★ À maîtriser
📌 La température du nouveau-né doit être surveillée systématiquement en salle de naissance, car l’hypothermie augmente la morbi-mortalité néonatale et la température est un indicateur de qualité et de pronostic.
📌 Pour un terme supérieur à 32 SA, la prévention de l’hypothermie repose sur le séchage, le bonnet, le lange chaud et le peau-à-peau, tandis que pour un terme inférieur ou égal à 32 SA, elle repose sur l’absence de séchage, le sac de polyéthylène et la table radiante.
📌 À l’évaluation initiale, une fréquence cardiaque supérieure à 100 bpm est idéale, une fréquence de 60 à 100 bpm nécessite un support respiratoire et une fréquence inférieure à 60 bpm correspond à une bradycardie sévère.
Compléments
Les soins immédiats comprennent le clampage et la section du cordon avec des ciseaux stériles, la vérification de deux artères et d’une veine, le séchage, le bonnet, le peau-à-peau et, si un allaitement est souhaité, la mise au sein dès la première heure.
Une adaptation néonatale est considérée comme bonne lorsque le score d’Apgar est supérieur ou égal à 7, avec une cotation à 3, 5 et 10 minutes de vie.
Les courbes de Fenton prennent en compte le poids, le sexe et le terme de naissance pour situer le nouveau-né et contribuer à la surveillance de l’hypoglycémie et de l’hypothermie.
📌 Un nouveau-né hypotrophe se situe sous le 10e percentile, tandis qu’un nouveau-né macrosome se situe au-dessus du 97e percentile.
La vitamine K est administrée systématiquement à la dose de 2 mg per os à la naissance pour prévenir la maladie hémorragique du nouveau-né, puis redonnée à J3-4 et à 1 mois.
Le collyre de rifamycine est administré en présence de facteurs de risque ou d’antécédents d’infection sexuellement transmissible.
Le dépistage de l’atrésie des choanes et le test à la seringue pour dépister l’atrésie de l’œsophage ne sont pas systématiques.
★ À maîtriser
L’algorithme ABCDE comprend : la liberté des voies aériennes (Airway), la provocation des mouvements respiratoires (Breathing), une circulation minimale efficace (Circulation), les médicaments (Drugs), l’environnement : normothermie, normoglycémie et famille
🔄 La ventilation initiale suit ces étapes :
Pour ouvrir les voies aériennes supérieures, le nouveau-né est placé en décubitus dorsal avec la tête en position neutre.
L’aspiration n’est pas systématique à la naissance, même en présence de liquide méconial, car elle peut retarder la ventilation et provoquer une bradycardie par stimulation de la paroi postérieure du pharynx.
La ventilation est indiquée si le nouveau-né ne respire pas ou si sa fréquence cardiaque est inférieure à 100 bpm ; elle peut être arrêtée lorsque la fréquence cardiaque dépasse 100 bpm et que la respiration spontanée est efficace.
La ventilation délivre une pression inspiratoire lorsque le nouveau-né ne respire pas, tandis que la PEP fournit un fond de pression lorsque le nouveau-né respire mais désature ou présente des signes de lutte.
Compléments
📌 À la naissance, le nouveau-né est monitoré à la main droite pour mesurer la saturation préductale, reflet de l’oxygénation reçue par le cerveau avant le shunt du canal artériel.
Les indications d’intubation comprennent : une ventilation au masque inefficace malgré les mesures d’optimisation, une ventilation manuelle prolongée, la nécessité de compressions thoraciques, une hernie diaphragmatique, avec intubation d’emblée en salle de naissance
Les causes d’obstruction peuvent être :
Si une aspiration est nécessaire, une sonde de calibre 6 à 10 est utilisée à une pression de −100 à −150 mbar pendant moins de 5 secondes, en commençant par la bouche puis les narines.
Les causes de ventilation inefficace comprennent : un masque mal positionné avec fuite, une obstruction, une pression insufflée insuffisante liée au mauvais réglage de la table de réanimation
Le masque doit être adapté à la taille de l’enfant et couvrir son nez et son menton ; une saturation de 50 % à la naissance est considérée comme satisfaisante.
Avec le Néopuff, la PEP est réglée à +6 cm d’H₂O et la pression inspiratoire à +30 cm d’H₂O pour un terme supérieur ou égal à 32 SA, ou à +25 cm d’H₂O pour un terme inférieur à 32 SA.
La FiO₂ initiale est de 21 % pour un terme supérieur ou égal à 32 SA, de 21 à 30 % entre 28 et 32 SA et de 30 % pour un terme inférieur à 32 SA.
📌 Le Néopuff permet de régler précisément la pression inspiratoire, la PEP et la FiO₂, tandis que le ballon ne permet pas de régler précisément la pression inspiratoire ni la FiO₂ et ne maintient pas de PEP.
★ À maîtriser
📌 Les compressions thoraciques sont indiquées si la fréquence cardiaque reste inférieure à 60 bpm malgré 30 secondes de ventilation efficace.
📌 L’adrénaline est indiquée si la fréquence cardiaque reste inférieure à 60 bpm après 30 secondes de compressions thoraciques et d’insufflations ; son administration nécessite au minimum quatre personnes.
Compléments
📌 Si la fréquence cardiaque n’augmente pas, l’adrénaline peut être répétée toutes les 3 à 5 minutes, avec rinçage au sérum physiologique après administration.
📌 La naloxone est à envisager devant une apnée persistante lorsque la mère a reçu des opioïdes ; la dose indiquée est un bolus intramusculaire de 200 µg.
La dilution d’adrénaline est préparée avec 1 ml d’adrénaline à 1 mg et 9 ml de NaCl à 0,9 %, soit une concentration de 0,1 mg/ml ou 100 µg/ml.
La dose intraveineuse d’adrénaline est de 10 à 30 µg/kg, soit 0,1 à 0,3 ml/kg de la dilution, administrée au cordon puis rincée au sérum physiologique.
La dose intratrachéale d’adrénaline est de 50 à 100 µg/kg, soit 0,5 à 1 ml/kg de la dilution ; elle ne doit pas retarder la pose d’une voie veineuse, et la dose intraveineuse est administrée dès que possible si la dose intratrachéale est inefficace.
En cas de suspicion d’hémorragie ou d’état de choc, du NaCl à 0,9 % peut être administré en bolus de 10 ml/kg sur 2 à 5 minutes.
En contexte hémorragique, notamment de Benckiser ou de transfusion fœto-maternelle, il faut demander une hémoglobine au cordon et administrer en urgence vitale un culot globulaire O négatif en bolus de 10 ml/kg sur 2 à 5 minutes.
En cas de réanimation prolongée, le risque d’hypoglycémie peut justifier un bolus de glucose à 10 % de 2,5 ml/kg.
Du bicarbonate de sodium à 4,2 % peut être envisagé par voie intraveineuse lente lors d’une réanimation prolongée inefficace pour lever l’acidose, à la dose de 1 à 2 mmol/kg, soit 2 à 4 ml/kg.
★ À maîtriser
📌 Chez un nouveau-né qui respire mais présente des signes de lutte, une pression expiratoire positive (PEP) est mise en place ; s’il ne respire pas, une ventilation est nécessaire.
📌 La respiration normale du nouveau-né est nasale, silencieuse et régulière, avec une fréquence de 40 à 60 mouvements par minute ; le nouveau-né respire exclusivement par le nez jusqu’à environ 6 mois.
Le score de Silverman évalue les signes de lutte respiratoire néonatale selon cinq critères cotés de 0 à 2.
Un score de Silverman de 0 indique l’absence de détresse respiratoire, un score de 1 à 4 une détresse modérée et un score supérieur ou égal à 5 une détresse majeure.
L’atrésie bilatérale des choanes provoque une détresse respiratoire néonatale et constitue une urgence vitale à la naissance, nécessitant une oxygénation par voie buccale, par canule de Guedel ou intubation oro-trachéale.
Compléments
Dans la séquence de Pierre Robin, l’immaturité du tronc cérébral entraîne un défaut d’horizontalisation de la langue, puis sa bascule postérieure obstructive et des troubles de succion-déglutition.
À l’accueil en salle de naissance, le nouveau-né reçoit un séchage, un bonnet, un peau-à-peau et une stimulation.
Une cyanose des extrémités peut être présente chez un nouveau-né rose et n’est pas considérée comme grave dans cette situation.
Les objectifs de saturation sus-ductale augmentent progressivement après la naissance.
Les cinq critères du score de Silverman sont :
Pour chacun des cinq critères, l’absence est cotée 0, une manifestation modérée est cotée 1 et une manifestation intense est cotée 2 ; pour le geignement expiratoire, les niveaux sont absent, audible au stéthoscope et audible à l’oreille.
Le syndrome CHARGE associe :
La séquence de Pierre Robin concerne 1 naissance sur 8 000 à 1 sur 10 000 et peut être isolée ou syndromique.
Choanes bilatérales : urgence à la naissance ; choane unilatérale : diagnostic souvent tardif.
★ À maîtriser
📌 La prise en charge néonatale d’une hernie diaphragmatique congénitale impose une intubation urgente en salle de naissance, contre-indique la ventilation au masque et prévoit une chirurgie après stabilisation de l’enfant.
Le retard de résorption du liquide pulmonaire est une hypothèse diagnostique devant une détresse respiratoire néonatale après une césarienne à terme réalisée avant le travail, notamment lorsque la radiographie thoracique ne montre rien de notable.
L’inhalation méconiale se manifeste par une détresse respiratoire débutant dans les 2 premières heures de vie et persistant au moins 12 heures, une oxygéno-dépendance et des opacités en motte à la radiographie.
Le pneumothorax correspond à la présence d’air intrathoracique extra-pulmonaire ; il peut être spontané ou provoqué et être favorisé par la ventilation ou la PEP.
Le retard de résorption du liquide pulmonaire survient surtout après une césarienne, particulièrement avant le travail, provoque une détresse respiratoire immédiate qui s’améliore en quelques heures et donne un syndrome interstitiel radiologique avec des gaz du sang normaux.
L’inhalation méconiale concerne surtout le nouveau-né à terme ou post-terme exposé à du liquide amniotique méconial et à une asphyxie périnatale ; elle peut provoquer une détresse respiratoire immédiate potentiellement grave, avec des opacités alvéolaires grossières et asymétriques.
La maladie des membranes hyalines concerne surtout les prématurés de moins de 32 SA, en particulier en l’absence de corticothérapie anténatale, et parfois en cas de diabète maternel ; elle entraîne un syndrome alvéolaire bilatéral et peut nécessiter un surfactant exogène ainsi qu’une ventilation non invasive ou mécanique.
Compléments
📌 Une détresse respiratoire en contexte de liquide méconial ne signifie pas nécessairement une inhalation méconiale, car elle peut notamment correspondre à un retard de résorption du liquide pulmonaire.
📌 Un pneumothorax minime et bien toléré relève d’une surveillance seule avec posturage, tandis qu’un pneumothorax compressif mal toléré nécessite une exsufflation à l’aiguille au 4e espace intercostal sur la ligne axillaire ou au 2e espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire.
Le liquide amniotique méconial concerne 8 % des naissances, l’inhalation méconiale 0,2 % et l’inhalation nécessitant une intubation 0,07 %.
Les facteurs de risque sont :
★ À maîtriser
Le dépistage européen des cardiopathies congénitales repose sur une oxymétrie de pouls entre H6 et H24, mesurée à la main droite et au pied ; un résultat est anormal si la SpO2 est inférieure à 95 % sur l’un ou l’autre site ou si le différentiel entre les deux sites atteint au moins 4 %.
Une cyanose réfractaire isolée évoque une transposition des gros vaisseaux, caractérisée par une discordance ventriculo-artérielle et des circulations systémique et pulmonaire totalement indépendantes.
Une cyanose réfractaire associée à une détresse respiratoire évoque un retour veineux pulmonaire anormal total, où les veines pulmonaires rejoignent l’oreillette droite par un collecteur, surchargeant le cœur droit au détriment du cœur gauche.
Les causes possibles d’obstacle droit sont :
Un défaut de commande respiratoire peut être d’origine centrale, notamment en cas d’acidose, d’encéphalopathie anoxo-ischémique ou de pathologie génétique, ou d’origine périphérique en cas de pathologie neuromusculaire telle que l’amyotrophie spinale infantile ou la maladie de Steinert.
Compléments
📌 Un retour veineux pulmonaire anormal total est une urgence chirurgicale absolue lorsqu’il est bloqué par une sténose des veines pulmonaires ou du collecteur.
📌 Les opiacés administrés à la mère peu avant la naissance peuvent contribuer à un défaut de commande respiratoire néonatale ; la naloxone ne doit jamais être utilisée en cas de toxicomanie maternelle en raison du risque de convulsions du nouveau-né et de syndrome de sevrage extrêmement brutal.
Cyanose réfractaire isolée : transposition ; avec détresse : retour veineux pulmonaire anormal ; avec souffle : obstacle droit.
★ À maîtriser
📌 Les premières urines doivent être émises avant H24, et le premier méconium avant H48 ; la présence de méconium dans la couche ne prouve pas à elle seule la perméabilité anale.
Compléments
📌 Pour tester la perméabilité anale ou rectale, une petite sonde ou une seringue peut être introduite dans l’anus et un peu de sérum physiologique ou d’air injecté ; un passage normal indique une perméabilité, tandis qu’un blocage ou un reflux évoque une obstruction ou une malformation.
Un débord hépatique d’environ 1 cm, un pôle inférieur de rate parfois palpable, une hernie de la ligne blanche ou une hernie ombilicale peuvent être observés sans être pathologiques dans le contexte décrit.
Chez le garçon, l’examen vérifie la palpation des gonades et la qualité du jet mictionnel, tandis que le décalottage est évité en raison du risque de paraphimosis ou de phimosis cicatriciel.
Chez la fille, l’orifice vaginal peut présenter des leucorrhées ou des métrorragies dues à l’imprégnation hormonale, et un avis pédiatrique est demandé au moindre doute.
★ À maîtriser
📌 La prise en charge néonatale de l’omphalocèle prévoit une naissance en niveau III, l’évitement de la prématurité consentie, la prévention de l’hypothermie, de la déshydratation et de l’infection, ainsi que le placement de l’enfant dans un sac à grêle.
L’atrésie de l’œsophage est une interruption de la continuité de l’œsophage, laissant deux culs-de-sac séparés par une distance variable, avec ou sans fistule entre l’œsophage et la trachée.
L’atrésie de l’œsophage est isolée dans 50 % des cas, syndromique dans 20 % des cas, notamment avec CHARGE, trisomie 21 ou trisomie 18, et associée à d’autres malformations dans 30 % des cas, notamment VACTERL ou tétralogie de Fallot.
Après la naissance, l’atrésie de l’œsophage peut se manifester par une hypersalivation, un encombrement, une détresse respiratoire, une toux lors d’inhalation ou des fausses routes ; le passage de la sonde gastrique bute et d’autres malformations doivent être recherchées.
Compléments
📌 Un soutien ventilatoire en cas d’atrésie de l’œsophage impose de se méfier d’une distension gastrique par la fistule.
Le type III est la forme la plus fréquente d’atrésie de l’œsophage.
L’acronyme VACTERL désigne des anomalies vertébrales, anorectales, cardiaques, trachéo-œsophagiennes, rénales et des membres.
Le diagnostic anténatal d’atrésie de l’œsophage est difficile et peut être évoqué par un hydramnios au troisième trimestre dans 50 % des cas, l’absence de visualisation de l’estomac dans le type I sans fistule, ou un retard de croissance intra-utérin fréquent dans ce type.
L’omphalocèle survient à environ 1 naissance sur 4 000.
Les malformations associées comprennent notamment :
Des anomalies chromosomiques, notamment les trisomies 18, 21 et 13 ainsi que les triploïdies, sont présentes dans 30 % des cas d’omphalocèle.
L’omphalocèle peut être visible dès 12 SA et la réintégration des intestins dans la cavité abdominale peut être retardée jusqu’à 14–15 SA.
★ À maîtriser
📌 La prise en charge néonatale du laparoschisis prévoit une naissance en niveau III, un déclenchement vers 36 SA, la prévention de l’hypothermie, de la déshydratation et de l’infection, le placement dans un sac à grêle, le décubitus latéral droit et une chirurgie rapide si possible.
Compléments
Le laparoschisis survient dans 1 à 4 naissances sur 10 000.
Les complications digestives comprennent : les anomalies de rotation du mésentère, les sténoses et atrésies par conflit entre l’orifice et l’intestin, la perforation digestive, la nécrose, le grêle court
Le laparoschisis est généralement isolé et aucune association syndromique connue n’est rapportée.
Plus de 90 % des enfants atteints de laparoschisis guérissent sans séquelle.
★ À maîtriser
Dans le volvulus du grêle sur mésentère commun, l’anomalie de rotation embryonnaire laisse l’intestin sans ses attaches naturelles, ce qui lui permet de tourner sur lui-même et entraîne une ischémie mésentérique.
Tout syndrome occlusif néonatal impose un avis pédiatrique et la mise à jeun du nouveau-né.
Le volvulus du grêle sur mésentère commun constitue une urgence chirurgicale.
L’occlusion haute se manifeste par des vomissements bilieux et un abdomen non distendu, tandis que l’occlusion basse entraîne une distension abdominale, parfois avec circulation collatérale visible.
Compléments
Dans l’occlusion haute, l’arrêt des matières et des gaz survient dans un second temps.
L’atrésie duodénale se présente sous trois types :
Le diagnostic anténatal de l’atrésie duodénale peut montrer une dilatation de l’estomac et du bulbe duodénal ainsi qu’un hydramnios.
Après la naissance, l’atrésie duodénale peut se manifester par une occlusion haute et une image de double bulle à l’ASP.
Le volvulus du grêle sur mésentère commun est la cause la plus courante de vomissements verts chez le nouveau-né.
Le diagnostic échographique du volvulus du grêle peut révéler une anomalie de position des vaisseaux mésentériques.
La double bulle évoque l’atrésie duodénale ; l’intestin qui tourne menace l’ischémie.
★ À maîtriser
📌 Les formes courtes de maladie de Hirschsprung sont prises en charge par des soins de nursing avec des montées de sonde rectale réalisées par des parents formés, puis par une résection de la zone pathologique et transitionnelle avec rétablissement immédiat de la continuité par voie transanale.
📌 Les atrésies du jéjunum provoquent une occlusion néonatale haute, tandis que les atrésies de l’iléon ou du côlon provoquent une occlusion basse.
Compléments
📌 Les formes longues de maladie de Hirschsprung nécessitent un traitement radical précoce avec stomie de décharge, puis un rétablissement de la continuité dans un second temps.
📌 La prise en charge des atrésies intestinales est chirurgicale.
La maladie de Hirschsprung débute au niveau du sphincter anal interne et remonte sur une longueur variable ; la forme recto-sigmoïdienne représente 80 % des cas.
La maladie de Hirschsprung survient dans 1 naissance sur 5 000 ; 70 % des formes sont isolées, 30 % sont associées à d’autres anomalies et 20 % sont familiales, ces dernières étant plutôt liées aux formes longues.
La maladie de Hirschsprung se manifeste notamment par une distension abdominale, un retard d’émission du méconium et une débâcle de selles lors de la montée d’une sonde rectale.
L’ASP peut montrer une distension des anses digestives et une zone de transition dans la maladie de Hirschsprung.
★ À maîtriser
📌 La présence de méconium dans la couche ne garantit pas que l’anus est normal ou perméable, car certaines malformations permettent son évacuation par un trajet anormal, notamment l’urètre ou le vagin.
📌 Une malformation anorectale haute se caractérise par l’absence d’orifice périnéal postérieur visible, tandis qu’une forme basse présente un orifice visible mais étroit ou de position inhabituelle, correspondant à une fistule.
Compléments
📌 La perméabilité de l’anus se confirme par un examen clinique direct ou par un test à la sonde ou à la seringue.
En hypertension à gauche, il n’y a aucune malformation anorectale.
En hypertension à droite, la malformation anorectale comporte une fistule vers le périnée, sans imperforation anale.
En basse pression à gauche, la malformation anorectale est sans fistule et comporte une imperforation anale.
En basse pression à droite, la malformation anorectale comporte une fistule vers les voies urinaires et une imperforation anale.
Haute : pas d’orifice visible ; basse : orifice visible mais anormal.
★ À maîtriser
📌 La mise sous hypothermie thérapeutique requiert la réunion des critères anamnestiques A, cliniques B et électrophysiologiques C.
L’encéphalopathie anoxo-ischémique concerne environ 1 naissance vivante sur 1 000 en France et son pronostic est sévère.
L’encéphalopathie anoxo-ischémique entraîne 15 à 25 % de décès et 25 % de séquelles majeures chez les survivants, notamment paralysie cérébrale, troubles cognitifs et épilepsie.
L’hypothermie thérapeutique doit débuter avant 6 heures de vie, durer 72 heures et viser une température globale de 33,5 °C.
Compléments
📌 En attendant la décision, la température du nouveau-né doit être maintenue entre 35 et 36 °C.
L’asphyxie périnatale résulte souvent d’une complication obstétricale appelée événement sentinelle, telle qu’un hématome rétroplacentaire, une procidence du cordon, une rupture utérine ou une hémorragie fœto-maternelle, mais aucun événement spécifique n’est rapporté dans la moitié des cas.
Le critère anamnestique A requiert un terme d’au moins 36 SA et un poids de naissance d’au moins 1 800 g, ainsi qu’au moins un critère parmi un Apgar inférieur ou égal à 5 à 10 minutes, une ventilation au masque ou par sonde à 10 minutes, un pH inférieur à 7 au cordon ou durant la première heure, un déficit de base d’au moins 16 mmol/l ou un lactate d’au moins 11 mmol/l durant la première heure.
Le critère clinique B correspond à une encéphalopathie clinique modérée ou sévère selon le score de Sarnat.
Le critère électrophysiologique C repose sur un EEG standard si possible, plutôt que sur un EEG d’amplitude.
Les critères d’exclusion sont : prématurité avant 36 SA ou poids de naissance inférieur à 1 800 g, microcéphalie avec PC inférieur à −2 DS, traumatisme obstétrical sévère, anomalie chromosomique ou congénitale sévère, délai supérieur à 6 heures de vie, score de Sarnat 1
★ À maîtriser
📌 Le traitement des convulsions néonatales est symptomatique, mais le traitement étiologique ne doit pas être oublié.
Les convulsions néonatales concernent 2 à 5 naissances vivantes sur 1 000 et surviennent le plus souvent pendant les trois premiers jours de vie.
Les crises néonatales sont cloniques dans 50 % des cas, toniques dans 20 % des cas, subtiles dans 10 à 35 % des cas et myocloniques dans 5 % des cas, ces dernières étant typiques du syndrome de sevrage.
Compléments
📌 Les trémulations sont des mouvements saccadés déclenchés par un facteur, sans trouble de conscience ni manifestation végétative, qui s’arrêtent à la flexion du membre.
Les myoclonies du sommeil disparaissent au réveil.
Les apnées néonatales peuvent être dues à l’immaturité ou à une imprégnation médicamenteuse.
L’interrogatoire recherche : les antécédents familiaux notamment neurologiques et la consanguinité, les médicaments ou toxiques pris par la mère, les anomalies diagnostiquées en anténatal, le contexte de naissance, notamment asphyxie ou traumatisme, les facteurs de risque d’infection néonatale bactérienne précoce
Le bilan biologique comprend : glycémie, ionogramme complet avec calcium, phosphore et magnésium, bilan infectieux avec hémoculture, PL, NFS et CRP, gaz du sang avec lactate, bilan hépatique, ammoniémie
L’IRM cérébrale est réalisée dès que possible ; l’échographie transfontanellaire ou le scanner peuvent être utilisés en attendant, et l’EEG confirme le diagnostic.
Le traitement de première ligne des convulsions néonatales est le phénobarbital (Gardénal) ou la phénytoïne (Dilantin), à 20 mg/kg IV.
Le traitement de deuxième ligne des convulsions néonatales est le lévétiracétam (Keppra) à 40 mg/kg IV.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Le traitement de l’hématome sous-galéal est symptomatique et comprend une transfusion massive et la correction de l’hémostase ; le pansement compressif est proscrit en raison du risque de nécrose du scalp.
Les hémorragies cérébrales ou rétiniennes surviennent dans 40 % des accouchements eutociques.
La malposition fœtale et le défaut d’accommodation fœto-pelvienne sont des facteurs liés aux traumatismes crâniens périnataux.
Les sutures crâniennes permettent la déformation du crâne, tandis que les expansions de dure-mère, la faux du cerveau et la tente du cervelet, limitent cette déformation par leur lien au cerveau via les veines cortico-durales ou veines pont.
Une déformation importante du crâne peut déchirer les veines cortico-durales, ou veines pont.
Le céphalhématome apparaît souvent secondairement, régresse spontanément et peut évoluer vers une calcification.
La bosse séro-sanguine apparaît souvent immédiatement et régresse spontanément.
Sous-galéal : espace non limité et extensif ; céphalhématome : limité par l’os et les sutures.
Hématomes crâniens périnataux
| Lésion | Localisation et limites | Évolution |
|---|---|---|
| Sous-galéal | Espace non limité | Extensif, risque de choc hémorragique |
| Céphalhématome | Sous-périosté, limité par l’os et les sutures | Régression spontanée, parfois calcification |
| Bosse séro-sanguine | Sous-cutanée, limitée par les sutures | Régression spontanée |
Teste tes connaissances sur Réanimation néonatale en salle de naissance avec 54 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Pourquoi la température du nouveau-né est-elle surveillée systématiquement en salle de naissance ?
2. Un nouveau-né est installé dans une salle de naissance à 24 °C. Quelle cible thermique convient pour sa prise en charge ?
Mémorisez les concepts clés de Réanimation néonatale en salle de naissance avec 99 flashcards interactives.
Pourquoi surveiller systématiquement la température du nouveau-né en salle de naissance ?
L’hypothermie augmente la morbi-mortalité néonatale.
Quelle température viser chez le nouveau-né, dans quelle pièce ?
Entre 36,5 et 37,5 °C, dans une pièce entre 23 et 25 °C.
Comment prévenir l’hypothermie avant ou à 32 SA ?
Sans séchage, avec un sac de polyéthylène et une table radiante.
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