QCM : Infections de la sphère ORL (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une flore ORL peu virulente colonise un patient sans symptôme, puis atteint un site normalement stérile. Concernant cette situation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La flore ORL provoque surtout une maladie lorsqu’elle colonise une muqueuse intacte.
La colonisation nasale par Staphylococcus aureus concerne environ 10 % des personnes.
La colonisation par S. pneumoniae concerne environ 5 % des personnes.
Les streptocoques alpha-hémolytiques sont absents du microbiote ORL.
La pénétration dans l’oreille moyenne peut favoriser l’apparition d’une maladie.

La pénétration dans l’oreille moyenne peut favoriser l’apparition d’une maladie.

Explication

La flore ORL, généralement peu virulente, provoque surtout une maladie lorsqu’elle pénètre dans un site normalement stérile, comme l’oreille moyenne. S. pneumoniae est présent chez environ 20 % des personnes, les streptocoques alpha-hémolytiques font partie de cette flore et la colonisation nasale par S. aureus est d’environ 30 %.

2. Un prélèvement montre une plaque sous-gingivale riche en bactéries mobiles, tandis qu’une carie est observée. Quelles sont les réponses exactes au sujet de ces flores ?

Les caries sont associées à Streptococcus mutans, à d’autres streptocoques et à Actinomyces.
La plaque sous-gingivale peut contenir des bacilles Gram négatifs anaérobies mobiles.
La plaque supragingivale est surtout riche en bacilles Gram négatifs anaérobies mobiles.
L’angine de Vincent est associée à Streptococcus mutans et à Actinomyces.
L’angine de Vincent est associée à Prevotella, Fusobacterium et des spirochètes oraux.

Les caries sont associées à Streptococcus mutans, à d’autres streptocoques et à Actinomyces. · La plaque sous-gingivale peut contenir des bacilles Gram négatifs anaérobies mobiles. · L’angine de Vincent est associée à Prevotella, Fusobacterium et des spirochètes oraux.

Explication

Les plaques sous-gingivales contiennent notamment des bacilles Gram négatifs anaérobies mobiles, alors que la plaque supragingivale est surtout composée de bactéries Gram positives facultatives et de microorganismes microaérophiles. Les caries sont associées à S. mutans, à d’autres streptocoques et à Actinomyces ; l’angine de Vincent est associée à Prevotella, Fusobacterium et aux spirochètes oraux.

3. Concernant les streptocoques viridans et la carie dentaire :

Les streptocoques viridans sont alpha-hémolytiques et appartiennent au microbiote humain.
Le groupe viridans comprend notamment S. sanguis, S. salivarius, S. mitis et S. mutans.
Les streptocoques viridans appartiennent au microbiote cutané et gastro-intestinal humain.
Streptococcus mutans est l’agent étiologique primaire de la carie dentaire.
Streptococcus mutans est l’agent étiologique primaire de la gingivite ulcéreuse nécrosante aiguë.

Les streptocoques viridans sont alpha-hémolytiques et appartiennent au microbiote humain. · Le groupe viridans comprend notamment S. sanguis, S. salivarius, S. mitis et S. mutans. · Streptococcus mutans est l’agent étiologique primaire de la carie dentaire.

Explication

S. mutans est l’agent étiologique primaire de la carie, et le groupe viridans est alpha-hémolytique et comprend notamment S. sanguis, S. salivarius, S. mitis et S. mutans. Les streptocoques viridans font partie des microbiotes oral et gastro-intestinal, et la gingivite ulcéreuse nécrosante aiguë est associée à Prevotella, Fusobacterium et à d’autres spirochètes oraux.

4. Un biofilm dentaire est exposé au saccharose alimentaire. Concernant la succession des phénomènes carieux, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

À 18 ans, environ 58 % de la population ont au moins une lésion carieuse.
La métabolisation des glucanes produit de l’acide lactique qui décalcifie la dent.
S. mutans synthétise des glucanes qui contribuent à former la plaque dentaire.
À 18 ans, 85 % de la population ont au moins une lésion carieuse.
Les glucanes empêchent l’emprisonnement des bactéries à la surface dentaire.

La métabolisation des glucanes produit de l’acide lactique qui décalcifie la dent. · S. mutans synthétise des glucanes qui contribuent à former la plaque dentaire. · À 18 ans, 85 % de la population ont au moins une lésion carieuse.

Explication

En présence de saccharose, S. mutans synthétise des glucanes qui participent à la plaque et emprisonnent les bactéries ; leur métabolisation produit de l’acide lactique, qui décalcifie la dent. À 18 ans, 85 % de la population ont au moins une lésion carieuse, et les glucanes favorisent l’emprisonnement bactérien plutôt qu’ils ne l’empêchent.

5. Une mère présente une charge bactérienne buccale élevée ; concernant la colonisation par S. mutans chez son enfant :

Les streptocoques du groupe S. mutans sont pyogènes et associés à des abcès viscéraux.
La charge bactérienne maternelle influence l’acquisition de S. mutans par l’enfant.
La colonisation permanente apparaît fréquemment entre la deuxième et la troisième année de vie.
L’acquisition de S. mutans par l’enfant se fait notamment à partir de sa mère.
Les streptocoques du groupe S. anginosus sont associés aux caries dentaires.

La charge bactérienne maternelle influence l’acquisition de S. mutans par l’enfant. · La colonisation permanente apparaît fréquemment entre la deuxième et la troisième année de vie. · L’acquisition de S. mutans par l’enfant se fait notamment à partir de sa mère.

Explication

La colonisation permanente de S. mutans survient fréquemment entre deux et trois ans, et l’enfant l’acquiert de sa mère. Une charge bactérienne maternelle élevée favorise cette acquisition. Les streptocoques du groupe S. mutans ne sont pas associés aux abcès viscéraux : ce sont les streptocoques du groupe S. anginosus qui sont pyogènes et associés à ces abcès.

6. Chez un enfant atteint d’une otite moyenne aiguë purulente, quelles propositions sont exactes ?

Haemophilus influenzae figure parmi les bactéries les plus fréquemment retrouvées.
Moraxella catarrhalis est l’agent bactérien le plus fréquemment retrouvé dans l’otite moyenne aiguë.
Une otite moyenne purulente ne peut pas évoluer vers une perte auditive.
Streptococcus pneumoniae figure parmi les bactéries les plus fréquemment retrouvées.
Une mastoïdite peut compliquer une otite moyenne aiguë purulente.

Haemophilus influenzae figure parmi les bactéries les plus fréquemment retrouvées. · Streptococcus pneumoniae figure parmi les bactéries les plus fréquemment retrouvées. · Une mastoïdite peut compliquer une otite moyenne aiguë purulente.

Explication

H. influenzae et S. pneumoniae sont les bactéries les plus fréquemment retrouvées dans l’otite moyenne aiguë. Une mastoïdite fait partie des complications possibles ; M. catarrhalis n’est pas désignée comme l’agent le plus fréquent, et des otites chroniques ou récidivantes peuvent s’accompagner d’une perte auditive.

7. Une infection aiguë purulente atteint les sinus maxillaires et frontaux après une infection virale ORL ; quelles propositions sont exactes ?

Une sinusite aiguë purulente peut suivre une infection ORL virale surinfectée par des bactéries.
Les sinus maxillaires et frontaux font partie des cavités paranasales pouvant être atteintes.
La sinusite correspond à l’infection d’une ou plusieurs cavités paranasales.
La fièvre et une rhinorrhée purulente peuvent accompagner une sinusite aiguë purulente.
Une sinusite se définit par l’infection d’une ou plusieurs cavités de l’oreille moyenne.

Une sinusite aiguë purulente peut suivre une infection ORL virale surinfectée par des bactéries. · Les sinus maxillaires et frontaux font partie des cavités paranasales pouvant être atteintes. · La sinusite correspond à l’infection d’une ou plusieurs cavités paranasales. · La fièvre et une rhinorrhée purulente peuvent accompagner une sinusite aiguë purulente.

Explication

La sinusite est l’infection d’une ou plusieurs cavités paranasales, notamment les sinus maxillaires et frontaux. La forme aiguë purulente correspond généralement à une surinfection bactérienne d’une infection ORL virale et peut s’accompagner de fièvre et de rhinorrhée purulente ; l’oreille moyenne n’est pas une cavité paranasale.

8. Une sinusite nosocomiale survient chez un patient intubé et porteur d’une sonde nasogastrique ; quelles propositions sont exactes ?

Les entérobactérales sont associées aux sinusites aiguës purulentes plutôt qu’aux formes nosocomiales.
Streptococcus pneumoniae fait partie des bactéries associées à la sinusite aiguë purulente.
Pseudomonas aeruginosa peut être impliqué dans une sinusite nosocomiale liée aux soins.
Staphylococcus aureus est associé aux sinusites aiguës purulentes et aux sinusites nosocomiales.
Les entérobactérales peuvent être impliquées dans une sinusite nosocomiale chez ce patient.

Streptococcus pneumoniae fait partie des bactéries associées à la sinusite aiguë purulente. · Pseudomonas aeruginosa peut être impliqué dans une sinusite nosocomiale liée aux soins. · Staphylococcus aureus est associé aux sinusites aiguës purulentes et aux sinusites nosocomiales. · Les entérobactérales peuvent être impliquées dans une sinusite nosocomiale chez ce patient.

Explication

S. aureus figure parmi les bactéries associées aux sinusites aiguës purulentes et nosocomiales ; P. aeruginosa et les entérobactérales peuvent être impliquées dans les formes nosocomiales chez les patients intubés, ventilés ou porteurs d’une sonde nasogastrique. S. pneumoniae est associé à la sinusite aiguë purulente, tandis que les entérobactérales sont également citées dans les sinusites nosocomiales.

9. Un antibiogramme de Moraxella catarrhalis est demandé chez un patient atteint de sinusite. Quelles propositions sont exactes ?

Les souches sont généralement sensibles à l’ampicilline et résistantes au clavulanate.
La plupart des souches produisent une β-lactamase et résistent à l’ampicilline.
Chez un sujet sain, cette bactérie peut provoquer une méningite plutôt qu’une sinusite.
Cette bactérie est un diplocoque aérobie à Gram positif commensal humain.
La sensibilité au cotrimoxazole est rare, contrairement à celle aux macrolides.

La plupart des souches produisent une β-lactamase et résistent à l’ampicilline.

Explication

Environ 90 % des souches produisent des β-lactamases et résistent à l’ampicilline. Moraxella catarrhalis est un diplocoque aérobie à Gram négatif, peut provoquer une sinusite chez un sujet sain, et est généralement sensible au cotrimoxazole comme aux macrolides.

10. Concernant la distinction entre pharyngite et angine, quelles propositions sont exactes ?

L’amygdalite désigne une inflammation fébrile et douloureuse du pharynx.
La pharyngite correspond à une inflammation fébrile et douloureuse du pharynx.
La pharyngite est définie par une inflammation des amygdales appelée tonsillite.
L’angine désigne une inflammation du pharynx, sans atteinte amygdalienne.
L’angine correspond à une inflammation des ganglions cervicaux douloureux.

La pharyngite correspond à une inflammation fébrile et douloureuse du pharynx.

Explication

La pharyngite est une inflammation fébrile et douloureuse du pharynx. L’angine, ou amygdalite/tonsillite, touche les amygdales et non les ganglions cervicaux.

11. Chez un patient présentant une angine, quelles propositions décrivent correctement les formes et les indications d’antibiothérapie ?

Une angine à streptocoque du groupe A constitue une indication d’antibiothérapie.
Une angine de Vincent ne fait pas partie des situations pouvant justifier une antibiothérapie.
Une angine vésiculeuse est généralement attribuée à une infection bactérienne à streptocoque.
Les angines bactériennes comprennent des formes vésiculeuses dues aux échovirus.
Les formes bactériennes comprennent les angines pseudomembraneuses et ulcéronécrotiques de Vincent.

Une angine à streptocoque du groupe A constitue une indication d’antibiothérapie. · Les formes bactériennes comprennent les angines pseudomembraneuses et ulcéronécrotiques de Vincent.

Explication

L’antibiothérapie est indiquée pour une angine à streptocoque A et, plus rarement, pour une angine de Vincent ou certaines autres infections. Les formes bactériennes incluent les angines pseudomembraneuses et ulcéronécrotiques, tandis que les formes vésiculeuses sont virales.

12. Chez un enfant de huit ans atteint d’une angine érythématopultacée, quelles propositions sont exactes ?

Dans cette tranche d’âge, l’angine à streptocoque A concerne 10 à 25 % des cas.
Les streptocoques β-hémolytiques sont des coques Gram positifs en chaînettes.
Les streptocoques β-hémolytiques sont des bacilles Gram négatifs catalase positifs.
Le groupe A, notamment S. pyogenes, est l’étiologie streptococcique la plus fréquente.
Les groupes de Lancefield sont déterminés par la morphologie des colonies bactériennes.

Les streptocoques β-hémolytiques sont des coques Gram positifs en chaînettes. · Le groupe A, notamment S. pyogenes, est l’étiologie streptococcique la plus fréquente.

Explication

Les angines érythémateuses ou érythématopultacées sont le plus souvent dues au groupe A, notamment à S. pyogenes. Les streptocoques β-hémolytiques sont des coques Gram positifs en chaînettes; chez les enfants de 5 à 15 ans, l’angine à streptocoque A représente 30 à 40 % des cas, et les groupes de Lancefield reposent sur des antigènes pariétaux.

13. Un adulte présentant fièvre, absence de toux et adénopathies cervicales sensibles consulte pour une angine. Quelles propositions sont exactes ?

S. pyogenes est sensible à la pénicilline, tandis qu’environ 5 % résistent aux macrolides.
Le test rapide est recommandé chez les enfants dès l’âge de deux ans.
Une valeur prédictive négative d’au moins 96 % signifie que le test confirme l’infection.
Le test rapide est recommandé chez l’adulte présentant des symptômes évocateurs.
La sensibilité et la spécificité du test rapide du streptocoque A dépassent 90 %.

S. pyogenes est sensible à la pénicilline, tandis qu’environ 5 % résistent aux macrolides. · Le test rapide est recommandé chez l’adulte présentant des symptômes évocateurs. · La sensibilité et la spécificité du test rapide du streptocoque A dépassent 90 %.

Explication

Le test rapide dépasse 90 % en sensibilité et en spécificité, et sa valeur prédictive négative est d’au moins 96 %, ce qui en fait un test d’exclusion. Il est recommandé chez les adultes symptomatiques et les enfants de plus de trois ans; S. pyogenes est sensible à la pénicilline, avec environ 5 % de résistance aux macrolides.

14. Au sujet de la scarlatine :

La réaction immunitaire vise la toxine érythrogène plutôt que la bactérie elle-même.
Elle apparaît généralement un à deux jours après le début des symptômes d’angine.
La scarlatine peut exceptionnellement être associée aux streptocoques des groupes C ou G.
Une réinfection peut transmettre la maladie sans provoquer d’éruption chez la personne infectée.
Elle complique principalement une angine à S. pyogenes, mais peut suivre une infection cutanée ou gynécologique.

La réaction immunitaire vise la toxine érythrogène plutôt que la bactérie elle-même. · Elle apparaît généralement un à deux jours après le début des symptômes d’angine. · La scarlatine peut exceptionnellement être associée aux streptocoques des groupes C ou G. · Une réinfection peut transmettre la maladie sans provoquer d’éruption chez la personne infectée. · Elle complique principalement une angine à S. pyogenes, mais peut suivre une infection cutanée ou gynécologique.

Explication

La scarlatine survient surtout après une angine à S. pyogenes, mais aussi parfois après une infection cutanée ou gynécologique; les groupes C ou G en sont exceptionnellement responsables. Elle apparaît généralement après un à deux jours et relève d’anticorps dirigés contre la toxine; une réinfection peut être asymptomatique sur le plan de l’éruption tout en permettant la transmission.

15. Une patiente présente une angine suivie d’une éruption scarlatineuse : quelles caractéristiques cutanées et linguales sont attendues ?

L’éruption généralisée débute sur la poitrine et le cou un ou deux jours après l’angine.
La langue présente d’abord un revêtement blanc jaunâtre, puis prend un aspect rouge framboisé.
Après environ une semaine, les zones cutanées atteintes commencent à desquamer progressivement.
L’éruption débute généralement sur les paumes et les plantes avant de gagner le tronc.
La langue devient framboisée avant l’apparition de son revêtement blanc jaunâtre initial.

L’éruption généralisée débute sur la poitrine et le cou un ou deux jours après l’angine. · La langue présente d’abord un revêtement blanc jaunâtre, puis prend un aspect rouge framboisé. · Après environ une semaine, les zones cutanées atteintes commencent à desquamer progressivement.

Explication

L’éruption commence sur la poitrine et le cou un ou deux jours après l’angine, et la langue passe du revêtement blanc jaunâtre à l’aspect framboisé. La desquamation apparaît après environ une semaine ; l’éruption n’a pas pour point de départ les paumes et les plantes, et l’évolution linguale est inversée dans la dernière proposition.

16. Un patient ayant une mauvaise hygiène buccodentaire présente une ulcération amygdalienne unilatérale et hémorragique ; quelles propositions s’appliquent à l’angine de Vincent ?

L’ulcération amygdalienne est unilatérale et peut présenter un caractère hémorragique.
Cette angine ulcéronécrotique est associée aux bactéries anaérobies et à une mauvaise hygiène buccodentaire.
L’association fusospirochétaire impliquée comprend Fusobacterium et Borrelia vincentii.
La douleur à la déglutition, l’hypersalivation et l’haleine fétide peuvent accompagner cette angine.
La fièvre constitue un signe constant de cette angine ulcéronécrotique.

L’ulcération amygdalienne est unilatérale et peut présenter un caractère hémorragique. · Cette angine ulcéronécrotique est associée aux bactéries anaérobies et à une mauvaise hygiène buccodentaire. · L’association fusospirochétaire impliquée comprend Fusobacterium et Borrelia vincentii. · La douleur à la déglutition, l’hypersalivation et l’haleine fétide peuvent accompagner cette angine.

Explication

L’angine de Vincent est une angine ulcéronécrotique associée aux anaérobies et à une mauvaise hygiène buccodentaire, avec une ulcération amygdalienne unilatérale et hémorragique. Elle implique Fusobacterium et Borrelia vincentii et peut provoquer douleur à la déglutition, hypersalivation et haleine fétide ; la fièvre peut être absente, elle n’est donc pas constante.

17. Un patient atteint d’une infection à Fusobacterium développe une complication compatible avec le syndrome de Lemierre : quelles propositions sont exactes ?

Fusobacterium regroupe des bacilles Gram négatifs de morphologie fusiforme.
Le syndrome de Lemierre se caractérise par une thrombose artérielle pulmonaire sans atteinte jugulaire.
Le syndrome comporte une thrombophlébite jugulaire septique compliquée d’emboles pulmonaires.
Les Fusobacterium sont des bacilles Gram positifs commensaux des cavités buccale et intestinale.
Les Fusobacterium sont des anaérobies stricts et des commensaux de plusieurs cavités corporelles.

Fusobacterium regroupe des bacilles Gram négatifs de morphologie fusiforme. · Le syndrome comporte une thrombophlébite jugulaire septique compliquée d’emboles pulmonaires. · Les Fusobacterium sont des anaérobies stricts et des commensaux de plusieurs cavités corporelles.

Explication

Le syndrome de Lemierre associe une thrombophlébite jugulaire septique à des emboles pulmonaires, avec infarctus et abcès pulmonaires. Les Fusobacterium sont des bacilles Gram négatifs fusiformes, anaérobies stricts et commensaux des cavités buccale, intestinale et vaginale ; les atteintes artérielles et le Gram positif sont des confusions.

18. Lors de l’évaluation d’infections liées aux espèces de Fusobacterium, cochez les propositions exactes :

F. nucleatum participe à la maturation de biofilms associés aux maladies parodontales.
Les biofilms liés à F. nucleatum peuvent être impliqués dans les infections d’implants.
F. necrophorum peut provoquer des infections de la tête et du cou ainsi que des complications intracrâniennes.
F. necrophorum peut être impliqué dans des infections systémiques, pulmonaires ou intra-abdominales.
F. nucleatum est l’espèce associée aux complications intracrâniennes et aux infections systémiques.

F. nucleatum participe à la maturation de biofilms associés aux maladies parodontales. · Les biofilms liés à F. nucleatum peuvent être impliqués dans les infections d’implants. · F. necrophorum peut provoquer des infections de la tête et du cou ainsi que des complications intracrâniennes. · F. necrophorum peut être impliqué dans des infections systémiques, pulmonaires ou intra-abdominales.

Explication

F. nucleatum participe à la maturation de biofilms liés aux maladies parodontales et peut être associé aux infections d’implants. F. necrophorum peut provoquer des infections de la tête et du cou, des complications intracrâniennes et diverses infections systémiques, pulmonaires ou intra-abdominales ; la dernière proposition attribue à F. nucleatum des manifestations rapportées pour F. necrophorum.

19. Chez un patient présentant une angine pseudomembraneuse, quelles caractéristiques orientent vers Corynebacterium diphtheriae ?

C. diphtheriae colonise et envahit la muqueuse oropharyngée sans dissémination, puis forme des fausses membranes.
Le réservoir de C. diphtheriae est humain, avec transmission directe par la salive ou par contact cutané.
Sur milieu au tellurite, les colonies de C. diphtheriae apparaissent blanches plutôt que noires.
Le bacille est Gram positif, immobile, non sporulé et disposé en lettres chinoises ou en palissades.
Les fausses membranes sont constituées principalement de bactéries et de cellules épithéliales.

C. diphtheriae colonise et envahit la muqueuse oropharyngée sans dissémination, puis forme des fausses membranes. · Le réservoir de C. diphtheriae est humain, avec transmission directe par la salive ou par contact cutané. · Le bacille est Gram positif, immobile, non sporulé et disposé en lettres chinoises ou en palissades.

Explication

C. diphtheriae est un bacille Gram positif immobile et non sporulé, disposé en lettres chinoises ou en palissades ; ses colonies sont noires sur tellurite. Il colonise la muqueuse oropharyngée sans dissémination et forme des fausses membranes de polynucléaires et de fibrine ; son réservoir est humain, avec transmission directe. Les deux dernières propositions remplacent la couleur des colonies et la composition des membranes.

20. Concernant les formes cliniques et le diagnostic de la diphtérie :

Le diagnostic repose sur une culture réalisée sur milieu non sélectif.
Le traitement associe notamment une antitoxine et un antibiotique adapté.
La recherche du gène tox s’effectue par antibiogramme du prélèvement.
La forme cutanée est décrite comme non transmissible aux contacts.
Les formes laryngée et trachéobronchique peuvent entraîner une asphyxie.

Le traitement associe notamment une antitoxine et un antibiotique adapté. · Les formes laryngée et trachéobronchique peuvent entraîner une asphyxie.

Explication

Les atteintes laryngée et trachéobronchique exposent à l’asphyxie, et le traitement associe antibiotique et antitoxine. La culture diagnostique est réalisée sur milieu sélectif, la forme cutanée est transmissible et le gène tox est recherché par PCR, non par antibiogramme.

21. Un patient ayant guéri d’une diphtérie demande comment éviter une nouvelle infection. Concernant la prévention et les données épidémiologiques :

La prévention repose sur une vaccination DTP sans administration de rappels.
En 2016, l’enfant décédé avait été vacciné contre la diphtérie.
La vaccination DTP par anatoxine, assortie de rappels, est indiquée après guérison.
En 1995, l’ex-URSS a rapporté 50 425 cas et 1 700 décès.
La diphtérie confère une immunité durable qui rend la vaccination inutile.

La vaccination DTP par anatoxine, assortie de rappels, est indiquée après guérison. · En 1995, l’ex-URSS a rapporté 50 425 cas et 1 700 décès.

Explication

La diphtérie n’étant pas immunisante, la prévention repose sur la vaccination DTP par anatoxine avec rappels. Le bilan de l’ex-URSS en 1995 était bien de 50 425 cas et 1 700 décès; l’enfant décédé en 2016 était non vacciné, et les rappels sont nécessaires.

22. Un enfant présente une infection supraglottique dont le gonflement progresse rapidement. Quelles propositions concernant l’épiglottite aiguë sont exactes ?

L’épiglottite correspond à une infection limitée aux bronches, sans atteinte supraglottique.
Le gonflement supraglottique peut obstruer rapidement les voies aériennes et menacer la vie.
La vaccination contre Haemophilus influenzae a été associée à une hausse de l’incidence.
La progression du gonflement supraglottique réduit le risque d’obstruction aérienne aiguë.
Haemophilus influenzae de type b est responsable d’environ 50 % des cas.

Le gonflement supraglottique peut obstruer rapidement les voies aériennes et menacer la vie.

Explication

La cellulite et le gonflement supraglottiques peuvent obstruer rapidement les voies aériennes et entraîner la mort. H. influenzae de type b est responsable de 95 % des cas, et la vaccination a réduit l’incidence; l’épiglottite n’est pas une infection bronchique limitée.

23. Au sujet de Bordetella pertussis et de la coqueluche, quelles sont les réponses exactes ?

La coqueluche se manifeste par une expiration bruyante appelée chant du coq.
La transmission peut se faire par des gouttelettes émises lors de la toux ou des éternuements.
La découverte de la bactérie est attribuée à Bordet et Gengou en 1916.
Bordetella pertussis est un petit coccobacille Gram négatif aérobie responsable de la coqueluche.
Bordetella parapertussis est l’agent principal de la coqueluche classique.

La transmission peut se faire par des gouttelettes émises lors de la toux ou des éternuements. · Bordetella pertussis est un petit coccobacille Gram négatif aérobie responsable de la coqueluche.

Explication

B. pertussis est un petit coccobacille Gram négatif aérobie responsable de la coqueluche, qui se transmet notamment par gouttelettes respiratoires. B. parapertussis provoque surtout des bronchites ou des coqueluches moins sévères; Bordet et Gengou l’ont découverte en 1906, et le chant du coq désigne l’inspiration bruyante.

24. Un patient présente une coqueluche dont les symptômes ont débuté il y a trois semaines. Concernant les mécanismes et l’évolution de la maladie :

Les protéines FHA et PRN sont peu immunogènes et ne sont pas intégrées aux vaccins actuels.
La cytotoxine trachéale lèse les cellules ciliées et gêne l’élimination des bactéries et des sécrétions inflammatoires.
Les adhésines FHA, PRN et FIM favorisent l’attachement de la bactérie aux cellules ciliées trachéales.
Après une incubation de deux semaines, la phase catarrhale dure généralement une à deux semaines.
La toxine pertussique augmente l’AMP cyclique et les sécrétions respiratoires en perturbant une protéine régulatrice.

La cytotoxine trachéale lèse les cellules ciliées et gêne l’élimination des bactéries et des sécrétions inflammatoires. · Les adhésines FHA, PRN et FIM favorisent l’attachement de la bactérie aux cellules ciliées trachéales. · Après une incubation de deux semaines, la phase catarrhale dure généralement une à deux semaines. · La toxine pertussique augmente l’AMP cyclique et les sécrétions respiratoires en perturbant une protéine régulatrice.

Explication

FHA, PRN et FIM participent à l’adhésion aux cellules ciliées, tandis que FHA et PRN sont immunogènes et utilisées dans les vaccins. L’évolution comporte une incubation de 1 à 2 semaines, puis une phase catarrhale de 1 à 2 semaines; la toxine pertussique augmente l’AMP cyclique et les sécrétions, et la cytotoxine trachéale entrave le nettoyage respiratoire. FHA et PRN sont au contraire immunogènes et utilisées dans les vaccins actuels.

25. Pour un patient suspect de coqueluche, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant la contagiosité, les quintes et le diagnostic ?

La sérologie confirme le diagnostic sans risque de faux positifs après une vaccination récente.
Les quintes associent environ dix toux avec expectoration, puis une inspiration sifflante.
La phase catarrhale entraîne un taux de cas secondaires de 50 % parmi les contacts familiaux non immuns.
Le diagnostic est d’abord clinique, et la PCR nasopharyngée est une méthode de référence rapide et spécifique.
Les quintes peuvent provoquer une cyanose, mais elles surviennent généralement deux à cinq fois par jour.

Le diagnostic est d’abord clinique, et la PCR nasopharyngée est une méthode de référence rapide et spécifique.

Explication

La phase catarrhale est extrêmement contagieuse, avec 90 % de cas secondaires chez les contacts familiaux non immuns; le taux proposé est donc erroné. Les quintes comportent environ dix toux sans expectoration, et la sérologie peut être faussement positive après vaccination; la PCR nasopharyngée est une méthode de référence rapide et spécifique. Les accès peuvent atteindre 15 à 25 paroxysmes par jour, et le diagnostic est d’abord clinique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Infections de la sphère ORL.

Quels organes sont touchés par les infections des voies aériennes supérieures ?

Le nez, les sinus, le pharynx ou l’oreille.

Quelle est la fréquence des consultations médicales liées aux infections des voies aériennes supérieures ?

Elles constituent une cause très fréquente de consultation médicale.

Quelle est l’origine de la majorité des infections des voies aériennes supérieures ?

Elles sont virales.

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