QCM : Infections urinaires (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel trajet décrit le mieux la contamination urinaire ascendante la plus fréquente ?

Peau abdominale, urètre, reins puis vessie
Sang, reins, uretères puis vessie
Flore respiratoire, périnée, vessie puis reins
Flore digestive, périnée, méat, vessie puis reins

Flore digestive, périnée, méat, vessie puis reins

Explication

La contamination ascendante progresse depuis la flore digestive vers le périnée et le méat, puis atteint la vessie et éventuellement les reins. La voie hématogène existe, mais elle reste rare et ne correspond pas au trajet habituel.

2. Quel ensemble comprend des facteurs urinaires favorisant une infection en gênant l'écoulement ou la vidange vésicale ?

Lithiase, sténose, adénome prostatique et reflux
Rhinite, conjonctivite, otite et reflux gastro-œsophagien
Anémie, eczéma, arthrose et insuffisance veineuse
Déshydratation, fièvre, toux chronique et migraine

Lithiase, sténose, adénome prostatique et reflux

Explication

La lithiase, la sténose, l'adénome prostatique et le reflux peuvent perturber l'écoulement urinaire ou la vidange de la vessie. Les autres ensembles regroupent des affections qui ne constituent pas ces facteurs urinaires favorisants.

3. Quelle distinction permet d'opposer une infection urinaire à une colonisation urinaire ?

L'infection associe bactéries et symptômes, tandis que la colonisation est asymptomatique malgré un ECBU positif
L'infection touche la vessie, tandis que la colonisation concerne uniquement les reins
L'infection est toujours fébrile, tandis que la colonisation concerne une urine sans bactéries
L'infection correspond à un ECBU négatif, tandis que la colonisation associe bactéries et fièvre

L'infection associe bactéries et symptômes, tandis que la colonisation est asymptomatique malgré un ECBU positif

Explication

Une infection urinaire associe la présence de bactéries dans les urines à des symptômes, alors qu'une colonisation correspond à un ECBU positif sans symptôme. Une infection n'est pas nécessairement fébrile, et une colonisation peut concerner différentes localisations urinaires.

4. Dans quelle situation une colonisation urinaire asymptomatique peut-elle être traitée ?

Dès qu'une urine est trouble, même sans symptôme ni intervention prévue
Pendant la grossesse après le premier trimestre ou avant un geste urologique programmé
Après chaque ECBU positif chez un patient porteur d'une sonde
Lors d'une visite de routine chez une personne sans symptôme

Pendant la grossesse après le premier trimestre ou avant un geste urologique programmé

Explication

Le traitement d'une colonisation est réservé à certaines situations, notamment la grossesse après le premier trimestre et la préparation d'un geste urologique programmé. En dehors de ces exceptions, il est inefficace, favorise les résistances et ne prévient pas les infections.

5. Chez une personne sans symptôme urinaire ni fièvre, quelle conduite est appropriée concernant l'ECBU ?

Ne pas le réaliser en l'absence d'une situation ciblée
Le réaliser systématiquement pour dépister une bactériurie
Le répéter chaque semaine jusqu'à obtenir un résultat négatif
Le demander dès qu'une urine paraît légèrement trouble

Ne pas le réaliser en l'absence d'une situation ciblée

Explication

Sans symptômes urinaires ni fièvre, un ECBU n'est pas indiqué, car il ne doit pas être effectué simplement pour rechercher une bactériurie. Un prélèvement peut toutefois être justifié par des symptômes ou une situation ciblée, comme une exception clinique particulière.

6. Quel tableau clinique correspond le mieux à une cystite aiguë ?

Douleur lombaire fébrile avec signes urinaires souvent discrets ou absents
Fièvre élevée, frissons et douleur lombaire avec ébranlement douloureux
Fièvre, frissons et toucher rectal douloureux avec prostate turgescente
Pollakiurie et brûlures mictionnelles sans fièvre ni douleur lombaire

Pollakiurie et brûlures mictionnelles sans fièvre ni douleur lombaire

Explication

La cystite aiguë donne typiquement des symptômes urinaires bas tels que la pollakiurie et les brûlures mictionnelles, sans fièvre ni douleur lombaire. Les autres tableaux évoquent respectivement une pyélonéphrite aiguë, une prostatite aiguë et encore une pyélonéphrite avec signes urinaires discrets.

7. Quelle association clinique est la plus évocatrice d'une pyélonéphrite aiguë ?

Fièvre élevée, frissons et douleur lombaire avec ébranlement douloureux
Pollakiurie, brûlures mictionnelles et douleurs hypogastriques sans fièvre
Fièvre élevée, signes de cystite et toucher rectal douloureux
Urgenturie, urines troubles et absence de douleur lombaire

Fièvre élevée, frissons et douleur lombaire avec ébranlement douloureux

Explication

La pyélonéphrite aiguë associe habituellement une fièvre élevée, des frissons et une douleur lombaire avec ébranlement douloureux. Les symptômes urinaires peuvent être discrets ou absents, contrairement au tableau principalement vésical de la cystite.

8. Quel élément clinique oriente particulièrement vers une prostatite aiguë ?

Une douleur lombaire isolée sans fièvre ni frissons
Une pollakiurie sans anomalie à l'examen de la prostate
Un toucher rectal douloureux avec une prostate turgescente
Une hématurie microscopique sans signe urinaire ni fièvre

Un toucher rectal douloureux avec une prostate turgescente

Explication

La prostatite aiguë associe souvent fièvre élevée, frissons et signes urinaires, avec un toucher rectal douloureux et une prostate turgescente. Une douleur lombaire isolée évoque davantage une atteinte rénale, tandis qu'un tableau sans fièvre ne caractérise pas cette affection aiguë.

9. Quelle situation définit une infection urinaire à risque de complication plutôt qu'une infection urinaire simple ?

Une infection chez une femme sans facteur de risque identifié
Une infection chez un homme, une femme enceinte ou une personne ayant une anomalie urinaire
Une infection limitée à la vessie sans anomalie ni insuffisance rénale sévère
Une infection avec des brûlures mictionnelles sans fièvre chez une femme en bonne santé

Une infection chez un homme, une femme enceinte ou une personne ayant une anomalie urinaire

Explication

Une infection urinaire à risque de complication comporte au moins un facteur tel que le sexe masculin, la grossesse, une anomalie urinaire ou une insuffisance rénale sévère. Une femme sans facteur de risque présente plutôt une infection urinaire simple, même si les symptômes sont gênants.

10. Chez un patient suspect de sepsis, quels paramètres correspondent aux trois critères du score qSOFA ?

Leucocyturie importante, nitrites positifs et bactériurie élevée
Température élevée, fréquence cardiaque élevée et diurèse diminuée
Saturation basse, glycémie élevée et douleur abdominale intense
Fréquence respiratoire élevée, pression systolique basse et conscience altérée

Fréquence respiratoire élevée, pression systolique basse et conscience altérée

Explication

Le qSOFA attribue un point pour une fréquence respiratoire d’au moins 22/min, une pression systolique d’au plus 100 mmHg et un Glasgow inférieur à 15. La température et les paramètres urinaires peuvent orienter le diagnostic, mais ne font pas partie de ce score.

11. Quelle conduite faut-il adopter devant un score qSOFA égal ou supérieur à 2 ?

Relever les constantes complètes et appeler le médecin sans attendre
Répéter le score dans quelques heures avant de décider d’une conduite
Commencer un traitement oral puis organiser une consultation différée
Surveiller la température et attendre les résultats de l’analyse urinaire

Relever les constantes complètes et appeler le médecin sans attendre

Explication

Un qSOFA d’au moins 2 signale un risque de mortalité par sepsis supérieur à 10 % et impose une évaluation immédiate avec appel médical. Attendre une nouvelle mesure ou des résultats complémentaires peut retarder une prise en charge nécessaire.

12. Pourquoi une pyélonéphrite sur obstacle nécessite-t-elle un drainage en urgence ?

Parce qu’une infection sans obstacle ne répond pas aux antibiotiques administrés par voie orale
Parce que le drainage remplace l’antibiothérapie dans les infections urinaires
Parce que toute pyélonéphrite impose une intervention urologique immédiate
Parce que l’obstacle empêche l’antibiotique seul de traiter correctement l’infection

Parce que l’obstacle empêche l’antibiotique seul de traiter correctement l’infection

Explication

Dans une pyélonéphrite obstructive, le drainage lève l’obstacle et complète l’antibiothérapie, qui ne suffit pas à elle seule. Une pyélonéphrite sans obstacle peut relever d’une antibiothérapie adaptée sans drainage urgent.

13. Comment réaliser correctement une bandelette urinaire dans l’évaluation d’une infection urinaire ?

Sur des urines fraîches du deuxième jet, avec lecture à une minute des leucocytes et nitrites
Sur les premières urines du matin, avec lecture différée de la protéinurie et du glucose
Sur des urines conservées au réfrigérateur, avec recherche de sang et de cétones
Sur un prélèvement de milieu de jet, avec lecture après incubation des bactéries

Sur des urines fraîches du deuxième jet, avec lecture à une minute des leucocytes et nitrites

Explication

La bandelette se fait sur des urines fraîches du deuxième jet, avec une lecture à une minute portant notamment sur les leucocytes et les nitrites. Elle ne repose pas sur une incubation ni sur une conservation prolongée de l’échantillon.

14. Dans quelle situation l’ECBU est-il indiqué ?

Lors d’une première cystite simple rapidement améliorée par le traitement
Lors d’une cystite simple chez une femme sans facteur de risque particulier
Lors d’une pollakiurie isolée sans fièvre ni autre signe urinaire
Lors d’une pyélonéphrite, d’une grossesse ou d’une infection urinaire masculine

Lors d’une pyélonéphrite, d’une grossesse ou d’une infection urinaire masculine

Explication

L’ECBU est notamment indiqué en cas de pyélonéphrite, de grossesse et d’infection masculine, ainsi que dans plusieurs situations à risque. Il est en revanche inutile dans une cystite simple chez la femme.

15. Quelle pratique rend un prélèvement d’ECBU interprétable ?

Le prélever avant l’antibiotique, après désinfection du méat, sur le milieu du jet
Le prélever sur des urines anciennes, puis le conserver à température ambiante
Le prélever après plusieurs jours de traitement, dans un récipient non stérile
Le prélever après la première dose, sur les premières urines, sans désinfection préalable

Le prélever avant l’antibiotique, après désinfection du méat, sur le milieu du jet

Explication

L’ECBU doit être obtenu avant toute antibiothérapie, après désinfection du méat, sur des urines fraîches de milieu de jet recueillies dans un flacon stérile. Un prélèvement réalisé après la première dose peut être faussé par l’antibiotique.

16. Que désigne la résistance bactérienne à un antibiotique ?

Un caractère de la bactérie lui permettant de survivre malgré l’antibiotique
Une adaptation du patient rendant son organisme insensible au traitement
Une réaction allergique du patient provoquée par la prise de l’antibiotique
Une diminution transitoire de la concentration urinaire du médicament administré

Un caractère de la bactérie lui permettant de survivre malgré l’antibiotique

Explication

La résistance bactérienne est une propriété de la bactérie qui lui permet de survivre en présence d’un antibiotique. Elle ne correspond pas à un caractère acquis par le patient ni à une allergie médicamenteuse.

17. Quel principe guide le choix de l’antibiotique dans une cystite simple ?

Choisir une molécule à bonne élimination urinaire pour une courte durée
Privilégier un antibiotique dont la concentration reste faible dans les urines
Choisir une molécule à forte diffusion tissulaire pendant un traitement prolongé
Utiliser une association intraveineuse adaptée aux infections parenchymateuses

Choisir une molécule à bonne élimination urinaire pour une courte durée

Explication

La cystite simple se traite par une antibiothérapie courte utilisant une molécule à élimination urinaire, comme la fosfomycine-trométamol, le pivmécillinam ou la nitrofurantoïne. Les infections parenchymateuses nécessitent plutôt une bonne diffusion tissulaire.

18. Quelle durée de traitement correspond à une prostatite aiguë sans abcès non drainé ?

Vingt et un jours
Sept jours
Un à cinq jours
Quatorze jours

Quatorze jours

Explication

La prostatite aiguë se traite pendant 14 jours selon les durées indiquées. Une durée de 1 à 5 jours correspond à une cystite simple, tandis que 21 jours concernent un abcès non drainé.

19. Quelle réévaluation est attendue après le début d’une antibiothérapie ?

Remplacer systématiquement l’antibiotique par une association intraveineuse à 24 heures
Attendre la disparition complète des symptômes avant d’examiner la possibilité d’un relais oral
Maintenir le traitement initial jusqu’à la fin prévue, même si l’antibiogramme le rend inadapté
Réévaluer à 48–72 heures, désescalader selon l’antibiogramme et relayer par voie orale si possible

Réévaluer à 48–72 heures, désescalader selon l’antibiogramme et relayer par voie orale si possible

Explication

L’antibiothérapie doit être réévaluée entre 48 et 72 heures afin de l’adapter à l’antibiogramme, avec désescalade et relais oral lorsque cela est possible. Conserver un traitement inadapté ou différer toute réévaluation augmente le risque d’une prise en charge inadéquate.

20. Quelle mesure contribue à prévenir les infections urinaires liées à une sonde ?

Limiter la durée de sondage, maintenir un système clos et placer le sac sous la vessie
Conserver la sonde sans réévaluation, interrompre le système clos et prélever dans le sac
Remplacer quotidiennement la sonde, déconnecter le circuit et recueillir les urines dans un récipient ouvert
Multiplier les sondages de contrôle, ouvrir régulièrement le circuit et placer le sac au-dessus de la vessie

Limiter la durée de sondage, maintenir un système clos et placer le sac sous la vessie

Explication

La prévention repose sur une indication et une durée limitées, une réévaluation quotidienne, une pose aseptique, un système clos et un sac situé sous le niveau de la vessie. Les déconnexions et le positionnement du sac au-dessus de la vessie favorisent la contamination et le reflux.

21. Quelle mesure constitue la meilleure prévention de la colonisation liée à une sonde urinaire devenue non nécessaire ?

Retirer précocement la sonde lorsqu’elle n’est plus indiquée
Remplacer systématiquement la sonde selon un calendrier fixe
Maintenir la sonde en place en surveillant l’aspect des urines
Rincer régulièrement la sonde avec une solution antiseptique

Retirer précocement la sonde lorsqu’elle n’est plus indiquée

Explication

Le sondage urinaire est le principal facteur de risque d’infection urinaire nosocomiale, et le risque augmente avec la durée du sondage. Une sonde devenue inutile doit donc être retirée précocement, plutôt que conservée sous simple surveillance.

22. Lors de la surveillance quotidienne d’une sonde urinaire, quelle pratique respecte le système de drainage clos ?

Garder le sac sous le niveau de la vessie et le vider par le bas
Placer le sac sur le sol pour faciliter son accès pendant la vidange
Maintenir le sac au niveau de la vessie pour accélérer l’écoulement
Déconnecter régulièrement la tubulure afin de contrôler les urines

Garder le sac sous le niveau de la vessie et le vider par le bas

Explication

Le système clos est préservé en évitant toute déconnexion, en maintenant le sac sous la vessie et en réalisant la vidange par le bas. Poser le sac au sol ou déconnecter la tubulure augmente le risque de contamination.

Révisez avec les flashcards

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Quel est le trajet de la contamination urinaire ascendante ?

Flore digestive → périnée → méat → vessie → reins.

Quelle voie d'infection urinaire est rare ?

La voie hématogène.

Quels types d'anomalies urinaires favorisent les infections ?

Celles qui gênent l'écoulement ou vident mal la vessie.

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