Fiche de révision : Imagerie médicale et radiologie dentaire

Plan du Cours

  1. Vocabulaire anatomique et plans
  2. Histoire de l’imagerie médicale
  3. Rayonnements et radioactivité
  4. Mesures et doses radiologiques
  5. Rayons X et effets biologiques
  6. Production des rayons X dentaires
  7. Radiographie argentique et numérique
  8. Capteurs numériques radiologiques
  9. Capteurs PSP et image numérique
  10. Examens radiographiques dentaires
  11. Positionnement et caméra intra-buccale
  12. Scanner et imagerie Cone Beam
  13. Échographie, IRM et sialographie
  14. Exposition aux rayonnements ionisants
  15. Radioprotection en cabinet dentaire

Repères chronologiques

  1. 08/11/1895Wilhelm Conrad Roentgen découvre un rayonnement mystérieux qu’il nomme X.
  2. 22/11/1895Roentgen réalise la première photographie de la main de son épouse.
  3. 20 janvier 1896Barthélémy et Oudin réalisent en France une radiographie de la main avec un temps de pose de 40 minutes.
  4. juin 1896Frank Harrison réalise la première radiographie dentaire en 10 minutes.
  5. 1945Bloch et Purcell découvrent le principe de la résonance magnétique nucléaire.
  6. 1958Paatero met au point l’orthopantomogramme, ou panoramique dentaire.
  7. 1968Est inventé le scanner à rayons X, ou tomodensitométrie.
  8. 1973Est élaborée l’imagerie par résonance magnétique.
  9. 1982Apparaît le premier système d’imagerie numérique directe, la RadioVisioGraphie, présentée comme une innovation française.
  10. 1997Est utilisé le premier CBCT, le NewTom, en Italie.

1. Vocabulaire anatomique et plans

Notions clés & Définitions

  • Plans anatomiques : Les plans anatomiques principaux sont le plan sagittal, orienté d’avant en arrière, le plan frontal, parallèle au front, et le plan transversal, horizontal.

Points essentiels

  • Les termes d’orientation anatomique comprennent :

    • vertical
    • horizontal
    • médian
    • droit
    • gauche
    • longitudinal
    • transversal
    • supérieur
    • inférieur
    • superficiel et profond
  • La face médiale ou mésiale est tournée vers l’axe du corps, tandis que la face latérale regarde en dehors.

  • Les faces antérieure et ventrale regardent en avant, tandis que les faces postérieure et dorsale regardent en arrière.

  • L’extrémité crâniale est orientée vers le crâne et l’extrémité caudale vers l’extrémité inférieure du tronc.

2. Histoire de l’imagerie médicale

Points essentiels

  • La tomographie, procédé de discrimination plan par plan de structures complexes, est présentée en France et en Italie en 1922.

Astuce mémo

1895 découverte des rayons X → 1896 premières radiographies dentaires → 1958 panoramique → 1968 scanner → 1973 IRM → 1982 RVG → 1997 CBCT

3. Rayonnements et radioactivité

Notions clés & Définitions

  • Rayonnement : Un rayonnement est une forme d’énergie qui peut se propager sous forme d’ondes électromagnétiques ou de particules se déplaçant à grande vitesse.
  • Rayonnement non ionisant : Un rayonnement non ionisant n’a pas assez d’énergie pour ioniser les atomes ou les molécules ; cette catégorie comprend les UV proches, la lumière visible, les infrarouges, les micro-ondes et les ondes radio.
  • Rayonnement ionisant : Un rayonnement ionisant possède assez d’énergie pour éjecter des électrons des atomes traversés et libérer des ions, ce qui rend la matière instable.
  • Radioactivité : La radioactivité est le processus par lequel un noyau émet spontanément un rayonnement afin de retrouver une configuration plus stable.
  • Rayonnement électromagnétique : Un rayonnement électromagnétique est composé d’ondes contenant de l’énergie électrique et de l’énergie magnétique.
  • Photon : Un photon est un paquet d’énergie de charge nulle qui se propage dans le vide à la vitesse de la lumière.

★ À maîtriser

  • Quand la fréquence d’un rayonnement électromagnétique augmente, sa longueur d’onde diminue et l’énergie transportée augmente.

Compléments

  • La fréquence d’un rayonnement est le nombre d’ondes par seconde, et sa longueur d’onde est la distance parcourue par une onde au cours d’une période.
  • Les sept rayonnements électromagnétiques naturels, du plus énergétique au moins énergétique, sont :

    • les rayons gamma
    • les rayons X
    • les ultraviolets
    • la lumière visible
    • les infrarouges
    • les micro-ondes
    • les ondes radio
  • Les rayonnements ionisants électromagnétiques comprennent les UV lointains, les rayons X et les rayons gamma, tandis que les rayonnements ionisants particulaires comprennent les électrons, les protons et les neutrons.

  • Dans les milieux biologiques, l’énergie minimale pour provoquer une ionisation est d’environ 10 eV.

  • La radioactivité d’un élément décroît avec le temps et peut être naturelle, issue de la Terre, du cosmos ou de l’alimentation, ou artificielle, par exemple lors d’examens médicaux.

  • 🔄 La scintigraphie utilise les étapes suivantes : des molécules radioactives sont introduites dans l’organisme, une gamma-caméra cartographie les points d’émission du rayonnement gamma, la cartographie permet une exploration fonctionnelle

Astuce mémo

Ionisant : arrache des électrons ; non ionisant : n’en arrache pas

4. Mesures et doses radiologiques

Notions clés & Définitions

  • Becquerel : Le becquerel (Bq) mesure l’activité d’une matière radioactive, c’est-à-dire le nombre de désintégrations par seconde.
  • Gray : Le gray (Gy) mesure la dose physiquement absorbée par la matière ; 1 Gy=1 J/kg1\,\mathrm{Gy}=1\,\mathrm{J/kg}.
  • Sievert : Le sievert (Sv) mesure les doses équivalente et efficace et permet d’évaluer l’impact d’un rayonnement sur la matière vivante.
  • Dose absorbée : La dose absorbée est la quantité d’énergie reçue par unité de masse de matière irradiée et se mesure en gray.
  • Dose équivalente : La dose équivalente prend en compte le type de rayonnement, se mesure en sievert et se calcule en multipliant la dose absorbée par un facteur dépendant du rayonnement.
  • Dose efficace : La dose efficace, exprimée en sievert, additionne les doses équivalentes reçues par les différents organes après pondération de chacune par un facteur tissulaire.
  • Dose à l’entrée : La dose à l’entrée (DE) est une grandeur dosimétrique de référence en radiologie, exprimée en milligrays, qui permet d’optimiser les procédures de radioprotection de chaque examen.
  • Produit dose-surface : Le produit dose-surface (PDS), exprimé en Gy·cm², évalue l’irradiation induite par un examen radiologique et est inscrit dans les comptes rendus et les fichiers DICOM.

Points essentiels

  • À dose absorbée égale, l’effet biologique des rayonnements neutroniques est en moyenne 10 fois plus important que celui des rayons X.

  • En radiodiagnostic, le facteur de pondération radiologique des rayons X est de 1, de sorte qu’une dose absorbée de 1 Gy correspond à une dose équivalente de 1 Sv.

5. Rayons X et effets biologiques

Notions clés & Définitions

  • Radiographie : Une radiographie est l’enregistrement photographique sur film des différences d’absorption des rayons X par les tissus de la zone examinée.
  • Rayonnement diffusé : Le rayonnement diffusé est un rayonnement de moindre énergie, émis dans différentes directions après l’interaction des rayons X avec le sujet radiographié.

★ À maîtriser

  • Les rayons X pénètrent d’autant plus facilement la matière que la masse atomique du matériau est faible.

  • L’absorption des rayons X augmente lorsque la longueur d’onde augmente, que la masse atomique du matériau augmente ou que l’épaisseur traversée augmente.

  • Les rayons X déclenchent une succession d’interactions physiques, radiochimiques, moléculaires puis cellulaires pouvant produire des lésions tissulaires.

📌 Les effets déterministes résultent de la mort d’un grand nombre de cellules, apparaissent au-delà d’une dose seuil, sont précoces et leur gravité augmente avec la dose ; les effets stochastiques résultent d’altérations de l’ADN, n’ont pas de seuil et leur fréquence augmente avec la dose.

  • En radiologie, les tissus mous sont plus traversés par les rayons X que les structures osseuses et dentaires, et les lacunes aériennes comme les sinus sont encore plus facilement traversées que les tissus mous.

Compléments

  • Les rayons X se propagent en ligne droite dans tous les milieux, y compris dans le vide, contrairement aux ondes matérielles qui nécessitent un milieu matériel.

  • La longueur d’onde des rayons X utilisés en médecine varie de 0,05 à 1,2 nm.

  • Les rayons X impressionnent les films photographiques en produisant des images latentes qui sont révélées par développement.

  • Les rayons X provoquent la fluorescence de certaines substances, ne sont pas focalisés par une lentille optique et engendrent des modifications biologiques.

  • En radiodiagnostic odonto-stomatologique, environ 60 % des photons X subissent un effet Compton, qui éjecte un électron, ionise l’atome et dévie le photon résiduel d’énergie plus faible.

  • En radiodiagnostic odonto-stomatologique, environ 30 % des photons X subissent un effet photoélectrique, dans lequel un électron d’une couche profonde absorbe toute l’énergie du photon.

  • Les cellules jeunes et peu différenciées sont plus vulnérables aux rayons X que les cellules nerveuses hautement différenciées, tandis que les centres hématopoïétiques, le thymus des enfants et les cellules reproductrices sont très vulnérables.

  • Les organes critiques de la sphère oro-faciale sont :

    • la peau
    • la thyroïde
    • le cristallin
    • la moelle osseuse
  • Les effets stochastiques peuvent conduire à une radiocancérogenèse dans une cellule somatique ou à une mutation héréditaire dans une cellule germinale, et se manifestent en moyenne 10 ans après l’irradiation.

Astuce mémo

Dose ionisante → altérations cellulaires ; mort cellulaire massive → effets déterministes

6. Production des rayons X dentaires

Notions clés & Définitions

  • Tube de Coolidge : Le tube de Coolidge est un tube de verre vidé d’air contenant une cathode et une anode, dans lequel sont produits les rayons X.

★ À maîtriser

  • Une haute tension de 50 à 90 kV accélère les électrons de la cathode vers la cible de tungstène de l’anode, où leur impact produit les rayons X.

Compléments

  • La cathode du tube de Coolidge est un filament de tungstène chauffé par un courant de faible intensité, dont l’échauffement provoque un débit d’électrons.

  • L’anode comporte une cible de tungstène sertie dans un bloc de cuivre, choisi pour sa bonne conductivité thermique.

  • Plus le foyer photographique, correspondant à la projection de la cible sur le plan du film, est petit, plus l’image est fine.

  • Les appareils de radiologie comportent trois réglages :

    • le kilovoltage
    • le milliampérage
    • le temps d’exposition
  • Les appareils dentaires intra-oraux ont généralement un kilovoltage fixe d’environ 55 kV, un milliampérage fixe de 10 à 20 mA et un temps de pose variable réglable par dixième de seconde.

7. Radiographie argentique et numérique

Notions clés & Définitions

  • Image numérique : L’image numérique est composée de pixels contigus, et sa définition augmente lorsque leur nombre augmente pour une même surface.

★ À maîtriser

  • Un film argentique radiologique comprend un film sensible aux rayons X et à la lumière, qui enregistre l’image, et un emballage protecteur.

📌 Les clichés argentiques nécessitent un procédé chimique pour être visualisés, tandis que les clichés numériques proviennent d’un procédé physique et sont visualisés sur ordinateur par un capteur.

Compléments

  • L’emballage du film argentique comprend : un papier noir protecteur, une feuille de plomb, une enveloppe plastique thermo-soudée étanche à la lumière et à l’eau

  • La feuille de plomb du film argentique diminue l’irradiation des tissus situés derrière le film et protège celui-ci du rayonnement diffusé en sens inverse, ce qui évite le flou.

  • Le point en relief de la face blanche du film argentique doit être orienté vers la face occlusale des dents et vers la source radiogène lors de la prise du cliché.

  • Le développement argentique s’effectuait en chambre noire avec quatre bains successifs — révélateur, eau de rinçage, fixateur, eau de rinçage — puis un bain unique réunissant révélateur et fixateur ; des développeuses automatisées ont ensuite transporté les films dans les bains sans rinçage intermédiaire.

  • Les capteurs solides numériques fonctionnent avec une tension de l’ordre de 60 à 70 kV, et un dépassement de 70 kV peut provoquer un blooming sur les capteurs CCD et CMOS.

Astuce mémo

Argentique : image révélée chimiquement ; numérique : image issue d’un traitement physique

8. Capteurs numériques radiologiques

★ À maîtriser

  • Les capteurs numériques à numérisation directe comprennent les CCD, les CMOS et les CMOS/APS, tandis que les capteurs indirects à mémoire comprennent les ERLM et les PSP.

  • 🔄 La conversion dans un capteur direct suit cet ordre : le scintillateur transforme les rayons X en photons lumineux, les fibres optiques conduisent les photons vers le CCD, le CCD convertit l’image photonique en signal électrique analogique, un convertisseur analogique-numérique transforme le signal avant sa mémorisation

  • 🔄 L’acquisition avec un capteur indirect suit ces étapes : l’image est enregistrée sur une plaque au phosphore sous forme analogique, la plaque est traitée, l’image est convertie en format numérique

Compléments

  • L’unité de traitement synchronise le capteur avec le générateur de rayons X en association avec la minuterie, puis reçoit et numérise les signaux du capteur avant de les mémoriser.

  • Les capteurs directs sont des boîtiers rigides reliés à l’unité de traitement par un câble souple et protégés du milieu buccal par une protection à usage unique.

  • Les plaques PSP doivent être traitées pour éliminer l’énergie résiduelle qui n’a pas été libérée lors du balayage.

  • Les capteurs PSP, sans câble, flexibles et de taille comparable aux anciens films argentiques, sont plus faciles à positionner, mais leur flexibilité peut réduire leur longévité par l’apparition de rayures.

Astuce mémo

Direct : capteur relié à l’unité ; indirect : plaque à mémoire traitée après exposition

9. Capteurs PSP et image numérique

Notions clés & Définitions

  • Moniteur : Écran vidéo qui reproduit l’image à partir des nombres binaires conservés en mémoire ; l’image affichée est plus grande que nature et peut être modifiée.

★ À maîtriser

  • La numérisation fractionne l’image en pixels et attribue à chacun une valeur de gris comprise entre le blanc pur et le noir intense.

  • Le traitement numérique propose les fonctions suivantes :

    • le rehaussement des niveaux de gris
    • le zoom
    • le fenêtrage
    • les pseudo-couleurs
    • l’inversion des couleurs
  • Les temps d’irradiation en radiographie numérique ont été mesurés comme inférieurs de 78 à 94 % à ceux d’une radiographie argentique.

Compléments

📌 Un capteur PSP endommagé doit être remplacé afin d’éviter des artefacts susceptibles de perturber l’interprétation radiographique.

  • Plusieurs capteurs PSP sont nécessaires pour radiographier plusieurs secteurs sans attendre le traitement de chaque capteur.

  • Les pixels sont mémorisés sous forme de nombres binaires afin de conserver électroniquement l’image après l’interruption des rayons X.

  • Une image numérique peut comporter 256 niveaux de gris, alors que l’œil humain ne peut en distinguer que 40 sans artifice.

  • Le traitement numérique facilite l’archivage, réduit le temps d’attente et favorise le dialogue avec le patient grâce à la visualisation sur écran.

  • L’image apparaît en quelques fractions de seconde avec un capteur direct et après environ une minute d’insertion avec un capteur indirect.

10. Examens radiographiques dentaires

★ À maîtriser

  • L’examen rétro-alvéolaire visualise une ou plusieurs dents contiguës, de la couronne à l’apex, ainsi que les structures environnantes.

  • L’examen interproximal détecte les caries proximales coronaires ou cervicales, les points de contact défectueux, les obturations débordantes et l’ajustage des prothèses fixées sur les deux arcades ; il ne montre que les couronnes des dents et des antagonistes.

  • La téléradiographie de profil, surtout utilisée en orthopédie dento-faciale, permet les mesures céphalométriques nécessaires au diagnostic orthodontique et montre les tissus osseux et mous à l’échelle 1:1.

📌 La panoramique montre l’ensemble de la denture sur un cliché, mais manque de finesse et nécessite souvent une radiographie intra-orale pour préciser le diagnostic local.

Compléments

  • L’examen occlusal, autrefois utilisé pour rechercher fractures, lésions, dents incluses et calculs salivaires, est devenu désuet depuis l’utilisation de l’imagerie 3D.

  • Un status parodontal comprend 14 clichés, avec le rayon directeur centré sur la crête alvéolaire et une orientation verticale du film en antérieur et horizontale en postérieur.

  • Les radiographies extra-orales complètent les radiographies intra-buccales pour explorer notamment les maxillaires, l’articulation temporo-mandibulaire et le complexe oro-facial.

  • En panoramique dentaire, le tube et le capteur tournent solidairement autour de la tête tandis qu’un fin faisceau de rayons X transpose les structures faciales courbes sur une image plane.

Astuce mémo

Le panoramique donne une vue d’ensemble, l’intra-oral précise localement.

11. Positionnement et caméra intra-buccale

★ À maîtriser

📌 La technique de la bissectrice fait tenir le film par le patient, tandis que la technique du parallélisme utilise un porte-film angulateur pour positionner le film de façon reproductible.

  • Pour une panoramique, il faut régler l’exposition, positionner les incisives sur l’embout, ajuster le menton, faire tenir le patient droit en déséquilibre arrière, aligner les guides lumineux, bloquer la tête, demander de fermer les yeux, d’avaler sa salive et de placer la langue au palais, puis expliquer de ne pas bouger.

  • La caméra intra-buccale n’utilise pas les rayons X et n’irradie pas le patient.

Compléments

📌 Pendant une radiographie intra-buccale, le patient, le film et le tube doivent rester immobiles afin d’éviter une image floue ou illisible.

  • La caméra intra-buccale est une pièce à main dotée d’une lumière et d’une ou plusieurs lentilles, reliée à un moniteur ou un ordinateur pour visualiser et enregistrer la cavité orale en temps réel.

  • La caméra intra-buccale facilite l’explication des traitements, la justification des soins et prothèses, la motivation du patient et la prévention ; elle permet aussi le transfert de fichiers prothétiques et certains modèles détectent précocement des caries de surface.

12. Scanner et imagerie Cone Beam

Notions clés & Définitions

  • Scanner : Examen tomodensitométrique qui assemble par ordinateur des clichés radiographiques pour produire des images détaillées en 3D et des coupes du corps après exposition aux rayons X.
  • Cone Beam : Examen radiologique tridimensionnel de référence en odontologie, apparu en 1997.
  • Voxel : Élément volumique d’une image 3D, correspondant à un pixel doté d’une profondeur et défini par les coordonnées x, y et z.

★ À maîtriser

  • En scanographie, le tube à rayons X et les détecteurs tournent autour du corps, les détecteurs recueillent les signaux d’absorption, puis un calculateur reconstitue et stocke l’image.

📌 Le Cone Beam met en évidence les fractures, résorptions externes et ankyloses, mais n’est pas indiqué pour détecter les lésions carieuses.

  • En implantologie, le Cone Beam visualise les volumes osseux disponibles et les structures anatomiques comme les nerfs, et ses logiciels peuvent aider à choisir la taille, la forme et l’emplacement des implants.

Compléments

  • Une installation de scanographie comprend quatre parties :

    • une partie d’émission des rayons X
    • une partie d’acquisition des mesures
    • une partie de calcul
    • une partie de visualisation
  • La technologie multibarrette permet d’acquérir des volumes en moins de temps ou des coupes plus fines à temps égal, avec une rotation de 360° de l’ordre de 0,50 s, pouvant être réduite à 0,15 s en rotation partielle.

  • Le scanner sert à détecter des anomalies, hémorragies, kystes ou tumeurs, à localiser des organes et le trajet des vaisseaux, et à guider des ponctions profondes.

  • Le Cone Beam fait tourner solidairement un émetteur de rayons X et un détecteur alignés ; les impulsions traversent le patient et sont enregistrées à chaque degré de rotation pour balayer le volume en une révolution.

  • Pour une rotation de 360° en 20 s, le temps effectif d’émission des rayons X du Cone Beam est de 3,5 s.

  • Les champs du Cone Beam sont petits sous 10 cm, moyens entre 10 et 15 cm et grands au-dessus de 15 cm.

📌 Les réglages du Cone Beam doivent adapter le champ et la résolution à la structure recherchée, par exemple une dent de sagesse, une fracture, une ankylose, une résorption ou un canal endodontique.

  • Les trois plans de coupe du Cone Beam sont le plan axial ou transversal ou horizontal, le plan coronal ou frontal et le plan sagittal.

13. Échographie, IRM et sialographie

Notions clés & Définitions

  • Sialographie : Examen radiologique des glandes salivaires qui localise les lithiases et peut révéler des malformations ou des rétrécissements des canaux excréteurs.

★ À maîtriser

  • L’échographie explore les tissus mous, à l’exclusion des tissus osseux, au moyen d’ondes ultrasonores et non de rayons X.

  • En échographie, les variations d’impédance acoustique entre milieux provoquent la réflexion d’une partie de l’énergie ultrasonore, dont la mesure révèle les discontinuités tissulaires.

  • En IRM, un champ magnétique de 0,15 à 1,5 tesla aligne les protons d’hydrogène ; une onde radiofréquence les excite, puis l’énergie restituée après l’arrêt de l’excitation est captée et convertie en signal pour reconstruire l’image.

  • Les contre-indications à l’IRM mentionnées comprennent les clips anévrismaux, les pacemakers, la réanimation, l’agitation ou le manque de coopération et la claustrophobie.

Compléments

  • En échographie, une sonde émettrice-réceptrice transforme les signaux réfléchis en impulsions électriques, qui sont amplifiées et traitées pour produire une image numérisée de la coupe explorée.

  • En 1979, la première image de coupe cranio-encéphalique est obtenue à partir du principe de résonance magnétique des protons.

  • En IRM, les gradients de champ magnétique et l’irradiation polychromatique permettent de sélectionner les plans de coupe et de localiser les voxels dans les trois plans de l’espace.

  • Une représentation d’une structure anatomique dans les trois plans de l’espace en IRM peut être obtenue à partir d’une seule acquisition volumique tridimensionnelle, par reconstructions multiplanaires.

  • En pathologie maxillo-faciale, les matériaux dentaires ferromagnétiques peuvent créer des artefacts qui limitent l’utilisation de l’IRM.

  • L’IRM fournit des images précises du cerveau, de la colonne vertébrale, des articulations et des tissus mous et complète les autres examens radiologiques.

  • Lors d’une sialographie, le radiologue réalise des clichés initiaux, introduit un cathéter à l’entrée du canal salivaire, injecte un produit de contraste iodé puis réalise des clichés dans différentes positions ; l’examen dure environ 20 minutes.

Astuce mémo

L’échographie utilise des ultrasons, l’IRM un champ magnétique et des radiofréquences.

14. Exposition aux rayonnements ionisants

★ À maîtriser

  • L’irradiation naturelle représente 80 % de l’irradiation annuelle reçue par un individu.
  • En France, un individu reçoit en moyenne chaque année 2,4 mSv de rayonnement naturel et 1,1 mSv de rayonnement artificiel.

  • Le radon est un gaz inerte et inodore issu de la désintégration de l’uranium de la croûte terrestre ; sa concentration intérieure peut être dix fois celle de l’extérieur et il représente près de 50 % de l’exposition naturelle annuelle.

📌 Tout acte de radiodiagnostic doit être justifié par un bénéfice attendu supérieur au détriment lié à l’irradiation.

Compléments

  • L’exposition externe naturelle est de 0,85 mSv par an et par individu, et provient des rayonnements cosmiques et telluriques.

  • En France, la dose annuelle moyenne due aux rayonnements telluriques est de 0,5 mSv et peut atteindre 1,5 mSv par an dans les régions riches en granit.

  • L’exposition interne naturelle est d’environ 1,5 mSv par an et par individu, notamment par inhalation de radon ou ingestion de radionucléides.

  • La radiosensibilité des tissus diminue avec l’âge et les enfants de moins de 10 ans sont particulièrement sensibles aux rayonnements ionisants.

15. Radioprotection en cabinet dentaire

Notions clés & Définitions

  • Radioprotection : Ensemble des mesures destinées à protéger l’être humain et son environnement contre les effets des rayonnements ionisants.

★ À maîtriser

📌 La radioprotection médicale repose sur la justification et l’optimisation des expositions ; le principe ALARA impose de maintenir la dose de rayons X aussi faible que raisonnablement possible tout en obtenant un cliché exploitable.

📌 Le rayonnement direct provient du faisceau et peut exposer le doigt qui maintient le capteur, tandis que le rayonnement diffusé provient surtout de la tête du patient et peut atteindre toute personne présente sans protection.

  • Chaque cabinet doit désigner un conseiller en radioprotection, qui peut être le praticien, un salarié formé ou un organisme extérieur certifié ; sa désignation est requise depuis janvier 2009.

  • Le praticien doit désigner un CRP et un salarié chargé de l’aider dans la gestion des risques, délimiter les zones et définir les catégories de personnel avec le CRP, puis actualiser sa formation en radioprotection tous les 10 ans.

📌 Tout cliché doit être justifié et optimisé en choisissant l’examen permettant le diagnostic avec l’irradiation la plus faible possible.

📌 Pendant une prise de cliché, le praticien doit sortir si la commande est extérieure ou s’éloigner d’au moins 2 m du patient hors du faisceau direct, et l’assistant doit sortir ; une présence exceptionnelle à proximité impose des protections adaptées.

Compléments

  • L’évaluation du risque s’appuie sur :

    • les mesures de l’installation par le CRP
    • les contrôles techniques d’ambiance
    • les statistiques dosimétriques du personnel
    • les indications dosimétriques des fabricants
    • l’analyse des pratiques
  • Les missions du CRP comprennent la participation au dossier ASN et à la mise à jour annuelle du DUERP, l’évaluation des risques et le zonage, le suivi dosimétrique, l’audit, les contrôles périodiques, la formation des travailleurs, les fiches d’exposition et la gestion des incidents.

📌 L’inscription des générateurs dentaires auprès de l’ASN doit être renouvelée en cas de changement de lieu ou de tube, et leur vérification initiale par un organisme accrédité doit être renouvelée après modification des locaux ou changement de générateur.

  • En cabinet dentaire, l’analyse des risques distingue généralement une zone surveillée dans la salle de soins ou une partie du local et une zone contrôlée intermittente centrée sur la bouche du patient lors de l’émission.

📌 Les trèfles bleu-gris signalent une zone surveillée, tandis que les trèfles verts signalent une zone contrôlée intermittente.

  • Le classement du personnel dépend de la dose susceptible d’être reçue et est établi par l’employeur à partir de l’analyse de poste du CRP et après avis du médecin du travail.

  • Pour le personnel classé, une dosimétrie passive trimestrielle est recommandée au moyen d’un dosimètre individuel nominatif porté à la poitrine, qui mesure les doses à partir de 0,05 mSv.

  • Un dosimètre d’ambiance mesure la dose dans la salle de soins, et un dosimètre témoin placé hors d’une salle avec générateur, à l’abri de la lumière et de l’humidité, permet de déduire la radioactivité naturelle des résultats.

  • Depuis 2019, le praticien doit établir un compte rendu pour chaque panoramique et CBCT et suivre le niveau de référence diagnostique des appareils à partir des valeurs en kV et du PDS.

Astuce mémo

Justification et optimisation → cliché utile avec la dose minimale.

Tableaux de synthèse

Unités de mesure radiologique

GrandeurCe qu’elle mesureUnité
Activité radioactiveDésintégrations par secondeBecquerel (Bq)
Dose absorbéeÉnergie absorbée par unité de masseGray (Gy)
Dose équivalente ou efficaceImpact biologique du rayonnementSievert (Sv)
Dose collectiveRisque pour une populationHommes-sievert

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Teste tes connaissances sur Imagerie médicale et radiologie dentaire avec 46 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Lorsqu’un anatomiste décrit une coupe horizontale du corps, quel plan anatomique désigne-t-il ?

2. Sur un schéma anatomique, une région située près de l’axe du corps est désignée par rapport à une région plus éloignée de cet axe ; quel terme convient à la première région ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Imagerie médicale et radiologie dentaire avec 97 flashcards interactives.

Comment le plan sagittal est-il orienté ?

D’avant en arrière.

Qui découvre les rayons X le 08/11/1895 ?

Wilhelm Conrad Roentgen.

Qu’est-ce qu’un rayonnement ?

Une forme d’énergie qui se propage sous forme d’ondes électromagnétiques ou de particules rapides.

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