge néonatale ?

Le couvrir sans protéger les viscères, le placer sur le dos et différer l’avis chirurgical
Prévenir hypothermie, déshydratation et infection, le placer dans un sac à grêle et en décubitus latéral droit, puis envisager une chirurgie rapide
Le placer dans un sac à grêle et en décubitus latéral gauche, puis attendre la fermeture spontanée
Organiser une naissance en niveau I, limiter l’hydratation et programmer une chirurgie à distance

Prévenir hypothermie, déshydratation et infection, le placer dans un sac à grêle et en décubitus latéral droit, puis envisager une chirurgie rapide

Explication

La prise en charge associe naissance en niveau III, prévention de l’hypothermie, de la déshydratation et de l’infection, sac à grêle, décubitus latéral droit et chirurgie rapide si possible. Le décubitus gauche contredit la position préconisée, et attendre une fermeture spontanée ou différer la protection ne correspond pas à cette conduite.

31. Chez un nouveau-né, le transit ne s’installe pas ou s’interrompt. Quel terme désigne ce syndrome ?

Une entérocolite
Un laparoschisis
Une occlusion néonatale
Un reflux gastro-œsophagien

Une occlusion néonatale

Explication

Une occlusion néonatale est définie par l’absence d’installation ou l’interruption du transit chez le nouveau-né. Le reflux décrit des remontées gastriques, le laparoschisis un défaut de fermeture de la paroi et l’entérocolite une atteinte inflammatoire digestive.

32. Un nouveau-né présente des vomissements bilieux, alors que son abdomen reste non distendu. À quel type d’occlusion ce tableau correspond-il ?

Une obstruction pariétale
Une occlusion basse
Une absence de transit sans occlusion
Une occlusion haute

Une occlusion haute

Explication

L’occlusion haute se manifeste par des vomissements bilieux avec un abdomen non distendu. L’occlusion basse entraîne plutôt une distension abdominale, parfois accompagnée d’une circulation collatérale visible ; un abdomen plat n’exclut donc pas une occlusion.

33. Un nouveau-né présente des signes évocateurs d’un syndrome occlusif. Quelle mesure faut-il prendre sans attendre ?

Demander un avis pédiatrique et mettre le nouveau-né à jeun
Réaliser une intervention sans avis pédiatrique
Poursuivre les repas et observer le transit
Attendre une selle puis reprendre l’alimentation

Demander un avis pédiatrique et mettre le nouveau-né à jeun

Explication

Tout syndrome occlusif néonatal impose un avis pédiatrique et la mise à jeun. Poursuivre les repas ou attendre l’émission des selles retarde ces mesures, et une intervention ne remplace pas l’avis pédiatrique requis.

34. Chez un nouveau-né présentant un volvulus du grêle sur mésentère commun, quel mécanisme explique l’ischémie mésentérique ?

Des attaches intestinales renforcées entraînent une torsion qui augmente la vascularisation
L’anomalie de rotation laisse l’intestin sans attaches naturelles, ce qui permet sa torsion et compromet sa vascularisation
Une distension abdominale provoque une ischémie sans torsion ni anomalie de fixation
Une membrane duodénale bloque le transit et interrompt directement l’apport sanguin mésentérique

L’anomalie de rotation laisse l’intestin sans attaches naturelles, ce qui permet sa torsion et compromet sa vascularisation

Explication

L’anomalie de rotation embryonnaire laisse l’intestin sans ses attaches naturelles ; il peut alors tourner sur lui-même et provoquer une ischémie mésentérique. Une membrane duodénale évoque une atrésie, tandis qu’une fixation renforcée et une distension sans torsion ne décrivent pas ce mécanisme.

35. Chez un nouveau-né atteint de la maladie de Hirschsprung, quelle séquence explique la distension de l’intestin en amont ?

L’absence de cellules ganglionnaires rend le segment distal hypertonique et apéristaltique, ce qui dilate le segment sain en amont.
L’absence de cellules ganglionnaires dilate le segment distal, tandis que le segment sain en amont devient apéristaltique.
L’absence de cellules ganglionnaires touche le segment sain en amont, qui se dilate et entraîne l’hypertonie distale.
L’absence de cellules ganglionnaires rend le segment distal apéristaltique, puis le segment en amont devient lui aussi hypertonique.

L’absence de cellules ganglionnaires rend le segment distal hypertonique et apéristaltique, ce qui dilate le segment sain en amont.

Explication

Dans la maladie de Hirschsprung, le défaut de cellules ganglionnaires entraîne une hypertonie et une absence de péristaltisme dans le segment distal, puis une dilatation de l’intestin sain en amont. La dilatation distale inverse la localisation, l’atteinte ganglionnaire du segment sain inverse le segment concerné, et l’hypertonie en amont confond les fonctions des deux segments.

36. Un nourrisson présente une forme courte de maladie de Hirschsprung et sa famille a été formée aux soins de nursing. Quelle prise en charge correspond à cette situation ?

Poursuivre les montées de sonde rectale par les parents, puis réaliser une stomie avant un rétablissement ultérieur de la continuité.
Poursuivre les montées de sonde rectale par les parents, puis réséquer les zones pathologique et transitionnelle en différant la continuité.
Poursuivre les montées de sonde rectale par les parents, puis réséquer la zone pathologique sans inclure la zone transitionnelle.
Poursuivre les montées de sonde rectale par les parents, puis réséquer les zones pathologique et transitionnelle avec rétablissement immédiat par voie transanale.

Poursuivre les montées de sonde rectale par les parents, puis réséquer les zones pathologique et transitionnelle avec rétablissement immédiat par voie transanale.

Explication

Pour une forme courte, les parents formés réalisent les montées de sonde rectale avant la résection de la zone pathologique et transitionnelle, avec rétablissement immédiat de la continuité par voie transanale. La stomie et le rétablissement différé relèvent de la prise en charge des formes longues, tandis qu’omettre la zone transitionnelle ne respecte pas la résection prévue.

37. Quelle description caractérise les atrésies intestinales chez le nouveau-né ?

Des anomalies de la perméabilité anale, parfois signalées avant la naissance.
Des anomalies du développement intestinal, parfois signalées avant la naissance.
Des anomalies de l’innervation intestinale, parfois signalées avant la naissance.
Des anomalies du développement intestinal, toujours signalées avant la naissance.

Des anomalies du développement intestinal, parfois signalées avant la naissance.

Explication

Les atrésies intestinales sont des anomalies du développement de l’intestin, qui peuvent parfois être repérées par un signe d’appel anténatal. L’innervation concerne la maladie de Hirschsprung, un signalement anténatal n’est pas systématique, et la perméabilité anale relève des malformations anorectales.

38. Un nouveau-né présente une atrésie localisée au jéjunum. Quel type d’occlusion néonatale cette localisation entraîne-t-elle ?

Une occlusion basse.
Une occlusion sans classification selon sa hauteur.
Une occlusion haute.
Une occlusion anorectale.

Une occlusion haute.

Explication

Une atrésie du jéjunum provoque une occlusion néonatale haute, alors qu’une atteinte de l’iléon ou du côlon entraîne une occlusion basse. La catégorie basse correspond donc aux autres localisations citées, tandis qu’une occlusion anorectale concerne une autre anomalie et que la distinction dépend bien de la localisation.

39. Quelle anomalie définit une malformation anorectale ?

Une anomalie de l’innervation intestinale, qui peut rendre le segment distal apéristaltique.
Une anomalie de la perméabilité intestinale, qui peut dilater le segment sain en amont.
Une anomalie du développement intestinal, qui peut interrompre le passage dans le jéjunum.
Une anomalie de la perméabilité de l’anus, qui peut être absent ou réduit à une fistule étroite.

Une anomalie de la perméabilité de l’anus, qui peut être absent ou réduit à une fistule étroite.

Explication

Une malformation anorectale est une anomalie de perméabilité de l’anus, lequel peut être absent ou réduit à une fistule étroite. L’apéristaltisme distal évoque la maladie de Hirschsprung, l’interruption du passage relève de l’atrésie intestinale, et la dilatation en amont décrit un autre mécanisme.

40. À l’examen d’un nouveau-né, aucun orifice périnéal postérieur n’est visible. Quelle catégorie de malformation anorectale ce signe indique-t-il ?

Une forme basse avec orifice de position inhabituelle.
Une forme sans malformation anorectale.
Une forme basse avec orifice étroit.
Une forme haute.

Une forme haute.

Explication

Une forme haute se caractérise par l’absence d’orifice périnéal postérieur visible. Les formes basses présentent au contraire un orifice visible, étroit ou de position inhabituelle; un orifice absent ne permet donc pas de conclure à une forme basse ni à une absence de malformation.

41. Un nouveau-né a du méconium dans sa couche, mais l’aspect de son anus paraît anormal. Quelle conclusion est justifiée ?

Le méconium peut avoir emprunté un trajet anormal, par exemple l’urètre ou le vagin; l’anus doit être évalué.
Le méconium peut emprunter l’urètre, ce qui confirme que l’anus est normal et perméable.
Le méconium dans la couche indique une occlusion intestinale haute plutôt qu’une malformation anorectale.
Le méconium dans la couche confirme que l’anus est perméable malgré son aspect anormal.

Le méconium peut avoir emprunté un trajet anormal, par exemple l’urètre ou le vagin; l’anus doit être évalué.

Explication

La présence de méconium dans la couche ne garantit pas la perméabilité anale, car une malformation peut permettre son évacuation par un trajet anormal, notamment l’urètre ou le vagin. En déduire que l’anus est normal confond évacuation et perméabilité, et l’occlusion haute n’explique pas ce signe.

42. Quelle est l’incidence approximative de l’encéphalopathie anoxo-ischémique parmi les naissances vivantes en France ?

Environ 1 naissance vivante sur 100
Environ 1 naissance vivante sur 10 000
Environ 2 à 5 naissances vivantes sur 1 000
Environ 1 naissance vivante sur 1 000

Environ 1 naissance vivante sur 1 000

Explication

L’encéphalopathie anoxo-ischémique concerne environ une naissance vivante sur 1 000 en France. La fréquence de 2 à 5 sur 1 000 correspond aux convulsions néonatales, tandis que les autres valeurs surestiment ou sous-estiment l’incidence.

43. Quel pronostic est associé à l’encéphalopathie anoxo-ischémique ?

25 % de décès et 15 à 25 % de séquelles majeures chez les nouveau-nés décédés
15 à 25 % de décès et 25 % de séquelles majeures chez les survivants
15 à 25 % de décès et 25 % de séquelles majeures chez les nouveau-nés décédés
25 % de décès et 15 à 25 % de séquelles majeures chez les survivants

15 à 25 % de décès et 25 % de séquelles majeures chez les survivants

Explication

Le pronostic comporte 15 à 25 % de décès et 25 % de séquelles majeures chez les survivants, telles que paralysie cérébrale, troubles cognitifs ou épilepsie. Les autres réponses inversent les proportions ou attribuent les séquelles aux nouveau-nés décédés.

44. Quelle situation correspond à une asphyxie périnatale ?

Une altération brutale des échanges d’oxygène entre la mère et le fœtus
Une altération progressive de la croissance du fœtus pendant la grossesse
Une diminution de l’oxygénation maternelle sans atteinte des échanges avec le fœtus
Une anomalie durable des échanges nutritifs entre le placenta et le fœtus

Une altération brutale des échanges d’oxygène entre la mère et le fœtus

Explication

L’asphyxie périnatale est définie par une altération brutale des échanges d’oxygène entre la mère et le fœtus. Une anomalie de croissance, un trouble nutritif ou une baisse d’oxygénation maternelle isolée ne correspond pas à cette définition.

45. Pour un nouveau-né, les critères anamnestiques et cliniques sont remplis, mais les critères électrophysiologiques ne le sont pas. La mise sous hypothermie thérapeutique répond-elle à la règle d’inclusion ?

Oui, la présence d’un événement sentinelle remplace le critère C
Non, les critères B et C suffisent sans le critère A
Oui, les critères A et B suffisent à eux seuls
Non, les critères A, B et C doivent être réunis

Non, les critères A, B et C doivent être réunis

Explication

La mise sous hypothermie thérapeutique requiert la réunion des critères anamnestiques A, cliniques B et électrophysiologiques C. Deux catégories de critères ne suffisent donc pas, et un événement sentinelle ne remplace pas l’un des trois critères.

46. À quel moment les convulsions néonatales surviennent-elles le plus souvent ?

Entre le septième et le quatorzième jour de vie
Au cours des six premières heures de vie
Principalement après le premier mois de vie
Pendant les trois premiers jours de vie

Pendant les trois premiers jours de vie

Explication

Les convulsions néonatales surviennent le plus souvent pendant les trois premiers jours de vie et concernent 2 à 5 naissances vivantes sur 1 000. Les six premières heures renvoient notamment au délai de début de l’hypothermie thérapeutique, pas à la période habituelle des convulsions.

47. Chez un nouveau-né présentant des crises, quelle forme est typiquement associée au syndrome de sevrage ?

Les crises cloniques
Les crises myocloniques
Les crises subtiles
Les crises toniques

Les crises myocloniques

Explication

Les crises myocloniques, qui représentent environ 5 % des crises néonatales, sont typiques du syndrome de sevrage. Les crises cloniques sont les plus fréquentes, tandis que les crises toniques et subtiles sont d’autres types distincts.

48. Un nouveau-né présente des convulsions dont une cause identifiable est en cours d’évaluation. Quelle approche thérapeutique convient ?

Rechercher la cause sans traiter les symptômes
Traiter les symptômes sans rechercher la cause
Attendre l’identification de la cause avant toute prise en charge
Traiter les symptômes et rechercher aussi la cause

Traiter les symptômes et rechercher aussi la cause

Explication

Le traitement des convulsions néonatales est symptomatique, mais il ne faut pas oublier le traitement étiologique. Prendre en charge les symptômes n’exclut donc pas la recherche et le traitement de la cause.

49. Un nouveau-né présente un hématome du cuir chevelu qui s’étend largement et s’accompagne d’une dégradation hémodynamique. Quelle lésion correspond le mieux à ce tableau ?

Une fracture crânienne
Une bosse séro-sanguine
Un hématome sous-galéal
Un céphalhématome

Un hématome sous-galéal

Explication

L’hématome sous-galéal occupe un espace non limité, peut s’étendre et évoluer vers un choc hémorragique. Le céphalhématome est limité par l’os et les sutures, la bosse séro-sanguine est une lésion sous-cutanée, et une fracture est une lésion osseuse.

50. Après un accouchement, une collection sanguine est observée sur le crâne du nouveau-né ; elle reste circonscrite par les sutures et ne franchit pas la ligne médiane. De quel type d’hématome s’agit-il ?

Une bosse séro-sanguine
Un hématome sous-galéal
Un céphalhématome
Une hémorragie sous-durale

Un céphalhématome

Explication

Le céphalhématome est situé sous le périoste et limité par l’os et les sutures, ce qui explique qu’il ne dépasse pas la ligne médiane. L’hématome sous-galéal est extensif, tandis que la bosse séro-sanguine est sous-cutanée et l’hémorragie sous-durale est intracrânienne.

51. Quel énoncé décrit le mieux la diversité et la gravité possible des traumatismes crâniens périnataux ?

Ils comprennent des hémorragies cérébrales, mais pas de fracture ni d’embarrure
Ils correspondent à des lésions superficielles dont l’évolution est généralement bénigne
Ils vont de lésions superficielles à des hémorragies ou fractures, avec une gravité variable
Ils se limitent aux fractures du crâne et entraînent une gravité comparable

Ils vont de lésions superficielles à des hémorragies ou fractures, avec une gravité variable

Explication

Les traumatismes crâniens périnataux comprennent un large éventail de lésions, des bosses et hématomes aux hémorragies, fractures et embarrures, et leur gravité peut être bénigne ou dramatique. Les réduire aux lésions superficielles, exclure les fractures ou supposer une gravité uniforme ne rend pas compte de cette diversité.

52. Lors de l’évaluation initiale d’un nouveau-né, quelle conduite correspond à une fréquence cardiaque de 85 battements par minute ?

Attendre une fréquence inférieure à 100 sans intervenir
Mettre en place un support respiratoire
La classer comme bradycardie sévère
Considérer la fréquence comme idéale

Mettre en place un support respiratoire

Explication

Une fréquence comprise entre 60 et 100 battements par minute nécessite un support respiratoire. La bradycardie sévère correspond à moins de 60, tandis qu’une fréquence supérieure à 100 est idéale.

53. Pendant une réanimation néonatale avec compressions thoraciques, quelle séquence et quelle cadence faut-il appliquer selon le protocole décrit ?

Trois compressions puis une insufflation, à 30 compressions et 90 insufflations par minute, avec réévaluation toutes les 30 secondes
Trois compressions puis une insufflation, à 90 compressions et 30 insufflations par minute, avec réévaluation toutes les 30 secondes
Trois compressions puis une insufflation, à 90 compressions et 30 insufflations par minute, avec réévaluation toutes les 60 secondes
Une compression puis une insufflation, à 90 compressions et 90 insufflations par minute, avec réévaluation toutes les 30 secondes

Trois compressions puis une insufflation, à 90 compressions et 30 insufflations par minute, avec réévaluation toutes les 30 secondes

Explication

Le rythme décrit alterne trois compressions et une insufflation, soit 90 compressions et 30 insufflations par minute, avec une réévaluation toutes les 30 secondes. L’alternance un pour un modifie le rapport, les cadences inversées confondent compressions et insufflations, et une réévaluation à 60 secondes est trop espacée.

54. Chez un nouveau-né présentant une bosse séro-sanguine, quel signe permet de la distinguer d’un épanchement limité par les sutures ?

Elle reste limitée par les sutures.
Elle n’est pas limitée par les sutures.
Elle est limitée par la ligne médiane.
Elle se situe sous le périoste et respecte les sutures.

Elle n’est pas limitée par les sutures.

Explication

La bosse séro-sanguine est un épanchement séro-sanguin sous-cutané qui n’est pas limité par les sutures. La limitation par les sutures correspond à un autre type d’épanchement, tandis que la localisation sous le périoste et la limite médiane ne définissent pas cette bosse.

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Mémorisez les réponses avec 99 flashcards sur Réanimation néonatale en salle de naissance.

Pourquoi surveiller systématiquement la température du nouveau-né en salle de naissance ?

L’hypothermie augmente la morbi-mortalité néonatale.

Quelle température viser chez le nouveau-né, dans quelle pièce ?

Entre 36,5 et 37,5 °C, dans une pièce entre 23 et 25 °C.

Comment prévenir l’hypothermie avant ou à 32 SA ?

Sans séchage, avec un sac de polyéthylène et une table radiante.

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Consultez la fiche de révision complète sur Réanimation néonatale en salle de naissance.

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